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Poésie libre
Marceau : Les faits indésirables
 Publié le 09/01/26  -  5 commentaires  -  1092 caractères  -  77 lectures    Autres textes du même auteur

Crise de tout.


Les faits indésirables



Il vit une terrible crise de tout,
ce n’est pas rien que cette chose,
une crise à rendre un sage fou,
c’est le Grand Cerf qu’en est la cause,
il lui titille les cordes locales,
déclenche ainsi des psaumes flous
et coule le nez en vaste crue.

Alors il boit rivières à bulles,
pour clamer par tous ses tuyaux,
calaminés comme vieille pipe,
et ramoner à force râles
le rongeur fou qui songe le type,
qui se relève par une nuit pâle,
glacée d’hiver qui le tropique.

Il voit sa gueule ravagée
par des années fumées à souhait,
comme un saumon bien boucané,
et son foie gras comme une huître,
là des yeux rouges où il s’arrête,
n’étant plus la priorité,
avec sa gorge déployée.

Il avale donc un parapluie
et se déclenche le système,
qui ouvre le truc et puis s’ensuit
des cloches folles qui sonnent carême,
il se replie sur la mort fine
qui lui inflige un peu de vie,
malgré le crabe qui le poursuit,
malgré le crabe qui le poursuit.


 
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   Lebarde   
3/1/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
Je perçois bien que le sujet est grave et les mots, les vers, le propos quoiqu'un peu emberlificoté, essayent bien de créer l'atmosphère dramatique et douloureuse...
Et puis il y a bien les jeux de mots et les descriptions désabusés et morbides que je trouve trop souvent décalés et même déplacés et gênants pour que j'adhère au thème.

Je compatis, je voudrais participer, je voudrais soutenir et aimer ...mais je n'arrive pas et je reste "sans voix" devant "Les faits indésirables "de cette agression dévastatrice.

Désolé.

En EL

   Ornicar   
7/1/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
Drôle de titre : "Les faits indésirables". Allusion aux effets secondaires et indésirables de la pharmacopée ?
Je trouve qu'il y a de l'idée dans ce poème à base de jeux de mots et de détournement d'expressions ("cordes locales" ou "la mort fine" par exemple) ainsi que de l'originalité dans "le traitement administré", si je peux m'exprimer ainsi. Le narrateur est atteint d'un cancer comme le confirment les deux derniers vers ("malgré le crabe qui le poursuit") mais pas n'importe lequel, un cancer de la gorge qui, dans sa bouche quand il en parle, se transforme en "Grand Cerf" (vers 4).

Sur ce "sujet" grave, le ton est donné qui se veut léger, irrespectueux pour tourner le mal en dérision. De l'humour de carabin ? Pas toujours du meilleur goût ? Peut-être bien mais je défends ce texte et puisqu'il est question de "bon" ou de "mauvais" goût, j'ajoute qu'au lendemain des fêtes de fin d'année, la strophe 3 avec son "son foie gras comme une huître" et son "saumon bien boucané", revêt une saveur et un sens de l'à-propos des plus réjouissants. Un "à-propos" totalement en phase avec cet à "peu-près" des mots.

Enfin, il y a une vraie chute qui éclaire rétrospectivement le poème et lui donne tout son sens car à la première lecture, je me demandais bien où "ce truc" allait m'emmener. Petite réserve pour les trois derniers vers de la strophe 2 qui abusent, à mon sens, du pronom relatif et la syntaxe bancale par moments. Mais rien de grave, hein, docteur... Le texte avance cahin-caha comme il peut à l'image de son narrateur bien mal en point. Ca n'a rien de confortable, c'est rugueux, ça râpe, ça coince par moments, on s'interroge, on s'arrête et on repart. Alors, oui, c'est un texte déroutant, dérangeant, pas très ragoûtant, mais qui a un certain impact, qui marque à la fin. Et la poésie c'est aussi cela. Ce n'est pas seulement ou uniquement ce qui est joli, fuide et musical, c'est aussi quelquechose qui laisse des traces une fois la lecture finie. C'est le cas ici.

   Provencao   
9/1/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Bonjour Marceau,

Une quête de sens et d’élucidation en ces faits indésirables . Leurs approches divergent, leurs manières d’apercevoir le factuel n’obéit pas toujours au même état d’esprit, mais tous briguent leur âme vers une saisie de la réalité.

Au plaisir de vous lire,
Cordialement

   papipoete   
9/1/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
bonjour Marceau
" Il clame par tous ses tuyaux, calaminés comme vieille pipe " qu'il en a mare ; tous ces médocs vrais ou placébos, qui doivent l'aider à passer des caps, franchir un torrent sans gué, avancer sur un chemin truffé de ronces, et avale par la bouche, le haut et le bas, ces substances aux " effets indésirables "
et le crabe avance, le poursuit, jamais ne recule...
NB un texte torturé de mots bons, ou mauvais ça dépend de l'humeur du moment ! On sourit ( je pense que c'est ce que le héros espère ? ) mais à bien tout peser, ça fait mal comme
une piqure, un suppositoire, une saignée, chimio...
la seconde strophe a ma préférence !

   M-arjolaine   
9/1/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
J'ai bien aimé ce poème, que je n'ai pour ma part pas trouvé particulièrement humoristique.
J'ai été emportée par l'octosyllabe même s'il n'est pas toujours rigoureux et par certaines images ("déclenche ainsi des psaumes flous", "glacée d'hiver qui le tropique"
La troisième strophe me paraît un peu moins évidente (notamment les trois dernier vers, je ne suis pas sûre d'avoir compris ce qui n'est plus la priorité).
Mais le déroulé est clair et j'ai trouvé la formulation poétique !


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