Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie contemporaine
Christine : Sappho
 Publié le 03/10/18  -  15 commentaires  -  749 caractères  -  207 lectures    Autres textes du même auteur

L'amour n'a ni couleur ni genre, alors...


Sappho



Viens mon aimée, ô doux reflet,
Contre mon flanc, goûter sans crainte
D'une sœur, la languide étreinte
Et nous aimer comme il nous plaît !

Je veux sceller de mon empreinte
Ton cœur avec des mots osés,
Pour que tes armes déposées
Veuillent te livrer sans contrainte !

Sur l’autel de ton corps blasé,
Je me ferai douce prêtresse,
Je t’enseignerai la caresse,
De baisers le sang embrasé.

Je veux presser ton sein, ta fesse,
T’emporter dans mes mascarets,
Offerte à mes doigts indiscrets
De femme et d’orante maîtresse.

Alors tu boiras à longs traits
La douceur et la violence
De ma bouche et sa patience
À combler tes désirs secrets.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Gemini   
17/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien
C’est un beau chant d’amour, avec, sa référence grecque et, peut-être, un petit clin d’œil à Renée Vivien par son titre.
Je relève dans le premier quatrain une construction qui me chiffonne avec ce « et nous aimer » qui me semble mal emboité. Résumer la phrase donnerait : Viens.. goûter.. l’étreinte.. et nous aimer.
Et donc, plus directement : viens nous aimer. Qui me semble ne pas convenir, bien que je conçoive que ce soit discutable. Je ne donne que mon avis.
Dans le second quatrain, je trouve en lisant :« tes armes déposées / veuillent te livrer sans contrainte » un goût de redite. Il me semble qu’une fois que les armes sont déposées, le reste (se livrer, et de plus sans contrainte) coule de source. Mais encore une fois, ce n’est qu’un point de vue.
A la troisième strophe, il me semble enfin que, pour le sens que je m’en fais, il aurait fallu une virgule après « baiser » v12. (Je t’enseignerai, de baisers, le sang embrasé…)
J’ai trouvé une belle image avec ces « mascarets » v14, et fait une découverte v16 avec « orante », joli mot que j’ai trouvé très visuel pour représenter la passion.
L’ensemble, dans son bel emballage d’octos, m’a paru de belle facture.

   Mokhtar   
17/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Joli petit poème, un brin érotique, un brin prosélyte, avec pour thème les amours saphiques.

Mes petites observations :

A « Viens mon aimée, ô doux reflet », j’aurais préféré « Viens mon aimée, mon doux reflet ». La répétition du « mon » accentuant la possession, et « mon reflet » accentuant la symbiose.

J’aurais supprimé toutes les virgules des vers 2 à 4, pour en rajouter une après étreinte.

Je sens mal le « veuillent » du vers 8. Ce ne sont pas les armes qui la livrent, c’est elle qui SE livre (armes déposées). Pourquoi pas « tu t’abandonnes sans contrainte »

« Sang embrasé » : Hiatus trop gênant. Il y aurait peut être mieux à faire avec « sens ».

Vers 16. « Femme » pas assez précis. (amante ?).

Dernière strophe : Telle que vous l’écrivez, « sa patience » est complément de « tu boiras. ». Pourquoi pas : « de ma bouche dont la patience comblera tes désirs secrets » ?

Malgré toutes les suggestions que je me permets, j’aime beaucoup ce poème parce qu’il a un rythme élégant, et dénote une belle inspiration poétique. Il a juste besoin d’être un peu affiné. Mais l’élan est séduisant.

Mokhtar, en EL

   izabouille   
17/9/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
C'est très beau et vraiment bien écrit.
Il y a juste "...ton corps blasé", j'ai du mal avec ce qualificatif "blasé". Je trouve que ça ne colle pas avec le reste de la poésie. Un corps blasé quand on parle d'amour et de langueur comme vous en parlez, c'est assez étrange...
J'ignorais les mots "mascaret" et "orante", merci de me les avoir appris.

Merci pour ce bon moment de lecture

   Curwwod   
18/9/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
un poème exalté pour une passion brûlante. On perçoit dans ce texte la puissance du désir et peu importe qu'il surgisse entre deux êtres du même sexe. L'amour se mue en évidence indiscutable. L'écriture me semble belle, légère, ardente, avec une belle technique et un jeu subtil dans l'exploitation des rimes qui suggèrent la communion des deux corps. Il n'y a là rien de choquant ni de laid, rien qu'un cri de passion.

   papipoete   
19/9/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
néo-classique
" l'amour n'a ni couleur ni genre ", et vous le prouvez Madame en nous parlant de votre flamme qui brûle pour une femme ... On a tous en tête la chanson de Mecano ! Vos vers feraient grincer les dents de quelques " irréductibles ", mais à l'inverse charmeraient tant d'amants, d'amantes !
Je suis un homme, mais en viendrais à jalouser votre tendre moitié, tant vous lui promettez monts et merveilles câlines !
Des chapelets de vers-diamants, parent votre poème d'une véritable cascade érotique, déposée sur " l'autel de son corps blasé " !
NB comme c'est beau ! elle en a de la chance ! le sait-elle ?
Techniquement, " déposées " peut poser question ? mais je vois un " néo-classique " parfait !
Vous pourrez lire de moi " même si "
papipoète

   MFAYARD   
3/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'aime beaucoup le rythme, l'élégance d'un érotisme jamais provocateur.
Les images évoquées me rappellent mon cher Pierre Louÿs et ses chansons.
Joli moment de lecture. Merci pour cela.

   sympa   
3/10/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Votre poème est magnifique
Belle déclaration d'amour toute en retenue, un chouia érotique ,juste ce qu'il faut .
Oui, l'amour n'a pas de genre, vous l'avez bien exprimé.
Merci pour ce partage .

   Anje   
3/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Sans mascara, vos quatrains m'ont entraîné dans leur mascaret. Sans pudeur, mon imagination s'est désaltérée à la source de vos vers. Votre très jolie inspiration aurait, à mon oreille, eut encore meilleur goût si un petit travail technique avait effacé ces "mot zosés" ou ce "san an-brasé". Et votre poème aurait comblé mes désirs...
Merci de ce partage d'alcôve.

   Willis   
3/10/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Rien de bien original sur le thème. Une impression de déjà lu, tant les rimes sont simples et les images écornées. Rien à voir avec le "bateau de papier" prometteur.
Ce n'est pas mal écrit, juste ressassé. Dommage, car il est des suggestions avec des rimes plus recherchées, qui auraient pu donner un beau texte.
J'apprécie la plume. Je suis persuadé qu'une autre fois elle saura me convaincre.

   PIZZICATO   
3/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Déjà le titre annonce la couleur.

L'invitation à cette " languide étreinte " est exprimée avec élégance
" Je me ferai douce prêtresse,
Je t’enseignerai la caresse,
De baisers le sang embrasé. "

et une sensualité exacerbée
" je veux presser ton sein, ta fesse,
T’emporter dans mes mascarets,
Offerte à mes doigts indiscrets
De femme et d’orante maîtresse.. "

Belle poésie.

   Castelmore   
3/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Non ce n'est pas une déclaration d'amour !
Les premiers mots sont fallacieux ...destinés à tromper celle à laquelle le message s'adresse ... l'amour viendra plus tard , peut-être. ..

Il s'agit d'un appel du désir de l'une ... au désir de l'autre
Goûter, étreinte langoureuse, aimer (!) comme il nous plait empreinte ,mots osés, caresses, le sang embrasé ...Je m'arrête ...

les deux derniers quatrains très réussis sont à l'apogée de cet appel des sens. Et " En des termes galants ces choses là sont dites" , et même décrites jusqu'au bout de l'érotisme ...

Là "dixième Muse " (selon Platon ?) est à vos côtés... qu'elle puisse continuer à vous inspirer pour notre plaisir !

Merci

   Robot   
3/10/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un texte qui exprime une beauté de sentiment au travers du désir pour l'autre et la recherche de sa satisfaction. Peu importe qu'il s'agisse ici de sappho, ce pourrait tout aussi bien être un couple différent si ce n'était certains mots qui précisent ici sa nature.

   Miguel   
4/10/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un bien joli texte, saphique à souhait, dont je déplore seulement l'emploi du mot "fesse" ; ce n'est pas une question de principe, mais "presser ... ta fesse" ne me paraît pas heureux, ni dans l'expression ni dans l'image (dans la réalité ce serait autre chose).

   EricD   
6/10/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Une impression de déjà lu maintes fois (on pense inévitablement à la série saphique des "Amies" verlainiennes) mais ce n'est pas mal ficelé, alors...

   Christine   
8/10/2018


Oniris Copyright © 2007-2018