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Poésie libre
Capuano : Oasis professoral
 Publié le 14/02/21  -  10 commentaires  -  509 caractères  -  161 lectures    Autres textes du même auteur

« Au fond du puits de ma mémoire, je touche ton visage où je puise l’eau qui rafraîchit mon long regret. » Léopold Sédar Senghor


Oasis professoral



Il essaime petit à petit
Un mélange de mots et de savoirs

Il remplit les têtes d’esprits
Et les âmes d’abreuvoirs

Ainsi fut-il ce nomade d’école
À changer le sable en eau

À faire d’une luciole
Un brillant oiseau

Il fait pousser parmi les dunes
Des tentes libraires

Toutes gesticulent
Comme une fourmilière

Et il lit dans la terre
En fixant la lune

À faire et à refaire
De sa belle plume


 
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   socque   
27/1/2021
 a aimé ce texte 
Bien
J'aime bien ces distiques sobres célébrant le savoir au milieu d'un désert qu'on peut imaginer métaphoriquement celui de l'ignorance. Mon préféré :
Ainsi fut-il ce nomade d’école
À changer le sable en eau
Bémol pour moi sur le dernier, je ne vois pas du tout l'intérêt de restreindre soudain le propos à l'écrivant : pourquoi ce sage que j'imaginais en transmetteur de savoir devrait-il avoir une « belle plume » ? Il me suffisait de penser qu'il faisait
pousser parmi les dunes
Des tentes libraires
(ou librairies, les tentes ?)

Sinon, pour une fois, dans ce poème libre je trouve bienvenue la majuscule systématique au début de chaque vers, elle apporte selon moi une séante solennité.

   WILCO   
14/2/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je considère ce texte ode à Senghor. Oui, il me faut une référence écrite pour entrer dans l'univers de l'auteur, puisque désormais la clarté est absente de la plupart des publications. Une préface, en somme. Dans un poème ou en l'occurrence une prose poétique, le titre avait cette fonction, ou au pire l'entame nous procurait les clés. Revenons au texte : l'écriture est fluide, les images plaisantes (les tentes libraires, Il remplit les têtes d’esprits Et les âmes d’abreuvoirs). Ca ne peut entrer dans la "discipline" de la Poésie" mais c'est poétique, puisque touchant l'âme. La forme est intéressante, le style "aéré". J'aime.

   Kekedi   
14/2/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J’aime beaucoup ce texte qui pourrait finalement être une belle allégorie du travail de l’enseignant.
Merci.
Dominique

   papipoete   
14/2/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Capuano
Il essaime des mots, fait du miel de ses paroles, et dans ce désert où rien ne pousse, germe le savoir de ceux qui ne connaissent pas les bancs d'école... Tel un magicien sans trucs, il fait apparaître dans le regard des enfants, le grand cinéma tendu sur la dune...
NB peut essaimer tout être vivant, du bon à distribuer sans compter tel Coluche ; du mauvais tel fasciste de tout poil ; du beau comme ce professeur dans le désert avec ardoise et craies...
Ces duos de vers semblent scander les prouesses d'un grand, qui put être Leopold Senghor en personne.
le second distique est mon préféré !

   Myo   
14/2/2021
 a aimé ce texte 
Bien
Une très belle évocation de cet enseignant du désert, dans une classe (bibliothèque) itinérante de toile.

J'ai un peu de mal avec "Il remplit les âmes d'abreuvoirs". L'abreuvoir étant le récipient destiné à contenir l'eau. Si je comprends correctement l'idée, ce professeur "abreuvait les âmes" ( l'eau étant source de vie, image ici du savoir ) mais la formule utilisée est mal venue.

Même problème avec les "tentes libraires" , j'imagine que vous avez voulu dire "les tentes librairies".

Dommage car le sujet est original et pour le reste bien traité.

   Capry   
14/2/2021
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Le narrateur est alchimiste et détenteur d'un certain savoir qu'il dispense généreusement. Il est un savoir qui ne se dispense pas mais se transmet de génération en génération, a-t-il moins de valeur que celui qui s'enseigne ?

La lecture de ce poème est légère et fluide, on voyage aisément dans l'espace géographique proposé au lecteur.

Le narrateur également créateur, je me pose la question de ce "qu'il fait et refait avec sa plume...

Merci pour cette escapade et ce partage

   Edgard   
15/2/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Votre titre est fort bien trouvé, image très prenante.
Plusieurs vers m’ont arrêté : « Il remplit les têtes d’esprits et les âmes d’abreuvoirs », « Ainsi fut-il ce nomade d’école… A changer le sable en eau… » D’une belle, profonde simplicité.
Parfois il nous faut nous demander ce qui peut rester d’un poème, une fois la page tournée et pourquoi ce passage ou ce vers reste dans les esprits ou dans les cœurs. C’est un peu la magie des mots, des vers. Ces deux passages pourraient bien faire partie du lot. Il y a la présence en arrière-plan de Senghor, il y a l’émotion, l’hommage à celui qui nous change, avec les quelques mots d’un poème, et il y a l’évidence… « Ce nomade d’école A changer le sable en eau ». Elle est dure à exprimer cette évidence. Elle est la même pour un enfant, pour un adulte sans savoir, pour un intellectuel…elle entre en nous, c’est tout.
J’aime un peu moins la fin.
Bonne suite.

   Arsinor   
15/2/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Il y a peu à picorer mais ce sont des pépites. Le verbe "faire" utilisé pour la luciole et l'oiseau est d'autant plus dommage qu'il y a plus loin et donc pas beaucoup plus loin "faire et refaire". Je ne sais pas vraiment à quelle réalité votre poème renvoie : des nomades vendant des livres dans le désert existent-ils ?

   ferrandeix   
16/2/2021
 a aimé ce texte 
Bien
Un très bon sujet, très exploitable et bien exploité dans l'ensemble, mais certains vers me paraissent d'une signification peu compréhensible ou bien sont peu esthétiques, ce qui nuit à mon avis beaucoup au poème.

"Petite à petit" ne me paraît pas très esthétique. J'aurais préféré le vers:

Progressivement il essaime

Toutes gesticulent
Comme une fourmilière

Le mot gesticule est dépréciant et dépare par rapport au reste du poème. Et surtout le dernier paragraphe ma paraît vraiment faible:

À faire et à refaire
De sa belle plume

En revanche, le reste me paraît cohérent et bienvenu. le meilleur paragraphe:

À faire d’une luciole
Un brillant oiseau

Donc, à mon avis un poème inégal qui peut contenir le meilleur et le moins bon..

   Ombhre   
18/2/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour Capuano,

J'ai bien aimé ce poème. D'abord son titre qui m'a attiré, et puis son thème. Mais j'ai buté sur certaines images qui m'ont semblé être plus la pour la rime que pour le sens, par exemple:

Il fait pousser parmi les dunes
Des tentes libraires

Toutes gesticulent
Comme une fourmilière

De même, le "petit à petit" du début m'a semblé un peu lourd, et je m'interroge sur ce que va faire et refaire le personnage du poème. Si l'idée du savoir dispensé dans un désert (superbe image d'ailleurs de "A changer le sable en eau") est belle et intéressante, j'ai eu l'impression que vous vous êtes trouvé prisonnier d'un choix de forme avec des strophes de deux vers en rimes croisées, et que cela a freiné votre imaginaire.

Merci pour le partage.
Ombhre


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