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Chansons et Slams
calouet : Les lombrics, c'est pas juste
 Publié le 30/06/09  -  17 commentaires  -  2292 caractères  -  396 lectures    Autres textes du même auteur

Le titre est déjà très explicite, je crois : ça parle de vers de terre et d'injustice. Tout un programme.


Les lombrics, c'est pas juste



Les lombrics, c’est dégueu, c’est lisse et tout violet
Me toisaient les gamins dans la cour de récré
Ils savaient bien que moi, tout petit annelé
Ces trucs de vachards ça me faisait suinter

Les lombrics y en a marr’, disait dans son jardin
L’espèce de connard, qui tondait le terrain
Ça fait plein de chiasses, qui ruinent le gazon
Jour et nuit ils érigent d’immondes tortillons

Les lombrics j’en ai plein dans ma boîte en plastoc
Plastronnait le blaireau en remontant son froc
J’en emmène toujours de ces quasi-étrons
Parce que c’est le top, pour la tanch’, le gardon

Alors moi pauvre nouille, en entendant tout ça
Les brimades, la pelouse, et la presque Shoah
J’ai voulu me planquer retourner tout au fond
Du trou que j’avais fait, m’enterrer pour de bon

Sauf que j’avais pas vu, pendant que j’avalais
Les conneries atroces de ces décérébrés
Qu’il pleuvait comme vache qui piss’ ou pas loin
(J’peux vous dire que ça crame, l’urine de bovin)

Alors en m’enfilant dans mon étroit terrier
J’ai dû vite, écœuré, assurer une apnée
Dans la vase, la diarrhée du limon englouti
Tout en me cramponnant, pour pas crever ici

Les lombrics c’est bien vrai n’ont pas de coin vraiment
Pour se la couler douce à l’abri des enfants
Des pêcheurs tyrans, des jardiniers cruels
Et je suis remonté comme on coule une bielle

En reptation forcée sur un vieux macadam
J’ai bien dû éviter deux-trois jets de napalm
Cinq-six roues de tracteur, des mocassins puants
Avant d’enfin tomber sur un pré accueillant

Je me suis allumé un poil de coquelicot
Pour savourer peinard ce mérité repos
Tranquillement lové sur un tapis de mouss’
Je me voyais déjà tomber brunes et rouss’

Dans cet éden empreint de vapeurs d’opium
J’étais comme endormi, du nez au pygidium
Oubliant l’essentiel : assurer ma survie
Car le sort est cruel quand on est mal loti

Tandis que je rêvais aux greluches luisantes
Que j’allais titiller tout au fond de leur antre
Deux yeux me regardaient, sans me lâcher d’un pouce
Ceux d’un monstre fatal : une grenouille. Rousse.


 
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   Anonyme   
30/6/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Quelques maladresses de style, dues sans doute aux obligations de la rime...
Mais le texte est plaisant à lire; le sujet ne manque pas d'originalité (je ne verrai plus jamais les lombrics comme avant). Que de prédateurs! Les gamins, un pêcheur, l'urine de bovidé, et enfin une grenouille!
Protégeons les lombrics!

   Anonyme   
30/6/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Je trouve le texte très amusant, original, assez bien écrit, avec un vocabulaire choisi, et des alexandrins qui sonnent parfois "trash", mais cela ne me choque pas...

Bravo !

   Anonyme   
1/7/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'aime bien. Sympa et punchy. La vie des lombrics assaillis de toutes parts est bien rendue et même si tes "vers" sont parfois un peu tortillés, ça n'enlève rien au peps du poème.
ça m'a rappelé un truc que j'avais commis sur ces bestioles

[poème de l'auteur du com retiré par philippe]

   Anonyme   
30/6/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
Hum... j'aime pas les vers de terre...

Sinon... euh... j'ai aimé la grenouille rousse.
L'idée en soi n'est pas mauvaise, le thème original et malheureusment les maladresses et autres rimes zarbis gâchent un peu l'effet.

Mais c'est peut-être juste d'imaginer ces sales bestiolles qui repoussent quand on les coupe yeurk.

Bref, pas convaincue Estelle... mais le suivant, surement...

   Alexandre   
30/6/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Salut calouet ! Un bon moment de lecture et une morale sous-jacente, nous sommes tous des lombrics avec nos prédateurs respectifs, ya pas d'justice ! Pour info, en Bretagne le lombric porte le doux nom de bushug, cousin terrestre de la gravette, vers arénicole et maritime qui sert d'appât pour la pêche en mer...
Bon appétit et merci pour ce super slam !

   Val   
30/6/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai bien aimé cette histoire de p'tit gars observateur et écorché vif... mais j'ai du mal avec sa transformation (?) en lombric, j'aurai préféré le point de vue du lombric directement et en alternance/parallèle avec celle du gamin... ce faisant on pouvait faire le rapprochement avec leur deux existences, enfouies, cachées, insignifiantes et toutes gluantes de la laideur du monde. Enfin voilà, ce n'est que mon point de vue, mais sinon, j'ai plutôt bien aimé donc, l'idée est amusante et traitée talentueusement quand même ^^

   ristretto   
30/6/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
bien que le sujet soit peu "ragoutant" , la lecture est très plaisante !

voilà un thème peu ordinaire, une fable qui fait sourire et reflechir

merci

   Anonyme   
1/7/2009
 a aimé ce texte 
Bien
En tout cas moi suis bien content de lire une nouvelle cht'iote fable rimée calouetienne...
J'aime beaucoup les trois prèmières strophes. Après ça me parle un peu moinsse... "la presque Shoah" par exemple ou les "jets de Napalm" me paraissent assez incongrus. La répétition de "rousse" m'a un poil gêné aussi car le poème se termine là-dessus. "comme on coule une bielle", pas aimé non plus.

Agréable à lire ma foi.

   xuanvincent   
1/7/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Ce poème rimé sur les lombrics et les propos qu'ils ont inspiré à l'auteur m'a amusée, malgré sa relative longueur.

La chute, inattendue - après des lombrics, une grenouille rousse ! - m'a plu.

Détail : je me suis demandé en quoi cette grenouille rousse pouvait être "fatale".

Pourquoi ne pas mettre ce texte en chanson ?

   Anonyme   
1/7/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
calouet sait écrire et même joliment, personne n'en doute. Cependant je n'ai pas su apprécier le traitement de cette chanson qui partait bien pourtant, trop de termes qui tournent autour de la déjection, c'est pas que ça me gêne mais ça m'a pas fait rêver. Une autre fois ceratinement.

   Anonyme   
2/7/2009
Les lombrics des êtres mous et visqueux ??...non ! Mettez un lombric sur une feuille de papier journal et approchez votre oreille, vous entendrez les grattements de centaines de "cils-pattes", invisibles qui lui servent à se mouvoir. Et puis tous les jardiniers savent que les lombrics aèrent la terre, il sont signe de sa bonne fertilité.
vive le lombric libre, vive le lombric libéré !

   ANIMAL   
4/7/2009
 a aimé ce texte 
Bien
J'aime bien ce texte que je trouve rafraîchissant et sans prétention, même si certains mots sont un peu trop "populaires" à mon goût (connard, conneries, puant...). Mais ça ne fait rien, l'ensemble m'a fait sourire quasi tout du long. Il faut dire que j'aime bien les lombrics... et aussi les grenouilles. Fatale rencontre pour le lombric, évidemment, puisque ces charmants batraciens les gobent avec délice.
Texte rythmé et agréable, donc.

   florilange   
10/7/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Vraiment pas spécialiste de poésie, de vers non +, même de terre mais à ce slam, qui finit mal, faut ajouter 1 couplet 1 peu + souriant puisque maintenant, y a plein de gens qui élèvent des vers de toutes sortes, justement pour aérer la terre. Alors, dégoûté ou pas, la justice existe, en tout cas pour les lombrics.
Je trouve ces vers amusants, si pas très poétiques.
Florilange.

   Marquisard   
26/9/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Marant ce texte, j'ai eu un peu de mal avec la construction des vers, le rythme tout ça au début, et puis l'humour a pris sa place et c'est passé tout seul.

   dany67   
19/10/2009
Commentaire modéré

   Anonyme   
4/11/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
L'humour rattrape très bien les quelques longueurs et les vers trop compliqués. Le rendu final est très bon. La personnalisation du lombric est bien réalisée et fait largement sourire.

Un vrai petit plaisir.

ToitoineH

   LEVENARD   
25/11/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est pas tout le monde qui ose se montrer gamin comme ça !
Réjouissant, volubile, allègre, et sans complexe !

Je me suis amusé, j'en voulais jusqu'au bout. Et le texte lui aussi va jusqu'au bout de son idée et demeure dans son vocabulaire. Heureusement l'auteur a n'a pas eu l'idée d'essayer de sauver quoi que ce soit, de virer à la fable... de sauver quelques uns des meubles usés de la bienséance.

En plus, le lombric ne se fait pas d'illusion, pauvre nouille qu'il est. Pauvres nouilles que nous sommes !
Et j'aime bien ce phrasé en panique, ça me rappelle la guerre, la débâcle, la déroute, c'était le bon temps, 'pas ?

   Marie-Ange   
8/6/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Sujet traité avec originalité, cela ne manque pas de provoquer des questionnements, car en effet ces bêtes là sont d'une grande utilité pour le jardin, ils l'aèrent, l'enrichissent, mais leur aspect attire toujours une petite réticence, sans doute le fait qu'ils rampent. L'aspect a un rôle à jouer avec la sociabilisation. Pas toujours bien vu de ne pas avoir le physique de l'emploi.

Un texte de caractère avec son phrasé, populaire, franc parlé, une vraie personnalité ce lombric, qui a une vision très claire de sa situation et de ce qui l'entoure.

J'ai aimé le fond comme la forme, avec grand plaisir je me suis offerte plusieurs relectures, très bon slam.


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