Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Forums 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie libre
Uyimbube : L'ivresse des chevaux
 Publié le 15/03/26  -  5 commentaires  -  1155 caractères  -  70 lectures    Autres textes du même auteur

« Terre et cendres. »


L'ivresse des chevaux



Où vont les chevaux quand ils s’endorment, dis !
après que le soir a embaumé les nues
de l’odeur d’écume et du henné de leur peau
et qu’en harde lente ils nagent entre les bûchers
que la nuit étoupe sur le marais
la déchirure des voiles dans leurs yeux

Ils sont mâles au flanc des vagues oublieuses
dans l’ardente marée des vents
quand sous le tilleul fleurent les eaux du gué
où s’est fondu l’étain de leurs crinières
à l’appel sinueux et mouvant des sables
les phéromones des juments allaitantes

Ils basculent en effroi dans les abîmes
qui bordaient leur rêve escarpé d’horizons
au fond d’une mémoire couverte de drap blanc
entrent noyés dans les palais, les églises
la gueule sidérée du silence
des cratères et des os rompus de batailles

Ils échouent dans la torpeur inconsolable
des servitudes de la triste conquête
ventre déchiqueté et sans visage
que ce corps amarré à jamais à la vie
et dressent leur rivage dans le matin qui vibre
habillent d’aube les femelles qui s’enlacent

Au moins le sais-tu !


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Passant75   
4/3/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
Un premier vers des plus intéressants qui se termine par un « dis ! » qui, associé au dernier vers, m’a immédiatement fait penser à un chant de Barbara.

Lire à haute voix ce texte, c’est lire, à s’en essouffler, quatre très longues phrases de six vers chacune, au demeurant sans ponctuation. Mais, dans la catégorie « Poésie libre », tout n’est-il pas permis !

Les images sont nombreuses (peut-être trop !), mais elles se mêlent et s’emmêlent. S’il fallait illustrer, en le peignant, ce poème, le pinceau d’un Picasso s’avérerait nécessaire tant les tableaux se bousculent. À cet égard, je pense que ce devrait être très difficile de composer un poème racontant son « Guernica ».

Cela étant, « l’odeur d’écume », « la déchirure des voiles dans leurs yeux », « l’ardente marée des vents », « l’étain de leurs crinières », « l’appel sinueux et mouvant des sables », « une mémoire couverte de drap blanc », tous ces portraits, et bien d’autres encore, ont trouvé grâce à mes yeux et à mes oreilles, mais tout cela s’est emmêlé jusqu’à donner le sentiment d’un puzzle dont on aurait du mal à saisir la finalité.

Au final, cet amoncellement d’images n’a pas réussi à me faire comprendre « Où vont les chevaux quand ils s’endorment » et a plutôt créé une certaine confusion dans mon esprit.

   Provencao   
15/3/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Bonjour Uyimbule

J'ai aimé dans votre poésie libre cette colère, cette tristesse, cette abysse qui réceptionnent et accueillent la forme de votre écrit. Une prise de possession par l'effroi qui vient à nous, dans laquelle il nous faut se tenir dans la lecture, pour apprécier votre écriture.

Au plaisir de vous lire,
Cordialement

   Robot   
15/3/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
Un texte qui se lit au galop sans laisser le temps de souffler. Les images se mêlent, s'entrechoquent à une telle vitesse qu'il est nécessaire de contrôler le débit de la lecture pour ne pas se perdre. C'est peut-être le défaut de ce poème qui ne permet pas la réflexion tant les vers semblent se succéder sans toujours permettre une cohérence.
Mais il faut reconnaître au final que cette écriture un peu sismique possède de grandes qualités métaphoriques.

   papipoete   
15/3/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
Bonjour Uyimbube
Pas facile votre pseudo !
- dis papa, ça rêve des chevaux ?
- ben oui, je vais te raconter...
A priori, leur rêve bien qu'étant peuplé de juments allaitantes, ne semble pas tiré d'un passage de l'Eden sur Terre, lorsqu'ils sombrent dans des précipices, et de leur ventre déchiqueté...
NB assez cauchemardesque, cette odyssée équine pourrait se terminer d'heureuse façon, comme lorsque des soldats poursuivis, trouvaient dans les entrailles d'un cheval mort, cachette sûre et chaleur animale...
Je suis quelque peu décontenancé par ce texte, aux phrases étirées comme les branches défeuillées d'un arbre se mourant.
ce vers :
" ils échouent dans la torpeur...et habillent d'aube les femelles qui s'enlacent "
me plaît bien !

   tome15545   
15/3/2026
Poème intéressant, qui parle à la place de muets.

Les points rhétoriques ne sont pas suffisamment clairs je trouve. Le poème gagnerait, je pense, à expliciter qu'il est question de l'esprit des chevaux, de leurs rêves, leur ivresse, parce qu'en première lecture, je m'attendais à voir où vont les chevaux pour s'endormir.

Je comprends mal l'intérêt de la dichotomie sexuelle, omniprésente dans le monde, qui me paraît une surimpression qui trahir le narrateur mais n'appartient sans doute que peu au cheval.

Une invitation au délire que j'ai appréciée, avec sa puissante "gueule sidérée du silence", qui paraît adressée à quelque enfant, pour une raison qui m'échappe.


Oniris Copyright © 2007-2025