Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Forums 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie néo-classique
Passant75 : L'ivresse du silence
 Publié le 02/04/26  -  5 commentaires  -  713 caractères  -  35 lectures    Autres textes du même auteur

« Madame, sous vos pieds, dans l'ombre, un homme est là
Qui vous aime, perdu dans la nuit qui le voile ;
Qui souffre, ver de terre amoureux d'une étoile ;
Qui pour vous donnera son âme, s'il le faut ;
Et qui se meurt en bas quand vous brillez en haut. »
(Victor Hugo)


L'ivresse du silence



Je t’aime comme on boit des poisons délicieux
Dont la lente brûlure embaume la misère,
Ton regard verse en moi une nuit visionnaire
Où mon cœur se consume en désirs silencieux.

Ta beauté resplendit froide comme les cieux,
Et mon rêve s’égare à ta sombre lumière,
Je tends vers ton soleil une prière amère,
Mais ton front reste clos devant mes vœux anxieux.

Mon amour, tel un lys né sur un sol funèbre,
Maquillant la douleur d’un étrange plaisir,
Unit l’ombre au parfum et l’extase aux ténèbres.

Ainsi je vis captif d’une ardeur sans partage,
Ton absence nourrit l’ivresse du désir,
Et ton cruel refus m’enchaîne à ton image.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   LeChevalier   
25/3/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Bien que la versification soit néo-classique, le fond est vraiment classique et beau ! J'ai apprécié ce sonnet à la syntaxe claire et sans licences. Le schéma des rimes dans les tercets, cdc ede, s'approche du type italien qu'on appele rime incastrate : cette disposition est impossible dans la versification classique et c'est vraiment bien de l'avoir utilisée en faisaint du néo-classique ! En même temps, la rime « plasir - désir » est tellement fréquente au XVIIe s., que certains pourraient la critiquer au XXIe.

Le contenu est un bon mélange de figures de style, dont je remarque une oxymore (« sombre lumière »). C'est quelque peu baudelérien mais peu importe.

   Pattie   
29/3/2026
trouve l'écriture
convenable
et
n'aime pas
J'ai du mal avec ce que raconte ce poème. J'hésite entre le compte-rendu d'une séance du narrateur chez sa domina attitrée (et dans ce cas, il fait bien ce qui lui plaît) ou bien l'aveu d'un harceleur. Monsieur le juge, songez : elle a dit non et ne lui a montré aucun intérêt ! Prenez en considération le romantisme de mon client.

   Provencao   
2/4/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Bonjour Passant75,

J'ai aimé cette ivresse du silence qui se situe à l'épine de la fanfaronnade, supposant des actes, des réels et des échos, qui par eux seuls, ont code de fondement.

J'ai aimé cette alliance dans cette drôlerie, en une espèce de sceau ironique voire satanique, esquissé sur la feuille blanche...

Au plaisir de vous lire,
Cordialement

   papipoete   
2/4/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
bonjour Passant75
" je t'aime comme on boit des poisons délicieux ", et tu restes sourde à toutes mes prières, d'avoir de toi quelque amour en retour...
Bien sûr qu'aujourd'hui, on ne parle plus de cette façon à l'élue de notre coeur, qui ne voit pas le terrible abîme dans lequel se morfond un amoureux éperdu !
Mais en terme d'écriture poétique, le SMS est rétamé face à un sonnet de bien belle facture.
le second quatrain est mon passage préféré.
NB Techniquement, une telle déclaration d'amour mérita qu'en alexandrins classiques, votre sonnet s'écrivit ?
les diérèses en " cieux " sont bien timides, réduites en synérèse ! et ce pluriel/singulier de " funèbre et ténèbres " put être un brin plus travaillé...

   Boutet   
2/4/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Un amour non payé de retour, c'est ce qui se dégage de ce poème néo-classique.
Des beaux vers comme :
Je t’aime comme on boit des poisons délicieux
Mais ton front reste clos devant mes vœux anxieux.
Unit l’ombre au parfum et l’extase aux ténèbres.

Insistez, peut-être qu'elle cèdera !


Oniris Copyright © 2007-2025