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| AMitizix
25/7/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Décidément, on parle beaucoup de nombres en poésie sur Oniris ces derniers temps ! Et de ce que j’ai lu, ce n’est pas pour me déplaire. En tout cas, j’aime beaucoup ce poème.
Je suis sensible au souffle mystique qui s’en dégage, à la poésie du hasard qui le parcourt. C’est souvent désincarné, mais c’est un style assumé (ce me semble) qui donne un cachet indéniable à l’ensemble : pour ma part, je suis tout à fait convaincu. Dans cette veine, j’aime particulièrement la formule : « La matière écrivait sa formule idéale / En accords infinis ». Deux adjectifs de la métaphysique, « idéal » (surtout sous forme d’adjectif) et « infini », à la rime, arrimés à des noms renvoyant à des objets littéralement complexes (c’est-à-dire composés), la « formule » et les « accords », qui apportent une incarnation « minimum », sous forme de musique (quoi de plus sensible et pourtant de plus évanescent !), à l’ensemble, ce qui suffit pour forger l’image. Je trouve le tout très habile pour instaurer cette émotion réduite au minimum de la sensibilité, une sorte d’émotion mathématique, un vertige de puissance plus qu’une émotion peut-être, que le poème fait ressentir devant le gouffre du hasard et de la création. J’aime aussi beaucoup le vers 3 (voire la première strophe en général) et le vers 9 (qui dit dans une formule très simple tout le sentiment métaphysique du texte). De manière générale, je trouve l’ensemble très bien mené, les alexandrins sont très fluides et agréables à lire, et le poème se livre avec toute sa complexité sans trop d’obscurité – l’écriture, en ce sens, semble très maîtrisée. Je me suis un peu interrogé sur le sens de la strophe finale, la plus difficile à mon sens, et de ces « nombres bleus ». Pourquoi bleu ? Quelques souvenirs de Rimbaud me reviennent : le bleu y est souvent associé à la nature (« Le Dormeur du val », « Sensation », « Rêvée pour l’hiver », etc.), mais aussi au mystère, à l’énigme (à la fin de « Voyelles » : « O, suprême Clairon plein des strideurs étranges / Silences traversés des Mondes et des Anges : / — O l’Oméga, rayon violet de Ses Yeux ! », le violet étant par ailleurs lié au mystique (dans « Le Bateau ivre » par exemple…)) Bref : l’auteur avait peut-être cette symbolique en tête au moment d’écrire ? En tout cas, ces « nombres bleus » me semblent figurer les augures, le débouché « logique », finalement, de l’irrationalité mystique du poème chez les hommes… J’aime bien cette image. Le hiatus « loi intime » ne me dérange pas (ça passe très bien à la lecture, même si c’est vrai que, visuellement, les deux « i » d’affilée ne sont pas très beaux), pas plus que la rime synérèse/diérèse (« mystérieux » / « bleus »). En revanche, on peut regretter la faiblesse de certaines rimes, dont beaucoup sont pauvres : « néant » / « blanc », « harmonie » / « alchimie », « endormis » / « infinis » (rime suffisante à distance !), etc. La répétition de l’adjectif « obscur » (vers 2 et vers 5) sonne aussi comme une faiblesse ; le « BIEN avant que » aussi paraît un peu une cheville. Ces quelques défauts ne m’empêchent pas de beaucoup apprécier ma lecture ! AMitizix, en EL |
| LeChevalier
29/7/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime un peu
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Je dois avouer que je suis charmé par la forme de ces quatrains hétérométrique, simple mais efficace, très utilisé en poésie française, dont « Le Lac » de Lamartine est sans doute le spécimen le plus célèbre. Je salue donc l'auteur qui nous propose quelque chose de métriquement intéressant et intelligent.
Je suis beaucoup moins charmé par les vers. Le poème est proposé en néo-classique mais je trouve c'est une espèce de capitulation, il est flagrant que la forme classique tout court était ciblée. Elle est d'ailleurs tenue dans les grandes lignes : les consonnes muettes des rimes sont prises en compte, « éclosion » et « mystérieux » ont leur diérèses, les césures sont régulières... Les écarts au classique sont minimes : diérèses non respectées dans « création » et « questionna », un vers césuré en 5 + 7 (dans la dernière strophe), un hiatus (dans l'avant-dernière strophe). Le seul aspect résolument non classique, c'est la négligence phonétiquement des rimes (« harmonie - alchimie » est vraiment insatisfaisant quand on fait autre chose qu'une chanson). La coïncidence entre strophe et phrase est aussi un aspect très classique du poème. La forme est donc ce qui m'intéresse vraiment ici. Pour le contenu, j'ai d'énormes réserves. Disons que la première strophe est très bonne, avec son allusion à la Bible, Jésus étant le Verbe, et l'emprunt au psaume 147, verser 4. C'est très beau, très classique aussi, mais c'est aussi s'obliger à poursuivre très bien. Hors je ne trouve pas que ce soit cas. La suite est pauvre en idées et riches en répétitions qui commencent dès la deuxième strophe où on a un deuxième « obscur », bien qu'au féminin. Plus loin, on a « nombre » dans chaque strophe et globalement pas de progression ni lyrique, ni narrative. L'adjectif final du poème, « bleus » me paraît purement gratuits, une manière de conclure par une rime masculine, ce que le mot « nombre(s) » ne permet pas. Et, de toute façon, pourquoi commencer avec Dieu si par la suite on accordera une telle place aux nombres ? Je trouve cela bien... « obscur ». Ma conclusion personnelle, c'est donc que le poème part d'une bonne intention mais sans savoir où il va, d'où trop d'abstraction qui ne pousse pas à une méditation. La forme est bonne mais je trouve que l'auteur se contente trop vite de petits écarts, comme s'il était pressé d'en finir et de passer au poème suivant. LeChevalier en EL, 29/07. |
| Provencao
11/8/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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Bonjour Passant75,
"Chaque nombre portait une semence astrale, Chaque choix contenait mille cieux endormis ; La matière écrivait sa formule idéale En accords infinis." Je n'ai pas recouvré, en vos vers, la sensibilité précieuse à mon sens, véritable âme de la palette d 'écriture. Il me semble que cette origine astrale réside sur des états méditatifs, où la poésie justement, nous éveille à la réalité telle qu'elle est, libre à ce qui s'éprouve en soi et autour de soi...l'ecriture poétique nous invite, à mon sens, à écrire l'obscur, la nuit...avec la plus grande justesse. Je n'ai pas rencontré cette justesse. Au plaisir de vous lire, Cordialement |
| Robot
11/8/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
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Une rédaction qui ne fait guère honneur à son sujet. Le mysticisme n'est pas mis à l'honneur par des rimes trés pauvres. (néant-blanc / Harmonie-alchimie / dispersés-glacés / endormis-infinis / et pour clôturer le texte cette rime faible et sans saveur mystérieux-bleu.)
Le sujet dont on peut retenir quelques bonnes images n'est pas soutenu en raison de l'absence de lyrisme de l'écriture poétique. Mis à part la citation du dernier vers, je n'ai pas rencontré ces nombres bleus. |
| Ramana
11/8/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Selon le Tao, "1 a produit 2, 2 a produit 3, 3 à produit les 10 000 êtres (c'est à dire l'univers). Tout est ensuite régi selon les nombres, les proportions. "Nul n'entre ici s'il n'est géomètre" figure sur les mystères grecs. On retrouve les nombres (nombre d'or, double carré, etc), dans les règles d'harmonie des éléments visuels, et les nombres encore dans la nature (spirale de Fibonacci par exemple sur les nautiles) révélant des formes parfaites, en ce sens qu'elles sont susceptibles d'être multipliées indéfiniment selon un modèle mathématique.
Sinon, je trouve votre "hasard souverain" en contradiction avec votre déisme, car si tout est inscrit dans un Principe suprême, le hasard est une impossibilité. Mais j'apprécie les poèmes sur des thèmes liés aux questionnements fondamentaux. |




