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| Passant75
21/7/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bien que ce poème se présente dans la catégorie de la Poésie libre, il est porté par une musicalité d’autant plus travaillée qu’elle s'appuie souvent sur des rythmes d'alexandrins ou d’hexasyllabes. Par ailleurs, sans jamais tomber dans le pathos, le poème parle de l’absence en privilégiant une langue simple, fluide et délicate.
J'ai été particulièrement frappé par la manière dont la simple lettre « Y » commence par donner naissance à des images pour enfin devenir un prénom. Ensuite, la progression vers un univers plus sombre, marqué par le silence, le froid et l'immobilité, traduit avec beaucoup de pudeur l'expérience du deuil. Sans jamais céder à l'emphase, je trouve que ce poème parvient à exprimer l'absence avec une émotion retenue qui le rend d'autant plus poignant. |
| AMitizix
10/8/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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J’aime beaucoup ce poème.
Le ton est juste et poétique. Ce n’est pas évident pour ce genre de production, et c’est très maîtrisé. Pour ma part, je suis vraiment convaincu et touché par cet hommage. Le ton rêveur et mélancolique du texte est très bien amorcé dès le premier vers, avec cette réflexion très poétique dans sa belle naïveté sur le « Y », et la suite est tout aussi prenante. Le rythme du texte, avec cette hésitation entre l’alexandrin et l’hexasyllabe est très fluide (on en remarque à peine la régularité à la première lecture), et le tout se lit facilement. Evidemment, le dix-septième vers et ses deux pieds, éclaircissant le demi-mystère du début, en ressort d’autant plus fortement. Et c’est efficace aussi pour marquer une certaine avancée dans le poème, qui prend peu à peu de la hauteur, de l’initiale du prénom à l’évocation du vide terrible de la disparition, en passant par les vêtements, les souvenirs mobiliers, puis la prison du temps. AMitizix, en EL PS : L’exergue me plaît aussi, issu d’un poème (et d’un poète) que je ne connaissais pas, et qui me rappelle Lamartine : « Objets inanimés, avez-vous donc une âme… ». |
| Ramana
10/8/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Magnifique poésie, moi qui boude généralement la "poésie libre", celle-ci est de nature à ma la faire découvrir. Les images sont fortes, et les alternances 12/6 me vont bien (sauf pour le "Yvette" qui se suffit à lui-même), moi qui ne jure que par la musique des rythmes. J'aime l'évocation de l'absence à partir des objets de la vie ordinaire, et quid de cette absence d'un Y qu'on eu pu prendre comme un chromosome arraché à son double !
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| Provencao
10/8/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour Myndie,
J'ai beaucoup aimé votre poésie qui s’offre dès lors comme un éther ponctué de fragiles et comme celui de l’instance renouvelé de les délineer, pour accéder à ce froid immobile, tel ces vers délicats et profonds: " Et rien ne nous arrache à ce froid immobile, à ces limbes obscurs que nulle aube jamais ne viendra contester au silence de givre. " Au plaisir de vous lire, Cordialement . |
| Polza
10/8/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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J’ai fait quelques recherches avant de commencer à écrire mon commentaire.
Faut dire que je ne parle pas un mot d’allemand, à part je t’aime, attention, au revoir et sûrement quelques autres, mais ça s’arrête là ! C’est dommage parce que la littérature allemande ou autrichienne regorge d’auteurs que j’affectionne particulièrement… Le titre de ce poème de Joseph von Eichendorff qui a la particularité de n’avoir qu’un seul quatrain est « Wünschelrute » qui selon le traducteur Google veut dire baguette de sourcier… En découvrant cela et après avoir lu plusieurs fois ton poème, j’ai compris que tu avais « travaillé » ce dernier à la perfection (je ne plaisante pas). Je pense que chaque mot a été réfléchi pour qu’il ait sa juste place dans ce poème, à commencer par l’exergue qui correspond parfaitement au thème. Non seulement cet exergue annonce un segment de l’idée qui va être développée, mais en plus, il prépare sans que le lecteur ou la lectrice ne s’en rende spécialement compte la venue du titre, « Y », Y qui ne sera pas seulement présent à travers le prénom de l’absente, mais également à travers d’autres éléments, objets, images… En commençant (et c’est où je voulais en venir) par cette baguette de sourcier « Wünschelrute » justement en forme de Y, c’est d’une profonde intelligence, l’exergue se confond au poème, ça me donne l’impression que l’un ne peut exister sans l’autre, j’imagine que Joseph von Eichendorff aurait grandement apprécié ton poème en le voyant associé au sien… « Il me reste de toi cette voyelle ouverte, comme un arbre à deux branches, deux chemins qui s’élancent, un ru qui se sépare ou le tracé parfait de tes bras accueillants. Petite pousse d’if, ce sifflement léger, » Presque tout dans ces vers rappelle le Y sans que le lecteur que je suis arrive à saturation, c’est savamment dosé je trouve. Je ne pense pas qu’il faille chercher de ce côté, mais pour le ru, j’ai pensé à la rivière, L’Yvette et l’un de ces circuits pédestres, celui qui va de l’Yvette au ru des paradis… « ou le tracé parfait de tes bras accueillants. » J’ai trouvé cela très imagé et poétique, surtout quand je comprendrai plus bas l’absence et le manque… Je ne connaissais pas l’origine du mot Yvette, aussi, avant de chercher, j’ai essayé de réfléchir un peu. Les suffixes en « ette » veulent dire petite, et je me suis dit que le V « Yv » pouvait sonner comme un F en poésie, il y a équivalence sur la consonne d’appui, donc ça ferait petit (« petite ») if… Ensuite j’ai cherché : « Yvette tient son origine étymologique de l’allemand « Iwa », qui signifie « f » »… « Petite pousse d’if, ce sifflement léger, murmure qui se perd aux battements des portes, ce n’est plus un prénom, c’est une étoffe ancienne, la fraîcheur du lin pur au pli d’un tablier que je secoue au vent pour en chasser l’absence. » C’est terriblement poétique et d’une beauté empoignante… « Je traque ton regard dans l’éphémère éclat des vitres de janvier, l’empreinte de ta main qui savait retenir la fêlure des choses, » Idem, ce « qui savait retenir la fêlure des choses « est somptueux… « Rien ne vibrera plus au-delà de la pièce Et rien ne nous arrache à ce froid immobile, à ces limbes obscurs que nulle aube jamais ne viendra contester au silence de givre. » Je ne vais pas être original, mais encore et toujours tristement sublime. Hors exergue, ce poème commence par un « Y », j’ai presque envie de dire qu’il se termine par la même lettre si je prends ce silence de givre et que je le pose sur la lame d’un microscope… Ce poème évoque la perte d’un proche avec beaucoup de délicatesse, de beauté, de fragilité… Si j’avais trouvé à redire à propos de n’importe quel passage, je te l’aurais sincèrement fait savoir, mais ce n’est pas le cas, tout est parfait en ce qui me concerne dans ce poème, regrettablement et tristement parfait… |
| rendu
10/8/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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bonjour
Un joli poème à partir de pas grand chose finalement, une simple voyelle l'Y. J'aime bien le déroulement que sa forme et ses souvenirs génèrent chez l'auteur. Je traque ton regard dans l'éphémère éclat des vitres de janvier, l'empreinte de ta main qui savait retenir la fêlure des choses, ce calme souverain qui devançait l'orage, ta force en héritage. C'est mon passage préféré. |
| Pussicat
11/8/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Comment écrire la perte, comment mettre en mots ce qui n’est plus que souvenirs, odeurs, couleurs, sensations, appels, rappels, lumières, contours, ombres, visions, ricochets, poussières, particules… comment combler cet espace, de quoi ?
Il m’est difficile de pousser un commentaire plus avant pour raisons personnelles, aussi je tenais à te dire que je suis restée un long moment silencieuse devant ton texte lu, comme retenue, tenue en moi-même, accrochée pour ne pas dériver, bordée pour ne pas exploser ; âme-sonnée. Il existe des expériences de lecture qui passent l’interprétation, l’explication des ressentis, la notation des accords, désaccords. Il existe des expériences de lecture éprouvantes dans la simplicité de l’évidente beauté qu’elle renvoie ; ton texte est de ceux-là. Merci, A bientôt de te lire |
| Cristale
11/8/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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"Petite pousse d'if, ce sifflement léger,
murmure qui se perd aux battements des portes, ce n'est plus un prénom, c'est une étoffe ancienne, la fraîcheur du lin pur au pli d'un tablier que je secoue au vent pour en chasser l'absence." Bonjour Myndie, Autant de poésie dans un seul poème ça devrait être interdit pour cause de trop de sensations ressenties par la pauvre lectrice au coeur débordant d'émotion que je suis. Et je n'ai pas tout recopié car le poème dans son intégralité, sur ce si joli rythme d'hexasyllabes et d'alexandrins qui en feraient à mes yeux un excellent contemporain, le poème en son entier, dis-je n'est qu'images ravissantes et bouleversantes pastellisées avec des mots simples aux couleurs tellement explicites. Encore un peu : "et soudain je renonce et me fonds, minuscule, dans le silence épais, le poids sombre des meubles. Rien ne vibrera plus au-delà de la pièce" Là , c'est moi qui jette mon tablier. Myndie, faudra pas recommencer à me faire de telles émotions... quoi que... si, tu peux réitérer quand ta plume sera remise de ce qu'elle a écrit, c'est trop beau et j'en veux d'autres des comme ça. Il est des poèmes qui ne me laissent pas indifférente, "Y" est de ceux-là. Je n'en fais pas trop, je n'en dis pas trop, c'est juste ce que je pense, sincèrement. Dans un concours, "Y" remporterait la palme. |





