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Poésie contemporaine
Franco : L'effroyable araignée
 Publié le 01/04/26  -  9 commentaires  -  739 caractères  -  112 lectures    Autres textes du même auteur

La poète n'aurait-il pas une araignée au plafond ? La cognée est une métaphore d'un mal qui bat à la tempe, pulsant sous l'afflux sanguin.


L'effroyable araignée



À l’angle d’un vieux mur, l’effroyable araignée,
En artiste accomplie, tisse sa fine toile.
Le poète, à la voir, songe à la noire étoile
Qu’il porte dans son cœur, comme elle dédaignée.

D’une clarté spectrale étrangement baignée,
En lui la tisserande honnie se dévoile
Qui souffre d’un tel mal, jusque dans sa moelle,
Qu'il ressent tous les coups qu’assène sa cognée.

N’est-elle, malaimée, celle que nous fuyons,
La tristesse embusquée quand nous nous égayons ?

La visiteuse observe un parfait équilibre,
À cet instant si proche, au bout du frêle fil,
Que je crois discerner, dans l'œil privé de cil,
Le reflet du reclus que je suis, quoique libre !…


 
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   Polza   
18/3/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
C’est intéressant et étrange votre exergue, parce que justement un jour il m’est arrivé d’avoir l’inspiration en me réveillant un matin et en apercevant réellement une araignée au plafond (véridique).

Pour la catégorie classique, c’est mort, autant vous le signaler d’entrée !

« En artiste accomplie, tisse sa fine toile. » E non élidé à l’hémistiche…

« En lui la tisserande honnie se dévoile » E non élidé

j’en profite pour vous dire en toute modestie que vous devriez peut-être vous concentrer sur l’emploi de mots plus simples et travailler votre technique.
Une fois cela fait et acquis, vous pourrez faire un mélange des deux…

« Qui souffre d’un tel mal, jusque dans sa moelle, » Ronsard emploie moelle en diérèse, mais on le trouve plus souvent en synérèse…

« N’est-elle, malaimée, celle que nous fuyons, » encore un E non élidé, vous persistez et signez !

« La tristesse embusquée quand nous nous égayons ? »……..

« Que je crois discerner, dans l’oeil privé de cil, » c’est sûrement possible en poésie, mais j’ai un peu de mal avec cil au singulier, comme s’il n’y avait qu’un seul cil…

Pour de la poésie classique, il y a un petit problème d’alternances de rimes féminines masculines à mon avis.

Un peu trop de que quand qui qu’il à mon avis…

Je suis moyennement convaincu par la forme et par le fond, mais tout n’est pas à jeter, il faut juste retravailler, je ne le pense pas, j’en suis sûr !

   Lebarde   
19/3/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
" L’effroyable araignée" "au plafond", qui tisserait sa "fine toile" et provoquerait "la cognée", cette migraine "qui bat les tempes" et participerait à "la tristesse" et au vague à l'âme de l'auteur(e) dans ses inspirations.

Bon c'est ce que je retiens mais j'avouerai que je perds un peu le fil ténu du sujet qui se disperse et se noie et s'emmêle dans des images et une syntaxe confuses et déroutantes.

Concernant la catégorie classique revendiquée, trop d'erreurs de prosodie s'y opposent:
Je relève en autres, le non respect de l'alternance féminine/masculine des rimes, quelques e non élidés,(accomplie/tisse, honnie/se, malaimée/celle, embusquée/quand...), des approximations à l'hémistiche.
Dommage,
Mon ressenti est mitigé.

En EL

   Myndie   
20/3/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
Le poème aborde un thème des plus classiques. Comme dans les Fleurs du Mal par exemple, la métaphore filée entrelace les images et nous donne une vision romantique du poète visionnaire, torturé et maudit. Cette impression de « déjà lu » est cependant compensée par une mélancolie que l'on sent personnelle et sincère.
Sur la forme, le texte pèche par de nombreuses imperfections qui contreviennent aux règles de la poésie classique : nombreux hiatus, irrégularité du nombre de pied, césure aléatoire (le pire est ici :
« En lui la tisserande honnie se dévoile ») et pléthore de pronoms relatifs et conjonction de subordination («  Le reflet du reclus que je suis, quoique libre »).
Tout cela perturbe le rythme, gâche la musicalité des vers et nuit à la fluidité de la lecture.
Pour donner un élan d'originalité et de modernité à cette poésie qui aborde un thème souvent évoqué, l'écriture gagnerait à être affinée et l'expression moins conventionnelle.

   Passant75   
22/3/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Ainsi, le poète serait prisonnier de ce qui le tourmente, le taraude et martèle son esprit. L’idée, intéressante, n’est pas nouvelle. Baudelaire voit le poète hanté par une mélancolie oppressante dont il ne peut s’échapper et Verlaine le perçoit traversé par des émotions qu’il subit plus qu’il ne contrôle. Sans parler des auteurs qui se voient possédés par une présence qui les hante.

Dans ce poème, l’obsession, dans laquelle un poète est enfermé, prend l’image d’une araignée qui cogne dans la tête, L’auteur personnalise son angoisse intérieure en lui donnant une vie propre. Il est habité, dans toute l’acception du terme, par quelque chose qui vit et le fait souffrir. Il ne peut pas ne pas écrire, mais écrire ne le libère pas totalement.

Si j’ai apprécié le fond de ce poème, sa forme m'a laissé une impression quelquefois plus mitigée. J’ai trouvé que le deuxième quatrain baignait dans une certaine lourdeur ; à ce sujet, ses deuxième et troisième vers me semblent devoir écarter ce poème de la catégorie « poésie classique ». Cette critique étant faite, le dernier quatrain exprime très bien l’idée que, si le poète est prisonnier de son mal intérieur, cette prison est aussi une source de création.

   LeChevalier   
1/4/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Je commence avec ce qui est incontestable : en versification classique, les e muets à la fin du premier hémistiche ne sont pas permis devant consonne ou h aspiré (comme dans « honnie »). Ici, il y en a plein : vers 2, 6, 9 et 10. Ce genre de césures, avec une syllabe muette en trop, portent le nom de « césures épiques ». Elles étaient possibles au Moyen-Age, mais absolument plus maintenant dans ce qu'on appelle « versification classique ». La rime « moelle - dévoile » n'est pas classique non plus.

Je ne vois pas l'utilité de la disposition graphique en deux quatrains + distique + troisième quatrain. C'est une originalité qui dérange sans rien apporter.

Maintenant pour le fond. L'idée est vraiment intéressante : la comparaison de la tristesse à une araignée se révèle fructueuse. Je reconnais cependant qu'à partir du deuxième quatrain l'expression manque de clarté ; j'ai presque le sentiment que le premier quatrain a jailli spontanément et la suite a été un peu forcée. Heureusement, l'expression regagne en précision à la fin où l'image de l'araignée est effacée par le reflet de l'homme, qui s'y voit. Le dernier vers est vraiment très bon. Même remarque pour la rime « fil - cil » d'ailleurs.

   Boutet   
1/4/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
L'araignée du poète a-t-elle les pattes en l'air ? L'idée de ce poème avec cette araignée qui hante l'auteur
est assez original. Dommage que la prosodie même en contemporain soit quelque peu aléatoire.
Je crois que la rime dévoile/moelle est bonne même en classique d'après mon vieux dictionnaire.
Privé de cils, j'aurais mis un s car s'il y en avait, il y en aurait plusieurs.
Rime équilibre/libre un peu simpliste.
Bref, beaucoup de choses à revoir coté prosodie malgré une bonne idée de départ.

   Provencao   
1/4/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
Bonjour Franco et Bienvenue,

J'ai bien aimé ce qu'exprime cette effroyable araignée que conserve le poète en sa noire étoile à son acceptation de fusionner avec la poésie, et cette noire étoile est souvenir douloureux, très douloureux, car il instille sur sa douleur sa lumière.

" La tristesse embusquée..." réfléchit à mon sens au va-et-vient de votre poésie, dont la présence parfois s’efface et dont l’absence génère alors un questionnement.

Au plaisir de vous lire ,
Cordialement

   Cristale   
1/4/2026
Bonjour Franco,

Bienvenue à votre première publication sur Oniris.
En tant qu'arachnophobe invétérée, le titre m'a fait passer mon chemin dans les couloirs obscurs de l'espace lecture.
Puisque la catégorie classique ne pouvait correspondre, que mes collègues ont déjà tout dit quant à la versification, c'est donc en "contemporain" que je lis votre poème.

Il me semble que, point de vue forme, vous avez essayé de vous approcher du "sonnet". Le système de rimes abba - abba malheureusement toutes féminines des quatrains le démontre mais, c'est dommage, le distique aurait dû être complété par le vers qui le suit, afin d'obtenir les deux tercets indispensables au sonnet, même en contemporain, c'est facile à corriger.
Pour ceux-ci, l'alternance entre le deuxième quatrain et le neuvième vers, à l'intérieur des tercets ainsi que de l'un à l'autre, serait respectée : yons-yons-ibre / il-il-libre. (ccd - eed)

Cela est évident il y a une erreur de forme bien que celle-ci soit apparente, mais ratée à l'écrit. Oserais-je dire : erreur de débutant ? Tout à fait pardonnable et puis l'on apprend de ses erreurs.
Nul doute que vous saurez vous pencher sur "quelques" règles de versification afin de peaufiner vos vers dont j'entends la volonté de bien faire et beaucoup de petites voix intérieures.

Je ne note pas, dans l'attente d'une prochaine publication.

Bien poétiquement.

   papipoete   
1/4/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
bonjour Franco
Effroyable araignée, cette bestiole que souvent d'un preste coup de semelle, nous faisons passer de vie à trépas, n'échappe pas à la règle dans votre esprit, et je suis sûr que dans la nuit elle doit vous apparaitre...au bout de son frêle fil, qui ne manquerait pas de se rompre, et venir dans vos cheveux défaire votre brusching !
NB je ne veux pas vous mentir, en vous disant que cette délicieuse ballerine, ne me fait pas peur... si elle surgit dans mon champ de vision ( même de mon seul oeil voyant ) mais si c'est moi qui la surprend, je me sens le Roi du Monde sans peur et sans...!
Dommage que vous optiez pour des phrases " devinettes ", où l'on se demande ce que le poète voulut dire !
première strophe ; noire étoile dans son coeur ? je connais le " crabe " qui peut nous ronger entre ses crochets !
- sa cognée ? des coups d'araignée, je ne vois pas !
la dernière strophe pourtant, me parle clair...comme lorsque devant des gamins marioles, je laissai grimper une belle Epeire Diadème, sur mon bras jusqu'à mon cou ; ils étaient comme Vous, terrorisés !
techniquement, je vois une étrange construction, faisant penser à un sonnet...comme Vous tout chamboulé.
Mais croyez mon expérience ; avant de poster un texte, le lire et relire ( même en comptant les pieds sur ses dix doigts ) et envoyer.
Je ne suis pas moqueur ni prétentieux, mais toutes ces imperfections purent être évitées !


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