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Poésie libre
Lautre : Au-delà de l'humain
 Publié le 16/02/13  -  8 commentaires  -  926 caractères  -  174 lectures    Autres textes du même auteur

Et si nous regardions au-delà de ce que nous sommes…


Au-delà de l'humain



Et si nous remontions sur nos grandes échelles
Si nous escaladions l'aire infinie du ciel
Si la terre humiliée de ne plus nous séduire
Nous ne retenait plus par nos pieds inutiles
Au contraire d'Orphée, ne plus se retourner
Se sortir d'ici-bas, branle-bas de combat
Si nous osions franchir les pas de l'abstraction

Osons l'androgynie
Osons l'androïdie
Où l'homme bien construit
Soulagé de ses tristes
Organes pourrissants
Métamorphosera
Sa vie métaphorique

Démultiplions-nous
Dans les labos glacés
Univers accueillant
Mangeons des molécules
Sucrées et parfumées
Échangeons nos cellules
Pour plus de liberté

Avec les patriarches
D'avant le grand déluge
Vivons neuf cents ans
Sans gêne de nos gênes
Trouvons la manne en nous
Connaissons nos besoins
Au-delà de l'humain


 
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   rosebud   
21/1/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'aime beaucoup ce poème truffé de références à l'Ancien Testament et à la Genèse en particulier et le parallèle avec un monde hyper-moderne. A tout prendre, d'ailleurs, je regrette presque l'allusion à Orphée - la femme de Loth qui s'est retrouvée pétrifiée en statue de sel pour s'être retournée et voir l'incendie de Sodome, y aurait mieux trouvé sa place.

J'ai été particulièrement comblé lorsque, lisant:
"Avec les patriarches
D'avant le grand déluge..."
je disais à l'avance : "Vivons neuf cents ans", comme si j'écrivais le poème à la place de l'auteur! Merci à lui de prêter au lecteur une part de son propre talent.

Merci aussi pour:

"Et si nous remontions sur nos grandes échelles"
"Soulagé de ses tristes
Organes pourrissants"
"Mangeons des molécules
Sucrées et parfumées"

C'est beau, c'est cohérent, c'est inspiré!

   LeopoldPartisan   
2/2/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↓
intéressant et même plus carrément ...Original. Toutefois, il y a quelque chose qui dans la forme et le style, me gène et me laisse en bouche comme un goût de trop et paradoxalement de trop peu. C'est un peu comme si l'écriture de ce texte ne répondait pas aux attentes du lecteur en regard du thème ni aux ambitions de l'auteur avec pareil sujet. C'est souvent ce que ressent à la lecture des livres de Bernard Weber, dont j'aimerai par exemple que son style soit quasi identique à du Stephen King ou à du James Ellroy voir John Irvine. Ou que certaines séries télé françaises aient les moyens que donnent par exemple HBO.
J'espère m'être fait comprendre.

   brabant   
16/2/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Lautre,


Texte surprenant, qui questionne et où la poésie naît de la régression. J'y ai trouvé une pensée audacieuse, bizarrement plus moderne qu'archaïque et qui utilise cependant un vocabulaire mythologique et biblique.

Le rappel du mythe d'Orphée qu'il faut prendre à contrepied annonce la couleur. Androgynie et androïdie sont les clefs. Pas sûr cependant qu'elles ouvrent les bonnes portes ni qu'elles apportent les bonnes solutions : la liberté consiste-t-elle à tourner en rond et la manne que nous avons en nous est-elle suffisante ?

Plus que sur un accomplissement ce texte semble déboucher sur un rétrécissement. c'est pas humain ;)

Il a le mérite de poser la bonne question.


Merci Lautre, j'ai conscience de vous avoir sous-évalué pour "Trois cent cinquante-cinq lettres", je m'en vais ôter cette appréciation incongrue.

   troupi   
19/2/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Et Lautre nous emmène dans un étrange voyage, improbable futur qui pourrait surgir des fondations de l'histoire humaine ( Orphée. 900 ans.) mais cet humain voulant sortir de sa condition actuelle risque par trop d'audace d'être abandonné par la terre qui l'a vu naître.(Si la terre humiliée de ne plus nous séduire
Nous ne retenait plus par nos pieds inutiles )
l'humain devient pur esprit s'il gagne. (Soulagé de ses tristes
Organes pourrissants.) Mais si il perd, risque-t-il de disparaître?
Éternelle question du devenir.
Merci pour cette poésie.

   David   
25/2/2013
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Lautre,

J'ai pensé au Nirvana des bouddhistes, même si les propos ne relèvent pas vraiment du psaume religieux, ça serait presque grunge même, pour rester près de Nirvana. Ça proposerait la quête onirique d'une évolution de l'espèce humaine, mêlant science et idéal religieux, biogénétique et élévation de l'âme.

Je regrette un peu le rythme très reconnaissable, des vers de douze, des vers de six, des fins de vers assonantes souvent, ça aurait pu être l'occasion de donner son propre rythme à ce rêve d'humanité. Comme poésie libre, c'est assez décevant de par ces conventions.

   tchouang   
5/3/2013
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
bonjour. ce qui me gène dans ce poème, c'est que c'est une exhortation, comme si on disait au lecteur ce qu'il a à faire. personnellement je ne lis pas de poésie pour qu'on me dise ce que j'ai à faire.

   kano   
26/3/2013
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Poème très intéressant, tout dans le double langage (du moins l'ai-je lu comme ça) avec une sorte d'ironie dénonciatrice des pratiques modernes. Cependant la forme est a mon avis encore beaucoup trop maladroite, les termes employés sont un peu forcés, et l'ensemble manque de cohérence et de maîtrise.

   Anonyme   
7/2/2017
 a aimé ce texte 
Pas ↑
C'est ce commencement "Et si" et puis "si", on pourrait bien sûr en faire des choses, "si" nous avions cette flexibilité, mais je n'ai pas vraiment le cas. J'ai pour ma part bien du mal à aller "au-delà" de ces "si", qui me laisse souvent un peu pantois, ce texte ni fait pas exception.

C'est un texte dont le fond ne m'a pas vraiment captivé plus que cela, on dit c'est vrai qu'il faut savoir sortir des sentiers battus. Je reste très dubitatif face à ce genre de propos. De plus je trouve à ce texte un ton un peu péremptoire qui rompt tout dialogue.


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