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Poésie néo-classique
Bodelere : La demeure
 Publié le 16/01/26  -  8 commentaires  -  836 caractères  -  100 lectures    Autres textes du même auteur

« La vie est un pont, traverse-le, mais n'y fixe pas ta demeure. »
Sainte Catherine de Sienne


La demeure



Écoute le vent froid effrayer la nature ;
Dans son souffle mouvant se brise le regard.
Soulève les chemins d'un halo de verdure,
Et résigne mon cœur au plus profond brouillard.

Rêver de cet azur où tout est solitaire,
Où l'esprit, dépeuplé pour la première fois,
Efface les devoirs de nos tables de lois…
Adieu, mots embrumés que l'on dit salutaires !

Nos fronts creux et défaits par les amours passés
Hantent les vieux miroirs de nos âmes impures,
Quand les ébats d'enfants, sans les rires forcés,
Délivrent le Vivant de ses prochains parjures.

Dans le calme absolu de l'étroite demeure,
Ni les cris du dehors, ni le chant des malheurs
Ne réchauffent les corps, ne retiennent les heures :
L'ombre du marbre gris recouvrant les clameurs.


 
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   papipoete   
16/1/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
bonjour Bodelere
" Nos fronts creux et défaits par les amours passés " nous font retourner sur notre passé, quand sans réfléchir nous aimions pour la première fois, jurant à l'élue de notre coeur que
" ce serait pour la vie éternellement "
et dans cette demeure d'où tout cri, rire et vie a fui, l'on songe à la dernière de marbre gris construit.
NB curieusement, le Vent est à l'honneur cette année, comme l'an passé et ses 2 concours ; aujourd'hui, le revoilà sous un air mauvais, et glace Dame Nature sous son souffle mouvant.
Un texte pas vraiment noir, mais de teinte sépia où les vers se plaisent à mugir " le chant des malheurs "
des alexandrins que le pluriel à " salutaires " du 8e vers privent de la forme classique.
l'ensemble me désarçonne quelque peu

   Robot   
16/1/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
n'aime pas
Chaque vers pris isolément porte une certaine ambiance, mais j'ai de la difficulté à trouver une cohérence à l'ensemble.
Par exemple la premier quatrain semble s'adresser à quelqu'un par des verbes à l'impératif puis le 4ème vers se centre sur le locuteur sans lien logique avec les 3 vers précédents.
Le propos globalement m'apparaît nébuleux comme si le but était uniquement de relier des rimes.
Je ne vois pas non plus de rapport avec la citation de Catherine de Sienne

   Provencao   
16/1/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Bonjour Bodelere,

De cette demeure, se crée une poésie. Pourvu que défilent, entre les vers un halo de verdure, un profond brouillard, des mots embrumés, des amours passés et le chant des malheurs.

J'ai bien aimé cette discordance rendue qui fait émerger, dans le hiatus du certain et de l'illusoire, l'insigne, cette incitation du fondé et du décodage qu'est l'écriture de la poésie.

La demeure décèle l'écho du flou et frise le sublime.

Au plaisir de vous lire,
Cordialement

   Polza   
16/1/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime un peu
Si dans l’ensemble ce poème ne manque pas de tenue, j’ai eu un pas de mal à saisir le fil de l’histoire.

Dans le premier quatrain, le narrateur semble s’adresser à quelqu’un ou quelque chose, mais ensuite il parle de manière plus générale, surtout dans le dernier quatrain.

Je m’attendais à ce que le narrateur termine en s’adressant de nouveau à ce fameux quelqu’un ou quelque chose.

« Ne réchauffent nos corps/recouvrant nos clameurs » par exemple.

Je n’ai pas compris la structure non plus, le fait qu’au deuxième quatrain vous avez choisi des rimes embrassées alors que dans tout le reste du poème vous avez chois des rimes alternées peut laisser penser que cela vous arrangeait. Cela enlève une certaine fluidité et qualité d’écriture au poème à mon sens. (je ne dis pas que votre poème n’est pas d’une certaine qualité)


Personnellement, j’aurais préféré lire au dernier vers et même si ça changeait légèrement le sens : « L’ombre du marbre gris recouvre les clameurs », question de goût personnel.

Dans le dernier quatrain, les rimes féminines sont quasiment identiques aux rimes masculines.
Peut-être est-ce pour bien faire écho au titre, La demeure, je ne sais pas, je crois que j’ai déjà lu des rimes du même acabit quelquefois (rarement) chez d’illustres poètes, ce n’est donc pas un problème en ce qui me concerne, à condition de ne pas en abuser.

   Boutet   
16/1/2026
J'avoue n'avoir pas compris grand chose à cette poésie. Peut-être un auteur qui revient visiter la maison où il a grandi.
J'attends les explications de l'auteur, je ne mettrai pas appréciation.

   LeChevalier   
16/1/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Je ne suis pas original en disant que je crois déceler des références à Baudelaire, surtout dans la 3e strophe, où il est question de miroirs. En ce qui concerne la mélodie de la strophe, j'ai le plus aimé la dernière et j'estime que c'est une qualité du poème que de conclure en beauté musicale. En revanche, je n'ai pas compris les verbes de la deuxième phrase de la première strophe : "soulève les chemins" peut bien être un impératif, mais "et résigne mon coeur" me paraît peu heureux pour passer également pour un impératif.

Mon impression générale est d'un texte qui cherche plus à suggérer qu'à dire. Selon les sensibilités, c'est une force ou bien une faiblesse.

   Bodelere   
16/1/2026

   Kirax   
16/1/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
Autant j’avais beaucoup aimé la précédente composition de l’auteur, autant là j’ai eu du mal à rentrer dans cette histoire. Il y a une sorte de distance qui se créé, je n’ai pas réussi à être embarqué.
Il est vrai que le dernier quatrain me gêne un peu avec ses rimes eure/heurs/heures/meurs.
Un peu moins de belles images poétiques que dans la précédente itération.
Cela dit cela restait un beau moment de lecture, et je suis impatient de voir la prochaine production.


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