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| Myndie
31/3/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Je viens de lire un texte exigeant, dense, érudit, engagé, presque incantatoire ; beaucoup plus proche de la prose poétique que d'un concept d'écriture particulier ou d'une forme de poésie expérimentale, son classement en catégorie « Laboniris », ne se justifie pas à mon sens.
Cela étant, sa fulgurance, la richesse de ses évocations, sa poésie brute et la pertinence de ses arguments m'ont plu. Véritable diatribe à la fois contre le conditionnement social, le matérialisme et la poésie telle qu'elle se conçoit et se pratique de nos jours, son rythme soutenu de « marteau-pilon » en font un cri de révolte qui frappe fort. J'en retiens surtout la critique de la poésie narcissique et vaniteuse, aussi aseptisée que le monde actuel, et des poètes, superficiels et si pleins de « satisfaction auto-immune » qu'ils ne prennent plus de risques : « Un ensorcellement plastique des orgueils stériles, des copeaux de dorures, des chiures de mouches et pour le cercle des intimes, de douillettes et flatteuses déclamations… ». J'y relève aussi de belles formulations poétiques : « Le magnétisme pourtant est toujours de mise, aux bouts des cils et aux bouts des doigts… Toutes les cartes du monde faites de soupirs vous le diront. Les sortilèges se déploient à la clairière des souvenirs. Transes mélancoliques. Saveur et candeur des premières neiges. Dans la bouche exquise des fées, la parole est un breuvage amer. ». « Ce sera le jour du grand frisson permanent jugulé d'une infime feuille de soi et de merveille » Malgré tout, cette charge virulente laisse quand même penser que la situation n'est pas désespérée : « Nous sommes des ciels crevés assoiffés d'absolu, remplis de lions ailés se tenant trempés sous une pluie battante et de sphinx en chemise de soie synthétique » La quête de l'absolu n'est pas morte et sans doute, en acceptant sa « décomposition » , ses défauts et ses contradictions, le poète pourra t-il à nouveau marcher avec ses semelles de vent et se sentir « empli de poussières aimantées et d'arceaux de sensations colportés sur le champ du réel ». Il m'a fallu plusieurs lectures pour m'en imprégner, mais j'ai aimé partager avec l'auteur l'amertume et le sentiment de révolte. |
| Polza
12/4/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime bien
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Deux ou trois petites coquilles se promènent dans ce texte, mais cela sera rectifié par les correctrices, rien de bien important.
Il se dégage de ce texte une grande énergie créatrice, c’est indéniable. Une urgence également, du moins c’est ainsi que je l’ai ressenti. J’ai vraiment du mal à commenter ce genre de poème, cette écriture. Ça va dans tous les sens, ça passe du coq à l’âne, les métaphores, analogies, associations d’idées peuvent paraître soient géniales soient complètement incompréhensibles soient les deux à la fois. La plume est érudite certes, mais j’ai parfois le sentiment qu’elle cherche à tout prix à impressionner quand elle pourrait avoir autant d’impact avec un peu plus de simplicité, je pense. J’ai beaucoup apprécié la paronomase « Syllabes et sibylles » (je me suis permis de corriger) parmi tant d’autres (alchimie et chimères, etc.)… Si je ne sais commenter ce genre de texte, je sais encore moins comment le noter ! La poésie est bel et bien présente pour moi, il y a de magnifiques images et j’imagine facilement qui a écrit ce texte… je n’ai d’ailleurs eu aucun mal à lire ce récit plutôt compact puisque l’opticien où je vais à réparé mes lunettes tordues sur lesquelles je m’étais assis ! Deux ou trois petites coquilles se promènent dans ce texte, mais cela sera rectifié par les correctrices, rien de bien important. Il se dégage de ce texte une grande énergie créatrice, c’est indéniable. Une urgence également, du moins c’est ainsi que je l’ai ressenti. J’ai vraiment du mal à commenter ce genre de poème, cette écriture. Ça va dans tous les sens, ça passe du coq à l’âne, les métaphores, analogies, associations d’idées peuvent paraître soient géniales soient complètement incompréhensibles soient les deux à la fois. La plume est érudite certes, mais j’ai parfois le sentiment qu’elle cherche à tout prix à impressionner quand elle pourrait avoir autant d’impact avec un peu plus de simplicité, je pense. J’ai beaucoup apprécié la paronomase « Syllabes et sibylles » (je me suis permis de corriger) parmi tant d’autres (alchimie et chimères, etc.)… Si je ne sais commenter ce genre de texte, je sais encore moins comment le noter ! La poésie est bel et bien présente pour moi, il y a de magnifiques images et j’imagine facilement qui a écrit ce texte… je n’ai d’ailleurs eu aucun mal à lire ce récit plutôt compact puisque l’opticien où je vais à réparé mes lunettes tordues sur lesquelles je m’étais assis ! Édition Personne ne m’a contacté pour que je change ma notation, je n’ai reçu aucune menace de Lariviere, mais juste après avoir envoyé mon commentaire en EL, je me suis dit que je trouvais ce texte très abouti, mais il était trop tard pour changer. Comme je l’ai dit, je ne suis pas doué pour apprécier comme il se doit ce genre de poésie. Je vois que bouts à bouts a été remplacé par une autre formule, ce qui corrige l’invariabilité de cet adverbe. Par contre, pour sybilles, je pense qu’il y a une faute, mais plusieurs graphies sont peut-être possibles… Sibylle. Personnification de la Divination, la sibylle est une prêtresse d’Apollon qui émet des prophéties et tend, de plus en plus, surtout chez les Romains, à se substituer aux oracles des dieux. Les Anciens en connaissaient, entre autres, quatre d’un renom spécial : la sibylle Marpésienne, qui vivait dans une grotte du mont Ida, en Troade, celle d’Érythrée, celle de Tibur et, enfin, la plus célèbre de toutes, la sibylle de Cumes, qui apparaît dans maintes légendes, notamment dans celle d’Énée — celui-ci la consulta avant de descendre aux Enfers — et dans celle du roi Tarquin, qui acheta les Livres sibyllins, textes sacrés de l’État romain... Petite précision importante : je viens de m’apercevoir que mon commentaire apparaît à la date du jour alors que j’ai commenté ce Laboniris il y a plusieurs jours en EL sous un autre titre… |
| papipoete
12/4/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime bien
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Bonjour Larivière
...je sais désormais ce qu'est Laboniris, et écrit sous forme de suites nouvelles... mais en faire un commentaire, relève d'une facilité littéraire, pour laquelle je ne brille guère ! Je retiens de cette analyse, que poétiser sur - un petit oiseau sur sa branche perché - les pâquerettes qui piquent de blanc la verte prairie - une star ( belle et charismatique ) sont des oeuvres bien puériles, face au monde où nous voyons, nous savons ( contrairement à nos parents pour Auchwitz ou Treblinka ) Une phrase illustre parfaitement votre propos " l'homme doit être apprêté aux divins, mais rester disponible pour les futurs charniers " NB nous ne lisons pas ici du Paul Carème, à déclamer le soir pour son dodo, à notre chérubin, chérubine, et je me sens lâche de ne pas tout assimiler. Humblement, bien que j'aie traité en poésie, de harcèlement, de lutte au crayon avec Malala Yousafsaï ; je considère qu'un registre de guerre contre le mal, trouve écho dans un Manifeste, un discours façon Luther King plus adapté qu'un poème. Nos tsars joufflus, et rois peroxydés me contrediraient-ils ? La rédaction de ce " fragment " est riche et fort argumentée, mais hélas moins limpide pour moi que l'eau d'un mystérieux cénote. |
| Cyrill
12/4/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Salut Lari.
J’ai lu une fameuse et profonde critique de la poésie et de la condition humaine, une vision apocalyptique et surtout un désir de transcendance. L’ambition aussi de dire quelque chose du monde moderne en menant des charges répétées contre le vide et le conditionnement social. La densité des images est impressionnante, jusqu’à la saturation. Certaines auraient (peut-être) besoin de faire le vide autour d’elles pour laisser une empreinte plus durable : « la tête comme un bocal explosé dégoulinant sa confiture trop mûre de méninges » « hydre en couteau de mer » « Saint Graal des ordures ménagères »... Mais au final j’aime énormément cette imagination torrentielle, cette voix habitée, solennelle, presque incantatoire. Un texte qui avance par vagues hyper musicales, par poussées de fièvre, avec une tension constante qui oblige et éblouit, un ton d’amertume bien pesé qui donne de la cohérence malgré la déflagration d’idées. Bref, c’est bien autre chose que faire de la déco sur des mots. J’en redemande. Bravo Lari ! |
| Provencao
12/4/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour Lariviere,
J'ai aimé cette transcendance. Afin de mieux la cueillir et y devenir sensible, il nous faut entendre ce soupir étrange des êtres amoindris... A mon sens, la poésie, la peinture, la musique et toutes ces formes d’art peuvent seulement révéler le nécessaire étonnamment J'ai ressenti cet œil curieux observant une réalité qui change.. Votre poésie lance le charme et la pureté qu’elle regarde au-dessus et au-delà d'elle-même vers le possible qu’elle recèle. Au plaisir de vous lire, Cordialement |
| Vincente
12/4/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime bien
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J’aime beaucoup le flux, ce flot idéel qui envahit le lecteur en le « forçant » par sa puissance de pensée à ne pas subir une sorte d’étouffement sous tant de dynamiques arguments. Il s’agit bien ici de ne pas se dérober à la lecture, ni de ne pas se laisser submerger, sous peine de perdre et la respiration du sens (peut-être même des sens) et même l’envie d’apprécier la conscience même de respirer.
J’ai donc beaucoup aimé cette volonté d’emplir l’espace de cette ambiance mentale très écrite, à la fois incarnée mais aussi puisant dans des références culturelles, historiques, sociologiques. Chaque phrase y est porteuse d’une réalité, quand bien même elle serait vaste ou difficile à cerner, mais s’inscrivant assez directement dans une démarche ambitieuse s’adressant à la poésie en tant que champ d’expression social. Si le regard parle du présent, l’on comprend bien qu’il s’agit d’abord ici d’en appréhender la perspective sous l’angle de l’évolution qui l’amènerait à cette assertion : « En dehors de la béatitude personnelle, la poésie n'est plus rien. ». À ce point, tôt dans le propos, il n’est pas simple de s’extraire de l’émotion profonde qui nous a déjà gagné dans le premier paragraphe. Pour autant, le clou continue à s’enfoncer en nous, par la force de la forme et par la conviction du narrateur omniscient. Ainsi arrive-t-on pourtant à mi-récit à cet aphorisme en quelque sorte contradictoire avec ce qui a précédé : « Dans l’histoire de la poésie, beaucoup de jolis cœurs, mais peu de vrais sourciers… ». La poésie aurait donc toujours eu du mal à mettre au jour des poètes d’exception, et le passé comme aujourd’hui serait toujours en mal d’exceptionnalité. Mais la suite permet de rassembler ces deux antithétiques compréhensions, ce serait la poésie elle-même qui à la fois inviterait, très attractive, les poètes multiples que nous sommes et à la fois les « sanctionneraient » de son exigence folle. Et puis nos facilités de communication contemporaines, outils et modes d’expression aidés (parrainés…) par la technologie, ne décuplent-elles pas ce phénomène, pour et contre nous ? Mais le narrateur en remettra une couche en toute fin en signifiant qu’il voit pourtant là une dérive, un affaissement qui sera fatal, menant à la « Décomposition des tissus, comme seule véritable transcendance, à l'orée ombragée de nos vies. ». J’arrive pour ma part à constater que ce Laboniris, objet d’étude donc se prêtant à la controverse, s’il a la haute vertu de beaucoup rendre compte, est pris dans son propre piège, celui d'embrasser large, de généraliser. Il a le mérite sans conteste de pousser à réfléchir, à prendre du recul, et en cela est d’une haute nécessité, seulement, je trouve que sa conclusion oublie que l’exceptionnalité poétique n’est pas plus morte qu’autrefois, et que, chez l’individu comme chez le poète, des moments, des êtres peuvent atteindre des réussites remarquables, il serait dommage de les enterrer avec l’eau du bain. Et puis la poésie n'est-elle pas justement forte de cette formidable multiplicité émotionnelle et créative des individus ? |
| Laurent-Paul
12/4/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
n'aime pas
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bonjour,
Je n'ai pas aimé votre texte. Il est certes brillant dans sa construction et son déroulé, mais il condense tout ce que me rebute : phrases nominales assénées comme des coups de massue pour bien montrer la force du propos, métaphores recherchées se voulant spontanées, assertions sur la transcendance, l'absolu, le poète et tous les grands mots qui ne désignent que le désir de remplir l'absence de sens. A cela s'ajoute le mépris facile pour les clercs de notaire, la banalité de la raison et tout ce qui n'est pas conforme à vos hautes conceptions. Vous voulez le rêve, la féérie, le spontané et je ne vois qu'une logorrhée où le philosophique l'emporte sur le poétique. La paix n'est jamais bon marché, c'est une victoire contre la peine, l'ennui et la violence. Votre texte ne me procure donc pour seule émotion que l'impression d'être méprisé : la transcendance n'est pour moi qu'une fumisterie de curé en manque de public béat désireux de croire qu'il existe autre chose que ce que nos cerveaux perçoivent de la matière, comprennent et ressentent. Je suis en revanche d'accord sur votre dénonciation de l'abrutissement et du règne du marché. Mais c'est pas l'infime que je les combat, pas par le grandiose. Cela dit, je ne nie pas que votre texte est poétique et très bien mené. Mais il n'est absolument pas pour moi. Désolé si ma réaction vous semble exagérée ou puérile ; je ne suis jamais très à l'aise avec les commentaires critiquant un texte. Au plaisir de vous lire. |




