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| Ornicar
5/1/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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Un titre en forme d'oxymore pour un poème baudelairien par son inspiration, son thème et sa couleur tonale assez sombre. Des amours S.M ? Le sublime de la passion y cotoie la souffrance et la pourriture comme en atteste le choix de nombreux termes : "enfer, prisonnier, geolière, souillées, misère, proie, poison, corrompu, bourreau, supplice". Bien sûr, une telle approche a comme un petit air de "déjà vu" mais ce n'est pas ce qui m'a le plus gêné.
Ce qui m'a le plus gêné, c'est l'écriture. Elle ne me semble pas toujours au niveau de l'objectif affiché : beaucoup trop de "que" et de "qui" - à mon goût personnel - me laissent une impression de lourdeur au point que même le fond et le propos en paraissent parfois obscurcis, et le tableau, trop chargé. En un mot, je n'ai pas vibré d'enthousiasme à cette lecture. Désolé. |
| Boutet
8/1/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
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L'amour physique est un doux supplice fomenté par le désir : La promesse d'amour ou le feu de l'enfer ?
L'univers baudelairien est bien rendu même si l'écriture en est contemporaine. De cette volupté s'échappe la misère. |
| papipoete
8/1/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
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bonjour Bodelere
Ce doux supplice est à mes yeux bien abscons, et je me perd dans dans ce monologue, où le bourreau m'embrouille de ses mots pompeux. Tout juste, vois-je le toréador baiser le front de celui, qui sous son fer bientôt va mourir... NB que l'auteur me pardonne de bonne heure, alors que je lis et relis ses vers dont je ne capte pas le sel ? la 3e strophe pourtant me plaît ( la louve et l'agneau suppliant ) |
| Provencao
8/1/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Bonjour Bodelere,
Mon quatrain préféré : "Car de ce doux poison mes veines se nourrissent, Et je sais que mon sort est déjà corrompu ; À vouloir du bourreau que jamais ne finisse Le supplice du corps d'un amour pourfendu." J'ai été par ce passage, fortement confondue, cahotée, cillée, par la perception. Toutes les ardeurs, amour, euphorie, rancoeur, fièvre, sensibilité, excitation, peur, estime et passion, sentiments peuvent démunir notre âme sous l'effet des clichés que nous percevons de l’écriture. Au plaisir de vous lire, Cordialement |
| Robot
8/1/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
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Je m'en voudrais de réécrire votre texte mais j'avoue avoir été contraint par toute une série de que et de qui dont vous auriez pu aisément vous passer par des formules plus légères pour la souplesse du texte.
Deux exemples: Quel est cet éclat d’or (que je lis) dans tes yeux ? Quel est cet éclat d’or LISIBLE dans tes yeux ? Chaque mot (que tu dis) m’arrache des aveux : Chaque mot PRONONCÉS m’arrache des aveux : D'autres possibilités d'allègement existent dans votre texte notamment au troisième quatrain pour permettre une lecture orale moins chaotique. L'histoire de cet amour torturé y gagnerait |
| Kirax
12/1/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime bien
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J'ai bien aimé ce poème.
Certains autres commentateurs ont pointé du doigt l'utilisation de pronoms relatifs aux sonorités un peu trop claquantes. C'est peut être un peu vrai, mais les qualités du poème ont, pour moi, complétement contrebalancé cet élément. En particulier les rimes, j'en trouve plusieurs bien trouvées. De nombreux vers ont des formulations très élégantes "Je suis le prisonnier de ma belle geôlière.", "Et enferme mon cœur sous un halo de pierre." "Car de ce doux poison mes veines se nourrissent,"À l’orée du pardon, lors d’un azur d'étain,"... Beaucoup de poésie dans ce poème. Beaucoup de très belles images bien recherchées. Plus je le relis, et plus je suis admiratif. Le derniers vers "Sur mes yeux malheureux et mon cœur orphelin." possède une belle construction, chaque hémistiche évoque un organe meurtri, divisé en deux coupes. Cela donne sa construction 3 / 3 // 3 / 3 très élégante. Tout en symétrie (sans être un chiasme). Et cela n'est pas qu'un effet de style. Cela sert également le sens. Quand au fond du poème, il est légèrement mystérieux mais pas obscur non plus. Juste ce qu'il faut, un bon équilibre. Un histoire d'amour, ou plutôt de fascination pour l'être aimé, une forme d'asservissement... en un mot comme en mille, ce poème parle de la passion. Et lire, comme l'analyser, a été passionnant. |
| LeChevalier
13/1/2026
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Thème intemporel, s'il en est un, et qui correspond à tant de situations réelles ! Je n'ai pas pu m'empêcher de penser à « L'Héautontimorouménos » de Baudelaire, rien que votre nom de plume ici et le titre y suffisait. J'ai beaucoup aimé les deux premiers vers, surtout le tout premier, qui est tellement dense en images bien enchaînée : on a du mal à croire que cela tient vraiment dans douze syllabes !
A propos de la langue, je trouve la syntaxe du troisième quatrain un peu embarrassée, ça donne une sensation de slam, surtout que les rimes là lient des vers qui se suivent. |
| Million
22/1/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime beaucoup
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Wesh, j'aime bien !
Il y a quelques vers qui pourraient sonner mieux. Le 4ème vers du 1er quatrain. Sur le 4ème vers du 2ème quatrain je mettrais le verbe "Renferme" à la place d'enferme. ça sonne mieux je crois, et le sens n'en est que renforcé. Quel dommage sur le 1er vers du 3ème quatrain ! Tu remplaces "faut-il" par "faudrait-il" et tu as le nombre de pieds pour l'Alexandrin. Sans m'étaler, je trouve ce poème bien inspiré, avec des maladresses de formes, mais avec de belles formules : mon coeur orphelin, promesse d'amour, lèvres souillées, azur d'étain. Bravo ! |




