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Poésie libre
Provencao : La resserre
 Publié le 05/06/19  -  11 commentaires  -  713 caractères  -  169 lectures    Autres textes du même auteur

Les fantômes du passé...


La resserre



Ouverte est la resserre aux penseurs !
Les murs épais
Luisent d'histoires passées qui doucement s'étiolent.
Parmi les hernioles, volent sournoisement des rupicoles ;
Et agonisent sans oubli au gris
Des murs épais.

À pas feutrés, apeurés, se cachent
Dans la lumière bleutée,
Sur le sol capitonné, des ombres
De paresse ;
Et le silence perçu est déjà
Une caresse
Frôlant la joue
Dans la lumière bleutée.

Paix de la nuit enlace
Les noires faîtières,
Répand et plane son calme,
De fantômes endormis,
Au travers les fenestrons cassés et pourris,
La larme de soleil pleure
Sur les noires faîtières.


 
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   Corto   
6/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ce poème énigmatique mérite d'être découpé avec un couteau affûté...

Une âme de cuisinier ramassera donc sa cueillette de hernioles et l'agrémentera de quelques rupicoles pour en faire un savoureux plat à servir aux penseurs.

Les convives se régaleront "d'histoires passées qui doucement s'étiolent" tandis que les plus modestes se rappelleront que "le silence perçu est déjà une caresse".

Seul l'insomniaque verra que "La larme de soleil pleure sur les noires faîtières".

Quel plaisir de savoir qu' "Ouverte est la resserre aux penseurs!"

NB: en cas de contresens que l'auteur veuille bien me pardonner.

   myndie   
7/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

je suis partagée parce que j’aime beaucoup le fond de votre poème.
J’en aime la musique, les sonorités pour ce qu’elles distillent de douceur et de mystère : allitérations en s, assonances en ole, eu-é ;
J’en aime les images pour ce qu’elles portent d’onirique en elles, et dont certaines sont si fines qu’elles ne dépareraient pas un haïku :
« Paix de la nuit enlace
Les noires faîtières »
ou
« La larme de soleil
pleure sur les noires faîtières ».

Par contre, la forme me désoriente. Il y a en effet un effort à faire pour suivre le cheminement de votre réflexion. Les inversions sont des contraintes formelles d’un autre âge qui desservent le texte et lui donnent un côté affecté.

Pour résumer, je ne suis pas insensible à votre univers poétique mais je trouve dommage que vous en ayez ainsi freiné l’expressivité et bâillonné les résonances profondes.

   Gabrielle   
15/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un tableau où s'étiolent les fantômes du passé.

Les ombres se prélassent dans ce décor faits de mémoire d'antan.

Un texte qui respire l'intrigue et qui entraîne le lecteur vers des mondes inconnus, limités dans l'espace temps.

Bravo et merci à l'auteur(e) qui sait susciter la curiosité du lecteur, envouté par ce décor empreint de mystère.

Bien à vous.

   Robot   
5/6/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai été sensible au rythme lent de ce poème qui permet de prendre le temps d'apprécier "le discours" contenu dans chacun des vers. Il y a une forme de douceur dans la composition des paragraphes qui influe sur la manière de lire et à l'oral c'est aussi trés apaisant.

   papipoete   
5/6/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour Provencao
Dans la resserre, il y a des objets identifiés ( des objet démodés, ou autres vieilleries ) et ceux dont l'imaginaire seul peut attribuer un nom, un rôle, un souvenir !
Il y a des ombres aussi que l'on entrevoit les yeux fermés, et des bruits venus de nulle part ! Royaume des araignées et autres mille pattes, un rai de soleil s'aventure là, timide...
NB un inventaire de tout ce que la main d'anciens mit là, en attendant... et qui attendra encore, laissant au visiteur sa liberté de penser...
Je suis en train de " penser ", vidant ma maison de tout ce dont je ne veux plus au moment de déménager ; ça dégage à plein tube !
Votre poème à l'écriture délicate, nous dit ce qu'une resserre peut héberger, au fil des années !

   Vincente   
5/6/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Belle attention, belle intention. Ce poème nous invite à revisiter non pas nos souvenirs, aucune occurrence ne s'y dévoile, mais le cadre ou l'atmosphère où ils placent leurs expressions. J'ai aimé cette démarche, d'autant que les termes mis en poésie sont joliment trouvés comme dans ces deux vers : "Les murs épais / Luisent d'histoires passées qui doucement s'étiolent." ou "Une caresse / Frôlant la joue / Dans la lumière bleutée.".

Je n'ai pas été convaincu par le choix des répétitions doubles ("murs épais - lumière bleutée - noires faîtières"), principe adopté dans chacune des trois strophes. Le poème est assez court, le propos pas facile à cerner, alors pour choisir d'utiliser de l'énergie (celle de l'auteur et celle du lecteur) dans ce procédé rhétorique, il faut une bien bonne raison. Ici je l'ai trouvée contre productive. A cette première mauvaise rencontre, je me suis dit, après avoir vu mon flux d'adoption perturbé, "mouais... ! A la deuxième : "il(elle) a osé !?". A la troisième : "tout ça pour ça, dommage, ce poème est blessé..., je le reprend mais maintenant en toute connaissance de son handicap".
L'emploi du mot herniole (entre technique et médical) me semble sortir du champ onirique convoqué. Et je n'ai pas compris "l'intérêt" de ne pas mettre l'article devant "paix" en début de dernière strophe, la lecture est comme tronquée, le rythme ne le suggérait pas et il n'y a pas de contrainte prosodique, alors pourquoi...?

L'écriture est agréable, hormis les remarques ci-dessus, l'ensemble est bien sympathique.

   PIZZICATO   
5/6/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
"Ouverte est la resserre aux penseurs ! ". C'est original, bien trouvé.

Chacun peut s'arrêter et laisser libre cours à ses pensées vers des '' histoires passées qui doucement s'étiolent".

Cette atmosphère d'endormissemnt et " paresse ", du temps qui semble stagner derrière les " murs épais ", est bien traduite par des images qui défilent sereinement au gré des vers.

" Et le silence perçu est déjà
Une caresse
Frôlant la joue
Dans la lumière bleutée."

   poldutor   
5/6/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Provençao
Je dois avouer que j'ai relu votre poème plusieurs fois pour en apprécier les subtilités délicates. De très beaux vers :

"et le silence perçu est déjà
une caresse
frôlant la joue
dans la lumière bleutée"

et bien sûr :

"la larme du Soleil pleure
sur les noires faitières"

Beauté et nostalgie des vieilles choses oubliées.

Merci pour cette discrète évocation.

   senglar   
5/6/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Provencao,


ça c'est de la poésie à l'état pur, presque de l'art brut (T'es où Basquiat ?) comme on peut en rencontrer en peinture, en sculpture. Je ne pensais pas que l'on pût réaliser cela avec la plume, produire ces effets en écriture. Et pour cela on peut ne pas craindre de glisser ci et là quelques éclats de mots rares et précieux sur une étoffe mêlée de silence et de fantômes. Pleure le soleil sur les noires faîtières !

Une réussite totale; un coup de tonnerre émotif !


Faut que j'm'en remette maintenant moi, vous n'avez pas idée Provencao !


Senglar
abasourdi

   Davide   
5/6/2019
Bonjour Provencao,

Le cadre choisi, celui d'une resserre "intérieure", celle de notre histoire personnelle, de notre vécu, est une belle trouvaille.

A mon avis, les mots "hernioles" et "rupicoles" me paraissent bien artificiels et non à propos dans cette première strophe suggestive et plutôt engageante.

Sont-ce les "ombres de paresse" qui "se cachent" dans "la lumière bleutée" ?
Si oui, il aurait fallu accorder l'adjectif "apeuréEs".
L'image de "ces pas feutrés" et du "sol capitonné" pour traduire l'effroi du silence me séduit beaucoup, à l'image d'une prison de silence, un enfermement dans son mutisme.
Dans ce contexte, la "caresse" sur la joue dérange quelque peu, à moins qu'il ne s'agisse d'un fantôme du passé qui revient...

L'absence d'article à "Paix" semble traduire une exhortation, comme un cri que l'on pourrait écrire : "Paix de la nuit, enlace les noires faîtières !"... "Sauve-moi !"
D'ailleurs, la syntaxe de cette dernière strophe est totalement déstructurée, les repères ne sont plus : "plane son calme", "au travers les fenestrons" etc.
Quelle belle image que cette "larme de soleil [qui] pleure" au creux de la nuit !

Un poème fascinant, troublant, torturé, dans ce qu'il exprime comme dans la manière dont il l'exprime.
Je pourrais mettre "passionnément", mais j'ai trop mal pour le noter...

Merci Provencao,

Davide

   Donaldo75   
7/6/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Provencao,

J'ai trouvé ce poème inégal; cependant il m'a bien plu, essentiellement parce qu'il prend progressivement de l'ampleur. Et c'est toujours la fin que mon cerveau garde en mémoire, plus que le début que j'ai trouvé hésitant entre des registres différents.

Merci.

Don


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