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| Passant75
11/3/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Si d’aucuns pensent que l’hiver
Nettoie, de son blanc, la nature, L’auteur ici prend le revers, Évoquant une époque impure. Qu’on me pardonne de commencer le commentaire de ce poème en octosyllabes par un quatrain du même registre, mais, quand j’ai terminé ma lecture, la musicale harmonie des quatrains m’a conduit à tenter de continuer de la même façon. Dès le début m’est revenu « Le grand chêne de Brassens » dans lequel le vers « Des chiens levant la patt’ sur lui » s’est immédiatement associé aux « allures d’urinoirs ». Qu’il soit blanc ou qu’il soit noir, aucun arbre ne semble devoir échapper à ce triste sort. En hiver, tout paraît sale, les arbres, le ciel, le soleil, le sommets, les prés. Et la savon échappe aux « bras griffus » des « grands arbres nus ». S’il en est qui espéraient que la nature fasse au moins silence devant son état dégoûtant, le poème ne peut que les troubler plus encore en ajoutant que le vent fait parler les arbres qui font entendre leurs plaintes. Enfin les deux derniers vers, passant de la nature à l’humanité, plaque, sur les images de saleté dessinées dès le début, des images tristes d’un EHPAD, l’hiver étant la fin de vie. Un poème fort, aux images saisissantes ! |
| Lebarde
14/3/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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"Les chênes noirs, les bouleaux blancs
Dans les forêts ou solitaires Passent l’hiver nus et tremblants, Comme autant de vieux grabataires." Tiens donc, je commence par citer le dernier quatrain qui me semble-t-il résume bien le ton général, morose et lugubre d'un "Hiver sale" qui déteint sur l'humeur de l'auteur(e) qui n'a guère l'espoir que le printemps changera les choses ; Les "vieux grabataires" n'évoquent en aucune façon un avenir plaisant et le renouveau. J'ai bien aimé ce poème qui s'évertue à noircir la situation avec une succession de tableaux sombres et désespérants "humanisés", décrits parfois avec une certaine lourdeur et naïveté dans le choix des mots et la formulation ( le 4ème quatrain notamment) mais qui pour autant convient bien à mon état d'âme du moment. Les quelques rares fautes de prosodie, d'ailleurs assumées et tolérées par la catégorie revendiquée n'altèrent pas la poésie et le "plaisir triste" que j'ai eu à la lecture de ce poème en octosyllabes réussit. En EL Lebarde |
| embellie
20/3/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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L’art de prêter de l’action, du mouvement aux objets inanimés s’appelle prosopopée. Ici, ce n’est pas vraiment le cas parce que les arbres ne sont pas des objets inanimés, ils naissent, vivent et meurent comme des êtres vivants. Des savants ont fait des recherches ; on sait à présent qu’ils communiquent entre eux, qu’ils s’entraident… N’est-ce pas fabuleux ? L’auteur(re) a donc bien raison de nous proposer une personnification, d’ailleurs parfaitement réussie :
« Les arbres désignent du doigt Ce qu’ils ne peuvent pas atteindre Et quand il vente c’est leurs voix Que j’entends craquer et se plaindre. » Cette personnification produit des images très poétiques. J’aime beaucoup que dans ce poème un regard neuf soit porté sur les arbres, un regard plein d’humanité : « Passent l’hiver nus et tremblants, Comme autant de vieux grabataires. » |
| papipoete
29/3/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour Laurent-Paul
Comme le sale peut être propre, lorsqu'un poète inspiré s'empare de ce noble linge à laver ! Et chaque image nous montrant ces arbres qui voudraient s'emparer d'un savon imaginaire, ont le pré comme tapis, pour s'essuyer les pieds... On pourrait d'un crayon agile, animer chaque ligne pour en faire ( façon Mélies ) un film où l'on s'extasierait devant ces arbres nus, les bras tendus vers le ciel... NB c'est écrit dans un vocabulaire tellement ordinaire, que ce tableau extraordinaire se contemple, sans recours à quelque encyclopédie, avec le rude hiver comme Maître des cimaises. la seconde strophe est si lumineuse, mais l'ultime qui donne froid, a ma préférence ! Brrrrrr je ne vois pas ce qui s'oppose à la forme " néo classique ", à travers ces fameux octosyllabes... |
| Boutet
29/3/2026
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aime beaucoup
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Une belle description d'un état comme souvent chez l'auteur : aujourd'hui, les arbres en hiver.
Des quatrains de diverses valeurs comme c'est souvent le cas dans de ce genre de poésie. Pour moi le dernier est mon préféré même si les autres sont bons également mais j'adore cet autant de vieux grabataires. Un beau tableau en poésie. |
| Luron
29/3/2026
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aime beaucoup
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C’est un éloge de la laideur qui nous amènerait à penser que la laideur peut être belle. D’ailleurs les arbres font ce qu’ils peuvent pour nettoyer le ciel. Mais rien ne va, le soleil fond, les sommets sont poisseux, le ciel est une serpillière, les arbres se plaignent. La nature va finir dans une Ephad si l’hiver est trop long. Du spleen à la Baudelaire qui me fait sourire de la même façon que le font ces deux vers :
Le bourdon se lamente et la buche enfumée Accompagne en fausset la pendule enrhumée J'ai toujours l'impression d'être surpris par les mots chez Baudelaire. Même impression ici. J’ai bien aimé ce poème pas blanc comme neige mais bien beau. Il aurait gagné (et mérité) à être écrit en classique. |
| Raoul
29/3/2026
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et
aime bien
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Bonjour,
Voila de la poésie ! J'aime bien l'ensemble et ses images pleine de paradoxes ou perspectives originales. En revanche, – oui, il faut bien chipoter – je ne suis pas très convaincu par la mise en quatrains car à mon avis, elle étire un peu trop le descriptif (liant un peu lourd)... Je pense que le poème gagnerait à être resséré. Les visuels et comparaisons développées sont très parlantes, et j'aime beaucoup le fait qu'en les lisant on entende l'eau s'écouler. Merci pour cette lecture. |
| Cristale
29/3/2026
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aboutie
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aime beaucoup
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Fusain ou aquarelle, un tableau, teinté de noirs, de blancs, de gris, étire son hiver sur les troncs froids et les branches frileuses des grands arbres dénudés.
Seul un regard de poète peut avoir ce don de transcender ce qui pour le commun des mortels reste figé dans le banal du quotidien. Une toile dessinée presqu'à main levée juste à temps pour éviter toute contrainte qui viendrait contrarier le trait. L'ensemble est agréable, du sommet aux racines profondes du poème. Bravo et merci Laurent-Paul. |
| Provencao
29/3/2026
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et
aime beaucoup
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Bonjour Laurent-Paul,
"Les arbres désignent du doigt Ce qu’ils ne peuvent pas atteindre Et quand il vente c’est leurs voix Que j’entends craquer et se plaindre." Cette forme-hiver sale, cet objet-hiver sale, ce module difficilement qualifiable, se ouate dans son intimité délicate dont l’infinie élégance est certainement de savoir se positionner à l’abri des vues humaines, dans les bouleaux blancs, les chênes noirs ont des allures d'urinoirs ou dans c’est leurs voix Que j’entends craquer et se plaindre, mais appuyée de la limpidité de l'univers des illusions et des ombres. Au plaisir de vous lire, Cordialement |




