Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Forums 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie libre
Provencao : Frisson
 Publié le 11/04/26  -  14 commentaires  -  380 caractères  -  186 lectures    Autres textes du même auteur

Mon premier sijo : poésie coréenne.
C'est un style de poésie qui permet de traduire au rythme du temps les émotions ressenties.


Frisson



Dans le tourbillon de l'émoi, s'évanouit l'âme
Les regrets frissonnent sur les affres du soir, réalité
Des silences, des désirs obscurs, abîme, sans vérité

Les soucis raturent l'éclat du printemps, asséchés dans l'oubli
Voile du présent, conté, qu'une craquelure offre, errante
Toi, cette mélancolie, errante, unique, en ce rai de jour noir


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   EtienneNorvins   
29/3/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
Un poème dense et introspectif, qui emprunte peut-être l’idée de brièveté méditative du sijo, mais sans en reprendre les codes essentiels ?

En effet, dans mon souvenir, le sijo est une forme classique qui doit comprendre 3 vers structurés en 3 temps : mise en place (situation / image) ; développement / tension ; chute ou retournement.

Or ce texte comporte 6 vers ? Ce qui est souvent la forme adopté par les traducteurs anglo-saxons ?Mais ici, je ne ressens pas de découpage évident en 3 unités équilibrées.

Certes, on pourrait forcer une lecture en 3 mouvements : Vers 1–2 : émotion + réalité qui s’impose ? ; Vers 3–4 : approfondissement (désirs, oubli, usure) ? ; Vers 5–6 : tentative de focalisation / apparition du “toi” ? Mais cette intuition tripartite reste trop diffuse.

De même, l’ambiance reste trop uniformément mélancolique, sans pivot clair, et la dernière ligne prolonge plutôt l’état qu’elle ne le transforme : il n' y a donc pas de “twist” à la manière du sijo, mais plutôt une continuité émotionnelle ?

Enfin, le texte présente une forte densité d’images abstraites dans une une accumulation presque étouffante qui empêche (c'est mon ressenti) la traduction "immédiate" des émotions. Le sijo est souvent plus concret, avec des images plus nettes ?

Mais se lancer dans cette expérience de dépaysement est ambitieux ! Mes réserves ne doivent pas empêcher l'auteur.e de poursuivre !...

   Luron   
31/3/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
Ce genre de poème fait penser à une composition florale. D'ailleurs je crois avoir perçu chez les asiatiques, les japonais, que l'écriture d'un mot était une composition en elle même. Chaque mot ou fleur est disposé avec precision. Chacun a sa place. Les contrastes de couleurs et de lumière évoquent un tableau en clair-obscur: "l'éclat du printemps" versus "le rai de jour noir".
Enfin les images sont puissantes : "le tourbillon de l'émoi", "les soucis raturent le ciel", l'oxymore "le rai de jour noir". Je verrai bien l'association de ce poème avec un tableau plutôt un tableau abstrait. Je pense en particulier à l'association qu'ont faite François Cheng et Kim en Joong dans "Quand les âmes se font chant". Certes François Cheng était chinois d'origine mais on retrouve chez lui ce souci permanent de la composition de la culture asiatique. Chez Kim en Joong les couleurs très fluides emblent "frissonner" mais quelques ratures ou craquelures viennent en souligner l'harmonie.
Pour apprécier ce genre de poème, il faut prendre son temps. Il le mérite.

   Vincent   
11/4/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Bonjour Provencao

J'adore le premier vers qui a lui seul traduit l'essentiel

ainsi que le beau titre

Les autres vers intensifient cet impression d'abandon

Et de mélancolie

   Passant75   
11/4/2026
Avant de lire ce poème, j’ignorais ce qu’était un sijo. À vrai dire, je ne connaissais pas même ce mot. Cherchant à me renseigner, j’apprends qu’il s’agit d’une forme poétique construite en trois vers comptant chacun trois groupes de syllabes, les deux premiers vers exposant le thème et le troisième apportant la conclusion.

Alors, je relis le poème. Bien que n’ayant pas bu une goutte d’alcool, je vois double, six vers se présentent à mes yeux. Il m’est difficile de dire si la structure syllabique est conforme à ce qu’elle devrait être et si le thème ainsi que la conclusion répondent bien aux exigences d’un sijo.

Aussi, je relis de nouveau ce poème sans me préoccuper des éventuelles contraintes.

Le mot « réalité » au deuxième vers semble s’opposer à l’expression « sans vérité » du troisième. Et pourtant, malgré l’incompréhension qui est mienne, le dernier vers chante à mon oreille et l’oxymore final n’est pas fait pour me déplaire, il résonne bien avec les mots « mélancolie » et « errante » qui le précèdent.

Au final, je me sens très mal placé pour juger d’une forme poétique dont j’ignorais tout il y a peu de temps, ce qui rend mon ressenti des plus mitigés.

   papipoete   
11/4/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Bonjour Provençao
Je connais le haïku japonais, auquel je me frottai avec des fortunes diverses ; je découvre le sijo coréen dont la lecture doit se faire sans doute aussi, d'une certaine façon ?
Son thème semble évoquer quelque mélancolie, et se déliter dans un jour particulièrement noir.
NB notre auteure que je suis depuis 1000 ans, m'épate avec ces délicates lignes, qui lui font retrouver le chemin du succès onirien !
Je suis là, comme devant une de ses toiles, avec ses teintes qu'un pinceau inspiré nous dépeint.
Je ne promet pas d'écrire moi aussi, un Sijo...je verrai !

   Boutet   
11/4/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Poésie que je ne connaissais pas, bien sûr. J'aime bien le premier tercet, ne comprenant pas bien l'autre,
à part le premier vers : Les soucis qui raturent le printemps.
Il y a matière à faire quelque chose de joli avec cette forme que l'on pourrait transformer en classique.

   Cristale   
11/4/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Bonjour Provençao,

Je découvre cette forme qu'il m'est difficile de comprendre et sur laquelle il faut sans doute, comme avec toute création inconnue, savoir s'attarder pour en connaître la façon.

Dans ces vers obscurs, le présent apparaît voilé, fissuré, comme si la réalité elle‑même se craquelait sous le poids des souvenirs.
Le titre est bien trouvé car voici une lecture qui donne des frissons et quelque angoisses à travers les émotions ressenties, ce qui est comme l'indique l'avant-propos, le but de ce genre poétique.

Merci d'élargir mes connaissances avec cette forme qu'est le "sijo".

Au plaisir d'autres lectures.

   LeChevalier   
11/4/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Je viens de me documenter sur ce qu'est un sijo. Comme pour les autres formes traditionnelles, j'apprends sans surprise que celle-ci a été dénaturée, jusqu'à être rendue méconnaissable, par les poètes modernes qui ne veulent pas s'embarrasser avec des formalismes. Si, plus tard, vous ouvrez un fil sur le forum, il serait intéressant que vous nous disiez quelle est votre interprétation personnelle de la forme (pas du poème concret), pour que nous puissions mieux apprécier la manière dont vous avez suivi cette forme.

A ce stade, je ne peux commenter que le poème, puisque je ne connais pas le moule qu'il se propose de remplir.

Comme d'autres, je trouve la pensée du premier vers très intéressante. Ensuite, je perçois un certain haché dans le rythme, presque énumératifs vos vers, surtout en fin de tercet, dirais-je. Abondance des adjectifs et des participes, présents ou passés, pour monter en couleur une réfléxion par nature métaphysique et désincarnée, presque : « Les soucis raturent l'éclat du printemps, asséchés dans l'oubli ».

   Robot   
11/4/2026
Que doit-on juger ici ?
La forme du Sijo ? Alors je trouve que l'essai n'est pas réussi donc PERFECTIBLE
S'il s'agit de porter un avis sur la rédaction métaphorique je me rangerai à la formule: ABOUTIE
Donc au final: J'AIME UN PEU

   Marite   
11/4/2026
Pour apprécier le fond de ce poème de forme nouvelle je l'ai retranscris en vers libres, inégaux, au rythme de l'expression que j'y percevais. Pour l'apprécier pleinement dans cette forme poétique c'est un peu difficile. Après recherche sur "le sijo coréen" il me semble que l'écrit proposé ne correspond pas vraiment aux règles établies trouvées sur le site https://societedespoetesfrancais.eu/sijo.html. Mais c'est certainement difficile de percevoir les subtilités d'une forme poétique correspondant à une sensibilité bien différente de celle des occidentaux. Difficile de mettre une appréciation mais remerciements pour la découverte du sijo.

   BlaseSaintLuc   
11/4/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
Je n'ai pas connaissance du tout du sijo coréen, donc j'aurais du mal à juger la forme.
Je note une répétition sur le mot errante.
Le tout n'est pas si mal, même si je pense que c'est "perfectible"

   Laurent-Paul   
12/4/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
Bonjour,
moi non plus je ne connaissais pas cette forme fixe ; j'avoue d'ailleurs tout ignorer de la poésie coréenne.
Cela dit, j'ai trouvé ce texte mystérieux réellement poétique. Cependant, ma première lecture m'avait fait hausser les épaules à cause des phrases nominales (que je n'aime pas du tout), des accumulations scandées par les virgules et de ce mot "âme", dont je n'ai jamais bien compris le sens.
Et puis, et puis... le texte m'a poursuivi toute la journée, insidieusement, presque en traître, et je suis retourné le lire, plusieurs fois, comme un met nouveau qu'on fait tourner en bouche avant de s'apercevoir que finalement, on l'apprécie. Ces accumulations forment en fait les maillons d'une chaîne qui vous enserre l'esprit et à force de serrer font jaillir des non-dits, des émotions tues, ce que doit parvenir à obtenir la poésie quand elle est "errante, unique".
Bref, bravo pour m'avoir fait changer d'avis !
au plaisir de vous relire.

   Polza   
12/4/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
Je ne dirai rien sur la forme que je ne connais pas, je vais donc seulement apprécier les mots.

Deux quatrains étant plutôt succincts, chaque mot doit avoir un impact immédiat et justifier sa place.
En cela, je trouve que deux fois errante à 4 mots d’intervalle n’est pas justifié ou justifiable.

Si je me mettais à la place du narrateur ou de la narratrice, je penserais à un anniversaire de deuil, comme si ce frisson avait été écrit spécialement pour honorer la mémoire d’un être cher perdu (en ce rai de jour noir).


La mélancolie, la souffrance, les regrets, etc., sont bien exprimés, je trouve, pourtant c’est le mot craquelure qui a le plus retenu mon attention, en ce qui me concerne, c’est le cœur de ce sijo, une craquelure qui ne se refermera jamais…

Je pense qu’il faut reprendre : « errante
Toi, cette mélancolie, errante, unique, en ce rai de jour noir » afin que ce déchirant poème soit pleinement abouti…

Désolé si mon interprétation n’est pas en adéquation avec ce que vous avez voulu exprimer…

   Lariviere   
19/4/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
Bonjour Provencao,

Moi non plus je ne connaissais pas ce style de forme poétique coréenne qui constitue un "sijo". Merci donc, déjà, de me faire découvrir cette forme pour ma culture personnelle.

Si je comprend bien, un "sijo" traditionnel est un poème court, un peu comme le haïku, rédigé en trois vers, à la différence que les vers sont plus long que dans le haïku. Le fond a l'air d'être aussi différent.

Ici, je lis deux strophe de trois vers, certes long et je n'ai pas l'impression non plus que sur le fond, la tonalité et le traitement "moderne" correspondent à ce que j'imagine être la tonalité d'un sijo, qui m'a l'air de s'inscrire dans quelque chose de plus traditionnel et d'ancré au réel. Mais encore une fois, je découvre à peine cette forme, et peut être que je n'ai pas tout saisi ou qu'il existe des évolutions plus contemporaine à celle-ci.

Donc, j'ai décidé de mettre de côté l'aspect technique du "sijo" dans votre texte et pour le coup j'ai vraiment apprécié celui-ci, en attendant peut être que vous éclairiez le point de la structure de vos lanternes personnelles.

Sur le fond, le mystère prédomine à mon entendement, mais malgré cela ou grâce à cela, je le trouve très impactant en terme d'esthétique et de ressenti poétique. Il se dégage de ces quelques vers une force attractive qui se situe bien au delà de ce que la raison peut entendre et cette force attractive, qui se dégage d'une beauté et d'un ressenti qui ne s'explique pas, c'est ce que je considère pour ma part comme de la poésie aboutie.

J'ai aimé la "bizarrerie" du rythme crée par ces scansions incongrus et surprenantes et aussi par la rupture sur les sonorités répétées des fin de vers. J'ai trouvé les images très belles, singulières et très réussies en terme de profondeur et de poétique.

Le second tercet est particulièrement prégnant selon moi et possède une grande puissance, grâce à ses très belles images, son rythme et à la sonorité "râpeuse" de ses trois vers.

Merci pour cette lecture et bonne continuation !


Oniris Copyright © 2007-2025