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| Passant75
24/3/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Proposant une réflexion morale et politique, ce poème mêle une vision sombre du monde actuel à une exhortation à la sagesse individuelle. L’ensemble s’inscrit dans une tradition classique proche du lyrisme engagé. Le registre soutenu et le vocabulaire recherché renforcent le ton sérieux et solennel du texte.
Le poème suit une progression claire, il dresse d’abord un constat pessimiste du monde, « l’horizon noircit », « l’ouragan se profile », puis dénonce l’hypocrisie et la manipulation, « loups habiles », « la main sur le cœur », avant de proposer la sagesse comme réponse. Les métaphores et symboles rendent le propos clair et cohérent. Savoir « fredonner la langue des oiseaux » n'est-ce pas chercher à entendre et comprendre le sens caché des mots et, par ailleurs, j’ai apprécié « la sagesse … est une île forte au tout milieu des eaux », belle métaphore pour présenter la sagesse comme la seule résistance possible face au chaos qui entoure. Au final, c’est un poème solide et structuré, cependant le texte adopte parfois un ton didactique, notamment à travers l’usage très fréquent de l’impératif, « Garde-toi », « sois comme Salomon », « Cueille dans ton jardin », « Garde la tête froide », « Laisse percer l’éclat », qui le rapproche du discours moral plus que de l’expression poétique. |
| Curwwod
25/3/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Un poème didactique qui exprime de façon fort imagée le jugement de l'auteur sur le spectacle affligeant que nous offre notre siècle. On y perçoit le rejet catégorique des attitudes anti écologistes, la pensée bien pensante propagée par les démagogues des tous poils, et toutes attitudes hypnotiques qui consistent à priver les individus de leur libre arbitre et d'une véritable liberté à force de langue de bois. Le remède ? La sagesse, la libre pensée, la tolérance, l'esprit critique, l'amour du vivant. Sera-ce suffisant? le pessimiste se plaît à en douter. Mais rien ne coûte d'essayer.
Un beau texte avec de belle images et un ton d'absolue sincérité. |
| LeChevalier
6/4/2026
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et
aime bien
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Je trouve la langue de son texte tourmentée d'une manière plutôt gauche. L'auteur n'hésite pas à employer toute sorte de licences : « le penser » à la place de « la pensée », cette inversion improbable qu'est « du roi les ennemis » (je ne suis pas sûr que cela ait pu se dire à quelque époque que ce soit). L'inversion du dernier vers me semble beaucoup plus tolérable (à moins qu'il ne s'agisse pas d'une inversion).
D'ailleurs, je m'aperçois maintenant que la première inversion peut être ramenée à la construction de la dernière : Où du roi l'on boutait (mettait ?) jadis les ennemis. Dans un océan de termes abstraits, le « saumon » vient vraiment mal à propos et la rime avec « Salomon » est (à mon avis !) comique. Pour la forme donc, je trouve que les licences sont trop brutales pour être récompensées par les nombreuses allitération (comme celle en « m » à la fin de la 4e strophe). Pour le fond, j'aime bien. Il faut dire aussi qu'on a du tout : la ville, des bastilles, des fleuves, Salomon lui-même, puis les oiseaux, l'océan, même l'amour (à la toute fin). C'est donc une sagesse très globale, très abstraite, qui s'applique, pour ainsi dire, partout. On nous met en garde contre les dangers (loups beaux parleurs -- ce qui change des renards -- tyrans despotique etc.). Poème, je dirais, très baroque, à la limite de la confusion. |
| Luron
30/3/2026
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aime beaucoup
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Ce texte décrit combien la société moderne par son « essaim de vétilles » et le verbe des « loups habiles » est capable de neutraliser le libre arbitre des individus et même de les manipuler inconsciemment. Ce tumulte étouffé de la communication dissout l’individu dans cette pesanteur ou « ombre tactile » si dense qu’il a l’impression de la toucher et de s’y baigner malgré lui.
Le vocabulaire est très riche pour décrire ce ressenti d’un « siècle prédateur » par ses divertissements superficiels et les discours démagogiques auquel le sujet n’adhère pas et se sent emprisonné dans une bastille virtuelle. La société le façonne suivant un modèle arbitraire qu’il n’a pas choisi. Quelle solution ? Il n’est plus possible de nager à contre-courant comme le saumon sauvage. Seule la sagesse est une « île forte » virtuelle qui peut le préserver sans s’isoler du monde comme Robinson Crusoé. Au contraire, le sujet reste debout face à « la fange » et lui oppose « l’éclat de cette flamme étrange ». De magnifiques images, de la profondeur et une philosophie qui me plait en proposant la résistance par la force de la sagesse individuelle et de la générosité sans la solution facile de s’extraire de la société. |
| Provencao
6/4/2026
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Bonjour Ramana,
"Vois, l’horizon noircit, l’ouragan se profile. Au ventre des cités vient une pesanteur, Un soupir étouffé qui, dans l’ombre tactile, Accuse le tourment d’un siècle prédateur" Mon quatrain préféré où j'y ai lu me semble t-il que ce nous ressentons en nous créant nous-mêmes, c'est notre contribution d'invention d'un tout qui est préexistant à nous et qui nous inonde de toutes parts. Se créer soi-même est pour tout un chacun le secret d'outrepasser sa finitude et de rallier l’éther. Le mot-clé qui illumine l'éclat de cette flamme est véritablement le mot Sagesse. J'ai beaucoup aimé votre poésie qui fait sens avec moi. Au plaisir de vous lire, Cordialement |
| Boutet
6/4/2026
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aboutie
et
aime bien
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Joli poème néo-classique, il est vrai que de plus en plus à notre époque, si l'on sort des sentiers battus, on est vite catalogué de toute une sorte de chose. La pensée doit être unitaire en suivant celle du pouvoir en place et malheur à celui qui ne s'y plie pas. Nous eûmes les rois, nous avons les présidents mais il n'y a que le nom qui change. J'aime bien la corrélation avec la nature dans les derniers quatrains.
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| papipoete
6/4/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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bonjour Ramana
Toi, qui croyais encore à la Paix, et ses serviteurs, méfie-toi et ne fonce pas tête baissée ! Ils étaient agneaux dans leur coeur, l'on put les suivre jusqu'au bout du monde, les yeux fermés. Les voilà aux commandes d'un pays, dont la puissance est gigantesque ; ils ont revêtu des aubes blanches pour mieux prêcher, et dans leurs filets tant de naïfs suffoquent, sous le mensonge cruelle désillusion. Même un ministre de la " Guerre Sainte " au 21é siècle, s'est auto proclamé... NB un texte bien tourné pour clamer la prudence, sous les diatribes menteuses, les appels à la haine, et ces " loups habiles au verbe trop obligeant pour être de vertu " Les infos du monde tombent, en direct ou léger différé, et montrent la toute puissance de ces " rois du monde ", ou leurs apprentis sorcier ; malheur à qui leur donneront un blanc seing ! L'avant dernière strophe si pleine sagesse, est mon passage préféré, alors que sa suivante nous conforte dans cet esprit de SAGESSE. Sans citer de lieu, de méridien, on voit clairement où peut se situer ce récit, où s'ériger de nouvelles " bastilles " techniquement, une paille dut se glisser parme vos alexandrins, que je vois sans faute, pour ne pas prétendre au Classique. |
| Corto
6/4/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Voici un poème qui " fait du bien ".
A notre époque où l'on attend surtout des surprises déplorables, où l'on entend chaque jour un cocktail de décomptes macabres, d'agressions, de rodomontades, bref de souffrances ou de sottises multiples, ce poème vient nous " rappeler à l'homme ". Il serait long de détailler tous les passages qui excellent. Grand Bravo particulier pour l'avant-dernier quatrain et grand sourire complice pour les deux derniers vers. Le soleil sera plus gai aujourd'hui... |





