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| EtienneNorvins
29/3/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
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Un poème dense et introspectif, qui emprunte peut-être l’idée de brièveté méditative du sijo, mais sans en reprendre les codes essentiels ?
En effet, dans mon souvenir, le sijo est une forme classique qui doit comprendre 3 vers structurés en 3 temps : mise en place (situation / image) ; développement / tension ; chute ou retournement. Or ce texte comporte 6 vers ? Ce qui est souvent la forme adopté par les traducteurs anglo-saxons ?Mais ici, je ne ressens pas de découpage évident en 3 unités équilibrées. Certes, on pourrait forcer une lecture en 3 mouvements : Vers 1–2 : émotion + réalité qui s’impose ? ; Vers 3–4 : approfondissement (désirs, oubli, usure) ? ; Vers 5–6 : tentative de focalisation / apparition du “toi” ? Mais cette intuition tripartite reste trop diffuse. De même, l’ambiance reste trop uniformément mélancolique, sans pivot clair, et la dernière ligne prolonge plutôt l’état qu’elle ne le transforme : il n' y a donc pas de “twist” à la manière du sijo, mais plutôt une continuité émotionnelle ? Enfin, le texte présente une forte densité d’images abstraites dans une une accumulation presque étouffante qui empêche (c'est mon ressenti) la traduction "immédiate" des émotions. Le sijo est souvent plus concret, avec des images plus nettes ? Mais se lancer dans cette expérience de dépaysement est ambitieux ! Mes réserves ne doivent pas empêcher l'auteur.e de poursuivre !... |
| Luron
31/3/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Ce genre de poème fait penser à une composition florale. D'ailleurs je crois avoir perçu chez les asiatiques, les japonais, que l'écriture d'un mot était une composition en elle même. Chaque mot ou fleur est disposé avec precision. Chacun a sa place. Les contrastes de couleurs et de lumière évoquent un tableau en clair-obscur: "l'éclat du printemps" versus "le rai de jour noir".
Enfin les images sont puissantes : "le tourbillon de l'émoi", "les soucis raturent le ciel", l'oxymore "le rai de jour noir". Je verrai bien l'association de ce poème avec un tableau plutôt un tableau abstrait. Je pense en particulier à l'association qu'ont faite François Cheng et Kim en Joong dans "Quand les âmes se font chant". Certes François Cheng était chinois d'origine mais on retrouve chez lui ce souci permanent de la composition de la culture asiatique. Chez Kim en Joong les couleurs très fluides emblent "frissonner" mais quelques ratures ou craquelures viennent en souligner l'harmonie. Pour apprécier ce genre de poème, il faut prendre son temps. Il le mérite. |
| Vincent
11/4/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour Provencao
J'adore le premier vers qui a lui seul traduit l'essentiel ainsi que le beau titre Les autres vers intensifient cet impression d'abandon Et de mélancolie |
| Passant75
11/4/2026
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Avant de lire ce poème, j’ignorais ce qu’était un sijo. À vrai dire, je ne connaissais pas même ce mot. Cherchant à me renseigner, j’apprends qu’il s’agit d’une forme poétique construite en trois vers comptant chacun trois groupes de syllabes, les deux premiers vers exposant le thème et le troisième apportant la conclusion.
Alors, je relis le poème. Bien que n’ayant pas bu une goutte d’alcool, je vois double, six vers se présentent à mes yeux. Il m’est difficile de dire si la structure syllabique est conforme à ce qu’elle devrait être et si le thème ainsi que la conclusion répondent bien aux exigences d’un sijo. Aussi, je relis de nouveau ce poème sans me préoccuper des éventuelles contraintes. Le mot « réalité » au deuxième vers semble s’opposer à l’expression « sans vérité » du troisième. Et pourtant, malgré l’incompréhension qui est mienne, le dernier vers chante à mon oreille et l’oxymore final n’est pas fait pour me déplaire, il résonne bien avec les mots « mélancolie » et « errante » qui le précèdent. Au final, je me sens très mal placé pour juger d’une forme poétique dont j’ignorais tout il y a peu de temps, ce qui rend mon ressenti des plus mitigés. |
| papipoete
11/4/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Bonjour Provençao
Je connais le haïku japonais, auquel je me frottai avec des fortunes diverses ; je découvre le sijo coréen dont la lecture doit se faire sans doute aussi, d'une certaine façon ? Son thème semble évoquer quelque mélancolie, et se déliter dans un jour particulièrement noir. NB notre auteure que je suis depuis 1000 ans, m'épate avec ces délicates lignes, qui lui font retrouver le chemin du succès onirien ! Je suis là, comme devant une de ses toiles, avec ses teintes qu'un pinceau inspiré nous dépeint. Je ne promet pas d'écrire moi aussi, un Sijo...je verrai ! |
| Boutet
11/4/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Poésie que je ne connaissais pas, bien sûr. J'aime bien le premier tercet, ne comprenant pas bien l'autre,
à part le premier vers : Les soucis qui raturent le printemps. Il y a matière à faire quelque chose de joli avec cette forme que l'on pourrait transformer en classique. |
| Cristale
11/4/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Bonjour Provençao,
Je découvre cette forme qu'il m'est difficile de comprendre et sur laquelle il faut sans doute, comme avec toute création inconnue, savoir s'attarder pour en connaître la façon. Dans ces vers obscurs, le présent apparaît voilé, fissuré, comme si la réalité elle‑même se craquelait sous le poids des souvenirs. Le titre est bien trouvé car voici une lecture qui donne des frissons et quelque angoisses à travers les émotions ressenties, ce qui est comme l'indique l'avant-propos, le but de ce genre poétique. Merci d'élargir mes connaissances avec cette forme qu'est le "sijo". Au plaisir d'autres lectures. |
| LeChevalier
11/4/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Je viens de me documenter sur ce qu'est un sijo. Comme pour les autres formes traditionnelles, j'apprends sans surprise que celle-ci a été dénaturée, jusqu'à être rendue méconnaissable, par les poètes modernes qui ne veulent pas s'embarrasser avec des formalismes. Si, plus tard, vous ouvrez un fil sur le forum, il serait intéressant que vous nous disiez quelle est votre interprétation personnelle de la forme (pas du poème concret), pour que nous puissions mieux apprécier la manière dont vous avez suivi cette forme.
A ce stade, je ne peux commenter que le poème, puisque je ne connais pas le moule qu'il se propose de remplir. Comme d'autres, je trouve la pensée du premier vers très intéressante. Ensuite, je perçois un certain haché dans le rythme, presque énumératifs vos vers, surtout en fin de tercet, dirais-je. Abondance des adjectifs et des participes, présents ou passés, pour monter en couleur une réfléxion par nature métaphysique et désincarnée, presque : « Les soucis raturent l'éclat du printemps, asséchés dans l'oubli ». |
| Robot
11/4/2026
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Que doit-on juger ici ?
La forme du Sijo ? Alors je trouve que l'essai n'est pas réussi donc PERFECTIBLE S'il s'agit de porter un avis sur la rédaction métaphorique je me rangerai à la formule: ABOUTIE Donc au final: J'AIME UN PEU |
| Marite
11/4/2026
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Pour apprécier le fond de ce poème de forme nouvelle je l'ai retranscris en vers libres, inégaux, au rythme de l'expression que j'y percevais. Pour l'apprécier pleinement dans cette forme poétique c'est un peu difficile. Après recherche sur "le sijo coréen" il me semble que l'écrit proposé ne correspond pas vraiment aux règles établies trouvées sur le site https://societedespoetesfrancais.eu/sijo.html. Mais c'est certainement difficile de percevoir les subtilités d'une forme poétique correspondant à une sensibilité bien différente de celle des occidentaux. Difficile de mettre une appréciation mais remerciements pour la découverte du sijo.
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