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Chansons et Slams
Charivari : Pleurs sur la ville
 Publié le 15/02/13  -  11 commentaires  -  2077 caractères  -  302 lectures    Autres textes du même auteur

Un seul être vous manque…


Pleurs sur la ville






Ton essence absente
Mes sens épouvante,
Plane sur le vide
Des rues crépitantes
Et pleure sur la ville



Je vais en vague itinéraire,
À la dérive, en solitaire,
Dans les rues veuves et familières,
Traversées d’ombres passagères ;

Place où les passants inconnus
S’en vont, s’en viennent, vers l’avenue ;
Ils s’évaporent aux coins des rues,
Trépassant sans t’avoir connue.

***

Ternes venelles que tu tourmentes,
Terrasses de café que tu hantes,
Et ce pavé qui file en pente
T’évoque au fil de la descente ;

Les rues qu’en secret j’empruntais,
Le vieux quartier qui nous cachait,
Et les mansardes contemplaient
Ton pas dans l’allée qui dansait.


Ton essence absente
Mes sens épouvante,
Plane sur le vide
Des rues crépitantes
Et pleure sur la ville.



Les cieux, se souvenant de toi,
Font valdinguer de toits en toits
De longs adieux mouillés d’émoi,
Qui dégringolent au matin froid ;

Et mon tourment dans les artères
Couvre d’un voile funéraire
La foule morne et sans mystère,
Criblée de pluie grisante, amère.


Ton essence absente
Mes sens épouvante,
Plane sur le vide
Des rues crépitantes
Et pleure sur la ville.


________________________________________________________________________________



(Enregistrement maison, mettre le curseur volume du lecteur à fond. Désolé pour la qualité du son.)


 
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   Pimpette   
15/2/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est un texte devant lequel je ne me sens pas très objective...
Je risque fort une modération bien méritée...
Tant pis...
Très beau Chari...

   brabant   
15/2/2013
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Salut à Charivari,


Il est terrible ce texte ! Autant le court poème de Pluriels1, qui évoque pourtant la mort d'un enfant, m'avait laissé circonspect en raison de sa distanciation/négation/généralisation/universalisation (Pardon hein ! Pluriels1), autant cette chanson qui évoque la disparition de l'aimée, me fauche en plein coeur. Car en restant pudique je crois que nombre d'Oniriens ont participé à ta douleur et à ton deuil Charivari. Cette lamentation est en outre accompagnée d'un tableau saisissant avec le veuf, l'esseulé en marge, remarquablement composé et qui fait mouche !

Paradoxalement je n'ai pas trouvé le texte syntaxiquement très adroit au regard de ta qualité d'écriture, alors qu'il est ravageur sur le plan de l'émotion. C'est un vrai texte de douleur au diapason de la blessure inconsolée. Quel courage faut-il pour se livrer et se délivrer ainsi ! Je préfère recevoir le texte en bloc, comme une gifle, et ne pas le détailler. M'est-il possible de me livrer ici à une étude de style ? Puisque tu présentes ce texte, je pense que tu le comprendrais, je préfère cependant m'abstenir.

La bande son est peu audible mais m'a semblé apaisée, l'amour la conduit avec une infinie nostalgie.

Respect !

   leni   
15/2/2013
C'est émouvant et peut-être libératoire Cet écrit témoigne d'une force à livrer le plus intime de soi-même en termes sobres suggérant
les traces d'une vie Je ne note pas Je relis Leni

   funambule   
16/2/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
L'enregistrement m'aura permis de mieux cerner les refrain dans l'intention de l'auteur qui, j'avoue, me déroutait quelque peu. En dehors de ça et de l'aspect sonore (qui m'importe assez peu), la composition et l'interprétation ne présentent aucun intérêt. Forcément et je suis là pour ça, le texte est superbe de nuance et de prégnance. Le choix du visuel pour véhiculer l'émotion, l'évoquer sans exacerber le pathos en induisant une note de fatalité, un degré de lutte dans l'acceptation frôle la virtuosité d'auteur. Une chanson avec des sons de chanson, l'idée d'être une chanson... mais qui vit sa vie poétique. Bravo!

   pieralun   
17/2/2013
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bien sûr il y a, derrière ces mots, un contexte particulier.
Bien sûr il y a cette toile où la lumière du réverbère semble batailler comme la flamme d'une allumette mal protégée de la pluie et du vent. Cet arbre dénudé, cette fumée de cigarette qui file vers le ciel.
Et puis il y a ce texte....., Charivari a beaucoup de talent car rien n'est plus difficile que de transmettre l'émotion que l'on ressent.
Je n'ai pas écouté la musique..., peut-être par peur de voir le charme se dissiper, mais j'ai été très touché par ce poème (peut être juste "s’effaçant" en lieu et place de "trépassant" que je trouve trop lourd, trop fort)
Que demander de plus à la poésie que de nous emporter dans l'émotion, des abimes de réflexion. MAGNIFIQUE
PS: j'aime beaucoup le tableau

   Damy   
23/2/2013
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Charivari,

Ta chanson m'évoque, en plus soft, celle de Claude Nougaro dont je ne me rappelle pas le titre et où il court dans les rues de Toulouse après une fille qui lui échappe.
J'aime la mise en musique, par contre il y a quelques sonorités (allitérations et assonances) que je trouve très dures:
SANSSAN: essence absente; passants s'en vont s'en viennent; trépassant sans ...
SSS: les cieux se souvenaient...
ça siffle trop à mon goût.
Magnifique tableau !

   David   
25/2/2013
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Charivari,

Il y a un mouvement du début vers la fin, du "marin" de "Je vais en vague itinéraire,/À la dérive, en solitaire," à "l'aérien" de "Criblée de pluie grisante, amère.". Ça restera assez "liquide" dans le texte avec "s’évaporent", "tourmentes", "De longs adieux mouillés", ce n'est pas très précis de ma part mais ça rend un peu l'image du promeneur comme pris dans le torrent ou la rivière de la foule.

Je trouvais la voix de l'enregistrement un peu trop "clair" pour les propos de la chanson, surpris par son ton "bucolique" je dirais, mais ça colle peut-être avec cette image "liquide" que je crois lire dans le texte (il y a de menues différences aussi entre texte écrit/chanté).

Le bleu de l'illustration a pu jouer aussi dans ce sens là pour ma lecture. La route semble "en vague" mais c'est assez joli.

   Anonyme   
25/2/2013
 a aimé ce texte 
Pas
Les rimes sont lourdes, les pieds irréguliers, ça manque cruellement de légèreté et de spontanéité, je n'accroche pas du tout.

   kiwi05   
12/6/2013
 a aimé ce texte 
Passionnément
Un poème comme je les adore : métaphores magnifiques, mélancolie amoureuse, description saisissante de la ville...cela sonne comme du Verlaine... du style !

   Anonyme   
23/2/2014
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Que dire, y'a de l'idée.
En fait il y a deux vers qui, pour moi, sont une trouvaille:


"Et ce pavé qui file en pente
T’évoque au fil de la descente"

Pour le reste, je le trouve un peu "lourd" ce peau aime, trop de verbe finissent les vers, trop de "qui et de "que" qui casse le rythme, pas vraiment de rythme.

Mais on ne peu pas être bon tout le temps.
Moi, je le remettrais dans un coin pour le ressortir un jour et le retravailler un peu.

Cordialement.
M.S

   Anonyme   
10/2/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Je lis tout le désarroi qui est créée par l'absence, le décor quotidien se fait complice de cette douleur, superbe texte, délicatement posé. Mots nostalgiques, mélodiques, qui font s'accentuer toute la mélancolie, elle habite ce poème, et nous transporte et nous entraîne sur l'onde de cette détresse.

Très belles images :

"Les rues qu’en secret j’empruntais,
Le vieux quartier qui nous cachait,
Et les mansardes contemplaient
Ton pas dans l’allée qui dansait."


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