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Poésie libre
Castelmore : Chacun à sa façon [Sélection GL]
 Publié le 05/09/19  -  12 commentaires  -  2411 caractères  -  126 lectures    Autres textes du même auteur

Ils ont changé le monde...


Chacun à sa façon [Sélection GL]



Une Grand-mère entrée en tentation,
un Grand-père banni, pour haute trahison,
depuis l’Éden et son jardin... c’était là notre dot...

Lui...
nous fait ajouter à l’arbre de famille
amibe, algue, primate et grand-maman chenille,
sur trois milliards d’années... sans peur du ridicule !

Devant l’évolution, la main de Dieu recule...


Ses pairs ont courtisé les marquis et les rois,
disséqué à l’envi le pouvoir et les lois,
et réservé leurs cours aux fils des aristos,

Lui...
fait entrer le peuple en terre philosophale,
ouvre grand le chemin, une voie triomphale,
vers le juste pouvoir qui abat l’ancien maître...

Le sens de l’Histoire choisit le prolétaire...


Depuis l’Antiquité, Morphée, maître des nuits,
peuplait notre sommeil et guidait nos esprits,
inspiré par Clio ou bercé d’Érato.

Lui...
voilà qu’il dépose une clef dans le noir,
un Surmoi enfermant un Ça dans un boudoir,
et un Moi, titubant, allant de l’un à l’autre...

La vérité se cherche où le sexe se vautre !


À Lascaux ou Florence, Leiden ou Giverny
la femme avait un corps, un sourire à Vinci,
et chacun se rêvait à peindre tel Sanzio.

Lui...
à dix ans déjà égale Raphaël,
apprend toute sa vie à « voir comme un enfant »,*
éclate et transfigure, la Femme en Avignon.

Sa vision, de l’art explose les prisons...


De toute éternité,
lorsque le temps s’écoule, l’espace se prélasse...
et ces deux infinis voisinent... étrangers.
Évidente harmonie du chacun son tempo.

Lui...
nous apprend que ces monstres sont... un.
Quand le temps accélère, l'immense se contracte,
l’espace-temps se plie devant la gravité...

Et voilà l’univers tout ré-accordé !


Ah ! Dignes fils d’Adam
qui franchit à jamais les portes du jardin,

sous vos pas de génies,
le monde tremble encore !


_____________________________________
Notes
Avec par ordre d’entrée en scène :
Charles Darwin. 1809-1882
Karl Marx. 1818-1883
Sigmund Freud. 1856-1939
Pablo Picasso. 1881-1973
Albert Einstein. 1879-1955

* « Voir comme un enfant » sont les propres mots de Picasso.


 
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   Eclaircie   
9/8/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Une idée originale, bien servie par ce poème.
Le choix de ces hommes du XIX siècle (au moins pour leur naissance) couvre des domaines précis mais déterminants pour notre XXI.

La construction est intéressante, trois lignes pour exposer l'oeuvre et trois lignes réflexion du narrateur, entrecoupées d'une phrase "choc".

J'ai apprécié "Gand-mère et Grand-père qui place Adam et Ève comme nos aïeux universels, que je ne prends pas pour une allusion à la chrétienté, mais plus comme une personnalisation du début de l'humanité, même si Dieu est ensuite évoqué.)

J'ai bien aimé les Notes en fin de texte, j'aurais sans doute reconnu les personnages, mais je suis confortée dans ma lecture et leur rédaction évoque une pièce de théâtre que le poème en lui-même présente déjà.

Merci du partage,
Éclaircie

   natile   
9/8/2019
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Ce mélange de références rend la lecture confuse, de même que la construction. J'ai l'impression d'une démonstration de connaissances pour expliquer l'évolution du monde, de la connaissance, de l'homme.... Rien d'une poésie pour ce qui me concerne.

   cherbiacuespe   
11/8/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Voilà un modèle d'éloge assez original. J'aurais préféré voir les notes de fin placées en début de poème, mais c'est un avis personnel.

Le choix de présentation est agréable, à partir du moment ou l'on comprend de qui il est question - d’où ma remarque au sujet des notes.

Sinon, rien de particulier à dire, c'est un éloge poétique de personnages célèbres dont il est souligné l'apport magistral pour changer l'humanité. Un choix risqué, toujours discutable et limitatif puisqu'on oublie inévitablement celui-ci et celui-là. Bien écrit et de la recherche dans les vers de conclusions - "devant l'évolution, la main de Dieu recule" etc..

   troupi   
12/8/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonne idée que d'avoir rajouté ces notes, sans cela je n'aurais pas saisi le sens de ce poème, plus exactement je n'aurais pas trouvé les personnages, alors qu'avec les noms cela devient évident.

J'aurais toutefois pu en apprécier l'écriture.

Nul doute que ces cinq personnages seront contestés et remplacés par d'autres mais leur empreinte restera.
Aucun poète dans cette liste? Je ne suis pas sûr que Picasso ait plus changé le monde que Baudelaire ou Hugo.
L'idée de ce texte est appréciable et mérite d'être exposée.

   Corto   
12/8/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Poème remarquable.
Il fallait oser réunir en vers les cinq créateurs essentiels de la pensée moderne, concentrés à un point qu'on a ici 'le nouveau bréviaire'.

Cette assemblée de concepts déroulée en quelques lignes est impressionnante, va droit au but, enrichit la mémoire de chacun.

Chaque géant de la pensée ou de l'art a droit à ses huit lignes posant de façon équilibrée les pierres d'un remarquable édifice.
"Et voilà l’univers tout ré-accordé !"

Au final "sous vos pas de génies, le monde tremble encore !" certains penseront sans doute qu'on pourrait ajouter 'le monde tremble plus que jamais'. Mais ceci est une autre histoire.

Bravo à l'auteur.

   Robot   
5/9/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un hommage à des personnages exceptionnels qui ont marqué l'évolution de l'humanité chacun dans un domaine.
La présentation est originale. L'introduction et la conclusion forment une boucle.

Les avant propos de chaque présentation alterne positivement.

Un regret, à part Eve, n'y aurait-il pas eu de femme pour faire progresser l'humanité ?

Olympe de Gouges, Louise Michel, Marie Curie, Camille Claudel, Charlotte de Luxembourg, Simone Veil, etc...

Mais c'est peut-être pour un prochain texte ?

   papipoete   
5/9/2019
bonjour Castelmore
Il était une fois, dans un jardin, une pomme sur son arbre qui se languissait ; vint à passer un homme et une femme, elle se rua sur ce fruit défendu alors que l'homme lui...
La suite de l'histoire sous la plume de l'auteur, devient pour moi trop spirituelle, pour que j'en savoure la portée !
Je laisse donc le soin, à celles et ceux qui vous lisent sans difficulté, de mettre sous votre poème, le beaucoup que vous méritez sans doute ?

   Vincente   
5/9/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Cette poésie nous promène dans la reconnaissance de génies ayant permis à l'humanité de franchir des étapes essentiels à la compréhension de notre monde, des basculements conceptuels. Le parcours emprunté, à mi-chemin entre le regard iconoclaste, l'intrigue en forme de devinettes, l'expression à la fois didactique et poétique est complexe dans sa conception, agréable dans la lecture. L'ensemble est très plaisant, original et pertinent. On pourrait regretter le côté parcours pédagogique de musée pour jeunes curieux par le didactisme un peu appuyé.

Me suis-je fourvoyé en cherchant l'être emblématique, à la croisée de toutes ces destinées, qui aurait pu les rassembler ? Peut-être pas car j'ai l'impression que l'auteur avançait en parallèle aussi dans cette intention. Ainsi, j'ai pensé à l'homme, l'être humain. J'ai pensé au génie, la force de l'esprit. J'ai pensé à la conjonction du savoir et de l'intelligence, cette synergie créatrice de notre évolution. Il s'agissait de deviner et plus encore de comprendre que l'humanité est en chemin, ni enfant ni adulte abouti, ni surplombante ni divinité, tout reste à faire pour bonifier tout ce qui a été fait. J'ai beaucoup apprécié la démarche.
La forme avait ses nécessités utiles et pertinentes. Les notes en fin de texte sont judicieuses, elles éclaircissent le flou avec lequel l'auteur s'est amusé pour maintenir son lectorat.

   Davide   
6/9/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Castelmore,

J'ai bien aimé ces portraits de "grands hommes" ayant brillé, en leur temps, dans des domaines très différents ; j'ai bien aimé, également, le choix de la forme, même si le traitement du sujet a quelque chose d'un peu facile et d'un peu trop scolaire à mon sens.
Enfin, je trouve dommage l'absence de femmes... :'(

Le style d'écriture est, je trouve, très enfantin, empruntant des tournures familières et antipoétiques : "nous fait ajouter", "sans peur du ridicule !", "la main de Dieu recule...", "voilà qu’il dépose", "Et voilà l’univers tout ré-accordé !" etc.
En fait, ce choix m'amuse plus qu'il ne me dérange, mais j'avoue avoir du mal à le comprendre eu égard au thème choisi. Si cette légèreté d'écriture a le bénéfice de rendre le lecteur complice de la démonstration, je lui aurais sans doute préféré une écriture plus "assise", plus prégnante.
Mais vu sous cet angle, la lecture est plaisante.

Merci du partage,

Davide

   ours   
5/9/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Castelmore,

J'ai aimé votre poème de part sa construction faisant de ces génies en quelques sortes des iconoclastes, même s'il ne faut pas oublier que la plupart d'entre eux appartenaient à des mouvements ou des courants de pensée plus larges. Et pour certains, auraient très bien pu se faire damer le pion par d'autres. Enfin, c'est eux qui ont inscrit leur nom dans l'histoire et sont désignés comme des Pères dans leur discipline respective.

Finalement, je me demande si je ne préfère pas l'image plus classique de bâtir sur les "épaules de géants", car c'est cette dimension, cette hauteur qui aura certainement fait de ces hommes des êtres si particuliers. D'ailleurs j'aurais bien vu "géants" à la place de "génies" dans le dernier distique. Evidemment ceci n'est que mon humble avis.

Ours tout petit

   senglar   
5/9/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
Bonjour Castelmore,


Ah ! Que j'aime ces poèmes qui sont troussés de main de maître... et de cerveaux, qui se moquent à l'envi du qu'en dira-t-on. Primesautiers et graves à la fois, ils rappellent et indiquent et chatouillent du doigt des premières fois qui, à chaque fois, sont des tournants décisifs dans l'Histoire de l'Humanité, ... histoire des origines et l'Autre qui s'en va sur la pointe des nuages, ... histoire de la politique et les rois qui se ramassent avec les empereurs, ... histoire de la compréhension de l'homme et de la femme sexués et l'Eglise qui serre les cuisses sous ses robes cramoisies qui se dérobent enfin, ... histoire de la peinture démystifiée et de l'éclatement de l'at-homme. On a ici le début et la fin de l'histoire du monde.

Je suis jaloux d'une telle performance car ici (sic), en quelques vers, quelques strophes, tout est dit de notre génie et des insuffisances de ceux qui en sous-main auraient voulu les faire taire mais sont promptement désarçonnés comme des propres à rien sur les chevaux de bois, de croix avec des mors en fer, enfer et éperons !

Un seul regret Castelmore (et cela vous coûtera deux points) il n'y a point, parmi ces PHARES que que mettez sur ON, de femmes qui ne sont pourtant pas que des SOUS-OFF et vous tapez encore sur la mère EVE, pourtant des plus accortes, avide de savoir, à qui nous devons pourtant d'être là... plutôt que des lézards à adorer un échalas.

Ô ! Que j'aimerais l'avoir écrit ce poème-là ! Mais croyez-moi j'y aurais mis Aspasie et pour le moins aussi, Marie Curie :)))
Et combien d'autres !
Tiens ! Cela pourrait être un jeu que de le réécrire au féminin !...


Senglar
ébahi au masculin
ébahie pour sa partie féminine

   Provencao   
6/9/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ils ont changé le monde....et tous ces hommages sont en tout cas, leur "pause" désormais, la besogne et le labeur qu'ils nous lègues à notre société , et à d’autres grands hommes qui arriveront.

De grandes pensées, de grandes découvertes qui se poursuivent et qui se poursuivront au fil du temps...

Au plaisir de vous lire
Cordialement


Oniris Copyright © 2007-2019