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Poésie libre
Eloaire : Dans la nuit
 Publié le 31/03/26  -  6 commentaires  -  642 caractères  -  68 lectures    Autres textes du même auteur

Une errance.


Dans la nuit



J'ai rêvé d'une histoire

dans la nuit aux rumeurs d'enfance

c'étaient Rimbaud et Verlaine
ou bien Mnasidika et Bilitis.
Des choses perdues

dans la nuit aux échos cruels.

Souviens-toi de moi
au fin fond de l’hiver

dans la nuit aux éclats tranchants

lorsque j'irai frissonnant
deux fleurs de feu en tête
me glisser entre les draps

dans la nuit au sourire mortel.


 
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   EtienneNorvins   
22/3/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
Un poème bref et nocturne, à l'atmosphère sensuelle et mélancolique, portée par la répétition lancinante de « dans la nuit », qui agit comme un refrain et donne au texte une unité musicale.

Cette insistance crée une impression d’enfermement, de ressassement, comme si le locuteur était prisonnier d’un souvenir qui le condamne peu à peu.

Les références à Arthur Rimbaud et Paul Verlaine, ainsi qu’à l’univers de Pierre Louÿs, suggère un lien entre amour homosexuel, poésie et perte. J'ai particulièrement aimé l'intensité du 11ème vers (« deux fleurs de feu en tête ») qui évoque à la fois la fièvre d'un désir passé qui semble renaître à neuf, avant que « le sourire mortel » ne vienne clore le poème sur une note ambiguë.

Cependant, cette atmosphère réussie souffre de la trop grande brièveté du texte, ou plutôt : d'expressions comme « une histoire » « choses perdues » ou « échos cruels » qui restent trop générales et auraient gagné à être incarnées plus précisément dans ce texte si sensoriel.

De même, la progression du poème demeure indécise : on semble passer d’un rêve à l'évocation d'un souvenir puis à une scène plus intime sans que le fil émotionnel soit pleinement clarifié. Le flou final est source de frustration plus que de mystère : est-ce l'évocation de la solitude de celui qui est abandonné, voire de draps-linceuls dans la nuit-mort qui pourrait signifier un suicide, ou au contraire la renaissance dans d'autres draps moins "idéels" par acceptation que rien n'est immortel ??

Enfin, quelques maladresses formelles (même si les noms propres n'ont pas d'orthographe... ou bien pour faire sonner visuellement l'eau du bateau ivre dans "Rimbeau" ?) arrache un sourire alors même que le texte repose sur une grande délicatesse de ton.

[en EL]

   Passant75   
23/3/2026
trouve l'écriture
très perfectible
et
aime un peu
Ne parlons pas de la syntaxe approximative, mais suffit-il de répéter plusieurs fois « dans la nuit » pour créer une atmosphère que l’auteur, d'après mon ressenti, semblerait vouloir faire baigner dans une forme de sensualité ?

Et pourtant j’ai apprécié les « rumeurs d’enfance », les « échos cruels », les « éclats tranchants », les « deux fleurs de feu » et le « sourire mortel ». On pourrait même imaginer que les draps, évoqués à la fin, puissent faire office de suaire. Mais ces images restent éparpillées dans un poème que je considère être privé d’une certaine cohérence.

Au final, un texte qui devrait être retravaillé !

   Polza   
24/3/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
C’est de la poésie libre d’accord, mais Rimbeau ça pique un peu les yeux quand même, sûrement une faute d’étourderie !

Mais avec « au fin fond de l’hivers » ça fait beaucoup d’étourderie pour un poème plutôt court.

« lorsque j’irai frissonnant
deux fleurs de feu en tête
me glisser entre les draps

dans la nuit au sourire mortel. »

 comme j’aurais aimé lire « me glisser entre tes draps », qui aurait apporté une dimension de désir et de sensualité, je pense.

Mais j’ai tout de même apprécié votre poème, avec la forme à retravailler néanmoins.
Sa concision ne m’apparaît pas gênante, c’est peut-être même ce qui fait toute sa force…

   Provencao   
31/3/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Bonjour Eloaire,

J'ai bien aimé ce conditionnel de l’errance qui se fixe selon moi dans ce rêve en cette aspiration à remettre en histoire ce rêve libertin et passionné en lien fondamental entre distance et fiction.
Belle utopie, en tant que puissance de "frisson et de sourire mortel" qui me semble avoir cette force dans cette ambigüité qui la façonne.

Au plaisir de vous lire,
Cordialement

   papipoete   
31/3/2026
trouve l'écriture
très perfectible
et
aime un peu
bonjour Eloaire
J'ai rêvé ; il y avait ce poète Rimbaud avec son soldat, qui dormait pour toujours et
ce film érotique où l'on meurt de plaisir...
alors, je venais me glisser entre tes draps...
NB un texte avec deux idées en tête ( fleurs de feu ), mais dont la rédaction semble pâtir de quelque précision, problème de conjugaison.
Je pense que ce ferait un agréable poème au final ; mais ici, il faudrait le remettre sur le métier !

   Lebarde   
31/3/2026
Bonjour

J'ai vu passé et bien sûr lu ce poème en EL mais ai vite tourné la page sans commenter après avoir été dérangé par les négligences orthographiques et de syntaxe et la présentation qui n'apporte rien.

Revenu maintenant avec les fautes d'orthographe corrigées, je m'intéresse de nouveau à ce poème qui nous est soumis, sans trouver l'occasion de m'enthousiasmer ni droit de porter un jugement de valeur.

Désolé, à une prochaine fois sans doute.


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