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| Lebarde
7/1/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Un sonnet néo-classique qui s'inspire, avec un tact sensible et délicat, des migrations de ceux "d'Hisarlik et d'ailleurs" qui pour rejoindre une Pénélope qui parle là-bas leur langue et l'attend (peut-être) sur "l'Ithaque" d'un face, veulent à tout prix poursuivre leur "Odyssée" périlleuse sur une mer houleuse inhospitalière et souvent mortelle.
C'est à cela que je pense, triste et impuissant ( j'habite trop prêt de ce détroit pour ne pas savoir..) quand du haut du cap Blanc nez je regarde, "De l’autre côté de la mer, ...une autre falaise." et entends "Le vent murmure(er) le même air Qu’il entendait sur la (falaise) française. Beaucoup de poésie et de pudeur dans ce magnifique poème qui fait référence à des figures mythologiques porteuses de voyages pénibles et incertains, de séparations douloureuses et de guerre cruelles. Je suis touché. Merci pour eux. En EL Lebarde |
| Ornicar
7/1/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
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Le titre d'abord est important et alerte le lecteur : "Ulysses", au pluriel. Le texte dresse un parallèle entre le héros grec et les migrants actuels à Calais. Aussi, dans ce contexte, je trouve une certaine force à ces deux vers du premier tercet : "Ulysse n’a plus rien d’un roi ; / Son histoire est déjà tissée." C'est la concision propre au constat d'une réalité froide et amère. Et si l'on y réfléchit bien, les composantes sont les mêmes entre tous ces "Ulysse(s)" : des histoires de haines et de guerres (celle de Troie et celles d'aujourd'hui) sont à l'origine d'une longue errance sur les mers, lieu de tous les dangers. Différence notable : Ulysse retourne chez lui quand les migrants quittent leur "chez eux" pour tenter d'en reconstruire un autre ailleurs.
Si j'ai été sensible à l'approche, je trouve en revanche que l'écriture n'est pas du tout à la hauteur de l'intention, certes louable. Elle dessert cet ensemble. A la lecture, le rythme m'a semblé souvent heurté, les tournures bancales et approximatives, la langue assez pauvre avec le recours aux verbes être, avoir, faire. Les vers 3 et 4 sont une illustration de ce qui ne va pas à mon sens : "Le vent murmure le même air / Qu’il entendait sur la française". N'y avait-il pas mieux à trouver ? Je ne sais pas si le choix d'une métrique plus longue aurait permis d'apporter un peu plus de liant et de rondeur. Mais en l'état, l'expression ne m'a pas semblé particulièrement poétique mais plutôt prisonnière de la rime et de ses contraintes. |
| Boutet
10/1/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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Disons que je ne vois pas trop le rapport entre les quatrains et les tercets. Ulysse n'ayant jamais abordé les côtes anglaises à mon avis.
Un bon début qui se noie dans une fin dictée par la rime. |
| Robot
10/1/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
n'aime pas
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Ulysses au pluriel probablement pour évoquer les voyageurs de la mer.
Le quatrième vers manque d'élégance avec ce "la française" qui renvoie artificiellement à l'autre falaise. Ömer semble être un nom propre mais reste pour moi trop imprécis pour la compréhension du texte. Serait-il lui même lié à une Odyssée ? Les tercets veulent nous montrer un Ulysse désenchanté. Mais sans "S" le poème paraît avoir oublié les autres Ulysses évoqués par le titre. Au final même si techniquement le classique est respecté je trouve la composition et le récit confus. |
| papipoete
10/1/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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bonjour Laurent-Paul
Avec une bonne vue, pour peu que le ciel soit dégagé, de la côte française on peut voir...la copie de notre côte, des falaises que le souffle du vent érode, envoyant l'écho french ou english de lamentations maritimes. NB je vois bien ce décor géographique, dont les contours s'écroulent régulièrement, éloignant ainsi peu à peu nos deux pays amis. cependant, le côté mystique ne me saute pas aux yeux, et m'excuse de ne pouvoir en dire quelques mots. je vois des octosyllabes, ce mètre qui m'est si cher, que le classique habille sans faux plis. |
| Polza
10/1/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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C’est votre titre qui me fait commenter votre poème. J’aime beaucoup la mythologie en général.
J’ai pensé à James Joyce et son Ulysses, en lisant le titre, mais en parcourant ce « sonnet octosyllabique », j’imagine qu’il faut plutôt y voir plusieurs Ulysses qui sont en exil volontaire ou pas. Si le sujet mérite d’être traité, je n’ai pas trouvé l’ensemble à mon goût. Je ne trouve pas le tout assez fluide, des rimes sont forcées selon moi, elles ne tombent pas naturellement. « De l’autre côté de la mer, On ne voit qu’une autre falaise » Vous avez voulez ajouter « autre » pour la précision et pour tenir votre octosyllabe, pourtant, je n’aurais pas trouvé à redire si j’avais lu : « De l’autre côté de la mer On ne voit qu’une falaise » ou « On entrevoit qu’une falaise » pour l’octosyllabe. « Le vent murmure le même air » je n’y peux rien, je ne peux m’empêcher d’entendre et de penser à mémère ! (je vous dis ça sérieusement sans me moquer , je suis devenu sensible aux différentes sonorités syllabiques!) « Qu’il entendait sur la française » je trouve l’ellipse falaise et sur la française peu élégant personnellement. « Qui fait haïr tous les Ömer » je trouve l’antonomase pas assez explicite, ce qui rend ce passage légèrement abscons. Peut-être c’est mis pour Saint-Omer (sans accent dans ce cas) ou peut-être n’est-ce pas une antonomase et que Ömer est un nom qui pourrait tout aussi bien être remplacé par : « Qui fait haïr tous les Rachid » ? Peut-être le sujet aurait mérité des alexandrins ou d’être un peu plus développé à mon avis, je reste sur ma faim pour un récit écrit en poésie classique, même si les règles sont respectées. |
| LeChevalier
10/1/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime un peu
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Comme les autres, j'avais remarqué le pluriel dans le titre avant même que le poème soit annoncé pour la publication. C'est donc un pluriel de généralité, mais le poème contient aussi un prénom turc, astuceusement choisi pour la rime et, peut-être, pour la proximité phonique avec Homère. Je ne sais pas ce que dirait un Grec de ce rapprochement entre Turcs et Itaque... En tout cas, le poème a ce côté provocateur sans lequel il n'aurait pas valu grand-chose et l'évocation finale de Troie n'est pas annodine. Sans oublier qu'Ulysse lui-même se présente comme "Le fils de Laërte, le destructeur de cités".
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