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| Polza
10/7/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Aussitôt après avoir eu ce poème, j’ai commencé à rédiger mon commentaire dans l’espoir d’être le premier à le commenter !
Si l’auteur ou l’autrice me connaît un tant soit peu, il ou elle comprendra aisément pourquoi ! Ce sont des mots très sensibles que j’aurais bien évidemment aimé dire moi-même à ma sœur décédée… Avant d’aller plus loin dans mon commentaire, par rapport à la construction de ce poème et à la nuit, comment ne pas penser à Dylan Thomas et son célèbre « Do not go gentle into that good night » Do not go gentle into that good night, Old age should burn and rave at close of day; Rage, rage against the dying of the light. Though wise men at their end know dark is right, Because their words had forked no lightning they Do not go gentle into that good night. Good men, the last wave by, crying how bright Their frail deeds might have danced in a green bay, Rage, rage against the dying of the light. Wild men who caught and sang the sun in flight, And learn, too late, they grieved it on its way, Do not go gentle into that good night. Grave men, near death, who see with blinding sight Blind eyes could blaze like meteors and be gay, Rage, rage against the dying of the light. And you, my father, there on that sad height, Curse, bless me now with your fierce tears, I pray. Do not go gentle into that good night. Rage, rage against the dying of the light. Fin de la parenthèse ! À un vers près, tout est composé en ennéasyllabes (en leitmotiv, en refrain) et en alexandrins. Même si ce poème est présenté en catégorie contemporaine, je pense que ça aurait été bien de modifier « D’avoir pu voir ces jours où la beauté luit » afin de tenir l’alexandrin et ainsi avoir une rythmique parfaite du début à la fin… Une minuscule faute typographique à signaler avec « grand peine » ou un trait d’union a été omis, cela pourrait perturber le lecteur ou la lectrice qui éventuellement penserait « qu’à grande peine » alors que c’est bel et bien « grand-peine » au sens « Avec difficulté, très difficilement… » que l’auteur ou l’autrice a pensé… C’est très difficile de commenter un poème dont on a l’impression qu’il a été écrit pour nous, ça relève limite de la schizophrénie ! Bien évidemment, il ne faut pas confondre auteur et narrateur (autrice et narratrice), pourtant, la qualité de ce poème et sa sensibilité me font penser que la personne qui a écrit ces mots, sait de quoi elle parle… « Ne prends pas le chemin de la nuit Je sais ce qu’il en est de vivre sans soleil » Cette introduction en forme d’oxymore est dite avec une belle retenue poétique qui laisse penser (et ça se confirmera tout au long de ma lecture) que l’on ne tombera pas dans le pathos mièvre et dégoulinant de bons sentiments affectés… « Il y aura toujours des pleurs et des orages » J’ai toujours aimé, quand ils sont bien placés, l’emploi « des pleurs » qui font songer à « des peurs » également… « Il y aura toujours des pleurs et des orages Des jours où l’on ne se sent vivant qu’à grand peine Il y aura toujours le calme et les rivages À suivre les sentiers où l’eau vive nous mène » Un premier contraste d’espoir arrive dans cette strophe, le troisième et quatrième vers s’opposent aux deux premiers, une lueur d’optimisme, c’est intéressant… « Je crois que notre monde a de belles images Et la plus belle à voir est encore inconnue Je crois qu’il faut rêver la beauté des mirages En attendant la paix de la vérité nue » Toujours la délicatesse du narrateur narratrice) avec non pas de péremptoires certitudes, mais des doutes qui sous leurs airs de fragiliser le propos le renforce, avec ce « Je crois »… « Mais il y a pourtant lorsque tout semble noir Une étoile à bénir au milieu de la mer » J’ai beaucoup aimé ce passage, cette image… « J’aimerais tant savoir où demain nous entraîne Et prédire l’amour les rires le bonheur Mais je connais la mort et la misère humaine Pourtant si je n’ai qu’un souhait du fond du cœur Ne prends pas le chemin de la nuit » S’il y a un cri du cœur avec ce « Ne prends pas le chemin de la nuit » le narrateur est d’une franchise qui parmi tant d’autres choses fait la réussite de ce poème. Il console, mais il ne dit pas « tout le monde il est beau tout le monde il est gentil » ou j’ai la formule magique et demain tout ira bien, tout sera oublié, tout ne sera qu’un mauvais souvenir, qu’un mauvais rêve… Non, il dit (elle dit) moi aussi je connais la mort et la misère humaine, je ne vais pas te mentir, je sais tout cela, et pourtant « Ne prends pas le chemin de la nuit »… « Car tant que survivra dans tes yeux la lumière Il y aura demain et demain après lui Ton cœur sera léger ton âme sera fière D’avoir pu voir ces jours où la beauté luit Ne prends pas le chemin de la nuit » Le deuxième vers nous disait « Je sais ce qu’il en est de vivre sans soleil », mais si la lumière survit malgré tout, alors il y aura d’autres jours, ce ne sera pas le dernier, et « Ton cœur sera léger ton âme sera fière D’avoir pu voir ces jours où la beauté luit Ne prends pas le chemin de la nuit » Désolé de reprendre vos mots, mais ils sont tellement beaux, je ne vais tout de même pas les « salir » avec les miens ! Je ne peux que forcément et malheureusement adorer ce poème qui m’a beaucoup ému, auquel je me suis plus qu’identifié, merci de l’avoir écrit, pour tous les frères, pour toutes les sœurs qui aimeraient dire à leur sœur, à sa grande fragilité « Ne prends pas le chemin de la nuit »… |
| Corto
29/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Ce poème qui se lit facilement tire avec lui bien des difficultés de la vie.
Il semble malheureusement prétendre donner UNE réponse à des sujets existentiels qui font la complexité de la vie humaine. Volonté didactique ? Volonté de partage ? Encouragement face à la vie ? Le refrain "Ne prends pas le chemin de la nuit" n'est guère convaincant. Un poème qui a néanmoins le mérite de faire cheminer et réfléchir. Merci. Corto. |
| Passant75
29/6/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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Le poème est animé d'une intention bienveillante. Il cherche clairement à transmettre de l'espoir, à dire « tiens bon, il y aura des jours meilleurs ». Cela étant, je trouve que le texte reste très général. Il accumule des affirmations telles que « il faut lutter », « il y aura toujours... », « je crois que... » sans vraiment évoquer ce que vit la sœur. J’ose à peine le dire, mais le refrain « Ne prends pas le chemin de la nuit » a fini par me donner le sentiment d’une litanie.
Avant de consoler, ne faut-il pas d’abord exprimer la compréhension qu’on a de la douleur de l’autre. Ici le texte passe tout de suite à un discours d’espérance, j’y vois moins une force qu’une succession de belles paroles qui, même sincères, n’en demeurent pas moins assez générales. J’aurais apprécié une émotion plus incarnée, à travers des souvenirs ou des détails concrets, ce qui aurait alors donné chair à cette consolation. Aussi, si je reconnais la générosité du texte, je reste tout de même partagé. |
| Anonyme
29/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Une exhortation à croire en l'avenir, malgré tout. Je pense à la chanson Love Poem de la chanteuse coréenne IU, qui commence par ses paroles : "Je crois que quelqu'un / est en train de prier pour quelqu'un d'autre / Je crois que j'entends doucement / Un poème d'amour écrit en silence" et est une promesse d'être là, à chanter cette chanson, tant que la personne à qui elle est adressée traversera sa "longue nuit".
La strophe sur l'importance des belles images à ma préférence : "Je crois que notre monde a de belles images Et la plus belle à voir est encore inconnue Je crois qu'il faut rêver la beauté des mirages En attendant la paix de la vérité nue Ne prends pas le chemin de la nuit" Dans les Dragons de Jerôme Colin, les insomnies d'un adolescent sont caractérisées par la présence de monstres qui ne sont rien d'autres que des images atroces. N'a-t-on pas le droit de s'en imaginer de belles de toutes pièces, jusqu'à ce que celles qui nous hantent se fassent un peu plus distantes ? Je pense alors aux vers plus connus du grand poète turc Nazim Hikmet, "Le plus beau des océans / est celui que l'on n'a pas encore traversé" (24 septembre 1945), le même qui a eu "de l'espoir à vous faire pleurer de rage" dans ses longues années de prison. Merci beaucoup de ce partage :) Bonne fin de journée, |
| BlaseSaintLuc
1/7/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Beau texte, il est né d'un bon sentiment, il a de bons appuis, pas de lecture trop pesante,
C'est pour rendre le monde meilleur, que le poète existe, que le frère à sa sœur écrit. À cœur vaillant, rien d'impossible, voilà belle devise ! Il y aura toujours "la promesse de l'aube. " |
| Cyrill
3/7/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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C’est un texte qui m’a spontanément ému par son ton exhortatif et sa tonalité. L’argumentation pourtant utilise des images plutôt convenues, mais elles touchent par leur évidence, leur accessibilité immédiate et l'urgence dans laquelle elles semblent avoir été pensées. Il y a ce qu’il faut de persuasion dans les anaphores : « Il y aura toujours », «Je crois », et enfin le vers qui clôt chaque quintil et fait titre, et suffisamment aussi d’enjeu dramatique pour tenir l’expression pour secondaire.
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| LeChevalier
10/7/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Je voulais commenter ce poème en EL mais je n'ai pas réussi. Je vais donc m'y mettre maintenant.
Tout d'abord, je voudrais en saluer l'auteur pour avoir écrit quelque chose de long. En effet, je trouve que c'est nécessaire et qu'on ne peut pas tout emballer dans le papier cadeau du sonnet. Ensuite, pour moi, ce texte a beaucoup d'affinités avec la célèbre villanelle de Dylan Thomas « Do not go gentle into that good night » (Ne t'en va pas dans cette bonne nuit). Ces affinités sont tant sur le plan formel (chaque strophe se termine par un refrain) qu'au niveau des images convoquées. Évidemment, il y a une énorme différence entre les textes : Thomas s'adresse à son père, ici l'auteur s'adresse à un(e) ami(e). Ce que j'ai beaucoup apprécié, cette technique de la consolation et même de l'encouragement qui consiste à concéder qu'il y a beaucoup de mauvais dans ce monde, mais que la vie vaut quand même la peine d'être vécue. C'est tellement vrai ! Je m'arrête pas sur les éléments précis du texte, mais les images sont nombreuses, la diction est sincère, les rimes sont agréables... Bref, bravo et merci de ce partage ! |
| marcolev
10/7/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour Chlo,
Un beau poème sur l’espérance qui pourrait être chanté avec son refrain qui vient comme une injonction affectueuse. Effectivement, il n’est pas sans évoquer la villanelle de Dylan Thomas. La structure est efficace et n’oppose aucune résistance à la lecture. Ce poème d’espérance ne nie pas la souffrance et chaque strophe apporte une raison différente de résister créant ainsi une cohérence générale. Certains passages sont très touchants « Quand chaque promenade est un chemin de pluie … Je crois que notre monde a de belles images Et la plus belle à voir est encore inconnue » ou encore « Une étoile à bénir au milieu de la mer ». Merci de ce partage, au plaisir |
| Malika
10/7/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Je vois ce poème comme une exhortation à ne pas se suicider. C'est vrai que le monde devient tellement triste et angoissant qu'on peut vouloir abréger tout de suite la souffrance à venir. Mourir sous les bombes, carbonisée par le soleil, ou bien faire son propre choix ? Mais comme vous le répétez si bien il reste de l'espoir, il faut s'y accrocher même s'il se réduit chaque jour. J'ai bien aimé parce que l'écriture est simple et facile à comprendre.
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| Boutet
10/7/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Il se dégage de ce poème ( que j'aurais mieux apprécié en poésie en prose) une certaine fatalité devant les événements qui ne manquent jamais de survenir dans une vie. Mais comme dit l'auteur ou trice, quoiqu'il arrive Ne prends jamais le chemin de la nuit.
On peut regretter un peu de simplisme dans cette formule qui se répète à l'envi parce que garder un certain optimisme en toutes circonstances n'est pas évident. Mais bon, un peu d'utopie de temps en temps ne fait pas de mal. |
| AMitizix
10/7/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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J’aime bien ce poème !
Il est agréable et fluide, se lit très facilement. On sent la tendresse de cette « consolation », qui me semble toujours assez délicate pour ne pas verser dans l’excès. La forme contemporaine me semble bien assumée et exploitée, avec un rythme généralement bien tenu. Il y a des vers très réussis ; j’ai apprécié le clin d’œil à Brel (« Quand chaque promenade est un chemin de pluie »), parfaitement intégré. Le ton mélancolique et la poésie de la chanson se mêlent fort à propos à votre texte. J’imagine que c’est volontaire ? Sinon, réminiscence ou pas, l’image est bien trouvée ! La troisième strophe est ma préférée, et notamment « Je crois qu’il faut rêver la beauté des mirages / En attendant la paix de la vérité nue ». Autant les deux vers précédents sont jolis, autant ces deux-là livrent avec beaucoup de simplicité et de conviction ce qui me semble être le cœur de la « consolation »… Je ne sais pas si on peut adhérer sans réserve à cette vision, mais elle a une force poétique véritable, et elle s’exprime ici avec élégance. Un autre passage marquant : « Car tant que survivra dans tes yeux la lumière / Il y aura demain et demain après lui » : l’espoir et la confiance dans l’avenir sont très joliment exprimés dans le deuxième vers. On peut peut-être regretter l’absence de progression perceptible dans le texte, les strophes semblant plus ou moins interchangeables ; mais cela participe aussi de sa simplicité et de son apparente spontanéité, qui font son charme. Le seul risque est de finir par perdre un peu le lecteur, qui, sans fil directeur, « écrase » les unes contre les autres les images et les strophes, sans en retenir d’impression bien définie. Cela n’a pas été mon cas, mais j’ai senti que le texte risquait d’être « fuyant » et de m’échapper. Deux vers m’ont heurté : « Des jours où l’on ne se sent vivant qu’à grand-peine » et « Pourtant si je n’ai qu’un souhait du fond du cœur », qui me semblent casser le rythme qui domine ailleurs. Mais en général, une belle lecture : merci ! |
| rendu
10/7/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Il est tellement tentant le chemin de la nuit pour sortir des sentiers battus que d'aucuns foulent allégrement. Mais chaque médaille a son revers et l'on y fait, quelques fois, de mauvaises rencontres
sur ces fameux chemins. C'est ce que l'autrice semble vouloir nous dire dans cette mise en garde très métaphorée. J'aime l'image, l'allégorie ou le symbole dans l'écriture poétique et là je suis comblé. Après chaque chute un redressement, après chaque tristesse un ravissement et c'est , ma foi, très réaliste. La vie est ainsi faite. Ce joli poème le démontre à chacune des ses strophes. |
| Provencao
10/7/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour Chlo,
"Il faut lutter toujours contre le désespoir Et l'on est souvent seul face au silence amer Mais il y a pourtant lorsque tout semble noir Une étoile à bénir au milieu de la mer Ne prends pas le chemin de la nuit" Mon passage préféré où la consolation intègre à ces vers de nombreuses réflexions sur le pouvoir des mots. Belle poésie avec cette allégeance qui fait éclater ce cadre séculaire. J'ai beaucoup aimé cette consolation à ramener la vie d 'ici-bas pour accueillir la vie éternelle. Bel art de soutenir et de recouvrer le bon chemin , celui où son Coeur se remet à battre au rythme de tout un chacun et où on accepte de se faire rattraper par la Vie. Au plaisir de vous lire, Cordialement |




