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Poésie contemporaine
Carmiquel : Autre part
 Publié le 03/10/18  -  8 commentaires  -  1924 caractères  -  109 lectures    Autres textes du même auteur

Toujours les semelles devant.


Autre part



Être de quelque part ce n’est pas difficile
et pas plus à Manille à Belleville
et pasou Deauville

être né quelque part !
soutenir défier le regard de sombres imbéciles
héritiers sans mérite de tordus codicilles…

et pasen attendre sa part ?

se tenir à l’écart n’y avoir nulle part
se tenir à l’écartpas plus du tiers comme du quart
leur laisser le marteau emporter la faucille
leur laisser le marteau eet choisir pour sa part
la défausse, la syncope et l’écart…

naître que de départs

partir ce n’est pas difficile
partir c– d’un peu d’un pas s’écarter de la file –
le retrait seulement nécessite
le retrait seulement nécun don du non-vouloir

la rupture est là qui invite

Être parti allé voir autre part

un lieu à part où arrêter son pas
un et le cercle de l’horizon
un et le cercle dest l’autre branche du compas

la savane la ville le douar
arriver quelque part
croire entendre sa voix en longeant les trottoirs

rencontrer des regards ici toujours intacts
où la honte ou la morgue n’ont aucune part
oublier les décors aux couleurs de cliparts

reconnaître les mots qu’on a pu autrefois
entendre parler sa langue comme on ne la parle
entend aujourd’hui nulle part

de la main amie l’épaule reconnaît le contact
et elle s’abandonne où elle pose son sac
aucune sauveté n’est un lieu de hasard
l’âme se reconnaît alors dans son parloir


 
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   izabouille   
17/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Si j'ai bien compris où l'auteur a voulu m'emmener, j'ai quand même dû relire une seconde fois car la construction est assez étrange, mais ce n'est là que mon avis... Cela dit, j'ai bien aimé, je dirais que c'est étrangement beau.
Il y a cependant des petites choses que je n'explique pas, comme "naître que de départs" ou "Être parti allé voir autre part". Je trouve que ces vers ne sont pas clairs.
Merci pour ce bon moment de lecture

   Gemini   
20/9/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
On pourrait dire qu'on connait la chanson, cependant on trouve ici des variantes au thème de l'immigration. Des variantes mal vécues on imagine, car dès le départ le coupable (l’adversaire ? l’ennemi ?) est taxé de sombre imbécile et d’héritier sans mérite (tout héritier doit-il en avoir ?).
Si le mal-être est bien palpable, je le trouve mal traduit, avec des expressions mal employées comme « leur laisser le marteau emporter la faucille » sans virgule de plus. Des inversions qui dérangent le sens : je vois mal le rôle de « seulement » v16 et je comprends mal sa position. Quelques fautes : v13 on doit dire « ne naitre que de départ », et v19 où « parti » est de trop (sinon « allé » doit être à l’infinitif), ou alors il fallait dire « Être parti pour aller voir autre part ». Le tout dans des vers courts, mal découpés et mal ponctués (puisqu'on trouve de la ponctuation malgré tout).
Mais on sent quand même la poésie, particulièrement cette « autre branche du compas » qui évoque bien le ballottement que subit le voyageur en semelles, qui ne sait plus à quel lieu se vouer et dont le texte me fait souvenir d’un dicton qui dit : On est de partout lorsqu’on est de quelque part. Mais ce n’est pas facile pour tout le monde.

   Castelmore   
3/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Deux parties à ce texte , formellement dissociees par l'auteur :

La première présentée sous forme de vers disjoints ,de nombreux sauts de lignes, points d'exclamation, d'interrogation , suspension ...tirets
La seconde comprend trois tercets et un quatrain ...presque classiques, sans ponctuation.

La première forme vient à l'appui du mal être, des désillusions du narrateur.
La seconde, en opposition, souligne par son équilibre le bien-être retrouvé. L'absence totale de ponctuation est là pour nous montrer la vie comme une rivière s'écoulant librement dans son décor naturel.

L'autre originalité du texte est,
au delà des critiques habituelles ( fort bien tournées) formulées à l'encontre des pays "d'accueil" des immigrés,
de nous dire le plaisir du retour chez soi ...

Le tout (première et seconde parties) avec des mots, expressions, images clairs ,amers parfois, sans excès, ciselés dans un langage moderne.

" L'âme se reconnaît alors dans son parloir" ... et aussi dans son parler...

Avec un sourire

   Robot   
3/10/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je me fourvoie peut être dans l'interprétation de ce texte, mais j'ai l'impression de parcourir les propos d'un globe trotter désabusé qui semble dire qu'il aurait pu trouver prés de chez lui ce qu'il a découvert ailleurs.

Peut être aussi une métaphore des choix de vie et de conscience que l'on croit absolu mais qui se révèlent bien banal lorsqu'on les entrevoit avec la lucidité qui traverse le propos.

Une lecture qui m'a retenue plusieurs fois.

   papipoete   
3/10/2018
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour Carmiquel
<< t'es d'où ?
- de quelque part
- tu restes ou tu pars ?
- j'sais pas ; j'suis bien là mais ailleurs aussi !
- mais je me poserai là où une main amie saura me retenir ... >>
Ceci est " mon " scénario , mais quoiqu'il en soit le lecteur met une musique sur vos vers, et prend la route !
NB j'ai appris le mot " sauveté " !

   PIZZICATO   
3/10/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Il ne me semble pas que ce texte fasse allusion essentiellement à l'immigration telle qu'elle est perçue actuellement.
Je vois plutôt quelqu'un qui se sent étranger, parce que " né quelque part ", ailleurs.

Dès lors il repart chercher " un lieu à part où arrêter son pas ".

Mais les trois dernières strophes me laissent perplexe.
Le narrateur retrouve-t-il son pays ou un " autre part " plus accueillant , comme une sauveté, un endroit où " poser son sac " ?

" héritiers sans mérite de tordus codicilles… " l'image est subtile, mais peut-être un peu excessive à mon avis.

" choisir pour sa part
la défausse, la syncope et l’écart… " intéressant, ce passage.

" leur laisser le marteau emporter la faucille " Je n'ai pas saisi le sens de ce vers, surtout tel qu'écrit...

   INGOA   
3/10/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour, si j'ai bien compris votre texte, il y a encore de la migration dans l'air et le regard de celui qui pose ses pas face aux autres. Gros problème pour moi : le titre (Autre part) et le texte portent à confusion.
Les rimes en "art" sont trop répétitives et mériteraient d'être réduites d'un (quart).
Sauf erreur de ma part, une sauveté était anciennement un lieu de refuge et là je suis complètement bloquée par le vers qui s'ensuit : l'âme se reconnaît alors dans son parloir. Cette incompréhension pèse aussi sur l'ensemble et le dévalorise.

   Willis   
3/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Vous parlez de la mort, pas de l'immigration. "Toujours les semelles devant"...
J'ai lu une ode à la faucheuse. Naître n'est pas difficile, mourir non plus, lorsqu'on y voit la délivrance..... Dans ce cas l'âme est enfin à l'abri.
Style original auquel on peut très vite s'accrocher. Pour moi c'est fait.


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