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| Curwwod
8/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Un fort joli poème à qui je ne reprocherai que le parti pris d'une absence de ponctuation qui, comme souvent, casse un peu la magie en obligeant la pose nécessaire à la parfaite compréhension des image. Le rythme lui-même, la musicalité en sont également victimes.
Pour (le reste j'ai beaucoup aimé certaines expressions ou images : (J'ai éteint le soleil et trouvé ça joli / Des lucioles vont aux pieds d'un promeneur Constellations dont les éclats sans chaleur /Pour que le rêve exerce enfin sa tendre étreinte...) Poème en alexandrins respectueux des diérèses, le dernier vers ne compte qu'onze syllabes, ce qui justifie le contemporain. La recherche de bonnes rimes est manifeste, la césure à l'hémistiche respectée la plupart du temps. La forme du sonnet est aussi respectée. Au total un joli sonnet qui aurait pu atteindre la catégorie néoclassique. |
| Polza
27/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Quand j’ai lu le titre j’ai aussitôt pensé à « Le livre de l’intranquillité » (Livro do Desassossego composto por Bernardo Soares, ajudante de guarda-livros na cidade de Lisboa) de Fernado Pessoa. Je ne suis pas lusophone, je me suis fait aider par Wiki pour la traduction !
Dès le premier vers, j’ai senti que j’allais beaucoup aimer ce poème : « J’ai éteint le soleil et trouvé ça joli », j’ai trouvé cela si « simple » et d’une force si poétique à la fois… Le choix de la non-ponctuation appartenant à l’auteur (l’autrice) je n’en ferai pas un roman, mais ce n’est pas quelque chose que j’apprécie en général… « L’eau était sombre et froide elle avait la couleur De la nuit j’y baignais de toute ma pâleur » un point après « De la nuit » aurait eu pour effet de renforcer le rejet (ou contre-rejet je ne sais jamais, il faudrait demander aux spécialistes), je pense, mais j’ai promis de ne rien dire à propos du manque de ponctuation ! « La rive est vite atteinte après les flots tranquilles » ce vers que j’aime vraiment me fait penser dans le ton à un vers d’un illustre poète, mais lequel, je ne sais plus. Je ne vous accuse évidemment pas de plagiat, c’est seulement le ton employé (si vous ne me comprenez pas, moi je me comprends !) qui m’y fait penser… « La rive est vite atteinte après les flots tranquilles Des lucioles vont aux pieds d’un promeneur Constellations dont les éclats sans chaleur Ont la langueur des prés et la douceur des villes » il se dégage justement une très belle douceur dans tout ce quatrain, tout cela est très imagé, citadin et bucolique à la fois, sans oublié poétique ! « Un réverbère éclaire à son tour la maison Il berce lentement ce qu’il faut de raison Pour que le rêve exerce enfin sa tendre étreinte » j’aime comme dans ce passage, j’ai ressenti l’incarnation du réverbère, ce n’est pas un simple objet lié à l’urbanisme, c’est un réverbère qui me donne le sentiment de posséder une âme… j’ai un peu tiqué sur « sa tendre étreinte » un peu difficile à prononcer je trouve « tendrétreinte » je bute dessus, je n’ai qu’à prendre des cours de diction me direz-vous peut-être sans que je ne puisse opposer d’arguments contraires ! « Et du confort oisif qui invite au repos On laisse s’endormir et l’esprit et la peau Et l’on angoisse plus la lumière éteinte » une minuscule réserve pour « et la peau » qui me donne l’impression d’être là pour la rime, laisser s’endormir la peau n’est pas commun, et en même temps, le fait que ce soit justement peu commun donne peut-être un côté inattendu et poétique à ce vers… vous avez choisi la catégorie poésie contemporaine, lumière est en synérèse normalement, mais même en poésie classique et même proscrite pour ce mot, la diérèse ne m’aurait pas choqué, je trouve même « lumière » en diérèse encore plus poétique ! Quoi qu’il en soit, malgré ces quelques petites remarques, j’ai vraiment apprécié ce poème, le titre m’a offert toutes ses promesses, j’ai passé un agréable moment de tranquillité poétique… Édition Douce étreinte aurait peut-être réglé ce « problème euphonisue »… |
| LeChevalier
13/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime bien
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C'est drôle comme les mots peuvent peindre une voix, un caractère ! Le premier vers ici me semble spectaculaire par sa qualité évocatrice. Sitôt que je l'ai lu, j'ai imaginé un jeune adulte, du type enfant poli, cultivé (à cause de l'omission du deuxième « je », celui qui est sujet du verbe « trouver ») mais aussi un peu gâté (à cause du « ça » et de cette aisance à adapter le monde à ses désirs et à en évaluer les effets).
La suite peint un univers onirique et un brin effrayant (« se creusait »). On est en bord de quelque lac où le « je » fait une baignade sans trop se soucier qui le verra (bestioles, promeneurs). Pas très loin, on aperçoit une maison, sans doute celle d'où est sorti le « je ». Après le soleil, les lumières de la maison sont éteintes aussi, il n'est pas clair si le réverbère est toujours allumé mais il y a indéniable un effet de rideau tiré à la fin du sonnet et j'y trouve un effet de calme troublant... Un peu comme un linceul qu'on vient de bien placer. Si le poème est publié, je me réserve le droit d'étoffer mon analyse un peu vite faite aujourd'hui. LeChevalier en EL |
| BlaseSaintLuc
13/6/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
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Lecture en puzzle : le sens m'échappe, tout n'est pas clair.
Exemple : si tout ce qui est avant (en faisant l'effort d'aller dans le sens du courant) peut être audible, je ne comprends pas: "Quartz enrobé d'écume où se creusait mon lit" Le quartz peut avoir bien des couleurs >> On parle de pâleur, donc quartz blanc (le corps). Entouré d'écume dans une eau sombre, l'écume où se creuse le lit de l'auteur... Il va falloir fouiller les métaphores. "La rive est vite atteinte après les flots tranquilles" Il y a une forme de sérénité avec des éclats de petites lumières. "Ont la langueur des prés et la douceur des villes" : mouais... "Un réverbère éclaire à son tour la maison Il berce lentement ce qu'il faut de raison Pour que le rêve exerce enfin sa tendre étreinte" Là, je suis largué ! Et ce n'est pas la strophe finale qui m'éclaire : "Et du confort oisif qui invite au repos On laisse s'endormir et l'esprit et la peau Et l'on n'angoisse plus la lumière éteinte" " Du coup, je trouve la poésie forcée par une suite d'idées aquatico-champêtres sans vraie logique, sinon une abstraction absconse. |
| Passant75
13/6/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
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« J’ai éteint le soleil », ce sonnet commence vraiment bien ! Il est agréable à lire, j’ai trouvé que son atmosphère nocturne accompagnait bien le thème de l’insomnie. Si j’ai eu du mal à interpréter l’image du « quartz enrobé d’écume où se creusait mon lit », j’ai apprécié celle des « lucioles » se transformant en « constellations », ce qui m’a fait penser au « Mendiant » que regardait Victor Hugo qui voyait des constellations dans la bure trouée qui séchait en recouvrant l’âtre.
En revanche, je suis demeuré sceptique à la lecture du dernier vers, « Et l'on angoisse plus la lumière éteinte ». J’ai trouvé sa formulation ambiguë, angoisse-t-il plus la lumière éteinte ou n’angoisse-t-il plus la lumière éteinte ? J’ai retenu, sans en être certain, la première formulation, bien qu’elle aille à l’encontre du titre du poème. Cette question a influé sur mon appréciation de l’écriture. |
| rendu
27/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Les insomniaques apprécieront ce sonnet contemporain, moi qui dort comme un bébé, un peu moins.
Et je peine à me transporter dans ce monde où le sommeil se refuse même si quelques formulations sont bien jolies. |
| Provencao
27/6/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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Bonjour Chlo,
"Et du confort oisif qui invite au repos On laisse s'endormir et l'esprit et la peau Et l'on angoisse plus la lumière éteinte" L’énigme et le clair-obscur deviennent source de possibilités multiples où s’exprime le dogme onirique dans un espace-temps mouvant qui suscite des liens entre les différents vers du poème. Au plaisir de vous lire, Cordialement |
| Cyrill
28/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Salut Chlo.
J’ai beaucoup aimé ce poème. Son langage assez ordinaire dans l’ensemble vient renforcer le surréalisme des images. L’extinction des feux provoque tout un imaginaire, très visuel pour moi. Il me semble voir exposé un rituel de passage de l’état de veille à celui du sommeil, avec l’introduction subtile d’aberrations et d’incongruités pour mieux provoquer ce dernier : « Conjuration d’une insomnie ». Le choix de non ponctuation ne me gêne aucunement, j’ai au contraire l’impression d’une liberté gagnée sur les codes pour mieux faire ressortir le dingue. En somme, un bon mode d’emploi de lâcher prise, je prends ! Merci pour la lecture. |
| Pussicat
28/6/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
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J'ai éteint le soleil et trouvé ça joli
entame magnifique : volonté + action = effet recherché L'eau était sombre et froide elle avait la couleur De la nuit j'y baignais de toute ma pâleur Quartz enrobé d'écume où se creusait mon lit "L'eau était sombre et froide elle avait la couleur De la nuit" : plus de reflets, de couleurs, de chaleur, le soleil s'est couché La rive est vite atteinte après les flots tranquilles Des lucioles vont aux pieds d'un promeneur Constellations dont les éclats sans chaleur Ont la langueur des prés et la douceur des villes "La rive est vite atteinte" la rive du sommeil ? "Ont la langueur des prés" : je comprends la vigueur d'un pré, sa force, sa vitalité, je ne saisis pas la langueur d'un pré. Un réverbère éclaire à son tour la maison Il berce lentement ce qu'il faut de raison Pour que le rêve exerce enfin sa tendre étreinte "Un réverbère éclaire à son tour la maison" pourquoi "à son tour" ? après les rayons du soleil ? "Un réverbère éclaire... Il berce lentement"... la lumière du réverbère berce ? "Pour que le rêve exerce enfin sa tendre étreinte" un rêve n'exerce pas une étreinte, il emporte, transporte... Et du confort oisif qui invite au repos On laisse s'endormir et l'esprit et la peau Et l'on angoisse plus la lumière éteinte "Et du confort oisif" : il ne peut être autrement ? "on" me gêne. "Et l'on angoisse plus la lumière éteinte" je ne saisi pas ce dernier vers. Un texte sur le rêve, le sommeil, que je ne trouve pas abouti. |
| Roxanne
28/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Bonjour Chlo,
J'ai beaucoup aimé l'atmosphère apaisante et rafraîchissante qui se dégage de votre poème. Ce mélange de belles images contemplatives parfois obscures et d'actions (j'ai éteint, la rive est vite atteinte) me laisse une impression somnambule plus que noctambule. Concernant la forme, je trouve que le texte aurait mérité la liberté qu'il nous fait ressentir. Instinctivement j'ai lu le premier quatrain comme suit: J'ai éteint le soleil et trouvé ça joli L'eau était sombre et froide, elle avait la couleur de la nuit J''y baignais de toute ma pâleur Quartz enrobé d'écume où se creusait mon lit Le reste du texte semble contraint par cette forme et aurait gagné dans l'étreinte d'une poésie libre permettant d'autres développements enrichissants et d'autres rimes à "maison" que "raison", terme que je trouve presque "hors sujet" dans cette pérégrination vers le sommeil. Merci pour cette constellation de lucioles aux pieds d'un promeneur, Roxanne |




