Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Chansons et Slams
Charivari : Abécédélire
 Publié le 05/02/11  -  6 commentaires  -  2781 caractères  -  134 lectures    Autres textes du même auteur

Il s'agit d'un jeu d'écriture sur l'alphabet envisagé comme un "slam-rap".


Abécédélire



De A à Z,
De bas en haut,
De haut en bas,
Du « À bas tout ! »
Au B.A : ba,
Voici une B.A, pour rêver :
L’abécédaire du « gros Trébor »
(c’est le Petit Robert à l’envers).

A, c’est l’amour, l’anarchie, la asabiya, un aller simple sans retour. On naît, on crie : « AAAAAAAH », et ils sont bouche

B, devant le beau bébé. C’est Ubu le nabab et « cacabou » c’est beau, mais

C le temps de l’école. On écoute avant de

D – conner. Dos à dos, l’adolescence, on idolâtre sa douleur, puis on vide le sac à dos et…

Euh… Après tout ça, on sait plus que penser. Si la vie est un enfer, essaie-donc à l’envers, essaie le système « D ». Un tout petit…

F – fort… Mais il y a tant à faire. On se fâche, on s’effarouche, ou bien c’est la grosse flemme : pfffffffff

G – rien à dire, et j’en suis bien gêné. Les gens, les grands gagnent de l’argent. Voilà donc que la vie s’

H – ète. Mais mettons tout de suite les points sur les

I, et retournons le « i » d’information, on obtient le point d’exclamation : je réa –

J, et je pense à « moi je », car la vie n’est qu’un jeu d’émoi. Je ne joue plus mais je n’aggrave pas mon

K : un « K » c’est le képi
deux « K » : caca – kaki
trois « K », le Ku Kux Klan.
Ou c’est le « k » de Buzzatti, les deux « k » de Kafka, qui s’envoLLLLent avec quatre

L, comme une LibeLLuLe. L’amour me donne des ailes. Eh oui, je t’

M : le mal, la mort, les mots, la mer, je t’aime c’est un mystère. Et vient la

N si tu ne n’aimes pas, car la haine c’est pour nouer, la haine c’est pour noyer quand ça fait « non », mais

Oh ! je te le dis, avec « o » tu fais « oui » ! Ou bien ça fait « zéro si tu mets le « O » en bas.
OK, je te fiche le

P. Pourquoi ? Parce que, c’est préférable, venait le temps du

Q. Et je ne manque pas d’

R. Oui, j’erre dans les rues, me demandant :

S que la vie vaut la peine d’être vécue ? Après toutes ces années je me

T. Moi qui croyais avoir tout

U, tout vu, tout su, tout connu ; et mes doigts faisaient le

V de victoire, la vérité sur ma vie. Mais je sais désormais qu’il y a des demi-vérités et des

Doubles vé – rités. Debout, levés, le vice et la vertu

X la donnée et

Y le chromosome inconnu. On meurt, on naît, c’est la seule vérité…

Z enfin la signature, la marque de « zorro », zozo, zéro de conduite. Je meurs...
Nos âmes animales s’envolent jusqu’au zénith.
Mais je suis ZEN, et je renais : AAAAAAAH

(et le B.A : ba, je l’ai dans le baba : Ah ah ah !)


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   wancyrs   
15/1/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↓
J'ai lu en souriant. À certains endroits il y a du sens à ces jeux de mots construits autour de l'alphabet, mais à d'autres ça cafouille un peu.
Déjà pour le verlan de Robert ce n'est pas Trébor, mais Trebor ; à changer donc.

Du A au O c'est cohérent, ça coule de source. La magie se casse à partie de l'article devant le "P", cet article un peu forcé qui, s'il qualifie bien la lettre, il disqualifie le sens de la phrase ; et puis que pour moi le sens prime sur les mots, j'entends mal cette cassure.

La fin est laborieuse, bâclée, moins réfléchie. pourquoi ne pas prendre le temps de bien conclure ?

Belle tentative néanmoins.

   LEVENARD   
19/1/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'avoue que j'ai craint un exercice fastidieux et tracté sur de lourds essieux.
Et bien non, pour moi, c'est très bon.
Quelques inventions intéressantes, pas de repos, ça claque, ça parcourt, ça ne s'arrête pas et ça ne perd pas son souffle.

Il y a certes quelques facilités - en fait des choses qui s'imposent trop (le k de képi est un exemple) et qu'il aurait dallu éviter peut-être... mais était-ce possible ?
J'apprécie la boucle ... Que l'on termine sur ce AAAAAH.

   Lunastrelle   
29/1/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Ça ne manque pas de caractère, ni de culot. Et j'ai vraiment accroché, il y a un réel jeu sur les sons, en même temps que l'abécédaire se construit!
Alors oui, c'est un délire, mais j'avoue que je me suis laissée agréablement prendre au jeu...

"B, devant le beau bébé. C’est Ubu le nabab et « cacabou » c’est beau, mais"

Je crois que c'est la lettre la moins réussie pour moi, mais sinon le reste coule vraiment de source!

   Anonyme   
5/2/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai bien aimé ce texte où la jubilation s'invite, souveraine et sonore. Les éclats de voix résonnent, raisonnent admirablement : bel élan de créativité...

   Pascal31   
8/2/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un bel exercice de style, qui n'évite pas les clichés sur certaines lettres (K, Q, Z...) mais j'imagine qu'il est difficile de faire autrement !
L'ensemble est rythmé et les traits d'humour sont bienvenus. Sur la fin, ça s'essouffle un peu, malgré tout, ce texte m'a bien plu.

   Renaud   
27/8/2012
Tentative de renouvellement d'un procédé éculé, elle-même limitée par un manque de recherche malgré des trouvailles heureuses : il aurait fallu faire mouche à chaque lettre et la modestie du titre ne pardonne rien selon moi. Le poète sauve les meubles en mixant le style potache à la tragédie de la condition humaine (« Chaque instant est un pas vers la mort tous les jours vont à la mort ») là encore procédé facile, quoique efficace, mais je n’ai pas vu la maturité ni le vieillissement.


Oniris Copyright © 2007-2020