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Poésie libre
Castelmore : Dans le grand erg
 Publié le 06/06/19  -  17 commentaires  -  889 caractères  -  215 lectures    Autres textes du même auteur

Qui l’a traversé a donné peu et reçu beaucoup...


Dans le grand erg



Dès l’aurore le jour pèse.

Grenaille qui m’aspire
océan minéral aux rives incertaines
le sable se fait vagues
sous le soleil enclume.

Dunes en farandole dévorent l’horizon
ocre implacablement...

Passagers de l’immense
hommes et bêtes avancent
et je tangue au pas lent
qui chancèle
des vaisseaux du désert.

Et danse le silence en halos vaporeux...
Seuls la flûte et le vent s’invitent au mariage
de la pierre et du temps.
Qui passe et qui se fige.

La nuit s’ouvre le vide

le cœur noir du cosmos engloutit mon regard.
Les feux des hommes bleus éclairent les étoiles
l’ombre du petit prince
réchauffent le thé vert.

Et mon âme résonne

quand les hommes murmurent
les mots de leurs poèmes
et que Sahara chante...


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   hersen   
7/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je n'arrive pas à être complètement conquise par ce poème sur le Sahara.
Pourtant, dans un sens, tout ou presque est là.
mais justement, il me manque des images fortes , des associations que je n'aurais jamais lues sur ce thème.

Tout est attendu, en quelque sorte. Mais je reconnais qu'il donne une certaine impression du désert qui n'est pas fausse, même si elle aurait pu être plus exacerbée.

dans sa forme, par contre, je le trouve très agréable à lire.

   Corto   
8/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Belle ambiance sensitive trouvée dans ce poème.

Le premier vers annonce que rien n'est facile ici.

La première strophe est très belle et l'on a l'impression de redécouvrir le paysage immense où tout est incertain et arrondi...sauf le soleil.

Des hommes vivent ici et "je tangue au pas lent qui chancelle des vaisseaux du désert": voici une belle image même si elle n'est pas très nouvelle.

Le soir venu, le soleil apaisé, une autre vie commence évoquée joliment par: "Les feux des hommes bleus éclairent les étoiles l’ombre du petit prince réchauffent le thé vert".

Très joli final avec cette dernière strophe qui exacerbe la complicité des hommes et de leur désert.

Bravo à l'auteur.

   Mokhtar   
13/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Celui qui a déjà enfoncé ses pieds dans le sable fin du grand Erg n’aura aucun mal à retrouver des sensations de déjà vécu en lisant ce poème.

« Pèse », « enclume » « implacablement », mots qui évoquent le poids du soleil qui écrase.

« …le mariage de la pierre et du temps qui passe et qui se fige ». Très belle observation. La notion de temps disparaît face au minéral inerte, et l’horizon sans fin, qui expriment l’éternité.
La nuit s’ouvre le vide…le cœur noir… Cette nuit du désert où scintillent comme des vedettes des étoiles cabotines qui se savent seules à attirer les regards. Et que l’infini passe en 3D.

Et ces hommes pugnaces qui s’agrippent à la silice…Étonnez vous qu’ils soient poètes (la poésie arabe est très belle, même traduite), et qu’ils fassent chanter le Sahara.

Une petite réticence : « vaisseaux du désert » un peu…bateaux. Et l’ombre du petit prince, qui a certainement sa place dans le poème, mais que je trouve curieusement placée.

Excellent texte. Qui, en quelques mots, vous transporte (dans tous les sens du terme).

Mokhtar, en EL

   Gabrielle   
15/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un très bel hommage

Le Sahara ensorcelle les hommes de ses contours hasardeux et de son mystère.

Un amoureux des dunes qui retrace une traversée à laquelle participe le lecteur, à son tour, envouté par le charme du désert.

Merci à l'auteur pour ce voyage au pays des dunes.

   Anje   
6/6/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Après nous avoir promenés sur une carte postale, sur le Nil ou autres Chemins, l'auteur nous emmène Dans le grand erg à dos de chameaux. Je suis resté silencieux sur les autres mais ici, j'aime alors je le dis. Sans toutefois avoir découvert une rose, je trouve ce libre très bien écrit, expressif, invitant au voyage sans mirage. Car l'auteur montre parfaitement les dunes en farandole, les vagues de sable et le soir saharien. Il m'a même donné chaud sous son soleil enclume.
Un joli rêve dans mon lever de soleil brumeux.

   papipoete   
6/6/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour Castelmore
Dès l'aurore, ça cogne ici où l'on ne peut croire que l'on vit ! Point de bruit hormis celui du vent qui joue de la flûte, et fait onduler le sable des dunes !
La nuit venue, les hommes bleus de leurs feux éclairent le ciel et son noir ouvre l'abime du cosmos...
NB la journée dans le Sahara est ici bien dessinée, et l'on sue de vous lire en attendant qu'enfin vienne la nuit, non pas pour dormir mais lever les yeux au ciel tout grand ouvert !
De jolis vers tel les 3 derniers !
" de la pierre et du temps ", j'aurais ici mis une virgule plutôt qu'un point ?

   poldutor   
6/6/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Castelmore
Dans ce poème, on est plongé dès le premier vers dans la touffeur du désert
"dès l'aurore le jour pèse"
on suit la progression à la fois pénible et lente des hommes et des bêtes, dans le décors changeant et immuable des dunes "rives incertaines", dévorent l'horizon"
de beaux vers "...mariage
de la pierre et du temps
qui passe et qui se fige"
"Les feux des hommes bleus éclairent les étoiles"

Il faudrait presque tout citer !
Très belle poésie.
Merci pour cette évocation des derniers endroits sur terre où la paix rejoint le silence dans un cheminement calme et sans hâte.
Cordialement.
poldutor

   PIZZICATO   
6/6/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Des images choisies pour peindre le désert le jour, la nuit.

L'atmosphère est fort bien rendue.

" sous le soleil enclume."
" Dunes en farandole dévorent l’horizon
ocre implacablement... "

" de la pierre et du temps.
Qui passe et qui se fige. "

Là, pas de pollution lumineuse la nuit; seul " le cœur noir du cosmos ".

Oui, " le Sahara chante " dans cette poésie.

   Vincente   
6/6/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'ai trouvé le poème superbe à partir de "La nuit s'ouvre sur le vide", le troublant rendu de l'atmosphère nocturne, l'immanence des sensations surgissant des images, la sobriété de l'écriture, et ces trois vers enchanteurs :
"Les feux des hommes bleus éclairent les étoiles
l’ombre du petit prince
réchauffent le thé vert."


Tout ce qui précède prépare au saisissement des sensations de la nuit, lumineuse, envahissante, champ invitant à la méditation. La passage obligé dans la brutalité du jour de ce Grand Erg est initiatique. En cela, ce début de poème a un rôle essentiel bien que plus discret, original mais dans un classicisme assumé de ses images, une source chaude destinée à catalyser le surgissement de "l'âme qui résonne".

   Raoul   
6/6/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Que dire sinon que j'aime...
On sent le balancement d'une progression rien que par la musique du texte, les mots sont sens et images, on y est et le désert est à même la peau du lecteur, soleil et fouet du vent, du sable.
Deux petites choses qui pour moi aurait été... si...
"Flûtes et vents" pour que la liaison de la prononciation soit musique elle-même.
Et
"Je tangue au pas lent qui chancèle" en un seul vers.
Un beau texte tout en langueur, rythme et balancements.
Merci pour cette lecture.

   Davide   
6/6/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Castelmore,

Cette traversée du désert emprunte à la solennité un ton cérémonieux qui, à mon sens, dessert la poésie : absence d'articles ("Dunes en farandoles..."), inversions du sujet ("Et danse le silence") et rapprochements de mots hasardeux ("La nuit s’ouvre le vide" ou "ocre implacablement").

Pour exemple, j'aurais mieux compris - et apprécié - ainsi :
"Les dunes en farandole
dévorent l'horizon ocre
implacablement..."

L'écriture est soignée, prégnante, cousue de belles images sur fond de ciel aveuglant. La fin du poème, moins conventionnelle, plus suggestive, me séduit beaucoup : le thé vert, la présence "ombrageuse" du petit prince, la personnification du Sahara (superbe !), sans oublier les Touaregs en habits de lumière, les yeux dans les étoiles.

Un beau texte, vraiment, mais qui manque peut-être de spontanéité, de simplicité, notamment dans sa première moitié.

Merci du partage,

Davide

   Robot   
6/6/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai cheminé agréablement au pas de votre caravane et me suis arrêté avec vous au campement sous les étoiles en écoutant les chants et en buvant le thé.

L'atmosphère pour qui ne connaît pas le désert est ici rendue pour une description qui évoque.

Et puis ça m'a permis une petite révision car amateur de mots croisés je ne me rappelle jamais la différence entre l'erg et le reg. L'un est le désert de sable (lErg je pense d'aprés le récit), l'autre le désert pierreux. A moins que le Sahara ne soit un peu des deux.

Merci pour cette personnalisation du désert.

   emilia   
6/6/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Merci à vous de nous faire si bien partager la beauté du désert qui chante et danse à la fois, nous transportant "au cœur du cosmos", sous le regard des étoiles et les murmures des poèmes... ; un univers que je n'ai pas la chance de connaître mais qui est parvenu jusqu'à moi, grâce à vous !

   Donaldo75   
7/6/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Castelmore,

Que dire si ce n’est que j’ai beaucoup aimé ce poème ?

Dès le premiers vers la promesse en posée. En tant que lecteur, je m’attends à sentir la pesanteur annoncée. La première personne du singulier amplifie cette impression de lecture. La force évocatrice de l’ensemble habille mon cerveau d’un écran d’images.

« Et dans le silence en halos vaporeux… »

Si ce n’est pas de la poésie imagée, évocatrice, symbolique ! La fin est superbe ; ces trois vers finaux confirment que la promesse a été tenue, que j’ai envie de relire ce poème et que je m’en souviendrai longtemps.

Bravo !

   jfmoods   
7/6/2019
Mis à part le trisyllabe du vers 10, le poème repose sur les rythmes équilibrés de l'hexasyllabe et de l'alexandrin. Assonances (é/è, an) et allitérations (s/z) bercent la mélodie du texte.

De jour, dans la dureté du voyage ("pèse", "Grenaille", "soleil enclume"), dans l'amollissement général des sens ("au pas lent / qui chancèle", "Et danse le silence en halos vaporeux"), le désert produit des mirages. Se perdant à l'infini du regard ("Dunes en farandole dévorent l’horizon / ocre implacablement"), le sable se métamorphose en eau ("océan", "rives incertaines", "vagues", "tangue", "vaisseaux du désert"), dessine une fuyante, une improbable réalité.

De nuit, le désert se présente comme le réceptacle du questionnement intime sur la destinée ("La nuit s’ouvre le vide", "le cœur noir du cosmos engloutit mon regard"). Il révèle la communion de l'individu avec le monde qui l'entoure ("Les feux des hommes bleus éclairent les étoiles / l’ombre du petit prince / réchauffent le thé vert", "Et mon âme résonne / quand les hommes murmurent / les mots de leurs poèmes / et que Sahara chante...").

Ce poème peut-il être lu comme une réflexion sur la psyché, sur la méconnaissance que nous avons de nous-même le jour, à l'état conscient, sur les révélations que nous offre, la nuit, notre inconscient ? J'en pose quoi qu'il en soit l'hypothèse.

Merci pour ce partage !

   TheDreamer   
7/6/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un thème que j'aime beaucoup qui maitrisé avec talent peut exprimer bien davantage que ce qu'il expose.

Certaines tournures me gênent quelque peu :

" sous le soleil enclume". L'accolement des deux mots insiste trop sur l'image que l'auteur veut véhiculer. Il y aurait sans doute une autre formulation possible qui montrerait tout aussi bien la sensation recherchée.

"Dunes en farandoles", ne m'agrée pas vraiment.

Ce que j'apprécie :

"... dévorent l'horizon ocre implacablement".
"passagers de l'immense hommes et bêtes avancent et je tangue au pas lent qui chancèle des vaisseaux du désert".
"les feux des hommes bleus éclairent les étoiles... et mon âme résonne".

Merci.

   Pouet   
8/6/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bjr,

"Seuls la flûte et le vent s’invitent au mariage
de la pierre et du temps.
Qui passe et qui se fige."

Je n'y ai jamais mis les pieds, mais je m'imagine bien la chose ainsi.

Le poème est très bien rythmé, très évocateur.

On s'y croirait et c'est bien là la qualité première de ce texte, un brin lyrique sans être grandiloquent.


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