Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Chansons et Slams
Charivari : Les gens de l'Atlantique
 Publié le 28/05/11  -  21 commentaires  -  1357 caractères  -  335 lectures    Autres textes du même auteur

De Lisbonne à Lorient, de Cadix à l'Irlande...


Les gens de l'Atlantique



Ils ont au fond du cœur d'archaïques attentes
Les songes et les espoirs engloutis des Atlantes
Le caractère trempé aux affres des naufrages
Les yeux qui brisent l'âme et défient les orages.
On les croit terre à terre, résignés, apathiques
Ils ont la tête ailleurs, les gens de l'Atlantique.


De Lisbonne à Lorient, de Cadix à l'Irlande,
Ils ont bardé de croix leurs anciennes légendes
Les rosaires sont des ancres qui les amarrent au monde
Et qui clouent aux calvaires leurs âmes vagabondes.
On dit qu'ils sont dociles, fidèles, bons catholiques
Ils ont le diable au cœur, les gens de l'Atlantique.


Conscients que les paroles s'envolent aux quatre vents
Qu'un pleur n'est qu'une goutte dans le vaste océan
Beaucoup préfèrent se taire et noyer dans l'amer
Élixir le ressac des opaques chimères.
On les voit titubant, éthérés, éthyliques
Ils ne font qu'écoper, les gens de l'Atlantique.


Des fois on en voit un, débordant d'amertume
Qui se lève soudain, pour s'enfuir dans les brumes
Sans esquisser d'adieu, il part vers l'autre monde
Qu'il trouvera sûrement, car tout au bout de l'onde
Il y a l'au-delà, l'harmonieux, nostalgique
Enfer ou paradis des gens de l'Atlantique.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   socque   
5/5/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Ah oui ! Beaucoup d'allure, du rythme... Je pense qu'avec une bonne musique, en effet, la chanson sera excellente !

   Pascal31   
21/5/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Voilà une chanson qui me fait regretter de ne pas avoir la musique !
J'ai vraiment bien aimé ces paroles enlevées, fougueuses, dans lesquelles pointe une admiration sincère pour ces "gens de l'Atlantique".
Le chant est puissant, rythmé et les rimes bien trouvées (à ce détail près : "le vaste océan / dans l'amer", jeu de mots un peu facile et déjà entendu).
Un chant fier et fort, que j'ai beaucoup apprécié.

   Marite   
21/5/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'ai adoré les paroles et avec la belle voix de l'un de ces hommes d'Atlantique j'imagine que ce serait magnifique, à donner des frissons. On pourrait même à la fin, garder silence et avoir une petite larme au coin de l'oeil comme avec ces anciens chants de marins.
Les couplets sont parfaitement construits, équilibrés. Chacun d'eux porte une idée et chacune de ces idées nous rapporte toute l'histoire de ces "Gens de l'Atlantique" depuis " Les songes et les espoirs engloutis des Atlantes "

   widjet   
28/5/2011
 a aimé ce texte 
Bien
C'est vrai que c'est bien !

Je verrais bien la voix enrouée de Borhinger sur ce texte aux mots simples mais qui portent. Je ne suis pas certain qu'il faille une musique (ou alors une discrète en fond sonore, un bruit de vague ?) tant ce texte se suffit à lui-même.

W

   Mona79   
28/5/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Très beau chant. Je ne suis pas fan des slams, sauf s'ils sont bien faits (et celui-ci l'est).
Une petite remarque : vous auriez pu mettre "parfois" plutôt que "des fois". Mais je chipote... Allons, c'est...

   Charivari   
28/5/2011

   Anonyme   
28/5/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime beaucoup ...autant que j'aime les gens de l'Atlantique ...et l'Atlantique, aussi tout simplement.
Avec quelques préférences comme :
"Le caractère trempé aux affres des naufrages
Les yeux qui brisent l'âme et défient les orages"
"Les rosaires sont des ancres qui les amarrent au monde
Et qui clouent aux calvaires leurs âmes vagabondes. "
"Conscients que les paroles s'envolent aux quatre vents
Qu'un pleur n'est qu'une goutte dans le vaste océan
Beaucoup préfèrent se taire et noyer dans l'amer "
Bonne continuation

   Lunar-K   
28/5/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Personnellement, c'est à la chanson "Les anarchistes" de Ferré que me fait penser ce texte. Pas tant au niveau du rythme que de la manière profonde de décrire un certain type de personnes à partir de leurs misères, leurs rêves, leur dévouement,...

J'aime beaucoup ce court refrain qui revient en italique à la fin de chaque strophe et qui ajoute à chaque fois du neuf à l'image que vous dressez de ces gens de l'Atlantique.

Un portrait profond et fort bien écrit, rythmé. Beaucoup plus poétique que la plupart des chansons/slams qui font souvent dans le langage parlé. Les rimes viennent naturellement et sont plutôt agréable...

Bref, j'aime beaucoup. Dommage qu'il n'y ait pas la musique, je suis curieux d'entendre ce que ça donne.

   David   
28/5/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Charivari,

Il y a deux fois "monde" en bout de vers, parmi les premières, certaines seraient un peu attendues : "naufrage/orage", "Irlande/légende" (celle-là est dans un pub d'office de tourisme). Y'a pas d'africains ou d'Américains, mais les "gens du sud-est de l'atlantique" ça plomberait un peu le titre. Ils manqueraient des virgules de fins de vers assez fréquemment, par exemple, là ça serait une succession, il faudrait une ponctuation :

"Ils ont au fond du cœur d'archaïques attentes(,)
Les songes et les espoirs engloutis des Atlantes"

Là, ça serait un enjambement, c'est correctement nu :

"Qui se lève soudain, pour s'enfuir dans les brumes
Sans esquisser d'adieu, il part vers l'autre monde"

J'ai une musique directement du fait des vers, elle n'est pas toujours la même et pas forcement entrainante mais ici, ça colle plutôt bien. La première strophe est d'un découpage assez net, pas d'incise ou d'enjambement, il y aura quelques incises dans la seconde, un enjambement avec un rejet marqué dans la troisième :

"Beaucoup préfèrent se taire (et noyer dans l'amer
Élixir) le ressac des opaques chimères."

La dernière strophe est décalée, le propos se pose plutôt de césure en césure que de vers en vers :

"Des fois on en voit un, (débordant d'amertume
Qui se lève soudain), (pour s'enfuir dans les brumes
Sans esquisser d'adieu), (il part vers l'autre monde
Qu'il trouvera sûrement), car tout au bout de l'onde"

Ces évolutions font un glissements assez heureux au final, trop d'homogénéité aurait donnait une "musique" plus lourdes, militaires, et des écarts trop peu discrets aurait brisé la "langueur" qui demeure tout de même.

La chanson reste très jolie, elle dessine un horizon assez sombre mais qui donne pourtant envie de regarder, un peu à la façon de la chanson de Pierre Bachelet, "les corons", malgré tout ce qui peut séparer les deux textes à l'évidence, il y a quelque chose de glorieux à chaque fois dans les êtres humains décrit, réunis, par le paysage où ils vivent.

   ristretto   
28/5/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
un portrait qui ne peut pas laisser insensible lorsqu'on habite au bout du monde comme moi
je relève " Les songes et les espoirs engloutis des Atlantes "
et"Ils ont bardé de croix leurs anciennes légendes "..mais les légendes perdurent .. et tant mieux

rien à jeter par dessus bord dans ce texte
merci

   Anonyme   
28/5/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Salut Charivari ! Résidant entre Cadix et l'Irlande, à l'entrée du chenal du Four, ce matin un vieil homme a lu ce superbe poème avec beaucoup d'émotion... Il aurait bien voulu sculpter lui-même les mots, expressions et tournures qui font de ce texte, à ses yeux, l'un des meilleurs lus ici ou là depuis bien longtemps...
Je n'entre pas dans les détails car je sais que tout est toujours perfectible mais l'ensemble est d'une grande beauté et suffit à mon bonheur...
Sincères félicitations ! Alex

   beth   
28/5/2011
 a aimé ce texte 
Passionnément
Quand faut y’aller faut y’aller : Commentons ! Paraphrasons !et tentons de ne pas Saborder du même coup la poésie qui s’est toujours suffit à elle-même … (Pardon Charivari…) Mais ne lisez pas trop…. allez plutôt à la source vous abreuver des mots!
S’embarquer dans l’esquif poétique de Charivari, c’est accoster dans les ports d’ici, d’Amsterdam ou d’ailleurs et plonger son regard dans les « yeux (des marins) qui brisent l’âme (ou brise lame) et défient les orages. Ah, les yeux des marins ! On y lit tant !
« Ils ont bardé de croix leurs anciennes légendes. Les rosaires sont des ancres qui les amarrent au monde et qui clouent aux calvaires leurs âmes vagabondes » Superbe ! Pas de gratuité dans l’image, elle est simplement vraie et à jamais poétique.
…les paroles s’envolent aux quatre vents… qu’un pleur n’est qu’une goutte dans le vaste océan. » Euh, y voir notre condition humaine.
« On les voit titubant, éthérés, éthyliques. Ils ne font qu’écoper les gens de l’Atlantique » Jolie conclusion.
Des fois on en voit un, débordant d’amertume : image marine parfaite.
L’écriture en italique est aussi très bien vue, pour différencier le ressenti vrai, de l’apparence et des « on dit », d’autant que le dernier vers en italique cloue le bec aux « on dits ».
Simplicité des mots, associations jamais gratuites, profondeur des ressentis, rendu des images
Un vrai contenu en émotions retenues et poésie contenue.
Je suis désolée je ne sais pas bien commenter ce que j’aime…sans doute parce qu’il n’y a jamais rien à y ajouter. Brel nous a quittés, charivari est né pour nous faire chavirer.

   Damy   
28/5/2011
 a aimé ce texte 
Bien
Je suis trop habitué aux alexandrins et au rythme binaire pour ne pas trébucher sur le rythme irrégulier de votre poème.

Les gens de l'Atlantique sont tout sauf ce que l'on pense d'eux. Voguer donne l'impression de liberté.


- Ah ! le peuple ! océan ! onde sans cesse émue,
où l'on ne jette rien sans que tout ne remue !
Vague qui broie un trône et qui berce un tombeau !
Miroir où rarement un roi se voit en beau!
Ah! si l'on regardait parfois dans ces flots sombres,
On y verrait au fond des empires sans nombres,
Grands vaisseaux naufragés, que son flux et reflux
Roule, et qui le gênaient, et qu'il ne connaît plus !
Victor Hugo - Hernani

   Meleagre   
28/5/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai été emballé à la première lecture, mais un peu moins en le lisant à tête reposée.
En fait, je trouve que les deux premières strophes sont très riches, très belles, mais que le souffle poétique faiblit peu à peu dans les 2 dernières strophes.

J'aime beaucoup la 1e strophe, notamment l'hypallage magnifique "Les songes et les espoirs engloutis des Atlantes", les jeux de mots "caractère trempé / naufrage", "les yeux qui brisent l'âme". J'aime moins les deux vers en italique (comme dans les 4 strophes, d'ailleurs) : ils remplacent un soi-disant préjugé par une autre généralité tout aussi peu probante.
La 2e strophe donne aux "gens de l'Atlantique" une unité dans l'espace ("De Lisbonne à Lorient, de Cadix à l'Irlande") et dans le temps ("leurs anciennes légendes"), et leur donne l'universalité, la grandeur du mythe.

Dans la 3 strophe, j'aime bien "Qu'un pleur n'est qu'une goutte dans le vaste océan" ; mais le reste me parle moins. Après le mythe, on tombe dans le cliché des marins alcooliques, que je ne trouve pas assez poétique malgré des expressions imagées.
Dans la 4e strophe, je trouve l'attaque ("Des fois on en voit un") très maladroite. J'aime bien le rythme avec cette succession d'enjambements, j'aime bien les expressions "débordant d'amertume" et "pour s'enfuir dans les brumes". Mais ce final ne me semble pas à la hauteur du souffle émanant des deux premières strophes. Je reste donc un peu sur ma faim.

En outre, il m'a fallu m'habituer à élider certains "e" devant consonne. C'est sans doute autorisé en chanson, mais mon oreille à du mal à s'y faire, et j'ai dû répéter plusieurs fois certains vers avant d'arriver à les prononcer en alexandrins.
J'ai hâte d'entendre ce chant mis en musique.

   Anonyme   
29/5/2011
 a aimé ce texte 
Bien
Une jolie chanson. J'ai aimé que tu regroupes ces "atlantiques" qui si ils ne sont pas tous du même pays , ont quand même en effet la culture de cet Océan. Avec des caractères similaires.

Quelques petites lourdeurs: "opaques chimères" ...bof c'est lourd quand même et pas beau, la rime "monde " "onde" à la fin: trop trop banale surtout à ce moment du poème-chanson, là j'aurai vu quelque chose de plus rêveur, onirique. Je n'ai que de ux mots biens plats.

Mais un ensemble bien sympa!

   pieralun   
31/5/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Beaucoup de musique, de rythme dans ce texte.
Il n'y a rien à redire sur l'ensemble de très bonne facture.
Juste deux éléments si je peux me permettre:
--- la recherche de la rime en "ique" est difficile, et j'aime moins "apathiques", "éthyliques" avec " ethérés"
--- les vers de 13, 15 pieds au milieu des alexandrins qui, même pour une chanson, dérangent un peu le rythme.
Bravo à l'auteur pour l'ensemble

   chachnikov   
31/5/2011
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,

et bien c'est très sympathique tout cela mais je trouve que ça manque de corps, d'énergie, de puissance.
Je ressens trop le " je vais écrire un texte sur les gens de l'atlantique"
je ne doute pas de votre sincérité, je trouve l'hommage sympa mais je trouve le résultat ennuyeux.

Le therme "parfois" est juste et plus élégant que " des fois"

Au plaisir de vous lire.

   Fanch   
31/5/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
je trouve qu'il ya des images assez fortes, une harmonie d'ensemble et que cela sonne donc comme une chanson mais...c'est complètement inspiré de Brel et cela me fait penser à une de ses chansons inédite ("cathédrales") qui a été publié après sa mort et sans son accord; désolé mais je sens un côté grandiloquent et lyrique un peu "gratuit" (comme d'ailleurs dans cette chanson de Brel que je n'ai pas aimé tellement)
Dans cet esprit, je trouve, par exemple la formule "le ressac des opaques chimères" forcé...

   Mourmansk   
31/5/2011
 a aimé ce texte 
Bien
Charivari,

Ce texte est très musical sauf dans cinq vers, selon moi:
- "Le caractère trempé aux affres des naufrages " (et plus précisément "caractère trempé")
- "Les rosaires sont des ancres qui les amarrent au monde" (au niveau de la construction du vers : "sont...qui")
- "Beaucoup préfèrent se taire et noyer dans l'amer " (la construction du début du vers avec l'utilisation de "beaucoup")
- "Des fois on en voit un, débordant d'amertume " (l'usage de "des fois" sonne mal à mon sens)
- "Qu'il trouvera sûrement, car tout au bout de l'onde " (c'est sans doute un problème d'hémistiche).

Demeurent, toutefois, de très belles images.

   Gerwal   
21/7/2011
 a aimé ce texte 
Passionnément
Respect...
Quelques mots... quelques images... pour nous transporter "de Lisbonne à Lorient et de Cadix à l'Irlande", mais aussi à travers les époques et les légendes, mais encore vers ces hommes de la mer... marins anonymes et héros mythiques mêlés...
Mais quels mots... et quelles images...

   Anonyme   
5/10/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ce matin, au réveil, j'ai pris le large avec les gens de l'Atlantique. Je n'ai pu résister au plaisir de la lire à voix haute et j'ai pu apprécier l'harmonie des sonorités. Une belle histoire, bien rimée, bien ancrée. J'ai senti la nostalgie de ma mer natale.


Oniris Copyright © 2007-2019