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| LeChevalier
29/8/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Ce sonnet est intéressant, par son fond, car il représente plusieurs glissements de sens. Dès le début, la parole est donnée aux oiseaux qui observent une ville humaine. Dans le premier quatrain, il y a surtout une description, dont l'objectivité est perturbée seulement par les mots « fourmis » et « étranges ». Globalement, il semble que les oiseaux ont de la curiosité pour les constructions humaines. Dans le deuxième quatrain, il y a une sorte de critique, évoquée par le mot « aveuglés », mais dont le sens précis m'échappe. Reste-t-il que les oiseaux se contentent de la lumière des astres, ils n'ont pas d'éclairage artificiel (et ça là que le deuxième vers du deuxième quatrain me paraît un peu trop cérébral -- l'idée serait, si je comprends bien, que les inventions de l'homme ne sont rien qu'une dérogation permise par la nature). Dans les tercets, on a la révélation d'une vision philosophique : il n'est de lumière sans ténèbres ; il y aurait une beauté de la nuit que l'excès de lumière tue. Je pense notamment à la difficulté de voir les étoiles dans les grandes villes, la pollution lumineuse etc. Cependant, que l'auteur veuille bien le remarquer, les oiseaux en ville ne voient pas les astres mieux que nous, les hommes.
Mon vers préféré est « Illuminez le ciel, aussitôt il s'éteint ». D'ailleurs, je remarque la forte intensité du son « m » dans le dernier tercet. Du point de vue de la forme, rien à signaler, tout est très classique pour les syllabes, les rimes etc. Ce serait bien que la syntaxe soit plus « naturelle », cela permettrait de mieux comprendre du premier coup. Je pense notamment à des expressions comme « ceux des astres hormis », « le mystère meurt, que la lumière atteint », ainsi que cet « allumant » dans la première strophe. Il y aurait un gros travail de correction à faire pour la ponctuation : théoriquement, celui-ci précède la publication, je ne vais donc pas entrer dans des détails, mais il me semble qu'il manque des virgules, essentielles pour la compréhension ; il faudrait aussi remplacer au moins une virgule par quelque ponctuation plus forte dans le deuxième quatrain. |
| Pussicat
17/9/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
n'aime pas
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Bonjour,
la 2e strophe est hardie, ardue, difficile à lire : "Mais ces feux qu’aveuglés vous dites tutélaires, La nature à vous seuls, hommes, les a permis, Pour nous aucun flambeau - ceux des astres hormis - N’éclaire après le jour nos cimes et nos aires." Et la lune ? La suite n'est guère mieux "Car nous oiseaux savons.../ D’étoiles il n’est point qui brillent sans nuits sombres; " Comme il est intégré en section classique et qu'une difficulté de lecture m'empêche de poursuivre, je ne m'avance pas plus. Edition : commentaires EL / je suis passée à côté. |
| Passant75
31/8/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
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Ainsi, contrairement aux oiseaux, les hommes détiendraient la lumière, mais celle-ci semblerait les aveugler, alors que les oiseaux, privés de cette lumière, accéderaient à une dimension que les hommes ne verraient plus. L’obscurité n’apparaît dès lors plus comme une absence de vision, mais comme la condition d’une vision véritable. En fait, les oiseaux ne verraient pas mieux parce qu’ils posséderaient une meilleure vue, mais parce qu’ils verraient autrement.
Je n’ai pu m’empêcher de penser à L’Albatros de Baudelaire, où l’oiseau devient une figure du poète, capable de survoler le monde depuis une hauteur que les hommes ne partagent pas. On pourrait alors imaginer que l’auteur de ce sonnet sous-entendrait que le poète, pareil à l’oiseau, verrait mieux le monde dans l’ombre que dans la lumière, d’autant plus que celle-ci n’est qu’artificielle lorsque tombe la nuit. Le vrai ne pourrait être atteint qu’éclairé naturellement ! Le dernier vers me semble résumer toute la pensée du poème ; pour entrevoir l’abîme, il faut accepter de ne pas tout voir. C’est peut-être finalement ce que fait la poésie, elle ne cherche pas toujours à éclairer le monde, mais parfois à nous apprendre à mieux regarder dans ses zones d’ombre. Cela étant, si mon ressenti est positif, j’ai parfois éprouvé, sur la forme, une lourdeur dans certaines constructions qui m’ont apparu manquer de naturel. |
| Donaldo75
6/9/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Une bonne maîtrise de la prosodie classique. De la cohérence. Une construction réussie. J’aime bien l’aspect musical de ce poème. J’apprécie également l’opposition entre la lumière humaine et la nuit cosmique, entre l’illusion des villes et la vérité des hauteurs. La voix collective des oiseaux donne une distance philosophique qui fonctionne très bien. Cela va au-delà des simples mots. Les images participent à cette réussite. L’écriture est également de qualité, avec des rimes qui ne pèsent pas des tonnes et ne tombent pas comme un cheveu sur la soupe, de la syntaxe au taquet et un final en point d’orgue.
Bravo ! |
| Provencao
16/9/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Bonjour Carolus et Bienvenue,
"Illuminez le ciel, aussitôt il s’éteint, Et le mystère meurt que la lumière atteint : L’abîme ne s’admet qu’à la faveur des ombres." Mon passage préféré avec cette altérité qui offre sur d’autres pensées, avec certaines comparaisons ou métaphores qui renforcent leur caractère à la fois connu et mystérieux pour l’homme. Tels les oiseaux donnant à "voir le monde en son immensité ". Au plaisir de vous lire Cordialement |
| rendu
16/9/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime beaucoup
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Bonjour
Un sonnet classique qui se lit avec plaisir même si quelques tournures laborieuses par endroit auraient du être énoncées plus fluidement : Rien à dire sur le premier quatrain. Mais le second est plus difficile avec ces feux qu'aveuglés, pas très heureux, ceux des astres hormis qui fleurent bon la rime. Car nous oiseaux savons du premier tercet devrait être énoncé différemment. Et le mystère meurt que la lumière éteint du second tercet n'est pas des meilleurs. Bref, quelques retouches et ce sonnet qui valorise les migrateurs serait très joli. |
| Boutet
16/9/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Oui, il s'est dit que les animaux en général et les oiseaux en particulier étaient gênés par toutes les lumières dont l'homme avait affublé la planète. Ce sonnet se veut-il la dénonciation de cela ?
Je ne reprendrai pas tout ce qui a été dit sur les améliorations de prosodie et les tournures quelque peu alambiquées par endroit. J'aime bien ce sonnet classique malgré ses quelques défauts. |
| Polza
17/9/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime bien
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Le titre me donne des sueurs froides, il me fait penser au film du même nom (en français), les oiseaux, pas sueurs froides !
Les deux premiers vers du premier quatrain de ce sonnet me plaisent bien (même si personnellement, j’aurais écrit « Lorsque tombe la nuit », mais c’est votre poème), mais j’ai eu beaucoup de mal avec : « Dont les hôtes jamais ne semblant endormis Allument en leurs murs d’étranges luminaires. » L’inversion jamais/semblant m’apparaît peu naturelle et a empêché ma bonne compréhension du premier coup, j’ai dû m’y reprendre à plusieurs fois… « Mais ces feux qu’aveuglés vous dites tutélaires, » J’ai trouvé cette phrase un peu lourde et je trouve que tutélaires n’est pas le choix le plus logique, j’ai plus l’impression qu’il sert la rime. Il ne me semble pas avoir entendu un jour une de mes connaissances me parler des lumières de sa maison qui le protégeraient, mais les petits oiseaux l’ont peut-être entendu, je leur laisse le bénéfice du doute… « Mais ces feux qu’aveuglés vous dites tutélaires, La nature à vous seuls, hommes, les a permis, » Je trouve le deuxième vers du deuxième quatrain assez maladroit dans sa construction, cela me gêne… On comprend bien que les oiseaux s’adressent aux hommes, ce n’était peut-être pas un mot indispensable à ce poème, même si je comprends que vous ayez voulu l’opposer à « nous les oiseaux » plus bas… « Pour nous, aucun flambeau – ceux des astres hormis - » L’inversion pour avoir la rime m’apparaît encore une fois peu naturelle et phonétiquement peu harmonieuse « ceux des astreuuu hormis » « D’étoiles il n’est point qui brillent sans nuits sombres ; » Je comprends bien l’idée, mais cela reste contestable du point de vue strictement astronomique (je vous l’accorde du point de vue poétique), les étoiles brillent même en plein jour, c’est juste qu’on ne les voit pas… « Illuminez le ciel, aussitôt il s’éteint, Et le mystère meurt que la lumière atteint : L’abîme ne s’admet qu’à la faveur des ombres. » Si vous avez voulu dire par « Illuminez le ciel, aussitôt il s’éteint, » que la pollution lumineuse empêche de voir le ciel et le fait s’éteindre dans le sens de mourir, alors j’ai bien aimé l’idée… « Et le mystère meurt que la lumière atteint : » Par contre, j’aime beaucoup moins la construction hasardeuse de ce vers, je ne l’ai pas bien compris du coup… « L’abîme ne s’admet qu’à la faveur des ombres. » J’aime plutôt bien cette conclusion, mais il manque pas mal de choses autour pour qu’elle prenne toute sa dimension poétique à mon avis… Techniquement, vous avez un sonnet (il me semble), je ne remets pas cela en cause, mais certains passages mériteraient d’être allégés afin de les rendre plus naturels et poétiques, j’ai envie de dire que pour obtenir ce sonnet, vous êtes passé en force… Je n’ai pas trop de temps en ce moment, mais comme vous êtes nouveau et que c’est votre première publication, cela me tenait à cœur de vous commenter. Même si je n’ai pas apprécié au plus haut degré, il y a de bonnes choses je trouve, cela manque juste d’un peu de fluidité (j’ai lâché la bombe, LeChevalier comprendra)… Édition Après avoir lu et relu votre poème, je m’aperçois que j’ai été assez sévère dans mon appréciation. Si je trouve toujours l’écriture perfectible dans le sens où je trouve certaines formules forcées, il ne manque pas tant que ça pour que votre poème me transporte en l’empyrée afin de rejoindre Jonathan Livingston… Je change donc mon ressenti j’aime un peu en j’aime bien… |
| Cristale
16/9/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Eh bien voilà mon avis : en faisant une lecture plus rapide de ce sonnet, tout ce qui me semblait accrocher s'efface.
Comme si le narrateur avait écrit à la vitesse de sa parole, de ses pensées, d'une écriture franche et mature, un peu ancienne, dirais-je. Des broutilles sonores : "alimentent en" (qui s'entend "alimanteutan") "des astres hormis" (désastrezormi), "cimes et nos aires" (cimezénozair), "car nous oiseaux" (nouzoizo), ici une virgule après "nous" aurait empêché l'appui de la liaison z à l'oral. 5 fois le pronom relatif "que" "qu'" dans les deux tercets, sur 6 vers, cela est un peu trop. Que dire sinon que globalement le poème est plaisant, l'écriture détient un réel potentiel, et puis j'aime les oiseaux alors, quand ils empruntent la plume du poète pour nous transmettre leurs messages, je suis touchée. |
| jf2
16/9/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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J’ai trouvé l’idée de cette humanité vue du ciel très bonne.
Avec quelques passages agréables : D’étoiles il n’est point qui brillent sans nuits sombres Illuminez le ciel, aussitôt il s’éteint Et une jolie chute un peu philosophique : L’abîme ne s’admet qu’à la faveur des ombres En revanche, il m’a fallu plusieurs lectures pour comprendre les deux vers suivants : Mais ces feux qu’aveuglés vous dites tutélaires La nature à vous seuls, hommes, les a permis Et quelques vers sont problématiques du point de vue de la syntaxe et un peu forcés : Dont les hôtes jamais ne semblant endormis La nature à vous seuls, hommes, les a permis Enfin, Une chose m'a gêné, c'est la généralisation à tous les oiseaux qui, hors migration, sont majoritairement diurnes et donc ne volent pas la nuit, j'aurais préféré que l'auteur s'intéresse à un oiseau en particulier : une oie ou une cigogne, il aurait été plus facile de se représenter la scène et puis cela aurait évité d'imaginer une scène à la Hitchcock qui n'a pas sa place ici. Reste un poème agréable à lire plutôt bien construit. |
| Ramana
17/9/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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L'homme oiseau est celui qui sait faire silence en lui (la nuit, c'est le silence), afin de laisser venir en son esprit ouvert les arcanes du monde. Les lumières des villes, ce sont les mille distractions superficielles du quotidien de la plupart d'entre nous, qui nous empêchent de contempler la lumière des étoiles, laquelle correspond à notre personnalité profonde? La "faveur des ombres, cela pourrait être aussi ce qu'apporte la souffrance, qui dit-on "enfante les songes", aiguise notre perception du monde et de nos semblables, et par conséquent de nous-même. Du moins est-ce mon interprétation...
Je trouve cette poésie bien écrite, et d'une grande profondeur philosophique. |
| Cyrill
18/9/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Bjr Carolus, et bienvenu ici.
Je dois dire que je préférais la première version de l’exergue : « La sagesse des oiseaux », mais vous avez souhaité le remplacer par « Sentencieux volatiles », dont la dérision affaiblit le message à mon avis. Joli message quoi qu’il en soit, et élégamment tourné. Les oiseaux, bien que diurnes pour la plupart comme le fait remarquer un commentateur, ont besoin d’ombre pour leur sommeil. Comme nous finalement. Hélas nous ignorons, ou plutôt nous avons oublié ce que sont nos besoins. Et nous nous adaptons, plutôt mal que bien, aux conséquences néfastes de ce que nos modes de vies rend indispensable. Le second tercet est presque sentencieux il est vrai. Mais ce n'est pas un reproche, je le trouve aussi pétri de bon sens. Et comme tout le poème, il est dit avec un savoir-faire certain, et du talent en cerise sur le gâteau. Merci pour le partage. |
| Lariviere
19/9/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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Bonjour Carolus,
Donner la parole aux oiseaux est une idée qui m'a plu, Hitchcock, que m'évoque le titre de votre poème, l'a fait d'une certaine manière, dans un style différent.. ;) Sur votre texte précisément, je suis mitigé en terme de rendu. J'ai aimé certaines choses et certaines images, mais je ne suis pas pleinement convaincu sur l'ensemble. Je trouve par exemple que sur la construction plusieurs choses pourraient être améliorées. D'abord le rythme global, que j'ai trouvé parfois, sans être défaillant car il tient la route, trop sage, un peu trop atone. Il pourrait être renforcé par davantage de rigueur sur la fluidité (encore elle, je fais monter les stats !) ou par quelques relances. Ensuite, je suis d'accord avec Pussicat pour les défauts de la deuxième strophe. Je l'a trouve un peu trop brutale, confuse, sur rythme, césure et syntaxe. Je l'a relis et je me dis que ce n'est pas si mauvais non plus, mais ca me heurte quand même à ma lecture instinctive. Faire plus simple pour le coup serait peut être une idée à creuser. Enfin, j'aime bien les deux dernières strophes, qui pour moi sont meilleures sur rythme coulant, musicalité et images. Merci pour cette lecture et bonne continuation, après cette première publication ! |




