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| GiL
28/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime un peu
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Tout d’abord je dois dire mon admiration pour ces sizains où c’est le cinquième vers qui est plus court (d’habitude c’est le dernier : il « ferme » la strophe) ; cette disposition l’ouvre au contraire et donne au lecteur l’envie de connaître la suite…
J’ai beaucoup apprécié les deux premières strophes où l’on sent l’enthousiasme du narrateur pour les voyageurs des temps passés, leurs aventures et leurs découvertes ; la troisième strophe s’annonce engageante mais le charme est rompu dès le cinquième vers : la formule « Il reste seul l’espace » m’est apparue factice au lieu de simplement « Il nous reste l’espace ». Le vers suivant est du même tonneau : frelaté ! Partant, j’ai décroché sur les trois derniers sizains, que j’ai trouvé sans âme, sans passion, passablement scolaires. Heureusement, le dernier vers qui reprend le premier éclaire avec bonheur la fin du poème. Mon impression : ces trois dernières strophes gagneraient à être concentrées en un seul sizain (deux maximum). Malgré les quelques maladresses citées (ainsi qu'un hiatus au vers 24, cf. le Littré en ligne), j’ai grandement apprécié la structure et l’écriture. En revanche ma note de cœur reflète ma déception. Quoi qu’il en soit, soyez remercié, cher auteur inconnu, j’ai passé un moment agréable à vous lire et vous commenter et j’espère en passer d’autres dans le futur. |
| Passant75
28/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime un peu
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Le dernier vers rejoint le premier, la boucle est ainsi bouclée. Tout cela pour nous dire que c’était mieux avant ! Je n’ai pu m’empêcher de penser à la formule de Simone Signoret, « La nostalgie n’est plus ce qu’elle était », en effet, si le poème est bien écrit, son regard tourné vers un passé idéalisé m’apparaît prisonnier du mythe d’un âge d’or qui aurait disparu. « Heureux les voyageurs des époques lointaines », « Heureux les voyageurs des âges révolus », n'est-ce pas là le refrain répété par l'auteur !
Sur la forme, rien à dire. Le texte est bien construit, les images sont riches, le vocabulaire est précis et la versification est maîtrisée. Sur le fond, je reconnais être beaucoup plus réservé sur le message. D’une part, il reste encore beaucoup à découvrir, notamment dans les mers et les océans, d’autre part, je crains que d’autres Cook ne meurent encore pour avoir voulu chercher des vérités d'ailleurs. Enfin, ce poème m'a fait penser à du Bellay. À force de vouloir découvrir toujours plus loin, ne risque-t-on pas d'oublier que le plus beau voyage est parfois celui qui permet de rentrer chez soi avec un regard tout neuf ? Cette idée me parle davantage que la nostalgie de ceux qui auraient tout vu. Cela étant, si je n’adhère pas vraiment au message nostalgique du poème, j’ai beaucoup aimé la qualité de l’écriture. |
| BlaseSaintLuc
1/7/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Ne me demandez rien sur le style, je suis trop piètre et besogneux en la matière !
Bien, donc parlons de la forme et du fond, je relève une erreur, les grands fonds marins nous sont plus qu'inconnus. La construction du texte est bien faite et va de l'avant, honorant les grands explorateurs et leurs découvertes et se navrant que l'espace reste *pour le proche, stérile, sans vie, sans végétation, donc sans grandes rencontres. (et tant pis pour le troisième type !) |
| Cyrill
3/7/2026
trouve l'écriture
convenable
et
n'aime pas
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J’ai trouvé ce poème d’une expression passablement ronflante et tout ça pour dire que plus rien n’est à découvrir depuis les « époques lointaines », alors que rien n’est plus faux. Le vivant recèle encore bien des inconnues, nous appréhendons bien mal le monde animal et l’infiniment petit est loin d’avoir livré tous ses mystères. Non seulement le passé des défricheurs de jungle est ici largement idéalisé, mais l’auteur s'exonère de toute réflexion sur les conséquences de nos découvertes, à savoir conquêtes, massacres et colonisations de populations, déni de civilisations dont nous avions tant à apprendre. Et il est à prévoir que nous pillerons aussi l’espace, habité ou non.
Ce n’est pas le sujet, me direz-vous ? Ben si, parce qu'ici nous envions en toute innocence (car qui n’en dit rien consent) le regard éberlué de ces héros ‘civilisés’ devant l’inconnu suspect, forcément suspect, et sauvage, forcément sauvage. Et non content, nous dénigrons encore l’immense trou noir de nos connaissances en ramenant la découverte de l’univers à une croisière d’agrément décevante, à croire que seul compte de se regarder et de se comparer. Ce point de vue sent la poussière et fait du sur-place, il est en plus servi par une expression et une syntaxe souvent lourdes, scolaires et/ou ennuyeuses, ou encore cacophoniques (et ma note d’écriture en tient compte) : « que la navette évite », « l’adresse du contour », « Voici tant de défis où la valeur se montre »... « Plus nul Marco Polo, nul Magellan non plus », j’entends presque dans ce dernier exemple hululer de dépit un locuteur mal dans son siècle. Il semblerait que la forme, ce fameux cadre prosodique si encensé, ait aliéné l’expression d’une voix singulière et la tenue d’images audacieuses. Mais au-delà de ça, c’est donc un propos que je trouve bien passéiste, accroché à des idées sans envergure où la nostalgie tient lieu d’unité dans l'échelle des valeurs. Je trouve un sens à la poésie classique et à ses règles quand elles servent un discours contemporain, des idées incisives ou des visions inventives. Je crois que c’est de cette façon qu’on respecte et honore les poètes qui les ont pensées. |
| framato
3/7/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
n'aime pas
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Bonjour,
les deux premières strophes de votre poésie évoquent la colonisation et les découvertes des "nouveaux monde" mais en ayant là-dessus un point de vue que je ne peux cautionner car en effet les "découvreurs" ne se sont pas contentés de combattre les dieux : ils ont pratiquement éradiqués des civilisations entières. Dans la troisième strophe, le locuteur nous explique que tout a été découvert et qu'il ne nous reste plus que l'espace comme terrain vierge. Rien n'est plus faux, tous les jours des dizaines d'espèces inconnues sont en effet découvertes, qu'elles soient animales ou végétales. La fin de la poésie voudrait nous faire croire à l'unicité de la vie sur terre, ce qui est plus que probablement faux également. L'auteur passe outre du pillage des ressources de la terre et du très probable pillage des ressources de l'espace, sans parler que ce dernier (aux abords presque immédiats de la terre) est devenu une véritable poubelle. Le tout est écrit dans une forme classique bien respectée, mais avec une tonalité très "scolaire" et avec au final fort peu d'images pour convoquer la poésie. Mon impression finale est celle d'une sorte d'arnaque intellectuelle que je n'ai absolument pas appréciée. |
| Provencao
9/7/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime un peu
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Bonjour LeChevalier,
L'espace, comme votre titre le rançonne, est à mon sens la victoire la plus estimable et possible et vos vers peuvent l'emporter sur la dureté du réel et les éclats de l'histoire... Partir du probable, du plus fragile pour pouvoir maintenir un espace ouvert. Une espérance de terre promise! Au plaisir de vous lire, Cordialement |
| rendu
9/7/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
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Un long poème classique sur notre passé de découvertes et notre futur qui tend, selon l'auteur, à se déclarer vide. Mais je ne suis pas d'accord, il y a tellement encore de choses à découvrir sur notre bonne vieille Terre qu'il n'est nul besoin de polluer l'espace, il l'est déjà suffisamment comme cela avec tous les satellites qui nous tournent autour.
Sur la forme, elle-même du poème, je trouve que cet hexasyllabe (comme tombé de la lune) rompt inopportunément le rythme des sizains. Les trois Ils de la deuxième strophe font un peu accumulation. Beaucoup d'énumérations, également dans le sizain 4, le suite est nettement meilleure. Si je comprends le message délivré pas ce poème, pensez-vous vraiment que tout cet argent dépensé pour la recherche spatiale ne servirait pas mieux sur notre planète alors que les malades meurent de chaleur dans les hôpitaux ? Vous allez me répondre avec raison que c'est un autre débat. |
| Boutet
9/7/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour
C'est un beau poème classique, n'en doutons-point. On peut le diviser en 2 parties distinctes : Une première qui résume les découvertes passées, une seconde qui sans s'interroger vraiment sur l'avenir nous présente le futur en une recherche dans l'espace. J'aime bien le vers raccourci des sizains qui cassent la monotonie des alexandrins, je n'ai pas souvenance de l'avoir déjà lu dans quelque auteur que ce soit. Je ne suis pas trop d'accord avec la strophe 3 car je pense, à tord ou à raison, qu'il nous reste encore plein de choses à découvrir sur notre Terre sans vouloir aller si loin dans les cieux à la recherche des étoiles. Un bon poème qui fait s'interroger. |
| AMitizix
9/7/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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J’ai bien aimé ce poème, que j’ai lu dans un sens symbolique plutôt que littéral, général plutôt que descriptif. C’est peut-être un peu obscur – ce que je veux dire, c’est que si l’intention de l’auteur était de décrire absolument les évolutions du monde des scientifiques et des explorateurs, son passé et son avenir : c’est raté. Il serait naïf de croire que l’espace seul nous réserve encore des découvertes ; peut-être maladroit d’exposer ainsi les Grandes Découvertes (j’ai un peu tiqué sur « Ils combattaient les dieux de croyances suspectes »).
Mais justement, tout cela ne me choque pas puisque le poème s’est naturellement présenté à moi, non comme la peinture versifiée se voulant vraie, exhaustive et prédictive d’une histoire, mais bien plutôt comme la mise en scène d’une intuition poétique, la suivante : les découvertes des siècles passés nous rapprochaient des hommes, c’étaient des découvertes humaines : des peuples, des rites… ; celles d’aujourd’hui nous en éloignent, elles sont inhumaines – c’est l’angoisse et l’horreur de l’espace infini et vide. Figure que l’on peut transposer aux abîmes (que nous connaissons aussi très mal), aux déserts vraiment déserts, etc. Voire – c’est l’idée qui s’est imposée à moi à la fin de ma lecture – à notre modernité numérique (on sort du champ scientifique), sans vouloir faire dans le poncif (ni oublier que l’eau courante, le wifi, et tout le bazar, c’est pas mal aussi). Bien sûr, ce n’est pas très juste historiquement (les massacres, les maladies dans le Nouveau Monde : voilà qui n’est guère humain) ; d’ailleurs, il y a encore aujourd’hui des anthropologues ; et on peut aussi poétiser les astronomes comme de grands mystiques… Mais une fois ce parti-pris assumé, je comprends l’intention, l’image, l’intuition, et elle me semble percutante. J’ai écrit « je comprends l’intention, l’intuition », mais je me reprends : il est possible que je me trompe, et je trouve malgré tout intéressant de transmettre à l’auteur la manière dont j’ai apprécié sa poésie. Je suis curieux de savoir si son projet est proche de celui que j’ai perçu, ou si je me suis éloigné de lui ; ce qui ne changerait certes pas grand-chose à mon appréciation (dans tous les sens du terme : goût et compréhension) du texte. À la limite, cela l’enrichirait. Pour en revenir au poème : globalement, j’apprécie ces vers (fluides et élégants), et la strophe (assez originale j’ai l’impression ?) ne me déplaît pas. En général, le tout donne une agréable impression de maîtrise, et sert bien la belle intuition qui, c’est mon impression, est à l’origine du texte. J’ai quand même de sérieuses réserves sur certains vers qui, pour le coup, semblent un peu forcés. Ainsi pour les inversions des vers 8 et 20, que je trouve lourdes et peu élégantes (notamment la dernière, « orbite basse » étant vraiment l’expression idiomatique). Je soupçonne aussi « croyances suspectes » d’être une maladresse due à la nécessité de la rime ; de même, je ne connaissais pas « callune » (j’ai fait la recherche) : comme je n’ai pas vu de lien avec le reste du texte, et que le mot est rare, j’ai l’impression (un peu désagréable) qu’il est là pour la rime. Je suis enfin gêné par « plus nul / nul / non plus » au vers 33 : les noms propres sonnent joliment, mais la grammaire est surprenante… et un peu maladroite, à mon avis. Dernier point notable : « Parlaient des dialectes » : j’ai l’impression que la brièveté du vers contraint à une expression qui, sans adjectif, garde un air d’incongru et d’inachevé. Ah, si : je n’ai pas bien compris « l’adresse du contour » (vers 21), et je me demande si un point ne serait pas nécessaire après « se montre » au vers suivant. Ces faiblesses sont hélas un peu trop nombreuses pour ne pas affaiblir (un peu) mon plaisir de lecteur. Il y a pourtant une strophe que je trouve très belle et prometteuse (et trouverais remarquable sans ce vers 33), c’est la dernière. Les noms propres, je l’ai dit, tintent agréablement aux oreilles ; la reprise de Cook est élégante, touchante ; et surtout, la sonorité m’a paru très bien travaillée, qui fait sonner purement ce « Nous nous contenterons d’un bout de roc bizarre / De quelque métal rare ». Deux très jolis vers, que la rime fait harmonieusement ressortir, dans leur déception à la fois mélancolique et enfantine. La conclusion du poème, en boucle, est forte et efficace. Bref, une lecture agréable, entachée par ce qui m’apparaît comme de petites erreurs, ce qui est dommage ; mais la poésie me semble plutôt belle quand même (et fort bien conclue). Merci ! |
| Pussicat
10/7/2026
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Je reviens réviser mon commentaire premier :
J’avoue ne pas avoir apprécié la lecture de ce texte, toutefois je comprends l'entreprise explicitée sur les deux premières strophes mais elle implique une forme de nostalgie gênante. Peut-être qu'en apportant un contrepoint aux deux premières strophes vous auriez ouvert une autre voie : quid de ces voyageurs destructeurs de mondes, des massacres, des saccages et pillages... « l’horreur » ici est indigène et le voyage (porteur de découvertes) idéalisé. Comme je ne saisis pas le titre, je trouve que l’espace n’est pas traité comme il aurait pu l’être c’est à dire signe de promesses : ici, l’espace ne semble rien apporter de nouveau puisque vous affirmez que « La vie est refusée à ces mondes glacés. / Les yeux les plus savants seront bientôt lassés. » Plus rien à découvrir, vraiment ? Les fonds marins nous demeurent inconnus et livrent chaque jour de nouvelles espèces. La physique, le corps humain, la mutation des espèces, l'univers est-il fini ou infini ?… La poésie classique ne se contente pas d’un strict respect de règles, elle demande richesse, souffle et densité, elle doit gonfler les voiles et nous emporter – dans mon dictionnaire à moi, c’est bien pourquoi je ne m’y risque pas, par humilité. Je n’ai ressenti aucun souffle, aucun transport sinon gênant, ainsi la dernière strophe. Une sensation de lecture : le vers 5 de chaque strophe ralentit, casse même le rythme de la lecture plus qu’il ne la relance. A bientôt de vous lire |
| Polza
9/7/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime un peu
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Ce poème commence par un joli clin d’œil à Joachim du Bellay et son célèbre « Heureux qui comme Ulysse » (a fait un beau voyage) ; du moins c’est ainsi que je le perçois, mais peut-être n’était-ce pas du tout votre intention…
J’ai beaucoup apprécié la forme, originale comme souvent chez vous… « Heureux les voyageurs des époques lointaines Qui recevaient, pour prix de tant de rudes peines, La grâce de toucher des pays inconnus. Ils fendaient l’eau, le sable sec, la jungle verte, Faisant la découverte De palais rutilants et d’indigènes nus. » Dans cette strophe, j’ai pensé au film de Werner Herzog, « Aiguirre, la colère de dieu », tourné dans des conditions dantesques, que ce soit pendant les scènes de tournage ou hors tournage… je sais que vous n’êtes pas trop ciné, alors je ne vous laisse pas d’extrait du film, mais un peu de lecture si cela vous intéresse… https://www.iletaitunefoislecinema.com/aguirre-la-colere-de-dieu/ Vous opposez bien les rudes peines (la mort souvent) à la grâce de toucher des pays inconnus, expéditions sauvages et divines à la fois… « Ils s’étonnaient devant d’étranges pyramides Où trônent des autels, de sang toujours humides, » Pour la rime « humides » colle bien avec « pyramides », mais j’imagine que depuis le temps, le sang a dû sécher… ou alors « Où trônaient des autels, de sang toujours humides, » ? « Ils combattaient les dieux de croyances suspectes, Parlaient des dialectes » Je n’ai vraiment rien à reprocher à la forme de votre poème, je m’attarde donc sur le fond… Je vais encore parler cinéma, ça ne va pas trop vous parler à vous, mais j’ai pensé au film « The Mission » de Roland Joffé avec Robert de Niro et Jeremy Irons (entre autres acteurs et actrices) et l’excellentissime « Silence » de Martin Scorsece avec Andrex Garfield (pas le chat) Adam driver et Liam Neeson… Il fallait absolument convertir les indigènes au catholicisme, c’était aussi important que la quête (le pillage) des richesses… Le « Parlaient des dialectes » m’a un peu dérangé, j’aurais préféré un verbe qui laisse sous-entendre qu’ils essayent de parler et de se faire comprendre, mais j’imagine qu’ils ont dû mettre un peu de temps avant de parler parfaitement et comprendre (enfin, je crois). « Mais nous, qu’allons-nous voir au terme de nos quêtes ? Le globe est mis à nu, les cartes sont complètes, Les mers nous ont livré leurs plus secrets atolls ; Pour apaiser la faim du rêve et de l’audace, Il reste seul l’espace – Cible incommensurable où tendent tous nos vols. » La rupture est totale et brutale, vos deux premières strophes m’avaient installé dans une ambiance de voyage (cruel certes), d’histoires anciennes, et là, pan, retour à la réalité avec cette comparaison qui va durer 3 strophes avant la conclusion. Personnellement, j’aurais préféré continuer à voyager… Je trouve le « Il reste seul l’espace » un peu étrange, j’aurais préféré une autre formule… Je n’ai ressenti aucune émotion dans ces 3 strophes, vous reprochiez à je ne sais plus quel onirien d’avoir eu l’impression d’assister à un cours de SVT, pour ma part, dans ces 3 strophes, j’ai eu l’impression de regarder un mauvais film de série B (je suis d’excellente humeur je vous assure, vous ne savez pas comme vous dire tout cela me peine, mais vous savez comme je serais toujours honnête envers vous, dans le bon comme dans ceux que j’estime être moins bon…) « Plus nul Marco Polo, nul Magellan non plus ; » J’ai trouvé cette tournure atroce, je me suis dit que ça ne vous ressemblait pas, un moment d’égarement peut-être :-) « Heureux les voyageurs des âges révolus ! » Vous revenez à une formule que j’apprécie, mais un peu trop tardivement malheureusement… Pour résumé, si je trouve que votre poème était vraiment bien parti et que le décollage s’était bien passé, l’atterrissage m’a laissé perplexe, je ne suis pas du tout convaincu ! Mais je ne doute pas un seul instant que vous saurez me surprendre et m’émerveiller une autre fois, peut-être lors d’un voyage sur la planète B 612… |
| Cristale
9/7/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour LeChevalier,
Je ne suis pas une pro de l'analyse mais je vous livre mes observations concernant votre poème en toute simplicité. Le télescope poétique géant ouvre et referme ses lentilles sur les plus grandes odyssées terrestres et spatiales, entre passé et futur, de la découverte par l’Homme de territoires déserts aussi bien qu’habités par des peuples inconnus, à la conquête aujourd’hui de planètes résolument stériles et inhabitables… J’entends à la troisième strophe, non comme une affirmation du narrateur mais une interprétation de la lassitude et du désintérêt apparent de l’espèce humaine pour sa planète, comme un enfant gâté qui se désintéresse de ses jouets qu’il a cassés pour en exiger de nouveaux. Un poème admiratif des grands explorateurs des siècles passés, la rencontre avec d’autres cultures, d’autres terres, tout cela pris à l’échelle globale du temps long avec les conséquences enrichissantes mais également dramatiques que nous savons. La conclusion traduit la nostalgie d’un monde sans plus d’émerveillement, ni de conquêtes, le regard désormais tourné vers des sols extra-terrestres où piller quelques métaux précieux utiles à nos smartphones... ou à nos bombes… Mais de vie, point, et c’est tant mieux (pour elle) ! La forme soignée des strophes m’est plaisante, comme un délice de caramel au beurre salé, avec cet équilibre sucré salé surprenant qui fait sonner la rime sans l’alourdir. Le vers plus court permet une respiration bienvenue tout en entraînant le propos de façon judicieuse au vers suivant. Tout cela est bien digeste, comme un vol-au-vent l'est bien plus qu'un kouign amann. Agréable en lecture, fond et forme se marient pour laisser en ma conscience quelques questionnements quant à l’utilité de chercher toujours plus loin ce qu’on ignore plutôt que se contenter de notre merveilleuse planète à qui l’on fait subir tant d’outrages. Entre hier et demain, le destin de l’humanité interroge, même en poésie. Belle composition que ces sizains, merci pour le plaisir de lecture. |
| marcolev
9/7/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime un peu
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Bonsoir LeChevalier,
Un poème de belle facture qui toutefois ne dégage pas d’émotion particulière nonobstant une construction maîtrisée avec trois temps bien distincts. Les deux premières strophes frôlent tout de même le cliché historique. Des assertions sont contestables « Les mers nous ont livré leurs plus secrets atolls. » quand bien même nous sommes dans le champ de la poésie. Et les passages techniques manquent de poésie avec une succession de situations. Alors que les vers sont dans l’ensemble plutôt très travaillés, la syntaxe du vers « Plus nul Marco Polo, nul Magellan non plus ; » m'a paru peu fluide. Globalement, ce poème me fait penser à un exercice de style plus porté par la forme que le fond. Mais la question que pose le texte : l'aventure réside-t-elle dans les lieux que l'on atteint, ou dans les êtres que l'on rencontre ? me semble des plus intéressantes. Merci de ce partage |
| EtienneNorvins
10/7/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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J’ai lu moins une variation sur Du Bellay qu’une sorte d’anti-Conquérants d’Hérédia. La frontière, fût-elle la « Nouvelle Frontière » chère à Kennedy, n’est plus ce qu’elle était. Adieu les rêves héroïques aux bords mystérieux du monde Occidental… Il faudra se contenter "d’un bout de roc bizarre" puisque "la vie est refusée à ces mondes glacés".
Si je suis assez peu apte à juger des questions de rythmes et de rimes, il m’a semblé toutefois que la lecture « grattait » un peu en plusieurs endroits, notamment ce 3ème vers de la dernière strophe : pourquoi cette tournure alambiquée, au lieu de quelque chose de plus simple du genre « Plus de Marco Polo ni Magellan non plus ». Surtout, mon ressenti est mitigé par le mélange de « strates » historiques. Si je crois comprendre entre les lignes quelque chose comme un appel à la découverte de nouveaux horizons « intérieurs », la nostalgie du dernier vers me pose problème… Mettre dans un même sac Marco Polo, Magellan et Cook, c’est faire d’une pierre trois coups aux motivations différentes. S’il pouvait y avoir un goût du merveilleux chez Polo (à preuve, le titre communément donné à son livre) voire chez Cook (si on s’en tient au mythe du Bon Sauvage, qui continue jusque chez Melville), il est problématique pour la génération de Magellan, qui de Colomb ou Gama à Cortes et Pizarro, baigne dans le millénarisme religieux, qui conduit à l’extermination des populations premières, et l’avidité matérielle, qui mène au pillage de leurs ressources – obession du « métal rare » ici renvoyée dans les confins inter-galactiques… –, le tout combiné pour déboucher sur l’ignominie du commerce triangulaire… Il me semble d’ailleurs, que loin de se distinguer de ces voyageurs et conquérants « brutaux », ces « routiers et capitaines » des 16è-17è siècles, les milliardaires explorateurs / accapareurs du "Far West" spatial obéissent aujourd'hui aux mêmes motivations, mêlant fanatisme religieux (la foi chrétienne ayant seulement laissé la place au transhumanisme) et appropriation capitalistique de ressources qui deviennent rares ici-bas (des métaux à l’eau…). Seule différence : pour l'instant, il n'y a pas sur la Lune, Mars ou plus loin encore, de trace de civilisation à détruire... C’est là que le poème me gène, dans un recyclage sans doute involontaire d’un imaginaire colonial (notamment dans les deux premières strophes) dont est omise l’insupportable violence… Si les rêves sont à ce prix, je suis, comme Candide – et sans doute avec les mêmes faiblesses que lui – pour cultiver mon jardin... |




