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Poésie classique
brabant : Trépas de Rooniaus
 Publié le 23/07/10  -  12 commentaires  -  820 caractères  -  409 lectures    Autres textes du même auteur

À Ceux qui ne m'ont pas appris la tendresse
ou
Du pessimisme selon Cioran...


Trépas de Rooniaus



Sanglots tus par pudeur, aux confins de la mort,
Tu tolérais, mourant, notre sollicitude,
Ne laissant transpirer aucune incertitude ;
Sans servile douleur, tu t'es assis dehors

L'aire familiale où se fige l'essor,
Morose prisonnier d'une torse hébétude...
Dans ton regard contraint, nulle mansuétude,
Indifférence morne en absence de port.

Tu dédaignais la gnose et tous les patronages,
Subissant sans émoi, présence tracassière,
Nos murmures indus, austère rituel,

Insensible céans à nos derniers hommages
Quand l'œil se révulsait sous l'abstruse paupière.
C'est alors, pleurs reclus, qu'il vous fallait bétel !




"La thébaide", le 30 juin 2010.

Rooniaus : Nemrod et Chien Lare mort en 1977.


 
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   Lunastrelle   
15/7/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↓
J'ai apprécié cette lecture, tout en restant paradoxalement un peu au dehors... Là c'est tout à fait personnel, mais il me manque quelque chose pour que je puisse complètement accrocher... Cependant je n'ai rien à reprocher à ce poème très chantant, c'est plus une question de ressenti!

(Ah si: "abstruse paupière": j'aime pas la sonorité, gloups)

   jaimme   
17/7/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai lu récemment des poèmes où le tout était nettement plus riche que chacun des vers. Ici c'est, à mon goût, exactement l'inverse. La recherche est très poussée pour chacun des vers, elle est souvent admirable. Chacun d'entre eux dit quelque chose, mets un trait de plus à la scène, au récit. C'est plutôt l'ensemble qui me convainc un peu moins: la sonorité générale (mais je pense que c'est voulu) et surtout le ressenti ultime: je n'arrive pas à l'empathie.
Le "bétel"? Pourquoi? Je vois plusieurs explications possibles. Je laisse l'auteur me l'expliquer s'il en a envie.
Merci pour cette belle peinture de mots. Un hommage visiblement ressenti par son auteur.

   Anonyme   
23/7/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Salut brabant, cher ami ! J'ai lu, relu, encore et encore, ce sonnet de forme un peu particulière (ABBA ABBA CDE CDE ), italienne je crois, et quant à la forme et au respect de la prosodie classique, il n'y a rien à dire, tout y est ! On sent que chaque vers a été travaillé et retravaillé... Si j'ai bien saisi le thème, il s'agit de la mort d'un chien, une mort qui aurait marqué l'auteur au point d'en faire un poème, Rooniaus étant une référence au Roman de Renart. C'est vrai que j'ai dans un premier temps crû qu'il s'agissait d'un homme... Deux points me chagrinent un peu ;
abstruse, bien employé sans doute mais accrochant à la lecture et le dernier vers :
C'est alors, pleurs reclus, qu'il vous fallait bétel !
dont je ne comprends pas le sens. Que veut dire "qu'il vous fallait bétel" ?

   framato   
23/7/2010
 a aimé ce texte 
Un peu
Pour la forme, rien à dire, si ce n'est l'abstruse aux sonorités difficiles, mais c'est un choix d'auteur.
Le second quatrain m'apparaît un peu comme une liste, il souffre de l'absence de verbe.
Le dernier vers, construit en 3/3/6 est bien joli, mais je ne comprend que mal l'intrusion du bétel (la plante médicinale ?)
Globalement, le sens échappe parfois et est si diffus que l'hommage perd de sa puissance émotionnelle.

   MCboulette   
23/7/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour, j'ai aimé la façon de construire ton poème et ta technique mais le fond me reste difficile d'accés dommage. L'emploi de vocabulaire comme : abstruse,gnose,bétel n'arrange rien.

   Arielle   
23/7/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Ayant lu la note en bas de page avant le sonnet lui-même je m'attendais à éprouver plus d'émotion. Curieusement, je trouve le récit très froid, très emphatique.
Sans donner dans le pathos il me semble qu'un vocabulaire moins solennel aurait été plus à même de toucher le lecteur et de lui faire partager la tristesse de l'auteur.

Je trouve un peu redondant les "confins de la mort" suivi de "mourant" immédiatemment après dans le premier quatrain.
La diérèse dans le premier vers du deuxième quatrain me semble un peu artificielle, ajoutant à la raideur de l'ensemble.

Je ne suis donc pas convaincue par cet hommage auquel je reproche avant tout son manque de chaleur.

   silene   
23/7/2010
Sans doute passé-je à côté de quelque chose, mais j'avoue être interloqué. Je lis dans les coms qu'il s'agirait d'un chien ; soit. Soyons bon public. Encore que je n'en suis pas si sûr. Un chien qui s'assoit pour mourir ? Première nouvelle, d'ordinaire ils se couchent.
L'aire ; je veux bien, si le chien est chasseur, puisque Nemrod, que l'aire renvoie aux oiseaux de proie.
Mansuétude ? Ah bon, et mansuétude pourquoi, au fait ? On l'attendrait plutôt dans l'autre sens.
Il dédaignait la gnose : peste, quel érudit ! Helléniste, sans doute ?
Et ce bétel de la fin, que voulez vous dire par là? Qu'en mâcher la noix aurait atténué la douleur ? Ou est-ce de beth-el qu'il s'agit, la maison de Dieu ?
Mon sentiment est qu'une recherche maniériste de ce type, convoquant des mots que leur place dans l'économie du texte rend sibyllins, est effectivement abstruse. Et que je ne suis sûr de rien quand au sens véritable.
Le reproche de fond que je ferais est que les vers ne m'évoquent rien, pas d'images, pas de raccourci.

   LEVENARD   
23/7/2010
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Si je comprends bien, on l'a emmerdé jusqu'à ce qu'il en crève ! Pauvre bête. Vous n'auriez pas pu le laisser tranquille comme il semblait le souhaiter !!! Ou alors, lui préparer son joint : c'était tout ce qu'il demandait !

Voilà, je pense avoir résumé la situation... sans trop me tromper.

Le sens étant perçu (?), le texte se trouve tout de même très contourné.
tu t'es assis dehors l'aire familiale où se fige l'essor
dehors l'aire familiale ?

une torse hébétude ( l'expression me semble un peu tordue, disons-le même, torturée...)

Nulle mansuétude dans le regard du chien qui par ailleurs au début tout de même "tolérait"...

Absence de port ??? port de pêche, port de tête, portes-tu gale ? (de chien galeux ). Ou cela vise-t-il le fait que le chien ne tient plus debout ?

Tu dédaignais la gnose et tous les patronages... l'austère rituel: je suppose qu'il s'agit de reprendre l'idée déjà exposée du stoïcisme du chien... Disons que l'expression sent un peu son cabot...

Insensible céans ( partons du principe que céans veuille dire céans, c'est-à-dire "ici, à l'intéreur"- et bien moi, j'ai bien vu le chien sortir, mais je ne l'ai pas vu rentrer. Je vous avais pourtant bien dit de refermer la porte !). Aucubn sens a priori pour ce que nous estimerons alors pour une savante cheville, donc pour de la poudre aux yeux.

l'abstruse paupière... J'ai bien peur que l'emploi au sens figuré ne fonctionne pas dans ce sens, c'est à dire de l'emploi concret d'un terme abstrait. Du coup on obtient une formule plutôt abstruse.
D'un ciel obscur à une idée obscure, oui,
mais d'une idée abstruse à un ciel abstrus, non !

C'est alors, pleurs reclus, qu'il vous fallait bétel.

Cette chute est incompréhensible pour moi à deux titres.
Cet "Il", est-ce le chien ? Mais jusqu'ici, on l'avait tutoyé. Pourquoi ce changement.
Est-ce la "famille" qui retient ses pleurs ? Mais on a "notre sollicitude, nos murmures, nos derniers hommages", qui ne cadre pas avec le "il"singulier... ( l'auteur en l'occurrence se désolidarisant du groupe pour cette dernière notation...)

Enfin ce bétel ? Pourquoi un coupe-faim ? Parce qu'il y a bien une raison à cela, vu l'emploi de "fallait". En quoi un chien à l'agonie a-t-il besoin de bétel ? Mais peut-être la vraie question est-elle : que puis-je trouver d'autre pour rimer à rituel que bétel, pour faire à nouveau une ravissante cheville, on marche toujours mieux sur deux pattes ( enfin, là pour un chien, il en faut quatre, mais à bien y chercher, les quatre doivent y être).?

Pour résumer à nouveau et sur un autre plan, je trouve cet hommage bien déplacé et en un peu trop en forme de faire-valoir, tapant bien à côté de sa cible.

   ANIMAL   
24/7/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Voici un poème dont le rythme et les sonorités me paraissent sans faille. Lu à voix haute, il balance sans écueil, de vers en vers jusqu'à l'ultime.

J'aime le vocabulaire recherché, choisi avec un soin clinique servi par la ponctuation.

Sur le fond, pour moi cela évoque la dignité poussée à l'extrême, peut-être jusqu'à l'indifférence. C'est bien sûr mon ressenti personnel.

Je bute sur bétel, mot sûrement pas choisi au hasard mais dont je n'appréhende pas ici le sens.

En résumé, une atmosphère qui me parle mais je ne suis pas certaine d'avoir compris toute la profondeur qu'a voulu exprimer l'auteur.

   Anonyme   
28/7/2010
 a aimé ce texte 
Un peu
un texte qui ne m'atteint pas, je suis complètement hermétique...un mur.
j'ai essayé lire et relire pour comprendre, ou mieux ressentir...nada.
apparemment ça parle de la mort, mais ce poème comporte trop de mots compliqués pour que je sois touchée, et je ne vais pas sauter du dico au texte pour comprendre la définition de ces nombreux vers et métaphores.

   Bidis   
24/4/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Mes recherches sur Rooniaus m'ont conduite au forum "Au risque d'être lu". Tout cela est fort intéressant mais trop compliqué pour moi. Alors je reviens à mon simple ressenti.
Tout d'abord, avec la référence à Cioran (que je n'ai jamais lu), je me dis que ce poème va flirter avec le cynisme et le désespoir.
Dans la première strophe, je trouve très fortement et surtout très justement évoqué l'éloignement du personnage du sentiment d'appartenance humaine.
Et puis "Indifférence morne en absence de port" : comment dire mieux le désespoir ?
Ce sont là des images précises et poignantes qui serrent le coeur.
J'aime moins les deux dernières strophes. Je suppose que "bétel" fait référence au mélange masticatoire à base de feuilles de bétel (poivrier grimpant de l'Inde). Et donc, il eût fallu écrire "du bétel" ce qui aurait nuit aux pieds réglementaires et/ou au rythme. De toutes façons, cet "alors" et "cet "il vous fallait" sont des termes bien faiblards pour entourer ce magnifique "pleurs reclus". Dommage...

   Anonyme   
27/5/2016
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Je n'ai rien ressenti à la lecture de ce texte que je trouve pour ma part bien trop complexe, à la limite de l'ennuyeux, les mots sont bien trop "ronflants", pompeux, inaccessibles, de plus ils sont d'une froideur glaçante, rien ne passe, pour avoir lu les commentaires, je suis très surprise de découvrir qu'il s'agit de la mort d'un chien.

Le fond profondément insensible a provoqué mon indifférence à la forme. Ce poème n'est nullement engageant, ni attachant encore moins émouvant.


Oniris Copyright © 2007-2020