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Poésie en prose
Lariviere : Vingt-neuf Juin
 Publié le 01/07/09  -  17 commentaires  -  534 caractères  -  409 lectures    Autres textes du même auteur

À la mémoire d'A.


Vingt-neuf Juin



J’ai sangloté dans ce battement de poitrine, la truelle d’un essaim une main de douleur tout était, le monde paisible résonnait caduque sonnait faux, un rire vert de cosaque oppressait les fuseaux de l’azur endormis d’un étranglement sourd, le ciel, un parpaing de sang appuyait, oui une main de fusain rouge, un ours polaire hernie d’acier hamac et constriction enluminé de détresse poussait incroyablement le désespoir dans mes côtes…


Et tout autour de moi

Il faisait beau le silence, ce jour-là…


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Marquisard   
1/7/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je n'ai pas cherché à savoir qui pouvait être A., la musique bien particulière de ce texte m'a amplement suffit, bien agréable de bon matin.
Je l'aurais bien vu publié le vingt neuf juin, non ?

   Anonyme   
1/7/2009
 a aimé ce texte 
Pas ↑
L'hébétude mon être-là mortier impavide commenter ne peut.

Il fait silence clavier, solennel épuisé.

Pas glop, pas glop.

Ce texte est exceptionnel sur Oniris, et j'espère qu'il le restera.

[modéré par Ninjavert : les commentaires ne sont pas faits pour discuter des choix de publication, merci]

   Anonyme   
1/7/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
un texte empreint d'une profonde douleur, une déstructuration des phrases toute chamboulée comme on peut l'être dans ces moments de très grande souffrance, mais qui gêne énormément à la lecture...

Au final, quelques images certes énoncées à la sauce Larivière , mais parfois un peu banales: ce battement de poitrine, une main de douleur, le monde paisible résonnait caduque sonnait faux...
D'autres plus fortes: d’un étranglement sourd, le ciel, un parpaing de sang appuyait, oui une main de fusain rouge, un ours polaire hernie d’acier hamac et constriction enluminé de détresse poussait incroyablement le désespoir dans mes côtes…

Un texte difficile, pas fait pour être beau, et c'est bien là son problème, mais qui exprime tant de douleur qu'il dérange.

   Anonyme   
1/7/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Pour moi ce sera "un ours polaire hernie d'acier hamac et constriction enluminé de détresse", bien cuit siouplaît!

Et pis ouaip, bien bien le ciel en mode parpaing de sang.

La fin, je ne sais pas trop en revanche, il me manque quelque chose... Je reste un peu sur du "banal" et ça me fait caguer mais bon...
Je vote pour.

   widjet   
1/7/2009
Quand on est néophyte en poésie (comme je le suis), on se base sur quelque chose d'assez simple. La mélodie. On lit à voix haute et on fait confiance à son oreille. C'est ce que j'ai fais.

Et contrairement à ce que j'ai pu lire (après coup) en commentaire, je n'ai pas trouvé très mélodieux cette phrase volontairement déconstruite.

Widjet

   FIACRE   
1/7/2009
Le contraste entre ces jours de joie estivale garantie pur slip satisfait et la détresse des engloutis peut-être saisissant de cruauté.
Je l'aurais vue moins listée économisée dans les expansions nominales.

   colibam   
1/7/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
Rarement emballé par tout ce qui touche au contemporain expérimental (non pas dans l'idée mais plus dans le résultat), ce long sanglot heurté ne m'a pas enivré plus que ça, mis à part quelques belles images et une dernière phrase joliment formulée.

   Anonyme   
1/7/2009
C'est étrange comme chez Larivière l'hermétisme ne nie pas l'émotion. Je ne comprends pas le sens des mots assemblés, et pourtant je ressens une mélancolie écrite. Toutefois, c'est moins musical qu'à l'accoutumée...

   Anonyme   
1/7/2009
Non. Pas d'accord. C'est une suite de mots sans queue ni tête pour moi. Pas de grammaire. Rien à sauver.
Je ne ressens aucune émotion, juste de la lassitude...

   Raoul   
1/7/2009
?
Je m'interroge: je ne ressens rien, ne comprends rien (ça c'est très possible!)…
ça me fait penser à certaines expériences Dada qui consistaient à inscrire quelques mots ou groupes de mots sur de petits papiers qu'on jetait en l'air et qui formaient un poème de hasard lorsqu'ils retombaient.
Alors je dirais: Oui? Et?

   Anonyme   
1/7/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Au premier abord, j'ai pensé à la technique d'écriture "cut-up". Comme si le texte avait été découpé et recollé de manière hasardeuse, donnant souvent des images surréalistes, toujours étonnantes. Mais alors ce serait sans doute juste un passage d'un texte certainement plus long.

Toujours est-il qu'il ressort de ce texte une douleur étouffante qui semble peser lourd : "battement de poitrine", "étranglement sourd", "parpaing de sang appuyait" "constriction". Bref, une douleur viscérale.

Avec le dernier vers, on imagine une sorte de spasmophilie, survenue peut-être en un jour d'apparence calme et ensoleillé. (Un 29 Juin ? )
Mais malgré cela, il n'y avait que la douleur de réelle.

   nico84   
1/7/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Je sens bien qu'il y a de la recherche entre cet ours, cette souffrance aux côtes et ce silence. Mais ici, je n'arrive pas à me laisser aller comme d'autres de tes textes. Je trouve que c'est trop destructuré.

Le sens m'échappe surtout au début. Mais c'est ton style et je sais qu'il y a un message, de la profondeur et de l'émotion. Mais je ne les ressens pas assez.

Bonne suite pour tes fragments, bon courage.

   lotus   
1/7/2009
Laisser le lecteur sur le bord du chemin parce que l'écriture est hérmétique n'est pas synonyme de qualité pour moi.

Désolée, une autre fois peut-être...

   FredericBruls   
1/7/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Étrange, je n'arrive pas à trouver ça mauvais ou saugrenu, car je pressens pas mal de recherches tant au niveau des sonorités que des déconstructions grammaticales. Certaines images sont assez belles tout de même et faciles à comprendre : le ciel, un parpaing de sang appuyait, parpaing ; une main de fusain rouge fait écho à une main de douleur: angoisse oppressante, lourdeur de la mélancolie du soir qui tombe, tous ceux qui ont déjà eu des crises d'angoisse savent la douleur physique que cela implique, le cisaillement de la poitrine, la sensation d'une hernie oui en effet.

Et puis, cette dernière phrase (le monde autour de soi), très belle par son opposition violente à la première (qui exprime le moi du poète), et qui renvoie le poète à sa solitude absolue et en accroît l'intensité de sa vacuité.

C'est du moins ce que j'ai ressenti à la lecture de ce poème.

   Anonyme   
22/7/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonjour,

soyons très clair, je n'ai rien compris ...enfin non, ce n'est même pas tout à fait ça, je ressens bien la douleur et l'oppression et sans doute un terrible sentiment de solitude, mais la déconstruction voulue du texte me rend observateur de cette souffrance et moins en empathie avec elle. Du coup, elle me parait artificielle (et la construction et la souffrance). Pourtant, quelques belles images émergent (je retiendrai "la main de fusain rouge")
j'aime beaucoup la dernière phrase.
bonne continuation

   Anonyme   
9/4/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Je salue la brièveté. (C'est admirable de n'avoir pas cherché à combler, étirer)

"un ours polaire hernie d’acier hamac et constriction enluminé de détresse" Un peu too much pour moi. Je ne comprends pas trop, aussi.

"les fuseaux de l’azur endormis d’un étranglement sourd" de même, c'est lourd, surfait.

Le reste est bien, voir très pour ce début :

"J’ai sangloté dans ce battement de poitrine, la truelle d’un essaim une main de douleur tout était, le monde paisible résonnait caduque sonnait faux, un rire vert de cosaque ..."

   Anonyme   
2/7/2010
 a aimé ce texte 
Passionnément
1/7/2009


Ce qui m'a frappé en première lecture, ce qui m'a sauté à l'oeil et à l'oreille c'est l'absence totale de point.
Du coup, on a vraiment l'impression d'un sanglot dans la longue phrase (qui est tout simplement superbe quand on la prononce à voix haute) où tout se passe dans le battement de coeur...
C'est très beau.

J'aime particulièrement les oppositions entre le côté paisible, silencieux, endormi...et puis la douleur représentée par des
images et des mots forts, des mots justes.
-... la truelle d’un essaim une main de douleur tout était, le monde paisible résonnait caduque sonnait faux,...
=> j'aime beaucoup.
D'ailleurs je pourrais recoller tout le texte... y a rien qui ne colle pas à la forme, à l'émotion... tout sonne juste. (l'étranglement sourd qui oppresse les fuseaux de l'azur endormis... la main de fusain, la constriction thoracique...)

Et les deux derniers vers... sont parfaits...

C'est pas une prose qui se lit, c'est une prose qui se vit, qui se ressent... C'est concis, et dense et c'est super difficile à commenter... ça pourrait presque s'appliquer à mon A. à moi... il y a une forme d'universalité douloureuse qu'on s'approprie malgré soi, qu'on peut transposer sur son propre chagrin. (Edit : Comme disait Marquisard avec d'autres mots, je pense au début de son com.)
Du coup je me suis pris une bonne baffe au réveil...
Es


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