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Poésie libre
Myndie : Y
 Publié le 10/08/26  -  16 commentaires  -  1039 caractères  -  227 lectures    Autres textes du même auteur

« Schläft ein Lied in allen Dingen / Die da träumen fort und fort… »
(Un chant dort dans toutes les choses / Qui rêvent encore et toujours…)
Joseph von Eichendorff


Y



Il me reste de toi cette voyelle ouverte,
comme un arbre à deux branches,
deux chemins qui s'élancent,
un ru qui se sépare
ou le tracé parfait de tes bras accueillants.
Petite pousse d'if, ce sifflement léger,
murmure qui se perd aux battements des portes,
ce n'est plus un prénom, c'est une étoffe ancienne,
la fraîcheur du lin pur au pli d'un tablier
que je secoue au vent pour en chasser l'absence.
Je traque ton regard
dans l'éphémère éclat des vitres de janvier,
l'empreinte de ta main
qui savait retenir la fêlure des choses,
ce calme souverain qui devançait l'orage,
ta force en héritage.
Yvette.
Le fil muet des jours verrouille sa prison
et soudain je renonce et me fonds, minuscule,
dans le silence épais, le poids sombre des meubles.
Rien ne vibrera plus au-delà de la pièce
Et rien ne nous arrache
à ce froid immobile, à ces limbes obscurs
que nulle aube jamais
ne viendra contester au silence de givre.


 
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   Passant75   
21/7/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Bien que ce poème se présente dans la catégorie de la Poésie libre, il est porté par une musicalité d’autant plus travaillée qu’elle s'appuie souvent sur des rythmes d'alexandrins ou d’hexasyllabes. Par ailleurs, sans jamais tomber dans le pathos, le poème parle de l’absence en privilégiant une langue simple, fluide et délicate.

J'ai été particulièrement frappé par la manière dont la simple lettre « Y » commence par donner naissance à des images pour enfin devenir un prénom. Ensuite, la progression vers un univers plus sombre, marqué par le silence, le froid et l'immobilité, traduit avec beaucoup de pudeur l'expérience du deuil. Sans jamais céder à l'emphase, je trouve que ce poème parvient à exprimer l'absence avec une émotion retenue qui le rend d'autant plus poignant.

   AMitizix   
10/8/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
J’aime beaucoup ce poème.

Le ton est juste et poétique. Ce n’est pas évident pour ce genre de production, et c’est très maîtrisé. Pour ma part, je suis vraiment convaincu et touché par cet hommage.
Le ton rêveur et mélancolique du texte est très bien amorcé dès le premier vers, avec cette réflexion très poétique dans sa belle naïveté sur le « Y », et la suite est tout aussi prenante.
Le rythme du texte, avec cette hésitation entre l’alexandrin et l’hexasyllabe est très fluide (on en remarque à peine la régularité à la première lecture), et le tout se lit facilement. Evidemment, le dix-septième vers et ses deux pieds, éclaircissant le demi-mystère du début, en ressort d’autant plus fortement. Et c’est efficace aussi pour marquer une certaine avancée dans le poème, qui prend peu à peu de la hauteur, de l’initiale du prénom à l’évocation du vide terrible de la disparition, en passant par les vêtements, les souvenirs mobiliers, puis la prison du temps.

AMitizix, en EL

PS : L’exergue me plaît aussi, issu d’un poème (et d’un poète) que je ne connaissais pas, et qui me rappelle Lamartine : « Objets inanimés, avez-vous donc une âme… ».

   Ramana   
10/8/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Magnifique poésie, moi qui boude généralement la "poésie libre", celle-ci est de nature à ma la faire découvrir. Les images sont fortes, et les alternances 12/6 me vont bien (sauf pour le "Yvette" qui se suffit à lui-même), moi qui ne jure que par la musique des rythmes. J'aime l'évocation de l'absence à partir des objets de la vie ordinaire, et quid de cette absence d'un Y qu'on eu pu prendre comme un chromosome arraché à son double !

   Provencao   
10/8/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Bonjour Myndie,

J'ai beaucoup aimé votre poésie qui s’offre dès lors comme un éther ponctué de fragiles et comme
celui de l’instance renouvelé de les délineer, pour accéder à ce froid immobile, tel ces vers délicats et profonds:

" Et rien ne nous arrache
à ce froid immobile, à ces limbes obscurs
que nulle aube jamais
ne viendra contester au silence de givre. "

Au plaisir de vous lire,
Cordialement .

   Polza   
10/8/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
J’ai fait quelques recherches avant de commencer à écrire mon commentaire.
Faut dire que je ne parle pas un mot d’allemand, à part je t’aime, attention, au revoir et sûrement quelques autres, mais ça s’arrête là ! C’est dommage parce que la littérature allemande ou autrichienne regorge d’auteurs que j’affectionne particulièrement…

Le titre de ce poème de Joseph von Eichendorff qui a la particularité de n’avoir qu’un seul quatrain est « Wünschelrute » qui selon le traducteur Google veut dire baguette de sourcier…

En découvrant cela et après avoir lu plusieurs fois ton poème, j’ai compris que tu avais « travaillé » ce dernier à la perfection (je ne plaisante pas). Je pense que chaque mot a été réfléchi pour qu’il ait sa juste place dans ce poème, à commencer par l’exergue qui correspond parfaitement au thème.

Non seulement cet exergue annonce un segment de l’idée qui va être développée, mais en plus, il prépare sans que le lecteur ou la lectrice ne s’en rende spécialement compte la venue du titre, « Y », Y qui ne sera pas seulement présent à travers le prénom de l’absente, mais également à travers d’autres éléments, objets, images…

En commençant (et c’est où je voulais en venir) par cette baguette de sourcier « Wünschelrute » justement en forme de Y, c’est d’une profonde intelligence, l’exergue se confond au poème, ça me donne l’impression que l’un ne peut exister sans l’autre, j’imagine que Joseph von Eichendorff aurait grandement apprécié ton poème en le voyant associé au sien…

« Il me reste de toi cette voyelle ouverte,

comme un arbre à deux branches,

deux chemins qui s’élancent,

un ru qui se sépare
ou le tracé parfait de tes bras accueillants.

Petite pousse d’if, ce sifflement léger, »

Presque tout dans ces vers rappelle le Y sans que le lecteur que je suis arrive à saturation, c’est savamment dosé je trouve. Je ne pense pas qu’il faille chercher de ce côté, mais pour le ru, j’ai pensé à la rivière, L’Yvette et l’un de ces circuits pédestres, celui qui va de l’Yvette au ru des paradis…

« ou le tracé parfait de tes bras accueillants. »

J’ai trouvé cela très imagé et poétique, surtout quand je comprendrai plus bas l’absence et le manque…

Je ne connaissais pas l’origine du mot Yvette, aussi, avant de chercher, j’ai essayé de réfléchir un peu. Les suffixes en « ette » veulent dire petite, et je me suis dit que le V « Yv » pouvait sonner comme un F en poésie, il y a équivalence sur la consonne d’appui, donc ça ferait petit (« petite ») if…
Ensuite j’ai cherché :

« Yvette tient son origine étymologique de l’allemand « Iwa », qui signifie « f » »…

« Petite pousse d’if, ce sifflement léger,

murmure qui se perd aux battements des portes,

ce n’est plus un prénom, c’est une étoffe ancienne,

la fraîcheur du lin pur au pli d’un tablier

que je secoue au vent pour en chasser l’absence. »

C’est terriblement poétique et d’une beauté empoignante…

« Je traque ton regard

dans l’éphémère éclat des vitres de janvier,

l’empreinte de ta main

qui savait retenir la fêlure des choses, »

Idem, ce « qui savait retenir la fêlure des choses « est somptueux…

« Rien ne vibrera plus au-delà de la pièce

Et rien ne nous arrache

à ce froid immobile, à ces limbes obscurs

que nulle aube jamais

ne viendra contester au silence de givre. »

Je ne vais pas être original, mais encore et toujours tristement sublime. Hors exergue, ce poème commence par un « Y », j’ai presque envie de dire qu’il se termine par la même lettre si je prends ce silence de givre et que je le pose sur la lame d’un microscope…

Ce poème évoque la perte d’un proche avec beaucoup de délicatesse, de beauté, de fragilité…

Si j’avais trouvé à redire à propos de n’importe quel passage, je te l’aurais sincèrement fait savoir, mais ce n’est pas le cas, tout est parfait en ce qui me concerne dans ce poème, regrettablement et tristement parfait…

   rendu   
10/8/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
bonjour

Un joli poème à partir de pas grand chose finalement, une simple voyelle l'Y. J'aime bien le déroulement
que sa forme et ses souvenirs génèrent chez l'auteur.

Je traque ton regard
dans l'éphémère éclat des vitres de janvier,
l'empreinte de ta main
qui savait retenir la fêlure des choses,
ce calme souverain qui devançait l'orage,
ta force en héritage.

C'est mon passage préféré.

   Pussicat   
11/8/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Comment écrire la perte, comment mettre en mots ce qui n’est plus que souvenirs, odeurs, couleurs, sensations, appels, rappels, lumières, contours, ombres, visions, ricochets, poussières, particules… comment combler cet espace, de quoi ?

Il m’est difficile de pousser un commentaire plus avant pour raisons personnelles, aussi je tenais à te dire que je suis restée un long moment silencieuse devant ton texte lu, comme retenue, tenue en moi-même, accrochée pour ne pas dériver, bordée pour ne pas exploser ; âme-sonnée.

Il existe des expériences de lecture qui passent l’interprétation, l’explication des ressentis, la notation des accords, désaccords. Il existe des expériences de lecture éprouvantes dans la simplicité de l’évidente beauté qu’elle renvoie ; ton texte est de ceux-là.

Merci,

A bientôt de te lire

   Cristale   
11/8/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
"Petite pousse d'if, ce sifflement léger,
murmure qui se perd aux battements des portes,
ce n'est plus un prénom, c'est une étoffe ancienne,
la fraîcheur du lin pur au pli d'un tablier
que je secoue au vent pour en chasser l'absence."

Bonjour Myndie,

Autant de poésie dans un seul poème ça devrait être interdit pour cause de trop de sensations ressenties par la pauvre lectrice au coeur débordant d'émotion que je suis. Et je n'ai pas tout recopié car le poème dans son intégralité, sur ce si joli rythme d'hexasyllabes et d'alexandrins qui en feraient à mes yeux un excellent contemporain, le poème en son entier, dis-je n'est qu'images ravissantes et bouleversantes pastellisées avec des mots simples aux couleurs tellement explicites.

Encore un peu :

"et soudain je renonce et me fonds, minuscule,
dans le silence épais, le poids sombre des meubles.
Rien ne vibrera plus au-delà de la pièce"

Là , c'est moi qui jette mon tablier.

Myndie, faudra pas recommencer à me faire de telles émotions... quoi que... si, tu peux réitérer quand ta plume sera remise de ce qu'elle a écrit, c'est trop beau et j'en veux d'autres des comme ça.

Il est des poèmes qui ne me laissent pas indifférente, "Y" est de ceux-là.
Je n'en fais pas trop, je n'en dis pas trop, c'est juste ce que je pense, sincèrement.

Dans un concours, "Y" remporterait la palme.

   Mokhtar   
12/8/2026
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très aboutie
et
aime beaucoup
Ce poème est de ces œuvres où l’émotion, le souvenir, la nostalgie façonnent l’écriture. Mais ici, aucune mièvrerie : l’expression du manque et de l’intime, toute en pudeur, ne donne pas dans la solennité, mais dans une retenue qui en accroit la puissance.

Les bras, le tablier, la vitre, le bâtiment, la porte : la nostalgie a son cadre, sensible et suggestif, comme un décor à la mémoire.

Les dernières lignes, graves et sombres, peignent le deuil avec profondeur et forte densité littéraire où excellent le talent et la maitrise de l’auteure.

Certes le vécu nourrit l’imagination, mais le texte va au-delà du personnel pour atteindre une émotion plus universelle. Sûr que chaque lecteur ici « raccrochera » une petit bout de sa propre histoire. C’est en cela que ce texte est grand.

Autant par ce qu’il dit que par ce qu’il affleure, il ravit. Il se place plus dans l’élégance que dans la grandiloquence et révèle une intimité pudique, des bras à jamais enserrant. Je ne trouve pas bien les mots, mais j’y vois une peine qui enrichit, qui construit.

« l’empreinte de ta main qui savait retenir la fêlure des choses » ; « le fil muet des jours verrouille sa prison »…comme j’aimerais avoir écrit çà.

Bravo Myndie…et encore !

   Cyrill   
13/8/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
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Salut Myndie
Une lettre ouverte dans tous les sens du terme. Quelle charge émotionnelle dans ce petit signe et dans ce poème ! Et quelle inspiration venue de l’intime t’a soufflé ces métaphores élégiaques et subtiles ! Chaque vers, chaque mot compte une pépite, l’ordinaire sublimé par une tendresse exacerbée, le chagrin conjuré par la persistance de la mémoire, la force de l’héritage reçu. Le tout servi par une écriture poétique remarquable, ample et doucement rythmée, qui me semble témoigner d’un apaisement.
Je suis bouleversé par ce poème, il exerce moult résonances en moi. C’ est bien mieux qu’un hommage, c’est une offrande pudique qui contient dans le même écrin la douleur et l’amour jamais abolis par le temps.
Bravo et merci pour le partage.

   GiL   
15/8/2026
trouve l'écriture
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et
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Bonjour Myndie,
Splendide ! J’arrive loin derrière le peloton, tout a été dit, si bien qu’il ne me reste plus qu’à vous faire part de mon émotion sincère à la lecture de ce joyau – émotion d’empathie suscitée par le sujet et émotion d’ordre littéraire quant à la forme.
Merci. Merci.

   Myndie   
16/8/2026

   BlaseSaintLuc   
16/8/2026
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très aboutie
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Coucou, me voilà ; un peu tardivement, je viens commenter ce texte.
Le « Y » du texte aurait gagné à rester ce mystère, votre secret, votre souvenir.
À l'instar de Gil, je constate que tout est dit ; que rajouter ? J'aime la musique du texte, sa sincérité. C'est beau, c'est léger, comme un papillon qui se pose sur mon épaule. Merci pour ce texte.

   Anonyme   
19/8/2026
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J'aime beaucoup ce poème, qui parle de l'absence avec pudeur et délicatesse.
Une forme originale, des vers libres mais la plupart sont en fait des alexandrins. L'alternance entre vers longs et courts est réussie.
C'est très émouvant, bravo !

   LeChevalier   
31/8/2026
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très aboutie
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Myndie,

Je trouve que dans ce poème, comme dans « Martha, ivoire et sang », vous usez des vers libres d'une manière virtuose : vous construisez des alexandrins et des hexasyllabes et rien n'est approximatif dans votre texte. Ce sont des vers libres au sens noble du terme et non pas des vers approximatifs qui cherchent à se rendre beaux en prenant le titre de « libres ». Comme dans votre autre poème, que j'ai mentionné, vous mettez le prénom de la personne à la ligne, tout seul, isolé, attirant toute l'attention par sa singularité tant sémantique que métrique.

Le titre est très intéressant et énigmatique d'une manière intimiste. La première phrase forme une sorte de quintil (strophe de cinq vers) qui décrit de manière affectueuse la lettre, symbole, avatar de la personne disparue. Une voyelle, c'est sonore, cela se suffit à soi. Le cinquième vers clot de manière très belle la première strophe.

Ensuite, vous passez à d'autres symboles, plus matériels : du linge, les portes de la maison. Difficile de ne pas penser au « Buffet », poème d'un poète français surestimé. Ensuite, au v. 11, le rythme du poème s'accélère, une nouvelle phrase s'étire sur six vers dont trois courts. Je trouve assez significatif que le premier et le dernier vers de cette strophe, « Je traque ton regard » et « ta force en héritage » respectivement, soient courts. Il est remarquable aussi que cette strophe se termine par une rime (« l'orage -- héritage » ), ce qui crée un accent. Très bon accouplement du sens et de la forme.

Ensuite, comme je l'ai déjà dit, le prénom. Au centre du poème. Connaissez-vous ce texte de Borges intitulé « Loomis » ? Si vous ne le connaissez pas, essayez de le trouver pour le lire. Là aussi il y a une absolutisation du nom propre.

Je saute trois vers, trois alexandrins, dont je ne sais pas quoi dire, pour procéder à la pointe, à la culmination du texte : une phrase de cinq vers remplie de négations. « L'amour est fort comme la mort » dit la Cantique des cantiques. C'est un peu le sentiment que j'ai en lisant ces vers que je me permets de copie ici :

« Rien ne vibrera plus au-delà de la pièce
Et rien ne nous arrache
à ce froid immobile, à ces limbes obscurs
que nulle aube jamais
ne viendra contester au silence de givre. »

Je trouve cela vraiment puissant. La syntaxe est très claire et fonctionne par vague, dont le beau parallélisme de construction du vers médian. Et ce mot « givre » qui clôt le texte... C'est une manière exemplaire de conclure un poème. Bravo.

   Lariviere   
20/9/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Salut Myndie,

Une fois n'est pas coutume, j'ai beaucoup aimé !

Arf, c'est une belle production libre que tu nous livre ici.

Dès l'entame, j'ai été séduit et de façon très agréable, un peu surpris.

A la différence de tes productions habituelles, il y a ici dans le traitement, quelque chose de véritablement libre, libéré dans la construction, les découpes, le rythme, le registre sémantique, le choix des images, très surréalistes, qui permettent d'exprimer avec encore plus de force et de singularité la beauté sensible de ton écriture et de ta perception...

Un très bon moment de lecture pour ce poème qui est pour moi d'une grande maitrise du libre (c'est pas évident !) et d'une grande intensité !

Merci encore et bonne continuation !

PS : Le Y d'Yvette, donc... Et non pas (tata) Yo-Yo, Yéti ou Yaourt... ;)


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