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Poésie classique
Boutet : Exhortation
 Publié le 16/03/26  -  10 commentaires  -  729 caractères  -  114 lectures    Autres textes du même auteur

Il est dans le silence une voix fraternelle qui corrige mes vers quand ils chancellent.


Exhortation



J'aimerais bien parfois de l'aube au crépuscule,
Quand le spleen me dévore et tourmente mes nuits,
Implorer le Poète afin qu'il me stimule
Et corrige mes vers pour qu'ils portent leurs fruits.

J'aimerais tant pouvoir, mais est-ce ridicule,
Imaginer une aide ou des conseils induits
Par ce maître du rythme et de la majuscule
Qui, déjà, m'a donné de solides appuis.

Si j'avais son soutien, je crois l'avoir encore,
Des dizaines de fois il me l'a chuchoté
Mais je songe « plus tard », j'oublie et le déplore.

J'aimerais retrouver notre complicité,
Ressentir le besoin et la force d'écrire,
J'aimerais tant, c'est vrai, mais je n'ose lui dire.


 
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   Passant75   
25/2/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Imaginer un frère, un grand frère qui veille au bien-être des vers quand chancelle la plume, c'est un vœu, presqu'un appel au secours, mais qui sait bien, au fond de lui-même, qu'il ne sert à rien de chercher de l'aide en dehors de soi-même. Cela étant, difficile de penser que tout poète en herbe porte en lui le fantôme de Baudelaire !

Excepté le premier vers du second quatrain dont la lecture fait grincer les oreilles lorsque se fait la liaison dans "mais z'est ce ridicule", un sonnet sympathique qui se termine de façon réaliste par l'impossibilité de réaliser un tel souhait.

   papipoete   
28/2/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
classique
Le spleen me dévore, plus rien ne me fait envie, et pourtant je sais qu'il suffirait de presque rien, mon crayon la feuille blanche l'inspiration, et me voir écrire au rythme de mes pieds rimés.
Bon, c'est promis, demain je m'y attelle...à moins que
NB l'envie qui vient à manquer, en toute matière ;
- lire, non c'est fatiguant !
- aller marcher, non pas assez beau !
- passer à table, j'ai pas faim !
Et l'écriture ? comme j'aimais cela ! Demain, je verrai...
Autour de moi qui écris toujours, certains ont laissé choir la plume, alors que maints sujets d'inspiration affluent ; je tente de les encourager, sans succès.
le second tercet me plaît particulièrement.
techniquement, des alexandrins au classique sans faute ; je ne vois pas ce que ce Maître vénéré, put vous apprendre ? rien à critiquer ! Je connus cette situation et bien souvent, après avoir osé, l'on m'aida
papipoète

   Cristale   
4/3/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Visiblement le Maître a été de bon conseil au vu de la bonne tenue de ce sympathique sonnet.
Rythme et fluidité sont les éléments les plus frappant de ce poème.

J'ai bien aimé ce vers "malicieux" :
"Et corrige mes vers pour qu'ils portent leurs fruits."

Allez, courage, il n'est sans doute pas besoin de l'implorer ce Poète.

Cristale
en EL

   Lebarde   
4/3/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Merci Inspiration, merci Maitre ou Maitresse de la poésie d'être là quand il faut pour métrer mes vers , corriger mes fautes, "chuchoter" des mots et des idées, organiser mes strophes...Le "Poète" que j'implore pour me soutenir, est il est vrai comme les muses souvent versatile, perverses et même féroce..., la mythologie nous le rappelle.

"'J'aimerais retrouver notre complicité,
Ressentir le besoin et la force d'écrire,
J'aimerais tant, c'est vrai, mais je n'ose lui dire."

Les rimailleurs en herbe que nous sommes qui oublient trop les leçons ont tous ce genre "d'exhortation" à formuler.

Pour autant l'auteur(e) ici n'a rien à craindre et a su profiter d'une jolie façon de "solides appuis" car son sonnet n'est aucunement chancelant et respecte superbement les règles du classique en traitant avec une belle originalité ce sujet universel.

Du beau travail que j'apprécie volontiers, Merci.

En EL

   Ramana   
16/3/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime bien
Poète, es-tu là ? Est-ce lui qui imprègnerait votre esprit, ou bien est-ce vous qui investiriez le sien ? Ceci dans le but d'une symbiose avantageuse pour vous, l'auteur. Pour ma part, je crois pas que nous puissions produire une oeuvre qui serait uniquement personnelle, puisque nous sommes des êtres imprégnés culturellement. Notre modeste rôle, en tant que poète, est d'actualiser ces éléments culturels que nous portons en nous plus ou moins consciemment, en les travaillant pour en faire ressortir un écrit explicite et harmonieux. Et encore, les travaillons-nous selon des schémas pré-établis en nous !
Mais l'important en tant que poète, n'est-il pas que notre apport personnel soit d'entretenir d'âge en âge la flamme de la poésie ?

   Luron   
16/3/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
J'adore ce sonnet particulièrement fluide et agréable à lire. Nous avons tous cette exhortation à formuler. Ici, elle est magnifiquement exprimée. L'auteur "a déjà de solides appuis" ! J'apprécie le tercet final mais tout me semble d'une égale qualité. La poésie aime les mots simples comme dans ce sonnet.
Bravo et merci.

   LeChevalier   
16/3/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Je n'avais pas eu le courage de commenter ce sonnet en Espace lecture, je vais essayer de le faire maintenant.

Le sonnet prend la forme d'une prière, en quelque sorte, mais sans s'adresser à la personne qui pourrait l'exaucer. Qui est ce Poète ? Est-il réel ? Autrefois on appelait ainsi Homère (mais cela fait très longtemps, quand même), puis Musset... Peut-autre d'autres ont-ils aussi été désignés de la manière.

Ensuite, j'ai du mal à comprendre la relation exacte entre l'auteur et ce Poète : le premier quatrain laisse penser qu'il n'y a pas eu de communication alors que le deuxième parle d'un « déjà » et d'une transmission (« m'a donné »). Ma perplexité est au comble quand je lis le premier vers des tercets : « si j'avais ... je crois l'avoir encore » ! Peut-on demander ce qu'on croit avoir ? Je continue à lire ce premier tercet et au bout je n'ai rien compris... Je trouve que le deuxième tercet est beaucoup plus clair (il y a eu une complicité, elle a été perdue) mais dans le contexte du sonnet il arrive un peu tard et contredit plus qu'il n'éclaire ce qui a précédé.

L'expression « maître de la majuscule » m'étonne aussi. J'espère qu'elle n'est pas dictée seulement par l'exigence de la rime. Ce « bien parfois » au premier vers ne me charme pas non plus. De manière générale, l'expression de la temporalité dans ce sonnet me paraît confuse : pour moi, « de l'aube au crépuscule » est exactement l'inverse de « mes nuits ».

Qu'est-ce que cela veut dire que des vers « portent leurs fruits » ? Je pense qu'on emploie cette expression surtout par rapport à des efforts. Les vers ne devraient-ils pas être eux-mêmes les « fruits » qu'a porté le travail du poète ?

Au final, c'est une sonnet dont j'apprécie le ton général, l'idée même, sans que pour autant je le trouve assez communicatif.

   Robot   
16/3/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Ce trés bon sonnet classique est à la fois un bel élan de reconnaissance mais aussi l'expression d'une crainte de perdre le soutien de ce maître (réel ou fictif)
Est-ce un appui véritable ou une intériorisation. Le récit ne permet pas de le déterminer. L'un ou l'autre sont crédibles.

   Provencao   
16/3/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Bonjour Boutet,

La lumière de l’éclaircie de l'aube au crépuscule , invite le Poète à se montrer elle-même, comme lumière et éclaircie de la vérité que l'on ne peut se cacher .

"J'aimerais retrouver notre complicité,
Ressentir le besoin et la force d'écrire,
J'aimerais tant, c'est vrai, mais je n'ose lui dire."

Ce tercet donne l’idée de l’innombrable, de l’infini ...

Au plaisir de vous lire,
Cordialement

   Polza   
16/3/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
J’ai trouvé ce poème relativement bien écrit et la chute naïvement poétique.

Cependant, il m’a manqué une ampleur, une puissance ou un souffle qui transfigureraient ce sonnet. Il manque également selon moi d’une certaine cohérence parfois (très peu, mais quand même).

« Et corrige mes vers pour qu’ils portent leurs fruits. »

je ne sais si c’est voulu, mais j’ai pensé à un vers dans une pomme aussi véreuse qu’un politicien !

« J’aimerais tant pouvoir, mais est-ce ridicule, »

j’ai été gêné par le « mais » dans ce passage, j’aurais bien vu « J’aimerais tant pouvoir, est-ce si ridicule, », mais cela n’engage que moi !

« J’aimerais tant pouvoir, mais est-ce ridicule,
Imaginer une aide ou des conseils induits »

j’ai ici été gêné par le fait de « pouvoir imaginer », quelque chose me chiffonne. En fait, rien ne l’empêche d’imaginer, du coup « pouvoir » m’apparaît superflu…

« Par ce maître du rythme et de la majuscule »

je me suis demandé pourquoi Poète et ici maître et non Maître ?
de plus, se faire aider par un maître du rythme ou de la rime pourquoi pas, mais un maître de la majuscule, je ne comprends pas bien. « Ah il a mis une majuscule exactement au bon endroit, quel maître ! », ça ne veut pas dire grand-chose pour moi…

« « Si j’avais son soutien, je crois l’avoir encore,
Des dizaines de fois il me l’a chuchoté
Mais je songe « plus tard », j’oublie et le déplore. »

j’ai trouvé ce passage assez lourd dans sa construction (et il m’a fallu le relire plusieurs fois pour essayer de le comprendre). Désolé mon cher Boutet, je vous dis ça parce que j’aime bien ce que vous écrivez et qu’en toute modestie, je pense que mes commentaires doivent essayer de non pas vous flatter, mais de vous pousser vers l’excellence et non la satisfaction du travail bien fait.
Je n’ai pas la prétention d’être le meilleur des commentateurs, ça se saurait, mais je dis les choses comme je les pense, et pour moi, votre poème, s’il est bien écrit et sympathique, manque de force poétique, il est mignon, mais un peu gnangnan parfois (désolé !). Pour conclure sur ce tercet, j’aurais mis une virgule après « de fois » pour mettre en avant « il me l’a chuchoté ».

« J’aimerais retrouver notre complicité,
Ressentir le besoin et la force d’écrire,
J’aimerais tant, c’est vrai, mais je n’ose lui dire. »

ce passage est le plus abouti du sonnet je trouve, si j’étais l’auteur de ce poème, je m’appuierais dessus pour reconstruire autour (sans tout détruire non plus, il ne faut pas exagérer !).

Mon commentaire vous apparaîtra peut-être injuste, je ne sais pas, mais j’ai tendance à être plus exigeant avec les auteurs que j’aime bien, j’espère donc que vous ne m’en voudrez point.

(écriture aboutie, mais ensemble du poème à revoir à mon humble avis)


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