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| Donaldo75
29/7/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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J'aime bien la constellation d'Orion. Rigel et Betelgeuse en sont les phares. Bon, je m'égare.
"Une nuit endormi venant de nulle part un piano désolé prisonnier enfermé à clé d’ut cloîtrant la porte jouait « Tristesse » de Chopin" Je sens que l'auteur de cette poésie aime Chopin, la musique en général et le piano en particulier. La mention à la clé d'ut est bien trouvée et confirme les connaissances de l'auteur en solfège ainsi que sa vision poétique de la portée. Et c'est un peu tout le poème qui bénéficie de cette poésie, sans alourdir l'ensemble avec des références et de la culture que les lecteurs non initiés ne comprendraient pas. Bravo ! |
| Cyrill
29/7/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Je relis ce poème ‘quand soudain’ je me rends compte que Barbara n’est pas loin avec son ‘Aigle noir’.
« Quand soudain, semblant crever le ciel Et venant de nulle part » devient ici : «Quand soudain un matin venant de nulle part » Il y a aussi « les yeux couleur rubis » à rapprocher de « à ses doigts un rubis ». L’inspiration semble évidente, peut-être involontaire, mais l’exergue qui évoque un «un piano noir dans un environnement noir » ne fait que renforcer mon impression de voir derrière cette mise en scène la‘ grande dame brune’. Avec peu ou prou la même métrique rythmant chanson et poème. Sur la page, la vue d’ensemble du poème me fait penser à la gamme chromatique sur le clavier, noires et blanches distribuées selon la longueur du vers. J’aime bien ce visuel et la promesse d’une illustration me rend curieux. Non pas de l’auteur parce que je l’ai démasqué facilement, hé hé. L’humeur du locuteur fait un glissando de « Tristesse » de Chopin jusqu’à « la valse de l’Orient » en passant par des « airs des oasis ». Toute une palette de sentiments qui se termine de façon lumineuse avec la constellation d’Orion. Un poème tout en nuances où l’imaginaire n’est pas en reste, finement exposé. |
| Cristale
9/8/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Pourquoi si peu de commentaires ? De quoi faire pleurer la plume comme pleure de solitude ce piano.
Voici sous mes yeux ce matin un poème très musical, une lecture d'une grande fluidité, comme souvent chez l'auteur mélomane dont les vers évoquent, en suivant leur tempo, les chefs-d'œuvre de l'immense compositeur. J'aime, entre autres aussi douces et douloureuses strophes : "Clair-obscur glissando envoûtant mon ennui d’un passé nonchalant et pourtant trébuchant sur la croche de l’accroche au mur des souvenirs" Le piano et le vocabulaire de la musique deviennent les voix d’un passé marqué par l’absence et l’exil. J’aime particulièrement la chute, avec le « Requiem » d’Orion, qui donne au souvenir une dimension cosmique et mystérieuse. Si je connais la constellation d'Orion, j'ignorais, et merci pour ce "détail" d'importance qui accompagne l'image, (un piano noir dans le noir) que c'est également le nom d'"un vieux château béarnais du XVIIe siècle dans la grange duquel est entreposé le piano." Merci Damy pour ce plaisir de lecture. ... et bravo à l'artiste qui a peint ce tableau ! |
| Mokhtar
10/8/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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C’est le festival d’Orion, avec sa programmation musicale, qui a offert à l’auteur le cadre de son inspiration. Après quelques recherches, j’ai découvert qu’en 2025, le quatuor Armaga, ensemble à cordes, y a notamment interprété le Requiem de Mozart. Le poète Henri de Régnier dédia à Madeleine Reclus, logeant au château, un poème avec cette phrase : « J’aime votre maison qui porte un nom d’étoile, cet Orion qui illumine vos yeux [...] ». Ce poème a-t-il contribué à nourrir l’imaginaire de Damy ?
Il me manque quelques clés pour me raccrocher à une réalité suggérée, et notamment pour les passages évoquant « l’air des oasis » ou « la valse de l’Orient », faisant plus penser à des évocations personnelles qu’à des circonstances touchant l’histoire ou l’activité culturelle du château. D’ailleurs, je suis quasiment persuadé que ce texte est une sorte de transposition poétique d’une douleur dissimulée pouvant être personnelle et intime, plutôt que de concerner un épisode biographique d’une célébrité du lieu. L’idée d’un drame baigne ce texte : l’aigle noir tel un présage, le piano « enfermé », « tristesse de Chopin », l’« absence du maître », le « passé trébuchant au mur des souvenirs », le rubis (éclat rouge = sang), le « mirage abreuvant l’exil » et pour finir le requiem, qui porte le deuil et la mémoire de disparus. Je trouve l’écriture d’une grande élégance. Avec des mots simples, mais choisis et agencés avec un soin poétique remarquable, le texte mandate la musique pour porter un chagrin prégnant, une histoire silencieuse. La majorité des verbes utilisés expriment une souffrance, dans une sorte de transposition lyrique qui enchâsse la douleur comme pour la mettre à distance. Le point d’orgue étant l’évocation du Requiem final, œuvre magistrale qui projette l’esprit dans le cosmos, comme en hommage solennel à ceux dont le souvenir, ou l’âme pour certains, continue d’errer sans fin dans les constellations de la mémoire. On est presque dans le métaphysique, avec une sorte de sanctification de la douleur |






