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| papipoete
2/4/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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néo-classique
Mecano chantait voilà maintenant bien des lunes " une femme avec une femme ", et faisait hurler sans un mot ceux que cet amour dérange. Aujourd'hui, comme à travers ce poème oh combien érotique, on est conquis par tant de subtilité ( dont seul un mâle pouvait être l'artisan... ) Il faut lire vos vers jusqu'au bout sans défaillir, pour découvrir que c'est une femme, qui s'enflamme pour une autre ! NB la troisième strophe est particulièrement enivrante, sans jamais puiser dans un dico du vulgaire ou autre livret obscène. Et je reste admiratif face à " ces mots pour le dire ". l'ultime strophe qui respire la paix absolue, est mon passage préféré. " deux femmes damnées " qui purent donner de l'exzéma au cerveau d'ayatollas d'Iran ! la rédaction put frôler le " classique ", avec ces dodécasyllabes domagement " néo " PS je dédiai un poème à ma petite-fille " même si ", paru dans ces colonnes. papipoète |
| Passant75
2/4/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Même si, comme l’auteur le rappelle dans l’exergue, Baudelaire l’avait déjà abordé sans détour, écrire sur « Lesbos » aujourd’hui n’a plus le statut de transgression qu’il pouvait avoir au XIXe siècle. Ce n’est plus braver un interdit, aussi le poème doit trouver sa force ailleurs que dans la seule audace du sujet.
L’écriture, dans un lexique sensuel codifié, est classique, « chair blanche et rose », « nervures bleu-gris », « l’argile de tes hanches », « ventre docile », « la féminine fleur cachée sous ta toison ». Elle use d’une langue traditionnelle. Sur le fond, il y a quelque chose de paradoxal, « libre d’aimer » célèbre une liberté, mais le discours amoureux est très possessif et directif, « laisse-moi … », « je veux … », « modeler ton corps comme mon corps le veut ». Malgré le sujet lesbien, le ton reste marqué par une approche plutôt masculine dans ses codes. Cela étant, le texte présente une fluidité métrique, des images parfois efficaces. À cet égard, j’ai particulièrement apprécié « l’amour prisonnier de nos paupières closes ». Au final, le texte est élégant, mais reste dans l'atmosphère maîtrisée d’un héritage littéraire, sans parvenir tout à fait à s’en affranchir. |
| Luron
13/4/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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D'abord, j'adore la fluidité de l'écriture. Elle s'écoule naturellement, avec une impression de facilité et de souplesse. J'ai un peu moins aimé en chipotant "mieux que je fais du mien" qui coule un peu moins. Le lecteur passe irrésistiblement d'un vers à l'autre sans avoir l'impression de s'arrêter :
Sans crainte ni pudeur, la cage dont tu n'oses Libérer les élans de ton cœur incompris. Sur le fond, je retiens une impression de liberté affirmée qui domine le poème depuis "ouvrir la cage", "libre d'aimer", "sans crainte ni pudeur" jusqu'au "paradis pour deux femmes damnées". Le nombre d'images est bien dosé voire limité "la cage", "l'argile", "le paradis" pour laisser l'espace sans brume à l'amour et la liberté. |
| Polza
13/4/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime bien
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Pour commencer par l’exergue, si aimer à sa guise est un droit (un choix), il ne s’impose pourtant pas tant il y a encore un grand nombre d’opposants à l’amour en ce monde !
J’espère que Baudelaire n’est pas le seul (sauf bien sûr par Baudelaire). J’aurais aimé voir apparaître Sapho, mais vous n’avez peut-être pas osé de peur que l’on vous accuse de pomper Baudelaire, pour un poème qui parle de Lesbos, ça aurait fait tache ! Si j’ai plutôt apprécié l’ensemble, il m’a peut-être manqué des images encore plus marquées, plus sensuelles, explicitement érotiques… Certaines tournures m’ont semblé légèrement forcées pour tenir soit la rime, soit le vers. « Ah ! laisse-moi ouvrir, sous la chair blanche et rose De ta poitrine nue aux nervures bleu-gris, » peut-être un peu trop de couleurs en deux vers ; à part cela, j’ai bien aimé le premier quatrain… « Libérer les élans de ton cœur incompris. Ton cœur, je veux l’étreindre entre mes mains fébriles, » Ce n’est pas un sonnet, vous pouvez vous autoriser certaines répétitions, néanmoins, pour éviter de répéter ton cœur et surtout pour donner plus de force poétique à mon sens, j’aurais bien vu « Ce cœur je veux l’étreindre entre mes mains fébriles » j’enlève la virgule pour plus de fluidité, mais j’ai bien compris que vous souhaitiez mettre « Ton cœur » en avant… « Le presser, le chérir, mieux que je fais du mien, » j’ai trouvé la formule « mieux que je fais du mien » assez hasardeuse, je pense qu’il est possible d’améliorer sans dénaturer… « Et que, libre d’aimer, il ne cherche d’asile Plus tendrement ouvert que celui de mes liens. » je n’ai pas pleinement saisi le sens, désolé, j’imagine qu’il y a une volonté d’oxymore « ouvert/liens », mais je ne comprends pas bien l’image, je ne dis pas que ça vient de vous, parfois mon cerveau n’est pas réceptif à des choses qui sont pourtant évidentes ! « Ah ! laisse-moi pétrir l’argile de tes hanches, Et modeler ton corps comme mon corps le veut : » je suis désolé, peut-être est-ce une déformation de ma part à force de trop jouer avec mes petits-enfants, mais c’est l’image de la pâte à modeler qui m’est venue à l’esprit ! je trouve que modeler ton corps comme mon corps le veut ne fait pas échange amoureux, ça ne va que dans un sens quand à mon avis ça devrait parler de partage, de pulsions communes, d’érotisme torride à deux… « Sur tes fesses, tes seins, ma bouche qui s’épanche Tressera de l’amour pour l’or de tes cheveux. » sur le papier ça fait joli, mais encore une fois, je n’ai pas bien compris l’image… « Je saurai découvrir à ton ventre docile La féminine fleur cachée sous sa toison. » j’aurais préféré une construction « sur ton ventre docile » qui me paraît plus cohérente et fait écho à « sous sa toison », mais c’est votre poème, pas le mien ! « Et l’amour prisonnier de nos paupières closes Se fera Paradis pour deux femmes damnées… » j’ai beaucoup apprécié les deux derniers vers… Je ne dis pas que je n’aime pas, mais je pense que ce poème peut encore être amélioré, pas nécessairement sur tous les points que j’ai évoqués, simplement, il est possible à mon avis de lui donner encore plus d’ampleur et de force poétique (et érotique). |
| Cristale
13/4/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour poète,
Des vers écrits dans ce "beau parler" qui chatoie mes sens et mes oreilles. Les métaphores filées laissent libre cours à l'imaginaire, aux fantasmes érotiques, tellement plus élégantes que les mots crus et peu jolis de la langue usuelle pour parler de "ces choses là". Le discours et malgré tout un peu masculin. J'ai trop d'admiration pour cette plume affirmée qui se passe aisément de mes conseils alors je ne saurais dire essentiellement que l'écriture est suffisamment aboutie pour la classification contemporaine et que j'aime beaucoup ce poème. Kénavo :) |
| Provencao
13/4/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour Curwwod,
Sous la chair blanche et rose avec son titre Lesbos , votre poésie offre un reflet de la curiosité et de l’ouverture d’esprit qui sont par ailleurs feutrés d' une belle écriture qui se laisser happer par la voix, le souffle et la réflexion. Se laissant aussi s’abandonner à une perception sensuelle, dans un paradis de mots et d’images. Au plaisir de vous lire, Cordialement |
| LeChevalier
13/4/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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J'avais essayé de commenter ce poème en espace lecture mais à chaque fois je séchais. Maintenant qu'il a passé le cap de la sélection, je m'y attèle de nouveau.
En ce qui concerne la forme, je trouve que les vers sont bons dans la mesure où la métrique est satisfaite avec très peu d'entorses à la grammaire. Je relève quand même la fin du deuxième quatrain qui est un peu forcée : « ... [qu'il] ne cherche d'asile Plus tendrement ouvert que celui de mes liens. » L'idée est que les liens (l'amour) de la narratrice seront un asile pour le cœur de la destinatrice, mais on accède à ce sens par un effort intellectuel qui nuit à la fluidité. Dans la construction du poème, je remarque une double injonction à l'abandon, exprimée par la répétition du « Ah ! laisse-moi... ». A chaque fois il s'agit de se donner et se laisser façonner par l'autre (le cœur, le corps : donc elle la « prendra par les sentiments » et non par l'attirance physique, qui ne viendra qu'après). Il y a aussi une double conclusion : l'incontournable évocation voilée de la vulve et puis le sens métaphysique. Je regrette qu'il soit expressément fait mention de « deux femmes » à la fin, comme si on pouvait s'y méprendre (a priori exclu dès qu'on ait lu le titre). La forme choisie est celle du quatrain croisé d'alexandrins, c'est-à-dire la forme un peu par défaut sur ce site. Vous, dont un rondeau a été récemment publié, êtes capable de choses beaucoup plus complexes. Si dans le rondeau la reprise des rimes était une obligation, ici elle est un défaut. Je fais référence aux rimes en -ile et en -ose qui apparaissent chacune dans deux quatrains. C'est d'autant plus gênant que vous ne respectez pas les contraintes graphiques concernant les rimes et vous aviez donc beaucoup plus de choix pour varier vos rimes. Peu importe. Concernant le fin fond du sujet, nous sommes tous d'accord que l'homosexualité à l'antique était très différente de celle d'aujourd'hui. C'était une sorte d'amitié poussée entre personnes d'âges différents ; la dimension pédagogique était importante : le plus âgé formait le plus jeune. D'ailleurs, j'avais lu un article qui expliquait que Sapho aurait été une sorte de formatrice de jeunes filles. Votre texte, lui, est ancré dans l'imaginaire du XIXe s., la glorification de la damnation et de la marginalisation sociale par le « vice » (sexe, alcool etc.). Vous avez fait le Baudelaire. Je pourrais dire beaucoup plus de choses mais d'autres commentateurs l'ont fait avant moi : il n'y a guère d'opinion qui me précède et que je rejetterais. |
| Mokhtar
13/4/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Je n'ai pu me résoudre à commenter ce poème en espace lecture, car si le titre et les deux derniers vers (superbes) laissaient supposer UNE narratrice, l'érotisme un peu torride du texte me semblait nettement masculin. Le vocabulaire, les...points d'intérêts...("pétrir tes hanches" "ventre docile"...) ne me paraissaient pas teintés de sensualité féminine (pour le peu que j'en connaisse ou que j'en puisse imaginer).
Aussi le commentaire de Cristale qui corrobore mon impression (avec expertise ?) m'incite à confirmer mon sentiment équivoque. Cela n'entame pas mon admiration pour la qualité d'écriture dont l'érotisme sait se parer d'une couleur poétique raffinée. Pour rire : remplaçons le titre par "l’infidélité", et l'avant dernier mot par "âmes" ...et je n'ai plus rien à objecter. |




