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| LeChevalier
14/4/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Je salue l'intention : poétiser les avancées scientifiques. C'est quelque chose qui a déjà été fait, notamment par Hugo, qui dit, quelque part dans La Légende des siècles :
« Je suis Platon, je vois ; je suis Newton, je trouve. » Ici, le poète a choisi pour personnage principal l'électron, sans jamais le nommer. C'est celui qui tourne (si on en croit le modèle planétaire de Rutherford) autour du proton. Dans la première strophe, l'homme ne comprend pas encore à quoi pourrait bien lui servir cette particule élémentaire. Dans la deuxième, on commence à évoquer des utilisations (le tube cathodique) ; après une brève carrière dans la musique pop (et je suis vraiment content que l'auteur ait appliqué le terme d' « idoles frivoles » à Lennon et Madonna !), l'électron va dans les écrans. La troisième strophe est celle que j'ai bien aimé. Il y a une vraie envolée quand on évoque les premiers appareils électroniques au sens moderne ; j'aime cette évocation de la « terre promise », la première mention de Prométhée, la gradations « les chercheurs, les savants, ces voleurs de secrets » ! Les deux strophes précédentes étaient plutôt fastidieuses dans leur tentative de raconter ; ici, on commence à rêver. L'électron prend vie, les verbes se multiplient... enfin, c'est beau. Cela continue dans la dernière strophe. Le vers isolé « Il ne connaît de loi que celle du forban » est particulièrement bon. Il saisit en peu de mots ce « far ouest » qu'est Internet. La suite devient plus menaçante, le doute apparaît, exprimé si bien dans la question finale. Pour résumer, je trouve que le poème est audacieux et que, malgré la lourdeur des deux premières strophes, le lecteur est payé d'une bonne expérience dans les deux strophes suivantes. Celles-ci sont nettement plus lyriques ; l'auteur a tiré un bon parti de la structure des sixains, composés de deux tercets. Je trouve que la musicalité aurait gagné si le dernier vers de chaque tercet était plus court (par exemple un octosyllabe ou même un hexasyllabe). |
| Passant75
30/3/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Le poème propose une réflexion sur le progrès scientifique à travers le cheminement d’un électron. Présenté à son apparition comme un « enfant désemparé », il évolue, aux origines de la physique moderne, dans un univers marqué par Albert Einstein et Niels Bohr.
La science, symbolisée par cet électron, progresse rapidement, passant par la culture de masse, illustrée par la télévision, ainsi que par John Lennon et Madonna, étape considérée comme superficielle. L’électron-ique gagne en puissance pour atteindre un univers numérique illimité, symbolisé par les « réseaux » et la « toile ». La référence à Internet saute aux yeux ! Le texte montre que le progrès peut échapper à l’homme. Il souligne l’ambivalence du savoir, à la fois conquête et danger. On peut aussi songer au mythe de Frankenstein qui renforce l’idée que le créateur peut être dépassé par sa propre création. Au final, offrant une vision fascinante mais inquiétante, le poème propose une réflexion sur les limites du progrès et sur la place de l’homme face à ses inventions. L’intelligence artificielle pourrait-elle un jour s’affranchir de la conscience humaine ? Le savoir, indispensable mais pas toujours contrôlable, pourrait laisser les hommes « orphelins » de leur propre maîtrise. |
| Cristale
6/4/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Prométhée a volé le feu aux dieux, ce pour quoi il fut puni et non pour l'avoir donné aux hommes...et l'homme qui se prend pour un dieu offre sa conscience à des machines qu'il crée à son image. On en revient au départ :
" Einstein n’acceptait pas sa rebelle indolence, Son refus de l’effort en pleine adolescence" Amusée par le mélange hétéroclite de dieux anciens, de maîtres de la relativité, de génie de la physique quantique et d'idoles modernes je n'en ai pas moins admiré l'écriture et la mise en forme de ces sizains. Une lecture intéressante et agréable pour un texte qu'il n'a pas dû être aisé d'écrire. L'homme, électron libre ou prisonnier de ses certitudes ? Cristale en espace lecture |
| Boutet
14/4/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Un bon poème qui démocratise la Science en partant des Dieux jusqu'au commun des mortels. En marquant ses qualités et ses dangers, les vers en explorent toutes les possibilités.
A l'être humain de s'en servir à bon escient ce qui arrive quelques fois. |
| Provencao
14/4/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Bonjour Luron,
Votre poésie se tient au centre de cette équivocité de la connaissance. Car la science n’est ni peine ni parée, elle est... Comme si l'histoire des neutrons, protons...était déjà tout entière écrite avant le début des temps. Votre écriture se tient devant le secret du monde, là où l’atome devient convenance et où le composant devient subdivision. Ces Orphelins de Prométhée se trouvent là où l'on voit où l'on perçoit, le cheminement habile des secrets, des décrets à travers les formes, en les rendant ainsi opalescents aux yeux des autres.... Une poésie très originale. Au plaisir de vous lire, Cordialement |
| Robot
14/4/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Ce poème nous rappelle cette erreur commune qui fait croire que la science serait systématiquement signe de progrès. La science, découverte de la réalité cachée, n'est qu'un outil entre les mains de l'humanité dont elle peut se servir pour le bon ou le mauvais usage.
Entre humour et réflexion un texte fort intéressant. |
| papipoete
14/4/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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bonjour Luron
Mythologie comme physique quantique, ne font pas bon ménage sous ma toison, aussi bien que remuant mes neurones j'ai du mal à m'exprimer sur ces lignes. Aux prémisses de la technique électronique bionique, un savant découvrit comment faire pour envahir un cerveau et le modeler à loisir. - On pourrait écouter de la musique capturée sur une scène, dans un studio, et la ramener chez soi - on pourrait s'arroger une zone terrienne, sans vergogne en ne bougeant pas d'un fauteuil - on pourrait acheter un savant, qui saurait fabriquer une bombe ( contre un pardon de ses péchés... ) - on pourrait, à travers un magnat US, un Tsar conquérir le monde, le pétrir à son idée sans juge ni loi NB je résonne en tant qu'homme en pleine indolence, qui ne sait pas grand chose, mais réalise que la machine à protons, à neutrons, à photons si elle engendra du Bien, du Confort, de la Liberté, créa aussi des " voleurs de secrets, même les plus intimes, des Attila et autres Adolphe " l'ultime strophe me fait tourner les yeux, vers un golf de Mar A Lago, où l'on peut voir un super tricheur, qui ne supporte pas de perdre... cette strophe a ma préférence. la forme Classique ne doit pas être bien loin, dans ces alexandrins auxquels je ne trouve pas de faute ? PS que l'auteur me pardonne, si je suis à des années lumière de son idée. |




