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Poésie classique
Boutet : Les exégètes
 Publié le 04/08/26  -  13 commentaires  -  779 caractères  -  189 lectures    Autres textes du même auteur

La poésie est faite pour être vécue avant d'être expliquée, et certaines explications finissent par faire disparaître ce qu'elles cherchent à révéler.


Les exégètes



Ils viennent, l'œil baissé sous le poids des doctrines,
Le compas à la main, le syllogisme aux dents ;
Ils adjurent la mode et ses pouvoirs pédants
Et veulent enchaîner les célestes poitrines.

Ils sondent l'océan dans le creux des vitrines
Et mesurent l'éclair avec leurs doigts prudents ;
Ils disent : « Ce vers manque », et leurs gels précédents
Étouffent le printemps sous des règles chagrines.

Mais l'âme a ses sommets que nul n'approchera ;
Le chant monte où l'esprit des prophètes viendra,
Et rit des lourds savoirs dont s'enorgueillit l'homme.

Car le poète peint l'aurore qui paraît
Quand le docte ne voit, dans cet ensemble abstrait,
Qu'un exercice obscur de sémantique, en somme.


 
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   Passant75   
12/7/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Une remarque tout d’abord, en commentant ce poème, je deviens-moi-même d’une certaine façon, un exégète. Il y a là un paradoxe intéressant, en effet, le texte critique ceux qui interprètent les poèmes, mais en s’exposant sur ce site, il invite les lecteurs à l'interpréter. J’exagère à peine, mais je retiens surtout l’idée que c’est un appel à ne pas laisser l’analyse prendre la place du ressenti.

Par ailleurs, la lecture de ce sonnet m'a rappelé une scène du Misanthrope dans laquelle Alceste critique le sonnet que récite Oronte qui, lui, ne désire qu’une chose, c’est d’être admiré. Alors que, pour sa part, Philinte ne cherche qu’à ménager les susceptibilités, Alceste trouve le sonnet très mauvais, arguant qu’une œuvre doit pouvoir accepter la critique. Cette scène pose la même question que pose le sonnet de l’auteur, à savoir peut-on juger une œuvre sans tomber ni dans la complaisance ni dans le pédantisme ? Cette question renforce, selon moi, la portée satirique de ce poème, même si je trouve que son opposition entre le poète et l'exégète reste un peu trop tranchée.

Cela dit, au risque d’apparaître comme un des exégètes dénoncés par l’auteur, je trouve que son propos laisse peu de place à l’ambiguïté et au fait qu’il n’y a pas qu’un seul niveau de lecture en poésie. Dur, dur de pouvoir trouver un équilibre entre la flatterie et l’exégèse qui disséquerait une œuvre jusqu’à lui enlever sa vie. Pour conclure, je dirai que ce sonnet a raison dans son intuition, mais qu’il va parfois trop loin dans sa démonstration. Son principal mérite est finalement de nous obliger à nous demander si, en voulant défendre la poésie contre les exégètes, il ne devient pas lui-même une œuvre qui demande à être « exégétée ».

   Ornicar   
13/7/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
"Car le poète peint l'aurore qui parait / Quand le docte ne voit, dans cet ensemble abstrait, / Qu'un exercice obscur de sémantique, en somme". Rien que pour sa chute, en forme d'uppercut, ce sonnet en forme de règlement de compte m'a plu.

Qui est visé ? Ceux qui édictent les règles, parbleu ! les prescripteurs du bon goût : "Ils adjurent la mode et ses pouvoirs pédants". Le portrait que dressent les quatrains de ces ergoteurs et de leurs procédés est réussi. C'est à la fois imagé et drôle, l'humour et l'esprit de dérision sont présents. A leur lecture, j'ai visualisé tout un aréopage de Diafoirus penchés sur le lit de Poésie malade et j'ai souri. La charge est féroce mais pas méchante car le ridicule ne tue pas. Dans ce registre, deux vers m'ont séduit : "Ils sondent l'océan dans le creux des vitrines / Et mesurent l'éclair avec leurs doigts prudents".

D'autres images ou formulations m'ont paru moins claires. Il en est ainsi pour les "célestes poitrines". J'imagine qu'il s'agit des poètes mais je n'en suis pas si sûr. Il en de même pour l'expression "gels précédents". A la lecture du vers qui suit ("Étouffent le printemps sous des règles chagrines"), je perçois bien l'idée sous-jacente mais sa formulation n'a rien d'évident pour moi. J'ai néanmoins passé un bon moment de lecture.

Ornicar

   Provencao   
4/8/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Bonjour Boutet

Votre poésie développe son oraison à partir de ce " mystère " de l'écriture qui néanmoins donne à penser ; l’une à travers l’irréel et le poétique, dans la déstabilisation qu’ils créent en chacun de nous, l’autre à travers l’émotion entendue comme la lueur qui éclaire la pensée et l'éloigne dans le paradoxe de son auspice en appelant une réflexion vers le monde et vers l’être...

La satire, le poétique ne nous démontrent t-ils pas aussi quelque chose du sens de l'éminence humaine, et du fait qu’il est précieux de se dégager hors du monde pour soutenir un rapport authentique avec lui ?

Au plaisir de vous lire,
Cordialement

   rendu   
4/8/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Bonjour

Je ne suis pas assez vieux sur le site pour avoir un avis tranché sur ces fameux exégètes. Mais, je me suis déjà "rendu" compte que les écrits, quels qu'ils soient, ne sont pas assez profondément lus et étudiés avant d'être commentés, surtout en espace lecture. A mon grand regret, c'est souvent du vite fait, à part quelques exceptions comme ils en existent toujours, bien entendu.
J'aime bien ce sonnet en forme de pamphlet et qui semble vouloir remettre les choses à leur place. Mais j'aurais + insisté sur cette vitesse de lecture et ce manque de réflexion que j'évoque plus haut.
J'aime bien le passage sur la mode. Ah cette fameuse mode sans laquelle le monde ne saurait existé !
Je trouve les 2 tercets magnifiques.

   AMitizix   
4/8/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Un bon sonnet je trouve !

Pour moi, il vaut avant tout grâce au très bon dernier tercet, et à sa pointe excellente. Une très jolie pique qui dit en peu de mots toute l’idée du poème. J’ai beaucoup aimé le dernier vers et son rythme maîtrisé, avec l’affaiblissement de la césure, pour faire tomber ce « en somme » comme un couperet. C’est très bien fait !
D’ailleurs, tout le poème est bien servi par des alexandrins qui me semblent très bien menés, à l’exception de la rime du vers 7, une formulation dont je crois saisir le sens (le gel de l’hiver étouffant le printemps), mais qui est peu naturelle et manque d’élégance, à mon goût. J'ai l'impression que c'est la recherche de la rime qui a contraint à cette étrangeté. Seul défaut formel notable qui me heurte.

On pourrait cependant regretter que ce poème satirique reste assez désincarné, avec cette troisième personne du pluriel… plutôt impersonnelle, ce qui fait que le tout manque un peu de mordant et donne un sentiment d’abstraction, malgré les nombreuses images. Une satire renonçant (en général) au lyrisme, à la puissance brute, elle a besoin d’une autre énergie pour soutenir le « souffle » poétique ; c’est généralement celle de l’humour, du bon mot, de la cruauté ; mais cela requiert d’ancrer le texte (sans doute davantage que ce qui est fait ici), d’entrer dans la vulgarité du concret, pour éviter la monotonie d’une simple « dénonciation » conceptuelle. Pour ce sonnet, cet écueil me paraît évité, mais de peu ; et le manque d’incarnation se fait sentir à la lecture, à ma lecture en tout cas. Ainsi, les vers un peu plus « élevés » ou « lyriques », comme le neuvième et le dixième (qui, isolément, est un très joli vers) s’inscrivent mal dans l’ensemble : cette tentative d’élévation échoue car elle est prisonnière d’un étrange entre-deux. Ce sonnet n’étant ni satire en règle, ni « poésie » pleinement assumée dans ce qu’elle peut avoir de démesuré, on ne peut pas lire ces vers comme une ironie supplémentaire, et on ne peut pas non plus suivre naïvement le poète sur ces nouvelles hauteurs sans être tenté de le convaincre de maladresse. Ambiguïté qui fait pour moi de ce premier tercet (quoique passable) le talon d’Achille de ce texte.
Sans doute aussi est-il difficile de faire une satire sous forme de sonnet. La satire en général vise le débordement, la gouaille un peu désordonnée, un peu longuette. Cette tentative de la faire rentrer dans un cadre aussi serré que le sonnet, intéressante, ne me convainc pas entièrement, en tout cas pas pour cet essai. Je n'exclue pas la possibilité de changer d'avis à l'avenir...

Heureusement, ce défaut n’est pas suffisant pour me détourner de l’ensemble ; outre les trois derniers vers qui, je l’ai déjà dit, reconquièrent aisément mon adhésion, il y a quelques images qui me plaisent beaucoup dans les quatrains. Ainsi la jolie hypallage des « célestes poitrines » du vers 4, qui incarne si bien la puissance qui émeut et ébranle celui qui écoute la voix d’un grand poète. La sécheresse et la médiocrité imputées aux « exégètes » est bien rendue par des formules évocatrices : les deux premiers vers, le vers 6. Je suis réservé sur le vers 5 : je ne saisis pas le sens de l’image : serait-ce un aquarium qui est évoqué ?

Enfin, sur le « message » de ce poème, ou plutôt de cette satire sympathique : j’aime bien le ton et l’idée portée, idée à laquelle on ne peut qu’adhérer, même si les exégètes, parfois, ont des commentaires aussi passionnants que nécessaires pour sentir pleinement la véritable puissance d’un texte, celle qui sort des « célestes poitrines »… mais je ne doute pas que vous seriez d’accord avec cette vue ! Et puis, une satire nuancée, c’est quand même moins réjouissant qu’une bonne vieille attaque en règle qui ne s’embarrasse pas de ces menus détails... !

Merci pour le partage !

   Cyrill   
4/8/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime bien
Salut Boutet.
Loin de moi l’idée de faire l’exégèse de ce poème ni de tout autre d’ailleurs, je ne suis pas équipé pour. J’ai tout de même reconnu les « célestes poitrines » de Rimbaud. Faut-il y voir une forme de communion du poète avec son art ? Je serais tenté de le croire, au vu du second tercet.
J’ai trouvé ce poème vraiment bien construit, avec des images travaillées finement, et suggestives. Pas forcément claires comme de l’eau de roche mais ce n’est pas moi qui vous en ferai le reproche, j’aime bien quand ça propose et que je dispose. Il y a certes une ligne franche de démarcation entre vilains exégètes et poètes, entre quatrains et tercets, donc. Les tercets énoncent pourtant une vérité digne d’un sachant, j’y vois presque un paradoxe.
Qu’à cela ne tienne, j’ai surtout aimé cette charge, que je ne prends absolument pas pour ma pomme, comme dit plus haut. Je trouve que le portrait de ces comptables est assez réussi et ne manque pas de mordant. Alors même si je trouve que les tercets versent dans les mêmes travers de doctrine, ce n’est que justice. On se défend avec les armes de son adversaire.
À mon avis la démonstration tend à affaiblir la poésie, du moins celle que j’aime, mais c’est tout de même une bien agréable lecture.

   Myo   
4/8/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime un peu
Bien que vous dénonciez " l'exercice obscur de sémantique" , vous avez, c'est certain, manipulé avec dextérité le compas pour que ce sonnet résonne justement.
J'avoue par contre qu'il manque à ma lecture, un peu de cette âme que vous préconisez.
Sans doute parce que certaines images m'échappent....

Merci du partage

Myo

   Pussicat   
4/8/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
Mais quelle lecture rafraîchissante, joviale et réjouissante ! Quel spectacle voir ce poème courir comme fol pamphlet sur un jeu de quilles. Les exégètes sont légion dans toutes les professions, les amateurs, souvent, se trompent de lunettes. Pour lire un choix classique – le vôtre est une grâce, un fruit amer et pointu – une poésie en vers libre, ou du contemporain, encore faut-il avoir l’esprit ouvert à tout, ainsi du plus déplaisant écart de principe, sinon à quoi bien rime l’atelier d’écriture ?

Les quatrains déploient le dictionnaire du bien écrire de ces « exégètes » avec force, je me vois devant la scène d’un théâtre, un Sganarelle médecin de la rime mesurant « l'éclair avec leurs doigts prudents ; » / étouffant « le printemps sous des règles chagrines., » je retiens ! Vous enchaînez les trouvailles avec une dextérité qui devraient les réjouir.

Quant aux tercets, rien à ajouter sinon qu’ils ouvrent la perspective d’une lecture affranchie, débarrassée de ses chaînes, où l’acte poétique ne souffre aucune pointure – il est toujours bonne taille, l'horizon.

J’avais particulièrement apprécié votre dernier texte, d’une grande facture, malgré les réserves (nombreuses, il est vrai) émises. Celui-ci emporte également mon adhésion, aussi bien sur la forme que sur le fond.

A bientôt de vous lire,

   Ramana   
5/8/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Comme dit le vieil adage, "il faut de tout pour faire un monde", certains ayant l'esprit plutôt analytique, d'autre ayant plus l'esprit plutôt sinthétique ; certains appréhendant leur univers de façon plutôt rationnelle, d'autre de façon plutôt émotionnelle ; la grandeur d'âme n'étant l'apanage ni des uns, ni des autres, ou l'étant aussi bien des uns que des autres. Le poète n'est pas le phénix des hôtes de ce monde, il s'exprime selon un mode poétique, voilà tout. Ceci globalement parlant.
Maintenant, on peut certes trouver docte inspiré (l'inspiration n'étant pas uniquement poétique), ou docte un peu lourd, et pareillement chez le poète. Quand à ce que chacun voit chez l'autre, on touche le domaine de la pure subjectivité. Heureusement, l'âme est la chose la mieux partagée entre nous tous...

   Cristale   
5/8/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime un peu
Bonjour Boutet,

J'aime beaucoup la qualité de la forme classique qui sert un sujet pourtant très contemporain : jusqu'où peut-on analyser un poème sans perdre ce qui fait sa beauté ?

Ma seule réserve : les « doctes » sont volontairement caricaturés, ce qui renforce l'efficacité de la satire, mais laisse peu de place à une vision plus nuancée où la connaissance technique pourrait aussi éclairer la poésie sans l'étouffer.
Ceci est sans nul doute un choix assumé, propre au registre polémique de ce sonnet où l'inspiration est placée au-dessus de la seule raison.
D'où ce "j'aime un peu" en ressenti.

L’ensemble, romantique et symboliste, est de bonne facture avec sa petite touche acerbe qui me fait me demander si je n’ai pas trop analysé, le sujet s’y prêtant, ce poème au détriment de son essence poétique, qui pourtant de manque pas, par exemple aux vers 4, 6, 12, entre autres.

Le poète propose, le lecteur dispose.

   Polza   
5/8/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime un peu
Si je n’ai rien à reprocher à ce poème sur le plan technique (les plus puristes vous reprocheront peut-être les rimes « doctrines/poitrines/vitrines » 3 noms féminins et « n’approchera/viendra » 2 verbes (perso ça. ne me dérange absolument pas), je n’ai par contre pas du tout été séduit par la manière de traiter le sujet.

L’idée est pourtant originale, mais j’ai eu la fâcheuse impression d’assister à une simple diatribe, sans âme ni émotion. J’ai eu le sentiment que vous cherchiez davantage à argumenter qu’à poétiser…

« Ils viennent, l’œil baissé sous le poids des doctrines, »

Personnellement, l’œil baissé me fait plutôt penser à une personne qui n’ose pas regarder en face, une personne qui aurait honte de ce qu’elle a fait, tout l’inverse d’un exégète fier d’étaler sa science.


Je pourrais décortiquer le reste du poème, mais je tomberais alors aussitôt dans votre piège diabolique (excellente BD des aventures de Blake et Mortimer), c’est probablement ce que je préfère dans votre poème.

En critiquant les exégètes, en les prenant pour cible, vous les placez dans une position délicate, vous vous prémunissez habilement des éventuelles critiques de ces derniers. Toute analyse un peu trop exégétique risque de vous donner raison, c’est un stratagème digne de « L’art d’avoir toujours raison » d’Arthur Schopenhauer !






   LeChevalier   
5/8/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime un peu
« Adjurer la mode » -- cet hémistiche permet d'identifier le groupe ciblé : puisqu'il est question de poésie, il faudrait que ce sonnet soit une dénonciation des partisans d'une poésie actuellement à la mode.

« Veulent enchaîner les célestes poitrines » -- l'un des commentaires m'a fait savoir que l'expression « célestes poitrines » figure chez Rimbaud. Il s'agit d'un poème anticlérical que je permets de ne pas aimer du tout et qui ne m'aide pas à trouver l'expression elle-même moins bizarre. Reste-t-il que le vers dénonce ceux qui s'élèvent contre une inspiration divine.

Jusqu'à la fin du premier quatrain, il n'a pas du tout était question d'exégèse mais de critique du type préscriptiviste, c'est-à-dire d'une dénonciation de ceux qui prétendent enseigner aux autres comment composer.

Le deuxième quatrain ne me paraît pas enrichir le propos. Il est d'ailleurs un peu obscur. La formule la plus saillante, c'est « ce vers manque » mais quel sens faut-il mettre dans le verbe « manque » ? En tout cas, la poésie actuellement à la mode ne se soucie pas de vers ; dans ce sens-là, l'évocation de règles paraît assez étrange. À la rigueur, quelqu'un aurait pu dénoncer Boileau au XVIIe s., mais c'est bien vieux...

« L'âme a ses sommets... » -- très beau ! -- « ...que nul n'approchera » -- nul ? même celui à qui appartient cette âme ?

« lourds savoirs » -- ce n'est vraiment pas à la mode, vraiment pas. Allez étaler des savoirs, tout de suite quelqu'un vient vous taxer de passéiste, poussiéreux etc.

Rimer deux verbes au futur... cela se fait mais c'est quand même un peu drôle.

Le dernier tercet dénonce aussi des doctrines et développe l'idée d'une inspiration divine qui n'est pas analysable ni appréhensible par l'intelligence. Toujours rien à propos d'exégèse.

Je suis désolé, mais je n'ai pas aimé ce sonnet. Je trouve qu'il dénonce quelque chose qui n'existe pas depuis des siècles. Et dénoncer des règles dans un sonnet en vers classiques, c'est vraiment étrange, pusique cette forme est une soumission volontaire à une foule de règles !

J'ai beaucoup aimé certaines de vos poésie, Boutet, parfois à contre-courant de la majorité des commentateurs, mais ici ce n'est pas le cas.

   tome15545   
5/8/2026
[Modéré : Commentaire trop peu argumenté.]

C'est un très beau tableau. En effet, les postures sont bien rendues. Il me semble que c'est un poème qui n'invite pas à l'exégèse.


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