Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie contemporaine
Castelmore : Passagère de la pluie
 Publié le 17/01/19  -  8 commentaires  -  1023 caractères  -  144 lectures    Autres textes du même auteur


Passagère de la pluie



Une goutte, puis deux, le début du voyage,
Que je rêvais de faire en empruntant l'ondée,
Celle au petit matin, très légère et volage,
Qui berce de fraîcheur le retour de l'été.

Avec mes sœurs, frivole je répète les pas
De ce saut dans le ciel, l’arabesque légère,
Qui d'alizés hautains encor pleins de frimas
Nous gouttera au sol en brise balnéaire.

Pour recueillir mon eau je choisirai la fleur,
Charmant coquelicot au bourgeon éphémère,
En rouge qui flamboie, égayant de couleur
Mon horizon de gris bleuté et d'ocre terre.

Les soleils de juillet me reverront, chagrins,
Caresser une ondine, arroser une fête...
Les brouillards de l’automne, balayer les jardins,
Les colères de l'hiver, danser quelque tempête.

Et qu’Éole me garde de ses frères furieux,
Hurlant contre les monts une folle querelle,
Dont les souffles puissants m’élèveraient aux cieux,
D'où morte coulerais vers la neige éternelle.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Corto   
3/1/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
On s'envole volontiers avec cette "passagère de la pluie". Dès le petit matin elle nous entraîne au ciel ou "au sol en brise balnéaire."
Elle flirtera volontiers avec le "Charmant coquelicot au bourgeon éphémère".
Ce sera moins agréable lorsque "Éole Hurlant contre les monts une folle querelle, Dont les souffles puissants m’élèveraient aux cieux,
D'où morte coulerais vers la neige éternelle."
Ce voyage imaginaire et éphémère est comme un conte pour adultes rêveurs.
Bravo

   Vincente   
8/1/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Elles sont mignonnes ces petites gouttes de pluies, je suis tenté de dire vos petites gouttes tant le regard est délicat, comme celui d'un ami.
La première strophe est ma préférée, sans que cela entache les suivantes, au contraire en leur annonce le pas.
Et ce final inspiré où les gouttes menues craignent la fureur d’Éole autant que celui d'être figée en neige éternelle. Très sympathique !

   papipoete   
8/1/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
néo-classique
j'aime Oniris lorsque des auteurs poétisent ainsi, sur la nature, les plaisirs de la terre démodés ou non...
Et faire parler une chose, une bête...ici l'eau, l'eau de la pluie née au ciel, et qui s'en va tombant au sol, rejoindre la mer et monter au ciel et...
Comme c'est joli ; comme le poète dessine bien de sa plume !
la seconde strophe est si rafraîchissante et joyeuse !
Un bémol au dernier vers à " morte/coulerais "; l'absence du " je " manque cruellement !
le 5e vers mesure 13 pieds
le 15e idem
le 16e idem
votre texte me rappelle une punition au lycée : raconter la vie d'une goute d'eau en 4 pages 21/27 ; je le fis, et le prof s'assurant de mon écriture, compta les pages et déchira la rédaction en pleine classe !
papipoète

   Hananke   
17/1/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour

Une jolie promenade dans l'humidité des gouttes d'eau.
J'aime bien la fleur comme réservoir d'eau mais moins celle
de juillet que l'on prend sur la figure ni celle des brouillards
de l'automne mais ça l'auteur n'y peut rien.

Un ensemble plaisant à lire.

   Francis   
17/1/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un ballet frais, une course aérienne à travers les saisons, les paysages en compagnie des gouttelettes que le vent emporte sur ses ailes. Un beau voyage des nuages à la rosée.

   STEPHANIE90   
17/1/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Castelmore,

juste merci pour ces beaux vers et l'histoire de votre passagère de la pluie. Cela m'a presque réconcilié avec les caprices de la météo.
Quelle belle idée que la goutte empruntant l'ondée pour démarrer son voyage.
"l’arabesque légère,
Qui d'alizés hautains encor pleins de frimas
Nous gouttera au sol en brise balnéaire." Un petit air de vacance pour cette passagère dans cette strophe.
J'aime tout particulièrement votre 3ème strophe, elle est charmante. Cette passagère est prise d'envie de liberté.
Je bloque sur le dernier vers "D'où morte coulerais...", l'ondée est moins claire...

StéphaNIe

   PIZZICATO   
17/1/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est original, bien écrit, aux images expressives, au langage sans emphase.
Cette goutte d'eau qui, " avec ses soeurs " entame la traversée des saisons, nous laisse la suivre dans son voyage.

Une poésie raffinée.
Mon coup de coeur pour le deuxième quatrain.

   Donaldo75   
18/1/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Castelmore,

Encore un beau poème de ta plume; j'en aime le rythme, la tonalité et ce dès le premier vers: "Une goutte, puis deux, le début du voyage,"

En tant que lecteur, j'imagine ces gouttes me raconter leur passage dans notre monde trop physique, elles qui sont si poétiques et dont la fin est somme toute tragique. Même la fin est belle.

Bravo !

Don


Oniris Copyright © 2007-2019