Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie contemporaine
Castelmore : Les rats
 Publié le 02/11/18  -  16 commentaires  -  697 caractères  -  234 lectures    Autres textes du même auteur


Les rats



Les morts remercient Dieu d'avoir quitté l'Enfer,
Une terre de sang, où ni soleil ni lune
Ne veulent revenir, une terre en hiver
Où pullulent des rats porteurs de peste brune.

Leurs bubons nauséeux pourrissent l'Italie,
Défigurent l'Espagne, étouffent Liberté,
Se gavent d'un sang blond coulant en Germanie,
Là flotte Svastika, flambeau d'Éternité.

Ultime liturgie de leur culte païen,
À Wagner ils dédient l'odieux cérémonial,
L'holocauste rêvé par leur guide assassin,
Brandissant les couteaux d'une nuit de cristal,

Exorbités de haine, pissant contre le ciel,
Égorgent en chantant les enfants d'Éternel.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Anje   
14/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Néo-classique.
Malgré plusieurs lectures, j'ai du mal à comprendre à qui s'accordent "leurs bubons", "leur culte païen" et "leur guide assassin". Sont-ce ceux des morts ou des rats ? Le lien ne me paraît pas naturel mais demander une réflexion qui coupe la lecture, oblige presque de revenir en arrière.
Un poème très dur, des mots qui ne caractérisent pas l'animal et donc, à mon sens, un contenu qui ne correspond pas au titre. Ou vice-versa.
Au delà de ces petites remarques toutes personnelles, je trouve que le travail d'écriture est tout à fait méritoire.

   izabouille   
19/10/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Brrr... ça fait froid dans le dos.
Si j'apprécie le travail qu'il y a derrière ces mots glaçants, je n'aime pas trop le sujet et l'univers glauque qu'il décrit. Mais il est fort bien décrit. C'est assez parlant. J'ai donc du mal à mettre une appréciation...

   lucilius   
22/10/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
La première strophe donne immédiatement le ton. Les outils de propagande nazis s'en donnaient à cœur joie en grimant les Juifs en rats. Je ne conçois cependant pas qu'un symbole religieux en forme de croix gammée puisse être "flambeau d'éternité". Deux tournures mériteraient d'être ajustées : "étouffent Liberté" et "les enfants d'Eternel".
L'adjectif exorbités (Exorbités de haine,) est improprement utilisé, le sujet "ils" ne se rapportant sûrement pas aux yeux.

   PIZZICATO   
2/11/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Je pense que ce texte fait allusion au Néonazisme.
Actuellement, constatant une idéologie assez proche, on parle de << populisme >>. Vous citez L'Italie ; il ya, récemment le Brésil.

" Là flotte Svastika, flambeau d'Éternité " (une virgule après '' là '' serait bienvenue). Le Svastika, depuis la nuit des temps, est le symbole le plus répandu dans le monde, surtout sur le plan religieux.
" leur guide assassin" a eu sa façon de l'adapter.

Un texte pessimiste au demeurant, avec des images coups de poing.

Pour ma part, l'allusion aux rats me gêne ; car eux, sont très intelligents...

   papipoete   
2/11/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Castelmore
les " diables " aryens quittèrent leur domaine, l'enfer pour infester la terre autour du Reich, tels rats porteurs de peste brune ..;
NB certes, mais leurs chefs ( Hitler le premier ) n'exhortait-il pas Dieu, avant d'entreprendre ses funestes missions , " gott mit uns ! "
Le " rat porteur de peste brune " est une bonne image pour qualifier tel ou tel nazi ( encore que le rat est fort mal honoré ici ), mais les bubons pourraient être des médailles, fièrement exhibées sur le lieu de " travail " !
je trouve le récit assez nauséabond pour coller à la vérité ( il ne l'est jamais assez ) et chaque strophe glace suffisamment le sang, pour ne pas rêver à la fête d'Haloween !
J'ai peur qu'en Italie, qu'au Brésil, la peste brune ne couve à nouveau, et qu'on invente une nouvelle " Svastika " !
le 13e vers me semble mesurer 13 pieds ?

   Hananke   
2/11/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour

Un poème très expressif sur une période noire de notre Terre.

J'aime bien les bubons nauséeux mais moins l'élision devant Liberté.

Oui, un texte qui dit franchement ce pourqoui il est écrit :
avec des métaphores mais sans fioritures.

   Francis   
2/11/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Rieux savait que le virus de la peste pouvait revenir un jour. Reggiani pourrait chanter " les loups sont revenus dans nos vies". De l'Italie à l4autriche, de la Grèce à la Belgique, de la France à la Pologne... Ils s'engouffrent dans un espace laissé à l'abandon. Ils se goinfrent, se multiplient dans le terreau de l'ignorance, de l'intolérance, du désespoir parfois. " leurs bubons nauséeux" anti intellos, anti migrants... me rappellent les tragédies du siècle précédent. Je suis donc très sensible au sujet que vous abordez avec une plume acérée comme un glaive. Merci pour ce partage.

   Robot   
3/11/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un texte qui vient nous rappeler comment les mots et les symboles issus d'une idéologie vantant "une race autoproclamée supérieure" ont conduit à la barbarie.

Un texte fort et fort bien écrit.

   FABIO   
3/11/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour

Un sujet bien noir, Premièrement je ne suis pas pour qu'on évoque Dieu ou la religion pour servir un texte.
Peut être que les morts étaient non croyants.

Bubons nauséeux......les enfants d'éternels.Pas vraiment apprécié.

Toutefois vos mots dans l"ensemble donnent du relief a l"atmosphère du texte.

Bonne continuation

   Donaldo75   
3/11/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Castelmore,

Eh bien, ce poème est très fort, très chargé en références multiples sur ce qui hier, aujourd’hui et espérons le pas demain noircit les belles idées que devait véhiculer l’Europe, la démocratie à l’européenne, celle de l’Ouest et du plus jamais ça suite à la première guerre mondiale.

Ce poème ne juge pas. Il expose presque.
C’est encore plus difficile à accepter ; la vérité est parfois tellement atroce que seul le déni nous empêche de désespérer. Tu ouvres les yeux du lecteur.

Bravo !

Donaldo

   Lariviere   
4/11/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Castelmore,


Un texte malheureusement pessimiste mais d'une terrible actualité.

C'est vrai, la remontée présente des anciens fascismes d'hier (sans parler des nouveaux...) devrait nous rappeler nos erreurs passés, et surtout, ses cycles...

Afin de les éviter, bien entendu... pas pour les reproduire...

Votre texte est donc plus que dans l'air irrespirable du temps. Italie, Pays-bas, Hongrie, Brésil, mais on pourrait dire aussi France, Allemagne, Angleterre, USA, etc......

Les partis qui prônent l'intolérance et le repli sur soi, le racisme, la ségrégation, ont le vent en poupe aux élections et c'est plus que regrettable.

J'ai donc aimé votre texte qui nous rappelle cela en faisant un parallèle judicieux avec notre passé pas si lointain que ça et ses chemises brunes "originelles". Sur le ton, le rythme, les images je trouve que vous réussissez bien à retranscrire cet espèce de chaos infernal, diabolique, sanglant, qui menace à nouveau le monde de demain (matin..).

Je trouve que ce vers-là explique bien le thème et le danger réel du cycle nazi (le nazi est intemporel et n'a pas de frontières,;) dans le délire mégalomane du III ième reich qui rêvait au reich éternel mais aussi dans le fait que toutes ces "opinions" reviennent en force, indéfiniment, et ce chez nous aujourd'hui, demain, malgré la construction européenne... quel gâchis !):

"Là flotte Svastika, flambeau d'Éternité."

J'aime beaucoup la deuxième et troisième strophes et les deux vers de fin. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai pensé à Himmler et à ses délires mystico-pangermaniques...

Merci pour cette lecture et votre partage en ligne et bonne continuation !

   Beaufond   
4/11/2018
Je trouve le sixième vers du poème assez médiocre par rapport au reste ; me chagrine peut-être aussi Éternel et Éternité à la rime.
Le poème est d'une force que je ne trouve que trop rarement. L'amertume envahit les mots, déborde les phrases, répand un parfum atroce et délicat jusques à la narine ; de la haine, de l'horreur, du vertige : ces vers pourraient se contenter de raconter comme tant d'autres, mais épuisent, creusent le sentiment, abordent l'image avec le goût de la révolte, l'esprit de la vengeance. Mots-poignards ! poème fort ?

   Palrider   
11/11/2018
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Très cliché, trop téléphoné, je ne ressens pas l’essentiel...l’emotion...

   hersen   
11/11/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Ce texte est très pessimistes en ce sens que "on ne prend pas les mêmes et on recommence". Si la même haine perdure, alors c'est qu'elle est peut-être tapie au plus profond de nous, et que quelquefois elle y surpasse l'amour, lui aussi tapi, bien profond;
Il y dans ce texte pour moi une désespérance;
Ne sommes-nous bons qu'à ça, perpétrer toujours les mêmes génocides, les mêmes cris de haine, ici ou ailleurs?

Ils ? qui sont-ils ? sont-ils aussi moi ? J'en ai froid dans le dos, de ton poème.

Un distique final excellent : l'image de ces haineux, la face haineuse, les yeux exorbités.

Merci de cette lecture.

   Ithaque   
11/11/2018
Bjr Castelmore,
ce thème fait partie de ceux sur lesquels je me penche à l'occasion . je les trouve toujours "lourds" à traiter tellement ils suscitent encore de polémiques, d'interprétations, de rejets aussi .( J'avais présenté ici "Autorisée à vivre").
C'est pourquoi votre initiative me parai^t courageuse, d'autant que, tout comme moi, je suppose que vous n'êtes contemporain ni de" la période à rats" ni de celle de la "dératisation."
Je ne pinaillerai donc pas sur des lieux, des dates, des détails qui, de toutes façons, ne cacheront pas le coeur de ce que, me semble t il, vous dénoncez, et avec lequel je ne peux qu' être d'accord: la barbarie et la toujours possible folie des idéologies et des hommes.
Après, comme tout écrivant, vous l'avez abordé avec vos mots et vos images, avec vos capacités à utiliser les mots forts, les images qui "claquent" jusqu'à faire sortir le lecteur de son "self".Si j'avais été dans votre état d'esprit du moment de l'écriture, peut être l'aurai-je dit pareil, may be yes may be no.Je pense ne pas aborder les choses comme vous, cela ne me rend pas sourd à votre travail d'élaboration. Vous n'avez plus besoin, je suppose de "petite note scolaire" à la rubrique appréciative.Moi je suis plutôt un être réceptif à l'émotion, et votre texte m'en a créé. Atchaou Castelmore ;-)

   Francois   
12/11/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Ce poème évoque visiblement une des périodes les plus sombres de notre histoire, l'avènement du parti hitlérien, et ses terribles conséquences sur l'Europe et le monde.

Le premier quatrain est excellent, dans sa noirceur :
"Une terre de sang, où ni soleil ni lune
Ne veulent revenir, une terre en hiver".

J'aime moins le second quatrain, notamment le vers :
"Là flotte Svastika, flambeau d'Éternité"

Le 3ème quatrain est peut-être un peu trop "solennel" mais je le trouve évocateur.

Les deux derniers vers pourraient être meilleurs.
"Exorbités" me laisse perplexe (et le vers fait 13 pieds...)
La syntaxe est compliquée (sujet de "égorgent" ?)
Un peu dommage cet "Eternel" à la rime, alors que l'on a déjà "éternité"...

Bravo malgre tout à l'auteur, pour avair traité un sujet aussi difficile !


Oniris Copyright © 2007-2018