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Chansons et Slams
Cidjy : Foutez-moi la paix !
 Publié le 10/12/15  -  16 commentaires  -  6917 caractères  -  178 lectures    Autres textes du même auteur

Un très long texte… qui ne plaira pas à tout le monde…
Liberté de penser, de croire en un dieu… ou pas !
Écrit avec la mélodie de la chanson de Brassens "Les trompettes de la renommée". Que les puristes me pardonnent, je lui ai emprunté quelques bribes de vers.


Foutez-moi la paix !



Je vivais à l’écart des parvis des églises,
Me souciant d’la foi com’ d’ma première chemise
Mais tout en respectant les grandes traditions
Les us et les coutumes de toutes les religions.
Tous les événements récents ou de l’histoire
Visibles au quotidien ou gravés en mémoire
Me laissent à penser, irrémédiablement,
Que toutes les croyances sont des poisons violents.

Vénérez le dieu qui vous plaît
Mais par pitié foutez-moi la paix

Que vous soyez mono ou bien polythéistes,
Je hais et haïrai toujours les intégristes,
Tous ceux qui sous couvert de Dieu ou bien d’Allah
Massacrent, persécutent et tuent à tour de bras.
Tous ceux qui autrefois exhortaient aux croisades,
Tous ceux qui aujourd’hui en appellent aux djihads,
Tous ceux qui préconisent d’ignobles attentats,
Qui attisent la haine, imposent la charia.

Vénérez le dieu qui vous plaît
Mais par pitié foutez-moi la paix.

En arborant le voile si vous vous trouvez belle,
En habit de burka, vraiment très sensuelle
Et si cela vous plaît un tel accoutrement,
Ne changez pas pour moi un de vos vêtements.
Car si vous acceptez que l’on vous tyrannise,
Qu’vos maris, vos conjoints vous maintiennent soumises,
Et qu’au nom du Coran on puisse vous lapider,
J’ne vois pas d’objection à prier Mahomet.

Vénérez le dieu qui vous plaît
Mais par pitié foutez-moi la paix.

Mais si cette tenue, vous la portez contrainte
Par vos bourreaux barbus et vivez dans la crainte
Si vous n’en pouvez plus d’une telle souffrance
Alors rebellez-vous et changez d’apparence !
Quittez cet’ camisole et osez la guêpière
Dansez nues devant eux à l’heure de la prière
Et d’ la Mecque à Alger, fuyez à tire-d’aile
En optant pour le string et le porte-jarretelles.

Vénérez le dieu qui vous plaît
Mais par pitié foutez-moi la paix.

Si sa polygamie vous est insoutenable,
Cocue trois fois par jour vous est insupportable,
Usez et abusez de ces tenues proscrites,
Vous pourriez devenir l’épouse favorite.
Alors ainsi vêtue avec ces artifices,
Vous exciteriez même l’eunuque de service
Qui attend patiemment à l’entrée du harem
L’arrivée imminente d’Oussama ben Laden.

Vénérez le dieu qui vous plaît
Mais par pitié foutez-moi la paix.

Si je peux tolérer ce qui est tolérable,
Certaines de vos coutumes ne sont pas acceptables
Mais quel est donc ce dieu, ou plutôt ce démon
Qui prône la pratique atroce de l’excision ?
Que l’on me le présente et j’en fais mon affaire
Ses parties génitales, j’les réduis en poussière
Ou alors j’exécute la totale ablation
Dans le profond respect de la loi du talion.

Vénérez le dieu qui vous plaît
Mais par pitié foutez-moi la paix.

Chrétiens, mes bien chers frères, ne pensez surtout pas,
Que j’n’en veux qu’aux musulmans et aux ayatollahs.
Avec vos révérends, vos ecclésiastiques,
Aux mœurs particulières pas vraiment catholiques,
Vous ne déclenchez guère, chez moi, l’hilarité
Quand j’apprends les manières d’certains de vos curés
Qui aiment à leur façon les plus jeunes enfants
Sous l’regard bienveillant des pontes du Vatican.

Vénérez le dieu qui vous plaît
Mais par pitié foutez-moi la paix.

Pour épargner vos âmes de l’enfer programmé
Vers lequel, forcément, elles vont se diriger,
Dévots n’hésitez pas et allez à la messe,
Aux vêpres, aux processions et bien sûr à confesse.
Lisez et relisez les quatre évangiles,
Réservez votre place pour le prochain concile.
Vous me pardonnerez, je vais être en retard,
En plus je n’ai jamais reçu de faire-part.

Vénérez le dieu qui vous plaît
Mais par pitié foutez-moi la paix.

Si vous le souhaitez, respectez le carême,
Jeûnez et implorez le Dieu : l’Être suprême
Puis privez-vous de tout, pendant 40 jours,
Fuyez les apéros, ne faites plus l’amour.
Si tel est votre choix, je n’ai rien à redire
Et bien qu’épicurien, j’aimerais tant vous suivre
Mais je ne le peux pas, à cause de ma femme,
Qui est un vrai cordon bleu et plutôt nymphomane !

Vénérez le dieu qui vous plaît
Mais par pitié foutez-moi la paix.

Si le cœur vous en dit, tous les vendredis saints
Supprimez le rôti, bannissez tout festin,
Boycottez le rosé, et mangez du poisson,
Maudissez le jambon, chassez les saucissons.
Votre phobie soudaine envers ces protéines,
Ne pensez pas du tout que ça me turlupine
Et laissez-moi en paix, avec mes entrecôtes
Dont je m’empiffrerai jusqu’à la Pentecôte.

Vénérez le dieu qui vous plaît
Mais par pitié foutez-moi la paix

Si vous le pensez bon, et avez du courage
Partez en Palestine, et quel que soit votre âge,
Suivez la voie du Christ sur le chemin de croix
En gravissant à pied le mont du Golgotha.
Moi je ne suis pas prêt pour une telle escapade,
Et pas vraiment doué dans l’art de l’escalade,
Mais si c’est trop facile de le monter debout
Alors, exaltez-vous, grimpez-le à genoux !

Vénérez le dieu qui vous plaît
Mais par pitié foutez-moi la paix.

Si un pèlerinage vous semble nécessaire
Et quelques coups de fouets, une façon salutaire
De rendre grâce à Dieu et le glorifier
Surtout n’hésitez pas et allez défiler
Tout en vous châtiant devant la Sainte Vierge ;
À Lourdes, à Lisieux, déposez donc un cierge
Moi je n’y serai pas, je suis vraiment désolé,
Car je suis attendu en région Beaujolais.

Vénérez le dieu qui vous plaît
Mais par pitié foutez-moi la paix.

Ne vous méprenez pas, il m’arrive fréquemment
De penser, dégoûté, que j’suis un mécréant
Alors, souvent me montent de grands élans de foi (?)
Qu’ils proviennent, bien sûr, d’un canard ou d’une oie ;
Et pour me dégager des griffes sataniques
Du feu du purgatoire, d’son trident diabolique
J’honorerai les saints (?) pour éviter l’enfer
À la seule condition, bien sûr, qu’ils soient par paire.

Vénérez le dieu qui vous plaît
Mais par pitié foutez-moi la paix.

Après c’tour d’horizon des mille et une manières
Qui mènent au paradis, à la droite du Père,
Respectez librement toutes vos traditions,
En partant du baptême jusqu’à l’extrême-onction.
Disciple de Descartes, moi je ne crois en rien
Si ce n’est au soleil, à l’amour et au vin ;
Ne vous étonnez pas qu’à l’heure de l’Angélus
J’aille prier pour Râ, pour Éros et Bacchus.

Vénérez le dieu qui vous plaît
Mais par pitié foutez-moi la paix.


 
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   papipoete   
22/11/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Effectivement, ce texte est très long, mais jamais ennuyeux! Pas sûr qu'il passe les bornes du tolérable?
Une réflexion sur la " liberté de penser, de croire en un Dieu...ou pas ", véhiculée par des mots pacifiques ou coléreux. Vous les suggérez, les criez, vous suppliez, et espérez " qu'on nous foute la paix !
Libre à soi de croire, mais interdit de " faire croire " à un autre sous le fil d'un poignard!
Vous maniez même l'humour avec vos " élans de foi e ", et votre disposition " à honorer les saints...du moment qu'ils sont par paire ".
Une chanson que Brassens aurait pu fredonner ( avec des trémolos ) et qui m'a conquis.

   Cristale   
25/11/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour,

Un très long texte qui me plait... à moi :)
Bien trop long et bien trop riche pour que j'en retienne des extrais favoris ; j'apprécie le discours résolument moderne d'un narrateur qui vit avec son temps sans s'encombrer de dogmes.

J'aime bien les points d'interrogation très malicieux et les pointes d'humour toujours délicatement posées.
Je prends tout, je ne jette et rejette rien en pensant que Brassens sourirait dans ses moustaches en grattant quelques notes pour vous accompagner dans ce "Foutez-moi la paix !"

Merci et bravo et vive la liberté d'écrire, de chanter, de penser comme vous le faites si bien.

   Anonyme   
26/11/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
Notre liberté commence où s'arrête celle de l'autre, voilà pour moi le message central de votre texte.
Votre chanson se veut humoristique, impertinente, grivoise même, choquante sans doute pour certains. Elle est en fait pleine de trouvailles, dénonçant à tour de bras (j'emploie là une de vos expressions, mon commentaire s'imprègne de votre style, c'est dire l'influence...) les défaillances, ô combien insupportables, des religions. Les écritures, la foi, ne sont pas en cause, seule l'interprétation que les esprits faibles ou pervertis en font sont une nuisance. Éduquons-nous, et éduquons, en offrant à nos bambins la liberté du bonheur, avant celle de croire aveuglement. Arrêtons de faire de notre monde un grand marché avec sur les étalages d'un côté, tout un assortiment infini de conneries brillantes qui font de nous des êtres éblouissants de fausses valeurs, et de l'autre, cet opium fantastique qui entraîne notre raison vers la résignation, la soumission, l'absurdité et la rébellion sanglante. Quel choix avons-nous entre les deux ? Râ, Eros et Bacchus... là, j'ai un doute. Je crois que même ceux-là font partie du problème et je n'en ferais pas comme vous l'apologie.
En tous cas, je me suis bien amusé à la lecture de votre chanson et je vous remercie pour cela.
A vous relire, avec grand plaisir.

   Anonyme   
10/12/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Cidjy... En principe je ne commente, dans une chanson ou un slam, que le produit fini après l'avoir écouté. Ici je fais une exception tant ce texte correspond à ce que je pense quant aux religions et autres croyances et leurs prédicateurs et prosélytes de tout poil qui nous pourrissent la vie depuis la nuit des temps... ou presque.
Je n'entre pas dans les détails car votre refrain résume parfaitement ce long texte plein de bon sens !

Vénérez le dieu qui vous plaît
Mais par pitié foutez-moi la paix !

Merci...

Edit : Suite aux divers commentaires "négatifs" qui ont suivi le mien je suis revenu sur votre texte pour y chercher une explication. Certes, quelques passages pourraient être édulcorés sans en changer le fond mais je n'ai pas vraiment trouvé ce qui pourrait être considéré comme outrancier... Je maintiens donc mon appréciation.

   Vincendix   
10/12/2015
Un texte contradictoire, vous fustigez les religions et leurs rites (deux, seulement, il me semble), en énumérant tout ce qui vous déplait, mais vous affirmez dans le refrain que cela vous est bien égal !
Évidement, l’intégrisme religieux est à proscrire et même à condamner mais les « croyants » ne sont pas tous à mettre dans la même charrette, la majorité des musulmans, chrétiens et juifs, pour ne citer que ces trois courants religieux monothéistes n’est pas dangereuse. Au contraire, parmi ces personnes, des femmes et des hommes appliquent au plus haut niveau les préceptes de charité, de tolérance et de fraternité qui sont les bases de leur religion. La société civile, vénérant un autre dieu, celui de l’argent, est, dans son ensemble, beaucoup moins charitable, tolérante et fraternelle.
En résumé, si je suis d’accord sur les paragraphes condamnant les dérives, je ne le suis pas sur ceux qui se « moquent » des pratiques religieuses comme les pèlerinages et les jeûnes. Moi non plus je ne vais pas à Lourdes, je mange gras le vendredi si cela me chante et je ne crois pas non plus au paradis mais je respecte les convictions de chacune et de chacun. Même celles des personnes qui vénèrent le foie gras et le Beaujolais.

   Anonyme   
10/12/2015
Bonjour,
J'aime votre texte car j'adhère à votre pensée mais d'un autre côté, j'aurai aimé un "Foutez-nous la paix "
Car je ne serai jamais en paix tant que d'autres que moi, qui ne peuvent se défendre vivent l'oppression.
La strophe où vous parlez de ces femmes qui vivent dans leur prison de tissus et qui ne l'ont pas choisi...qui n'ont qu'à se révolter finalement...m'a profondemment derangée.
:-(

   Condremon   
10/12/2015
Coincidence, j'ai aussi écrit un "Foutez-moi la paix" ailleurs, avec un texte beaucoup plus court. Alors je salue le vôtre qui a plus de coffre et d'esprit.
La liberté fait peur, avec elle vient la responsabilité, alors certains préferrent se soumettre à des idéologies ou à des idoles.

   Anonyme   
10/12/2015
 a aimé ce texte 
Pas
Sur la forme la référence à Brassens s'impose, et vous vous en sortez très bien...un peu long peut-être.

Sur le fond vous critiquez les extrémistes religieux, vous pourriez y inclure les extrémismes d'autres sortes, et je ne pense pas que vous heurteriez grand monde ici, pas moi en tout cas.
Mais déjà quand vous parlez du voile je pense que vous commencez à glisser sur une pente où personnellement je ne veux pas vous suivre. Quand vous donnez le conseil de troquer la burka pour la guêpière vous continuez à glisser allègrement vers le fond de l'impasse : string et porte jarretelles.
En effet dans certaines formes d'oppression de la femme ce sont justement le string et le porte-jarretelles qui sont de mise.

Si la polygamie leur est insoutenable ?...je n'en sais rien, et je gage que vous non plus.

L'excision, oui, c'est dramatique. Mais je crois savoir que ce sont des femmes qui pratiquent l'excision sur les petites filles, donc quand vous prônez la loi du talion en promettant de "couper les couilles du responsable" si j'ai bien compris...dans la pratique vous allez avoir un problème, car les "exciseuses" sont déjà excisées elle-mêmes et de plus ce sont des femmes.

Enfin les curés catholiques pédophiles...cible si facile que c'en est un vrai cliché.
À propos des curés je vous conseille d'écouter la magnifique chanson de jacques Bertin, 'Curés rouges', ici…https://www.youtube.com/watch?v=TduW3btlf0w

Ensuite, vous abattez vos cartes : bonne chère, bonne baise, etc. la franchouillardise dans toute sa splendeur, mêler Épicure à ça n'est peut-être pas très correct, et pas lui faire honneur, mais bon.

Quant au Beaujolais...chacun ses goûts en matière de pinard.

Finalement quand vous ralliez Descartes à votre bannière...ou quand vous pensez vous rallier à la sienne, je crois que vous faites fausse route, et tant qu'à faire, vous devriez plutôt choisir Schopenhauer comme maître à penser après avoir lu Kant dans le texte, naturellement.

A propos du refrain : "foutez-moi la paix…", je ne sais pas dans quelle région de quel pays vous habitez, moi je vis en Lorraine, et à part de timides biens que résistants témoins de Jéhovah, personne n'a essayé de me convertir à quelque religion que ce soit, donc, en quelque sorte, on me fout déjà la paix.

Je pense que votre texte, bon sur la forme, véhicule un tas de contradictions sur le fond, et puis sous prétexte de vous défendre d'une sorte d'agression plus fantasmée que réelle de la part des détenteurs de croyances ou de traditions auxquelles personne ne vous demande d'adhérer, vous en prônez d'autres, de bon vivant comme on dit, mais un adepte de la méditation pourrait alors vous rétorquez : foutez-moi la paix avec vos pétards, vos pétasses, votre vinasse et votre boudin noir, j'ai autre chose à faire...Non ? Et qui pourrait l'en blâmer (si, si, dans le cas où votre chanson devienne un tube passant en boucle sur toutes les radios laïquement bien pensantes de l'hexagone, on ne sait jamais).

Et puis, ce que je trouve d'outrecuidant dans le fond du fond c'est de vouloir, d'une certaine manière imposer votre point de vue d'athée, sans avoir fait l'effort de comprendre le point de vue des croyants, et leurs sentiments profonds, c'est leur manquer de respect, et manquer de tolérance (je ne parle pas des extrémistes qui mettent des bombes, je parle des gens simples qui vivent leurs traditions qui valent bien celle du carnaval, à mon avis).

C'est une constante pathétique chez tous les détracteurs simplistes des religions, qui au mystère de la vie oppose la révélation de la cochonnaille, et du string obligatoire (pour toutes celles de moins de trente ans, faut pas exagérer quand même), alors, si c'est tout ce que vous avez à offrir, vous ne faites pas le poids fasse à ceux qui manipulent la transcendance à tours de bras avec une aisance telle qu'ils arrivent à convaincre de pauvres gens de brandir des fusils pour leur cause, c'est dire, mais je ne vais pas développer ce sujet davantage ici, car cela dépasserait l'objet de mon intervention qui est juste de commenter votre texte, que, vous l'aurez compris, je n'aime pas vraiment, surtout parce qu'il est trop simpliste et quand on y réfléchit un tout petit peu, plein de contradictions.

Cordialement

Corbivan, un tantinet pantois.

   Robot   
10/12/2015
 a aimé ce texte 
Pas
Sur la forme votre chanson à assez de gueule. Sur le fond je trouve que vous donnez une image peu alléchante de la laïcité. Vous semblez confondre l'epicurisme et la franchouillardise. Vous moquant sans retenue de la manière dont certains pratiquent leurs religions vous donnez une piètre image en semblant ignorer que l'on peut être agnostique et avoir un esprit moral qui respecte les croyances des autres. Mon appréciation prend en compte le fait que le message de votre texte déplaisant pour moi domine la forme.

   Anonyme   
10/12/2015
 a aimé ce texte 
Vraiment pas ↓
C'est par le jeu des mots et leur manipulation qu'arrivent le pire, vos propos sont aussi belliqueux que les leurs, je trouve ce texte profondément déplorable.

   phoebus   
10/12/2015
 a aimé ce texte 
Bien
Conclusion: on est obligé de suivre des traces quelque soit le chemin suivi.

Les rails s'imposent à nous comme des doublons pour aller finalement nulle part.

En disant "foutez-moi la paix" on s'identifie à ses pas et même on le suit cet itinéraire qui n'est pas hasardeux et qui force l'attention du quémandeur de paix à adopter des réflexes de survie.

A force d'attention, on repère l'usure du passé qui devient celle des gens et cela fait vaciller ce réel protecteur qui brusquement change d'avis, bifurque et se ravise nous apparaissant constamment semé de signes de pistes qui veulent nous obliger à aller vers d'autres directions en nous faisant oublié d'où nous sommes partis... Quand je disais que c'est toujours une histoire de traces...

   Anonyme   
10/12/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Je suis en tous points d'accord avec vous, alors foutez-moi la paix ! Euh, excusez, je veux dire que votre fabuleux poème-chanson-slam est une grande bouffée d'air frais et que j'adhère particulièrement au discours... le vin en moins (sauf avec parcimonie si le vin est bon, accompagné d'un bon repas, bref...). De plus, l'humour est bien au rendez-vous, alors que demander de mieux ? Rien, bien entendu, alors foutez-moi la paix !

Humoristiquement vôtre,

Wall-E

   Ramana   
10/12/2015
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Je n'adhère pas du tout à ce texte, je trouve qu'il est rempli de lieux communs, d'idées toutes faites puisées dans le climat propagandiste plus actuel que jamais, entretenu à l'encontre de certaines religions. Votre style n'est certes pas du Brassens, qui lui savait vilipender avec une certaine humanité quand-même les bigots de son époque, et les enveloppait d'un art consommé qui les taclait avec élégance.
Ne haïssez personne, vous en serez tôt ou tard aigri vous même, et ce n'est pas un pratiquant d'une religion particulière qui vous le dit.
Allez en paix, frère poète, et vénérez le veau d'or qu'il vous plaira.
Cordialement,

   funambule   
11/12/2015
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Plus pamphlétique que prophétique, une bonne idée sans doute mais qui tombe un peu à l'eau à trop vouloir en faire. Ça reste bien écrit mais le manque de finesse (sans vouloir être désobligeant) me heurte un peu. Difficile de "rassembler", de "réconcilier" mais je pense bien que l'intention est ailleurs...

   Pouet   
12/12/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Je suis en accord avec le fond, la forme est agréable, cela se lit bien. Un poil caricatural toutefois. On peut mettre cela sur le compte de l'humour.
Mais... (malgré le début de la deuxième strophe)
Je trouve étonnante la fin, je m'interroge, serait-ce alors une ode au polythéisme? Certes non. Je trouve donc cette fin incohérente avec le reste. Les romains à l'époque de Bacchus n'étaient pas des exemples de tolérance... Si? J'ai bien compris que ces divinités avaient ici valeur de métaphore mais bon je suis gêné tout de même.
Et puis je regrette qu'on ne "fustige" que l'islam et le catholicisme...
Quid du judaïsme, des mormons, du bouddhisme...?

Un sentiment mitigé pour ma part.

   GilbertGossyen   
29/12/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,

Je pense qu'un des rôles de la poésie est de déranger pour faire bouger les lignes. De ce point de vue votre texte est une réussite. J'aime beaucoup la forme mélangeant l'alexandrin à géométrie variable avec des expressions très populaires, ça me plait. Il y a aussi du fond, un message. Je ne suis pas d'accord avec tout, surtout les amalgames, mais cela a peu d'importance à mes yeux. Nous avons encore le droit de penser différemment. Vous êtes dans la provocation parfois et je comprends que cela gène certains lecteurs. Pour ma part, étant amateur de Brassens, Ferrat, Ferré mais aussi de Thiefaine, Lavilliers ou Trust, je n'ai pas d'état d'âme.

C'est un bravo pour moi.


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