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| Passant75
25/7/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
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Que dire sans être désobligeant ? En premier lieu, le non-respect des rimes dans les tercets constitue, à mes yeux, un défaut qui devrait écarter ce sonnet de la catégorie néo-classique. En second lieu, la profusion de formules telles que « velours funèbre », « poison de ténèbres », « glas étincelant », « rouille fiévreuse » ou « miel fatal » produit davantage un effet d'accumulation que de véritable fluidité poétique. On peut chercher à construire des expressions s’inspirant des « Fleurs du Mal », sans devenir Baudelaire pour autant !
Pour ma part, j'y ai surtout vu une succession de motifs plus ou moins attendus autour de la mort et du désespoir. J'ai eu le sentiment de lire un texte qui privilégie les effets de style à l'émotion. Aussi, sans aller jusqu’à dire que tout cela m’a semblé artificiel, je suis resté à distance de ce poème qui ne m'a pas véritablement touché. |
| Vincent
9/8/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Lorsque je lis le sonnet et le premier commentaire
J'ai un désir profond de m'excuser d'être parmi vous Ce n'est pas demain la veille que j'écrirais et oserai commenter ainsi Bien sur je n'ai jamais fait de scolarité ceci expliquant cela Personnellement je ne sais pas si je peux me permettre de dire Que j'ai été très ému par ce sonnet comme on dit |
| Provencao
9/8/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Bonjour BlaseSaintLuc,
J'ai bien aimé ce choix que vous nous proposez en partant de l'éclat produit " Les couleurs du destin sont un velours funèbre" et non de ce qui le produit. Ici, ce n’est pas la vérité qu’il s’agit de discerner, mais l'imagé, le sensible... Et ce n’est pas dans un jugement, mais dans une émotion, une impression, en confiant cette spécificité de la poésie. Au plaisir de vous lire, Cordialement |
| Robot
9/8/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Mes commentaires se font de plus en plus rares mais quand je lis un poème comme celui-ci je ne peux m'empêcher de dire combien il m'a touché par la profondeur de sa réflexion et l'intensité de ces images. Et quand je lis un contemporain de cette qualité je me dis qu'il vaut mieux un texte excellent dans cette catégorie qu'un mauvais classique.
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| Pussicat
9/8/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Pourquoi ce texte a retenu mon attention ? Par sa construction, c’est du contemporain qui utilise une forme, suit des règles (sonnet), mais comme c’est du contemporain, il peut s’en affranchir, des règles, donc l’audace. Même si je relève quelques clins d’œil racoleurs (un peu lourds ?) dans le choix des métaphores.
"Les couleurs du destin sont un velours funèbre Où mon cœur, dévoyé, cherche un souffle brûlant." La quête sur le thème : je sais ce que demain sera, mon présent même - pavé de miroirs aux alouettes, me l’avoue. "Et l’horloge, en versant son poison de ténèbres, Frappe mes jours flétris d’un glas étincelant." Le temps qui passe laisse les traces « d’un glas étincelant », oxymore superflu ou bien ? "L’acier clair, engendré par l’heure vénéneuse, Ouvre en moi les jardins d’une sombre beauté ;" Sans trop en dire, le lecteur semble saisir de quoi il est question ; paradis artificiels, offrez-moi fruits et promesse(s) – et par la voie la plus extrême, s’il vous plaît ! "Et mon sang, parfumé d’une rouille fiévreuse, Distille un miel fatal que nul n’a su dompter." Et voilà le miel qui fait son chemin… mais est-il si doux ? "Dans la poussière d’or où s’effondre ma vie, Mon râle se confond aux échos de la nuit. Rien ne peut apaiser la sentence des limbes ;" Malgré ses attraits, la promesse n’est qu’illusion, et reviennent les ombres, et recommence la tension. "Et lorsque s’éteindra ma dernière lueur, Je laisserai flotter, comme un parfum trompeur, L’ombre d’un ange mort sur le seuil des abîmes." Cela finit donc toujours ainsi ? Ne peut-on s’arrêter au seuil de l’abîme, faire demi tour ? L'Homme est un ange déchu qui trouvera sur sa route obstacles et miroirs ; comment poursuivre ? Chacun sa recette... Un texte sombre, sans voies de secours, de recours... la fin est annoncée. A bientôt de vous lire, |
| Polza
9/8/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Il est toujours délicat d’écrire ce genre de poème sur fond de crise existentielle, on peut vite tomber dans la caricature…
Je trouve que vous avez évité cet écueil avec habilité. « Les couleurs du destin sont un velours funèbre Où mon cœur, dévoyé, cherche un souffle brûlant. » J’ai bien aimé l’introduction, je suis tout de suite rentré dans le vif du sujet, la sorte d’oxymore « velours funèbre » me plaît bien… « Et l’horloge, en versant son poison de ténèbres, Frappe mes jours flétris d’un glas étincelant. » C’est judicieux d’avoir choisi l’horloge pour évoquer le temps. Si vous aviez choisi le temps à la place, ça vous aurait donné un plutôt disgracieux « an/an/an » avec « Et le temps, en versant » « L’acier clair, engendré par l’heure vénéneuse, Ouvre en moi les jardins d’une sombre beauté ; Et mon sang, parfumé d’une rouille fiévreuse, Distille un miel fatal que nul n’a su dompter. » Je ne suis pas sûr d’avoir complètement saisi la métaphore à propos de « L’acier clair », mais j’ai néanmoins apprécié ce quatrain… « Et lorsque s’éteindra ma dernière lueur, Je laisserai flotter, comme un parfum trompeur, L’ombre d’un ange mort sur le seuil des abîmes. » J’émets une minuscule réserve sur « s’éteindra ma dernière lueur », je trouve le verbe « s’éteindre » plutôt convenu, j’aurais aimé quelque chose de plus imagé… « L’ombre d’un ange mort sur le seuil des abîmes. » Très belle conclusion, le fait de faire « rimer » limbes avec abîmes est astucieux je trouve, si l’on enlève le A d’abîmes et le L de limbes, on a exactement les mêmes lettres qui restent dans le désordre… C’est le genre de poème qui me plaît, je ressens quelque chose de profond, comme un abîme ! |
| Myndie
9/8/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour BSL,
Je suis bien d'accord avec Robot : en contemporain, le poème peut s'affranchir d'un classicisme qu'il n'a pas dans la forme et pour autant s'inscrire dans la droite lignée du romantisme noir de Baudelaire. C'est un poème fort, envoûtant, qui traduit très bien le sentiment de l'agonie et le spleen qui en découle. Il y a une tension perceptible qui résulte du contraste entre la beauté des choses et le sentiment de déliquescence physique et intellectuelle (je crois qu'on appelle ça un chiasme en langage « figure de style »). Et surtout, ce qui m'a vraiment séduite, c'est le traitement de la temporalité ; dans ces vers, l'horloge ne fait pas que marquer le temps qui passe, elle distille du poison. Et la vie s'effondre « dans la poussière d'or ». Je trouve que c'est une très belle image pour illustrer sa propre décadence. Ma seule remarque concerne le vocabulaire, très traditionnel. Par exemple ces termes « ténèbres », « glas », « ange mort » plutôt codés ; il me semble que des métaphores, par exemple, auraient apporté une touche de singularité et d'inattendu et que le poème aurait gagné en intensité. Mais c'est déjà très bien. |




