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| LeChevalier
28/3/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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L'indication sur les rimes m'a plus embrouillé qu'aidé. Pourquoi ne pas avoir présenté les deux premières strophes comme des huitains ? Bref, je trouve l'expérimentation avec les rimes plutôt ratée.
Pour le fond maintenant. Je dirais qu'il y a un goût d'Amérique latine précolombienne ici : « curare », « sacrifice », « or » bien que le curare ait utilisé en Amazonie et les sacrifices et l'or sont plus associés au Méxique. Malgré cette étalage de science, je ne suis pas très avancé dans la compréhension du texte : certes, je comprends mieux l'apparition du serpent (strophe 3) et les nombreuses évocations du soleil (deux fois « soleil », mais aussi « aurore »), mais je n'ai toujours rien compris fondamentalement. Après plusieurs lectures, je me dis que je n'y arriverais pas. En espace lecture, je suis obligé de mettre une appréciation et elle est donc négative. |
| Passant75
28/3/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Ce poème se distingue par une maîtrise formelle et un réel souffle incantatoire. Le texte utilise des répétitions, « du matin », « des … », et un schéma de rimes symétriques qui instaurent un rythme régulier et un effet structurant. Le texte donne l’impression d’une lutte contre le temps et ses illusions.
Le premier quatrain, marqué par des jeux de mots et des glissements sonores « matin démâté / matin maritime », « de l’eau rare / de l’aurore », montre une virtuosité formelle, mais qui pourrait paraître n’être qu’un effet de style. Dans les deuxième et troisième quatrains, les images, « faux réveils », « années de curare », suggèrent une conscience troublée, voire paralysée. Par ailleurs, des interrogations telles que « Combien ... / De soleils esquissés d'un compas de faussaire ? » et « Le train des jours et nuits a-t-il un aiguilleur ? » sont des images très construites, mais qui semblent susciter bien plus la réflexion que l’émotion. Le dernier quatrain marque une inflexion, il est plus incarné, « j’ai marché ». Plus clair, il ouvre sur un apaisement offrant un point d’ancrage émotionnel. Le contraste avec la complexité des quatrains précédents renforce le sentiment d'une quête qui se termine par une victoire ... du jour sur la nuit. S'il n'y a pas de quoi pavoiser, c'est déjà un début prometteur ! |
| Provencao
10/4/2026
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Bonjour Mangrove,
Plusieurs lectures pour mieux appréhender votre poésie. J'ai été en difficultés par une hésitation en lisant votre Conjuration : Je voulais arriver à distinguer, comprendre votre poème et le lire de différentes manières. Je n'ai pas trouvé le cordon entre comprendre le mot usité et l'avoir utilisé de cette manière. Pour moi, la bienveillance d'un mot est une manière d'éprouver le mot, une façon de voir et comprendre, pour moi, cet écho du matin démâté signifie pouvoir lire et dire ce qu'il renoue, ce qu'il subroge. Je n'ai pas recouvré la réversibilité des mots en illustration. Peut-être est-ce mon oeil lié à la peinture qui me fait dire que les mots enluminent les reflets et que les reflets enluminent les mots? Je m'abstiens d'apposer mon appréciation. Au plaisir de vous lire. Cordialement |




