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Poésie libre
Brume : Montmartre sous mes talons hauts
 Publié le 31/12/17  -  16 commentaires  -  949 caractères  -  290 lectures    Autres textes du même auteur

Paris et toi.


Montmartre sous mes talons hauts



Je porte Paris dans mon ventre.
Il est si énorme
qu'il va exploser d'amour et de pluie.

Fais-moi la courte échelle,
que je grimpe sur le toit attraper mes caprices.

La tour Eiffel nous observe.
Entend-elle tes pensées
qui n'osent sortir de ta bouche me hurler la vérité ?
A-t-elle deviné que je ne suis qu'un oiseau triste ?


Un artiste-peintre nous siffle,
mais c'est toi et Montmartre qu'il préfère.
Je lui crie « Basquiat ! » sous mes paupières baissées,
mais il ne veut rien savoir
et me balance ton portrait à la figure :
un squelette tacheté de morceaux de ciel.
Il a oublié le sel de la mer à ton cou.

Sous le parapluie
tu me chuchotes que c'est terminé,
et tu t'en vas saluer les réverbères.

Mes talons hauts comme trois pommes
piétinent les pavés…
Tu as volé ma joie, rends-la-moi au bout des lèvres.


 
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   Alcyon   
18/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour

voilà une tranche de vie agréable à lire
qui donne envie d'aller jusqu'au bout de la lecture
et même si la joie est volée au dernier vers
je trouve ce poème plutôt pétillant
jolis vers que :
"un squelette tacheté de morceaux de ciel.
Il a oublié le sel de la mer à ton cou. "

merci pour ce partage

   bipol   
31/12/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonjour,

j'ai particulièrement aimé les trois premiers vers très féminins

porter Paris dans son ventre

ainsi j'ai toujours insupporté l'idée que je n'aurais jamais rien dans mon ventre

tout le reste de votre texte suit

j'ai adoré

   MissNeko   
31/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Brume

Dans l ensemble j ai aimé les sonorités et le rythme du poème.

1ere lecture : Au départ on pense à une description de l amour qui lie la narratrice à Paris mais on comprend vite que Paris est là pour servir de témoin à une rupture amoureuse.

Puis je n ai compris la strophe avec l artiste peintre. Pourquoi parler de Basquiat, pourquoi un squelette comme portrait ? Pas compris le sel non plus ?

2 ème lecture / interprétation : la narratrice va devoir quitter Paris Qu elle aime viscéralement. D ailleurs c est à Paris Qu elle s adresse et non à un amour perdu. Le portrait représente la fin pour la narratrice de sa présence à Paris. Elle est si triste Qu elle en redevient petite fille ( talons hauts comme 3 pommes).
On peut imaginer que la narratrice va quitter Paris pour une ville étrangère ( New York par rapport à Basquiat ??) et ainsi lui devenir infidèle ce qui expliquerait ce passage :

"Un artiste-peintre nous siffle,
mais c'est toi et Montmartre qu'il préfère.
Je lui crie « Basquiat ! » sous mes paupières baissées,
mais il ne veut rien"

J ai vraiment aimé me plonger dans cette lecture riche et dense !
J attends impatiemment quelques précisions !
Merci et bon Réveillon

   PIZZICATO   
31/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Mon interprétation de ce texte hésite entre une rupture amoureuse et une séparation d'avec la ville.
Pourtant, l'exergue " Paris et TOI " m'inciterait à opter pour la première
" Sous le parapluie
tu me chuchotes que c'est terminé,"
Mais il y a aussi Montmartre, qui symbolise Paris, et " Basquiat " qui fait penser à New york ; là, j'opte pour l'exode que va subir l'auteure...
Alors je reste perplexe, car le ... quiproquo est bien conduit.

   OiseauLyre   
31/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J’ai aimé votre poème. Il y a une mélancolie qui tapisse les moments de petites joies et de malice. Les caprices sur les toits, l’oiseau triste sont par exemple des images qu j’ai apprécié. Plus globalement j’ai apprécié cette écriture narrative, qui raconte poétiquement une histoire. Le tout est subtilement amené.
Merci.

   sourdes   
31/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Brume,
finesse et tristesse pour cette énigme amoureuse marquée du sceau d'une rupture. Les lieux et sans doute leurs souvenirs donnent beaucoup de force à la fragilité de l'évocation.
L'apparence destructurée de l'ensemble va bien avec l'exposition, les rebondissements, les temporisations et un dénouement. L'écriture est fluide même si j'ai été surpris par le début du poème.
La chute m'a beaucoup plu, cette idée d'être fantomatique, dépossédé de ses sentiments, ramené à ses chaussures battant le pavé, avant de réapparaître par le bout des lèvres, est empreint de beaucoup d'esprit et d'humour.
Merci pour ce moment.

   Sodapop   
1/1/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un très jolie poème qui a la première lecture, me rappelle "L'Oiseau Bleu" de Bukowski. Ton oiseau bleu que représente ici Paris chère Brume, que tu gardes en toi et que tu transcendes. Tu parviens à nous faire voyager dans les rues de Montmartre, les parfums du Paris d'autrefois, où chaque mûr, chaque édifice prend vie. A l'instar de la tour Eiffel qui observe et des réverbères que l'on salut.
Par ailleurs, sur la forme, j'ai bien aimé le rythme très soutenu et vivant, qui donne du corps à ton poème.
Même si je ne suis pas adepte de ce type de plume, très belle, bien ciselé, peaufiné, je ne me suis ennuyé à aucun instant, bien au contraire, j'ai apprécié. Merci pour ce bel instant.

   kreivi   
1/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Brume ... et bonne année... pleine de chocolats

J'adore ce titre... des talons hauts c'est prendre de distance, se moquer de l'attraction terrestre

Le premier paragraphe est sublime.... le reste moins mais je m'en fiche, j'ai déjà eu ma gorgée de poésie.
Je n'ai pas trop compris ce que vous avez voulu dire. Je suis un terrien , moi, je n'ai pas de talons hauts pour résoudre les abstractions poétiques.
Ai remarqué en passant que Paris est "il" dans votre récit. Lapsus ?

   Bidis   
1/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Très surréaliste. J'admire.
La vie, rien que la vie. Si triste...
J'aime beaucoup.

   Brume   
2/1/2018

   wancyrs   
2/1/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
J’ai beaucoup aimé le côté ludique de votre texte, cette façon très imagée de parler d’une rupture. J’aurais aimé écrire ce texte, car c’est exactement ce que j’attends de la poésie, qu’elle transporte et enivre.
Merci !

Wan

   troupi   
3/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Brume.

Si j'avais écrit ce poème j'aurais juste supprimé la ponctuation, sinon tout le reste me plait.
Déjà le titre. Associer Montmartre et les talons hauts c'est simple mais il fallait y penser et puis particulièrement ça :
"Fais-moi la courte échelle,
que je grimpe sur le toit attraper mes caprices."
et ça : "Mes talons hauts comme trois pommes
piétinent les pavés…"
C'est pas compliqué mais très poétique.

   Ananas   
3/1/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Hello ma coupine.

Déjà, en EL, je m'étais attardée sans commenter parce que j'ai eu l'impression de me lire, quelques années avant, quand la fougue et la passion écrasaient tout dans mes écrits...

J'ai apprécié ma lecture sur plusieurs niveaux, les symboles d'abord, qui me touchent, les flots (de pluie et d'amour) ensuite qui me parlent, la violence retenue, contenue mais qui pourtant déborde, le constat, amer, ...

je pense à une boule à Neige ... tu sais... on secoue et il y en a partout !

Les jeux sur les mots (le sel de la mer à ton cou) me plaisent particulièrement. La cruauté sous la beauté. Un instantané assez percutant qui pourrait l'être plus mais est-ce vraiment nécessaire, quand on se permet d'arpenter les pavés de Montmartre en talons hauts comme trois pommes !!!

Merci pour la lecture.
A bientôt et au plaisir de te relire !

   Pouet   
8/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bjr,

Un texte d'un surréalisme discret ancré dans une réalité tapageuse: une rupture à Montmartre originalement exprimée.

J'ai trouvé l'écriture personnelle, intéressante, tout particulièrement ce passage:

"Je lui crie « Basquiat ! » sous mes paupières baissées,
mais il ne veut rien savoir
et me balance ton portrait à la figure :
un squelette tacheté de morceaux de ciel.
Il a oublié le sel de la mer à ton cou."

J'apprécie un peu moi celui-ci:

"La tour Eiffel nous observe.
Entend-elle tes pensées
qui n'osent sortir de ta bouche me hurler la vérité ?
A-t-elle deviné que je ne suis qu'un oiseau triste ?"

Il a un peu fait retomber mon enthousiasme (du début que j'ai trouvé très réussi avec "Fais-moi la courte échelle,
que je grimpe sur le toit attraper mes caprices." ou le ventre de Paris inversé) par son côté un brin convenu mais c'est pour chipolater et c'est très subjectif aussi.

L'ensemble me plait et me parle car, encore une fois, ça ne sent pas le réchauffé ou le déjà lu cent fois, ni le tralala pour le tralala, ça sent les tripes et le cœur.

La retenue est bien présente, on reçoit d'autant plus frontalement le douloureux de l'instant.

   fugu   
8/1/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bien aimé ce poème aux allures malicieuses. J'ai d'ailleurs pensé à Amélie Poulain en lisant ces vers.
Le première strophe est vraiment superbe.
Je suppose qu'il est question d'une rupture amoureuse et bizarrement je ne ressens pas forcément de grande tristesse dans ce poème. Un soupçon de colère toutefois.
Il y a ceci étant ce petit coté farfelu qui dans l'ensemble me plait bien.

   Donaldo75   
9/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Brume,

Quand je lis les autres commentaires (je n'ai pas pu m'en empêcher), je me dis que je n'ai rien à dire d'intelligent. Mais, vu que j'ai toujours aimé la tonalité de tes poèmes, je me suis décidé.

"Je porte Paris dans mon ventre."
L'image est forte et belle.

"Fais-moi la courte échelle,
que je grimpe sur le toit attraper mes caprices."
C'est ce type d'image qui représente la forme libre dans sa version certes la plus poétique mais la plus casse-gueule également, parce que certains lecteurs peuvent la trouver artificielle. J'avoue que ma perception dépend des jours. Quand j'ai lu ton poème en EL, je ne l'ai pas commenté à cause de ce type d'image. Aujourd'hui, je peux. Bizarre, le cerveau humain !

La suite est plus personnelle, plus incarnée. C'est ce que j'aime dans ta poésie, quand elle parle pour toi mais qu'on te sent, alors que je ne te connais pas, à travers elle.

"Sous le parapluie
tu me chuchotes que c'est terminé,
et tu t'en vas saluer les réverbères."

Bravo !
Merci.

Donaldo.


Oniris Copyright © 2007-2017