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Poésie libre
BrunoGaia : Chemin I
 Publié le 11/11/15  -  9 commentaires  -  1195 caractères  -  136 lectures    Autres textes du même auteur

Comme son nom l’indique, "Chemin I" est le premier texte de la série des Chemins de la collection "Translucide".


Chemin I



Ils ont trouvé une chose précieuse
Là où tous les autres passaient sans rien voir
Entre les clochettes délicates, violettes
Parmi les fougères s’étirant dans l’ombre
Comme des éventails
Une clairière secrète
À peine plus grande qu’un timbre-poste par la taille
Mais tellement intense qu’un papillon dut fuir
C’est le regard qui donne leur forme aux choses
C’est celui qui l’écoute qui rend belle une voix
Nulle peau n’est douce si personne ne la touche
Ici ils avaient défini le bout d’un chemin
Un but atteint
Il n’y avait rien de particulier
Mais ils étaient de ceux qui ont vu
Que tous les endroits se valent
Ils ont choisi celui-là par hasard
Ou par jeu
Ils ne le savent pas eux-mêmes
Un caillou rond, de couleur tendre, entre deux brins d’herbe
À flanc de racine de marronnier d’Inde
Rien ne distingue cette composition de toutes les autres
Mais ils la gardent en mémoire
C’est cela qui fait de ce caillou et de ces deux brins d’herbe
Un endroit si particulier :
La réalisation que c’est nous qui choisissons
Quand et où commence le bonheur.


b


 
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   bipol   
25/10/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Rien ne distingue cette composition de toutes les autres
Mais ils la gardent en mémoire
C’est cela qui fait de ce caillou et de ces deux brins d’herbe
Un endroit si particulier :
La réalisation que c’est nous qui choisissons
Quand et où commence le bonheur.

bonjour

mon prochain recueil s'appellera

chemins de traverses

après celui qui va sortir itinéraire bis

j'aurais mis volontiers votre texte

dans mon futur recueil

si j'avais eu l'idée et l’écriture

que vous avez

j'ai beaucoup aimé vos images

   cervantes   
28/10/2015
 a aimé ce texte 
Bien
Toujours ce parti pris du manque de ponctuation qui n'amène rien si ce n'est la confusion des phrases.
Néanmoins en faisant abstraction de cette convention qui se veut moderne, quelques très beaux vers qui touchent réellement :

C’est le regard qui donne leur forme aux choses
C’est celui qui l’écoute qui rend belle une voix
Nulle peau n’est douce si personne ne la touche

Et une philosophie du regard et de l'instant qui rend belle la vie.

Malheureusement deux vers incompréhensibles à la fin du poème avec une lourdeur de syntaxe très différente du reste du texte.

La réalisation que c’est nous qui choisissons
Quand et où commence le bonheur.

S'agit-il d'une erreur de frappe?

Merci pour ce moment.

   Anonyme   
11/11/2015
 a aimé ce texte 
Bien
"C’est le regard qui donne leur forme aux choses
C’est celui qui l’écoute qui rend belle une voix
Nulle peau n’est douce si personne ne la touche"

Ici tout est dit, et c'est ce que je retiendrai essentiellement de ce texte, le reste ne me semble que vouloir renforcer le pouvoir de ces trois phrases, qui sont d'une très grande intensité, puisqu'elles donnent à chacun et chacune la possibilité d'être différent(e).

Texte très intéressant, qui porte à la réflexion.

   Anonyme   
11/11/2015
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,

Votre poème partait bien pour moi, je vous suivais sur ce chemin, à la rencontre de lilliputiens peut-être…prêt à leur accorder toute ma confiance…prêt, avec leur permission, à planter ma tente à proximité de cet endroit secret et si prometteur (à cause de la chose précieuse sans doute)…

Puis, première déception, car les elfes en question me disent que tous les endroits se valent…bon OK, alors je me suis senti un peu con d’avoir déjà pas mal marché avec ma maison amovible sur le dos, une tente 4 places (j’ai une famille) ça pèse quand même…

Bon je continue, car ils se la jouent peut-être modestes les lutins…et ils ont vraiment découvert l'Eldorado.

Mais finalement j’apprends que tout ce chemin est inutile puisque :

1) tous les lieux se valent,
2) le bonheur c’est n’importe où et quand je veux…

Là, j'avoue que je me fais vraiment l’effet d’un imbécile complet de n’avoir pas compris cela de moi-même, à mon âge, et d’avoir parcouru tous ces kilomètres pour rien depuis si longtemps que je marche à sa recherche.

En résumé, si le style de votre poème est assez plaisant par moment, avec quelques belles formules, le fond du message me fait un peu penser à la méthode Coué qui a sans doutes du bon, mais de là à faire l’impasse sur le malheur et la pestilence de certains lieux – où finalement j’aurais pu me retrouver en suivant vos magiciens -… il y a quelques kilomètres de plus que je ne suis pas capable de franchir.

La prochaine fois je me méfierai de suivre des inconnus…ou bien à la jumelle, à la limite.

Si je vous taquine un peu, je comprends aussi un peu le sens de votre poème, et je pense même que vous avez à moitié raison, mais seulement à moitié.

Néanmoins, je suis persuadé que l’ombre existe. Et les peaux souffreteuses aussi, même touchées.
Je disais récemment à quelqu’un que je crois au malheur des hommes. C’est vrai !

Même si chacun est en partie responsable de son état, cette portion de responsabilité (ou de prise sur leur destin) est très variable suivant les vies.

Cordialement.

Corbivan

   Anonyme   
11/11/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour BrunoGaia,

Poésie des petits riens où les mots cherchent d'autres voies.
Vous laissez tomber bel et bien le moule des vielles formes pour créer votre chemin cependant qu'on ne rencontre pas, sur ce chemin, d'images véritablement innovantes ou d'alliance de mots percutante.
Mais si le propos est bien d'emmener le lecteur vers ce minuscule endroit fait d'un caillou et de deux brins d'herbe (jardin zen minimaliste), pour qu'il donne un autre sens aux choses et ainsi reformule le monde, le temps court d'un poème, vous m'y avez conduit.
Merci.
J'attends avec impatience le chemin suivant.

   emilia   
11/11/2015
Votre texte m’interpelle et résonne en moi un peu en écho de mon propre chemin estival qui invite le promeneur à regarder, écouter, sentir, trouver « quelque chose de précieux dans ces riens d’exceptionnels », avec cette réflexion philosophique finale qu’il revient à chacun de choisir où et quand commence ( et j’ajouterais peut durer) le bonheur…

   Robot   
11/11/2015
 a aimé ce texte 
Bien
Votre écriture est plaisante mais j'avoue que je suis un peu dépité par l'issue de ce chemin qui m 'a conduit dans un pays de hobbits satisfaits de leur sort et qui l'aurait été de touts façon n'importe où ailleurs. J'espère que vous pourrez nous emmener un autre jour sur des chemins qui réserveront quelques surprises et de l'inattendu.

   PIZZICATO   
11/11/2015
 a aimé ce texte 
Bien
Il est une réflexion que je me fais souvent, au regard de diverses situations, à savoir que les choses on l'importance que chacun leur accorde et la recherche du bonheur passe par ce qu'on aime et que l'on espère. Il me semble que c'est un peu le sens de ce poème.

   Janam   
13/11/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
J'ai vraiment beaucoup aimé ce ton simple et frais.
Ce n'est pas si souvent que la poésie sait ranger ses violons.

Et avec cette simplicité ce poème me parle de simplicité, me montre comment je peux me réjouir de ce caillou, là, plutôt que de faire le tour de la planète à la recherche de je ne sais quelle émotion forte.

Ce caillou qui me fait penser à ce que disait un ami du peintre Miro : "Quand je ramasse un caillou, c'est un caillou, quand Miro ramasse un caillou, c'est déjà un Miro !".
Merci donc de nous rappeler que rien c'est tout, juste une question de regard, que "tous les endroits se valent".

Deux suggestions : je ne trouve pas "par la taille" vraiment nécessaire, et j'aurais aimé une ligne blanche, de temps en temps, pour mieux respirer et mieux goûter ce poème, mais ce ne sont là que des remarques cosmétiques...

Merci, Merci !


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