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| LeChevalier
16/3/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Ce poème est un très bon exemple de la musicalité que peuvent atteindre les quatrains d'alexandrins à rimes croisées, surtout qu'ici la richesse de la rime est vraiment au comble (il me semble qu'il y a identité de la consonne d'appui partout). J'ai été particulièrement émerveillé par la rime « danse » / « cadence », surtout que les vers y sont si bien cadencés !
Cette musicalité indéniable sert très bien la description de la nature. Je trouve qu'elle est un peu moins appropriée à la réflexion, par contre. Le rejet « Mais récurrent » dans le premier quatrain a tout ce qu'il faut pour nous faire réfléchir, mais pourquoi ne pas s'être permis de tels rejets dans les strophes finales, où se déploie la réflexion, justement ? J'ai trouvé un peu dommage de conclure l'un des quatrains par cette expression bizarre « sur deux siècles présents », où la rime me paraît forcée. Heureusement, le dernier quatrain efface les mauvaises impressions qu'on a pu avoir en cours de lecture. |
| Passant75
16/3/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime bien
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Opposer la nature, sereine, calme et pure, à l’action de l’homme qui serait destructrice par essence est un thème assez classique. Quatre quatrains pour chanter la beauté immaculée de la nature, trois quatrains pour pleurer sur le rôle prédateur de l’homme et un quatrain final pour se demander quelle planète allons-nous laisser à nos enfants. Ce poème est assez équilibré !
Vivante est la nature dès lors qu’elle s’éveille, le vent fait que s’animent les arbres ainsi que les fleurs dont se nourrissent les abeilles, l’eau comme les reliefs qui l’entourent brillent sous le soleil. Deux siècles ont-ils suffi pour bouleverser cet équilibre ? À l’évidence, l’auteur ne faire guère confiance à Gaïa pour rétablir un équilibre. Par ailleurs, encenser le passé pour mieux critiquer le présent et craindre le futur relève, d’après moi, d’une réécriture de l’Histoire. Sur la forme, la nature est chantée à l’aide de belles images et de termes recherchés, l’ensemble est très idéalisé. L’action nuisible et destructrice de l’homme est décrite sans ambiguïté avec un ton que Marine Tondelier ne saurait réfuter. L’ensemble est plaisant, mais connu et peut-être un peu trop bon-enfant. Rien de nouveau sous le ciel ! Saint Exupéry écrivait déjà : « Nous n’héritons pas de la Terre de nos parents, nous l’empruntons à nos enfants ». |
| Cristale
18/3/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Je rejoins le constat du narrateur.
L'humanité est le pire virus qui soit pour la planète et l'humain est son propre prédateur. Quel imbécile ce bipède ! De très jolie images, entre autres dans ce quatrain où les éléments n'ont aucun besoin d'humanoïdes pour vivre librement : "Veine au creux du vallon la rivière étincelle Et porte au gré de l'eau sa corbeille d'argent Au fleuve qui l'attend comme une dot de celle Qu'il mariera bientôt à son cours émergent." L'ensemble est plaisant, la poésie en adoucit les criantes vérités. |
| Lebarde
19/3/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime bien
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Bien sûr que la nature est belle et on ne se lasse pas de contempler notre terre dont l'auteur(e) réussit à décrire quelques uns de ses aspects merveilleux avec beaucoup de poésie dans les quatre premières strophes...et puis:
"Tous les terroirs étaient des berceaux magnifiques Avant que l'homme naisse au caprice des ans," et "Par des agissements de trames immorales Il oeuvre maintenant comme un écervelé." à les détruire au point de poser la question: "Quel héritage auront nos descendants, demain ?"... hormis les" palais et cathédrales". Certes, d'accord, mais bien sûr....mais devant ce genre de propos qu'il est de bon ton de répéter et au risque d'aller à contre courant de l'opinion générale et d'être accusé de provocateur inconséquent, je ne peux m'empêcher et prends un malin plaisir à faire remarquer que " l'être humain" comme n'importe quelles espèces présentes sur la planète, laisse et laissera les traces de son passage éphémère ou pas, mais sans doute pas plus que...au hasard, les trilobites, les coccolites ou les dinosaures et ...bien d'autres espèces depuis longtemps disparues qui vivaient dans des environnements et des paysages de forêts luxuriantes de fougères géantes , de bords de mers ou de rivières variés, de campagnes vallonnées ou ...de montagnes escarpées, tous, il me plait de le penser, tout aussi agréables et magnifiques que ceux que nous voulons conserver aujourd'hui et qui auraient évidemment mérité d'être transmis en héritage aux descendants. Bon maintenant que j'ai lancé mon pavé ...et un sujet de réflexion, je vais de ce pas profiter du soleil printanier pour aller admirer la mer dont les vagues viennent mourir sur la grève au pied des dunes et pleurer devant le spectacle grandiose du soleil qui bientôt va se coucher sur l'horizon. Je ne peux me passer de ce plaisir intense que je souhaiterais laisser en héritage. Avant cependant je voudrais dire que j'ai bien aimé ce poème classique sans faille prosodique et joliment poétique dont j'ai apprécié l'élégance du rythme et la légèreté du propos qui ne justifiait sans doute pas de ma part la longueur du développement précédent. Merci et bravo. En EL Lebarde |
| Polza
23/3/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Techniquement parlant, ce poème me semble plutôt très abouti.
Les rimes sont (je crois) riches et le sens est très fort. Peut-être, s’il devait y avoir un bémol, il se trouverait dans l’exergue, l’homme faisant entièrement partie de l’évolution, comment pourrait-il être une erreur philosophiquement parlant ? Merci pour chrysocale que je ne connaissais pas (hé oui, je ne connais pas tout), cela peut toujours servir ! « Mais récurrent ; un vent, une brise amicale » si j’ai apprécié il’enjambement (avec rejet ou contre rejet, ma pauvre technique ne sait jamais faire la différence) j’aurais préféré pour la sonorité et pour le double sens possible « une bise amicale ». « Oh, beauté de la Terre et des cieux, le présage Imprévu de la fin de ton éternité, » j’ai moins apprécié cet enjambement, il casse la rythmique d’une manière que je n’aime guère sans pouvoir réellement l’expliquer ! « Tous les terroirs étaient des berceaux magnifiques Avant que l’homme naisse au caprice des ans, Son esprit animé de desseins horrifiques A tout bouleversé sur deux siècles présents. » Je n’ai pas vraiment compris deux siècles présents, j’ai eu l’impression que présents était là pour la rime avec ans. Et pourquoi deux siècles, un détail a dû m’échapper…peut-être l’auteur pourra justifier ce choix avec des détails historiques dans ses explications… « La Vie est un cadeau sur la planète unique, » pour des raisons évidentes de prosodie, l’auteur ne pouvait écrire « sur cette planète unique », pourtant, je trouve que l’arrangement est légèrement voyant. Malgré mes petites remarques, je trouve ce poème très réussi et percutant, il y a deux ou trois petites choses à rectifier selon moi, mais rien qui n’empêche une très bonne appréciation ! |
| Provencao
30/3/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour Boutet,
"Oh, beauté de la Terre et des cieux, le présage Imprévu de la fin de ton éternité De larmes nous inonde aujourd'hui le visage, Mais quel piège envahit notre sol habité ?" J'ai beaucoup aimé ce quatrain qui pour moi, illustre merveilleusement la justesse du présage. La vérité de ce présage a quelque chose de secret et d’hermétique où ne peut léser une image évaporée de son langage et qui se forge en soulevant le voile de l’Héritage. Au plaisir de vous lire, Cordialement |
| Ramana
30/3/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Comme toujours, le classique est maitrisé. J'ai néanmoins accroché au onzième vers : "comme une dot de celle" ne m'a pas semblé très fluide, et l'enjambement qui suit un peu abrupt ! Et aussi, "Par des agissements de trames immorales" me parait un peu maladroit pour dire la chose.
Quand au mal destructeur qui ronge l'être humain, certains vous diront que le ver était dans la pomme depuis Adam et Eve ! Sans aller si loin, je crois pourtant qu'il faut remonter bien plus tôt que les deux siècles que vous mentionnez, et qui nous séparent de la révolution ayant consacré la révolte des bourgeois. Je crois en effet que le mal remonte au moins à Philippe le Bel (13ème siècle) pour ce qui est de notre propre civilisation. |
| papipoete
30/3/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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bonjour Boutet
Sujet souvent poétisé que ce qu'était notre planète bleue, avant que l'homme directement ou indirectement, ne parvienne à l'abimer tel le courant d'un fleuve au fil de millions d'années. Encore un poème ( c'est rassurant ! ) où l'on comprend tout de ce récit en superbes images " cinémascope " Il n'empêche que ces vers au langage ordinaire, rutilent tout au long aussi bien en matière de beauté, qu'en matière de désolation. Je suis un peu réticent vis à vis de la destruction par l'homme ( sachant que c'est soit un roi, un despote, un tsar, un blond peroxydé ) non point un peuple qui prend telle ou telle décision catastrophique. NB des quatrains de toute beauté, comme le 3e avec cette " fille à marier et sa dot " et le dernier qui fait songer ( voyant ce déluge de bombes qui pulvérise la Terre depuis 1 mois... ) comment cela va-t-il finir ? les complotistes qui nient Amstrong sur la Lune, comme le 11 septembre aux tours jumelles, reconnaitront-ils que ça va mal finir ? assurément pour moi, la 3e strophe est ma préférée. que ces alexandrins coulent avec bonheur, et leurs 12 pieds à l'unisson font un si magnifique chant ! |
| Robot
30/3/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime un peu
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S'il ne s'agit que de la composition on ne peut que saluer ce riche sonnet et ses rimes dans un clacissisme parfait.
Sur le fond je suis toujours surpris quand on dénonce l'homme, comme s'il s'agissait de quelqu'un d'autre que soi-même. L'auteur comme le lecteur font partie de cette humanité destructrice que dénonce le poème. J'aurais aimé qu'un quatrain nous fasse part de cette vérité: Que tout un chacun faisons partie de ces destructeurs écervelés. Ici on nous présente l'humanité comme une entité globale. Alors qu'il s'agit concrètement de la responsabilité de: Moi ,Toi, Lui, Nous. |
| Luron
31/3/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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La première puissance économique du monde qui a le leadership dans beaucoup de domaines donne un exemple déplorable de la gestion de l'écologie planétaire. Je suis horrifié. En Europe il y a eu une prise de conscience du besoin de réduire la pollution et particulièrement en France. Les comportements, les normes et les règlements vont cahin-caha dans le bon sens.
Ce sujet méritait un beau poème et il l'a trouvé en ce cri du cœur. L'auteur maîtrise bien le classique. Le septième quatrain me plait beaucoup. L'impuissance face à cette situation demeure et je la ressens douloureusement comme l'auteur. |





