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| Curwwod
29/3/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Une jolie et légère évocation du moment exaltant où la nature reprend vie. La lumière revient après les périodes obscures, les couleurs du roux passent au vert tendre, au jaune d'or de vos mimosas. Mais cette subtile harmonie reste fragile, le beau temps reste sujet à des rechutes de mélancolie. Comme quoi il ne faut jamais penser que le bonheur est un état immuable.
Je suis tout de même peu perplexe devant l'emploi de "déambule" plutôt prosaïque associé à la notion de beauté. |
| Passant75
29/3/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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Ce poème sur le printemps repose sur une opposition classique avec l’hiver, présenté comme un « vieux grabataire » et un « tyran », tandis que le printemps apparaît joyeux et vivant, associé aux « couleurs » et à la danse. Cette personnification rend le texte accessible, mais elle reste assez conventionnelle.
Le texte utilise un champ lexical simple de la nature, « mimosas s'allument », « branches qui ploient », « pétales s'envolent », qui crée une atmosphère visuelle agréable. Cependant, certaines images sont maladroites, comme « les passereaux fleurissent », ce qui donne une impression de naïveté, voire de confusion. Enfin, le dernier quatrain apporte une nuance intéressante, le passage d’un nuage interrompt la joie et rappelle la fragilité du printemps. Cette chute plus sombre donne un peu de profondeur à un ensemble autrement assez attendu. Au final, il s’agit d’un poème fluide, mais peu original, dont la fin relève légèrement l’intérêt. |
| papipoete
31/3/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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contemporain
ne serait-ce que pour ce quatrain " Les passereaux fleurissent.....farandole " je viens sous ce poème si délicat. NB j'aime beaucoup ce tableau champêtre, où les lignes sont touches de peinture. On se contentera d'assonances, mais c'est dommage de ne pas viser au moins le " néo-classique " papipoète |
| Robot
31/3/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
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Un poème d'expression simple qui n'a pas à rougir de sa simplicité.
Quelques images et métaphores ornent ces quatrains. Au second quatrain allument ne rime pas avec déambule. alors que ça rime dans tous les autres quatrains sans que les rimes soient extraordinaires. Un travail honnête. |
| Luron
3/4/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Toute la splendeur de la poésie est dans ce quatrain :
Les passereaux fleurissent, Leurs pétales s’envolent Et le printemps complice Danse une farandole. L'hexasyllabe convient parfaitement à cette légèreté. Le passereau devient une fleur et la pétale une plume. Les mots "s'allument, flamboient, ronde, farandole" s'élèvent dans l'air comme un parfum. Ronsard ne soit pas jaloux, ton talent est resté dans l'histoire. |
| Polza
7/4/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Votre poème m’a fait penser à ce genre désuet que l’on nomme reverdie et qui louait le retour du printemps.
J’ai plutôt bien aimé l’ensemble avec quelques réserves tout de même. « Les mimosas s’allument Et très vite ils flamboient ; La beauté déambule Dans les branches qui ploient. » j’ai moyennement aimé les mimosas s’allument, si je comprends l’image, je ne la trouve pas particulièrement poétique ou du moins assez percutante… le reste de la strophe me plaît. « Danse une farandole. Mais qu’un nuage passe Et la danse s’enlise Dans une épaisseur grasse Qui ne sait qu’être grise. » la répétition de « danse » ne me gêne pas plus que cela, elle me semble justifiée, par contre, je trouve que la dernière strophe est en complète contradiction avec l’exergue. On m’annonce une couleur qui nettoie la grisaille et je me retrouve avec une danse qui s’enlise dans une épaisseur grasse qui ne sait qu’être grise… On m’aurait donc menti à l’insu de mon plein gré ? |
| Lebarde
15/4/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
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Sur la forme ce petit poème en hexasyllabes sans prétention est rendu atypique par les rimes, toutes féminines qui justifient sa présentation assumée en contemporain.
Il reste néanmoins fluide et plaisant à lire malgré quelques télescopages de sonorités sans importance ("mimosas/s'allument ..."danse /s’enlise") "L'hiver", fut-il " le roi du monde" ou "Le tyran mis en terre," une affirmation qui appartient à l'auteur(e), se laisse déborder par un printemps flamboyant et conquérant avec "les mimosas qui s'allument", " Les passereaux qui fleurissent,/Leurs pétales qui s’envolent", mais pour autant la "farandole" de "couleurs " " s'enlise" au premier nuage qui passe et tout retombera dans la "grisaille". Ainsi va la vie, avec ses hauts et ses bas et rien n'est jamais acquis ni durable. C'est du moins ce que j'en retiens. Globalement j'aime assez cette simplicité dans les mots et l'écriture mais je coince sur les "appartenances "approximatives dans la troisième strophe. En EL Ed: Sept commentaires en EL ne seraient donc pas rédhibitoires, vous me voyez rassuré et encore bravo pour ce poème contemporain en hexasyllabes. |
| Cyrill
15/4/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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Salut Laurent-Paul.
Ce poème me fait l’effet d’une observation plus que d’une immersion. Il décrit le printemps comme un phénomène extérieur, presque impersonnel, sans laisser transparaître l’émotion ou du moins une subjectivité profonde. Même la menace du nuage gris, qui pourrait introduire une tension, est traitée avec une certaine froideur descriptive : « une épaisseur grasse Qui ne sait qu’être grise » … comme si le poète se contentait de constater, sans s’engager. Les vers courts tombent de façon abrupte et ne donnent guère d’espace à l’image. Ils me semblent moins chercher à faire vibrer qu’à énumérer, de manière presque clinique, les signes traditionnels du printemps. Les images telles que « Les mimosas [...] flamboient », « Les passereaux fleurissent », bien que renversant les stéréotypes, relèvent d’une rhétorique qui ne parviennent pas à transcender le cliché saisonnier. D’autres écrits de vous m’auront davantage convaincu. Au plaisir. |
| Provencao
15/4/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Bonjour Laurent-Paul,
J'ai bien aimé ces couleurs qui ne sont pas dans un milieu pré-acquis extérieur à la poésie ; elles sont façonnées, prescrites par le printemps et s'unissent à lui. La couleur n’accomplit pas ; elle éclot, elle perce, elle se peint en une nouvelle allégresse en lien à nos émotions et peurs... Au plaisir de vous lire, Cordialement |
| LeChevalier
15/4/2026
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Après « Hiver sale », qui se fermait sur le mot « grabataires », voici un poème sur le « Printemps » dont le premier mot à la rime est... « grabataire ». Nous sommes donc toujours dans l'ambiance morbide, au sens étymologique, puisque « morbus » veut dire « maladie » en latin. Il ne me semble pas logique de lire ce texte sans prendre en compte celui qui l'a précédé. Voilà pourquoi je me suis refusé à laisser un commentaire en Espace lecture.
Qu'en ressort-il ? Le poète se complaît (ou s'obstine ?) à nous offrir des visions laides de la nature et, chemin faisant, de la vie. Si dans « Hiver sale » aucun espoir de beauté ou d'optimisme n'était laissé au lecteur, ici c'est précisément « la torture par l'espérance » puisque les trois premiers quatrains présentent des images de la vie, de la joie : « font la ronde », « farandole », « s'allument », « fleurissent »... Mais... le dernier quatrain commence avec ce « mais » qui replonge le lecteur dans la boue : « s'enlise », « grasse », « grise ». Ambiance que je n'aime résolument pas et c'est en partie dû à la récurrence du motif de la laideur dans l'oeuvre de l'auteur. Je vois que d'autres commentateurs ont repéré une rime approximative. Je ne sais pas si cela peut compter pour un défaut dans la rubrique « contemporain ». Cependant, je m'étonne des passereaux qui fleurissent. N'est-ce des oiseaux ? J'ai cherché s'il y avait une plante du même nom, mais je n'ai pas trouvé. Si l'idée était de faire une métaphore, je trouve cela plutôt raté. |
| Marite
15/4/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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Ce poème nous offre un souffle printanier léger mais trop succint à mon goût quant à ses effets sur la nature : deux quatrains seulement sur les quatre. A peine sorti de la morosité de l'hiver, le dernier quatrain nous y fait retomber, pas vraiment le temps d'être "emporté" par la lumière, la beauté et la danse. C'est dommage.
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| Ramana
18/4/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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"Mais qu’un nuage passe Et la danse s’enlise Dans une épaisseur grasse Qui ne sait qu’être grise." Eh oui ! Rien n'est jamais acquis à l'homme, ni ses hivers, ni ses printemps, alors mieux vaut apprécier autant que l'on peut de l'instant présent, sans comparer ce moment avec d'autres moments qui seraient meilleurs dans nos souvenirs, lesquels de toutes façons ne correspondent pas réellement aux réalités vécues. Le printemps venu, fleurissons comme vos passereaux sans nous poser de questions.
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