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Poésie contemporaine
Coline-Dé : Valentine's red blues [concours]
 Publié le 01/03/16  -  16 commentaires  -  807 caractères  -  332 lectures    Autres textes du même auteur

Saxo ténor sur fond nuit noire.


Valentine's red blues [concours]



Ce texte est une participation au concours n°20 : Larcin Valentin ! (informations sur ce concours).





Février, v'là Saint-Valentin
Et les solitudes qui radinent.
C'est la période où les tapins
Au ripolin se r'font la mine.

Saint-Valentin, dans la vitrine
Le rouge satin qui dégouline…
Café cafard ; tiens, ça crachine !
Allez, au taf, c'est la débine.

Un sourire fripé de routine ;
"Eh, Machin, tu m'payes une bibine,
Mon gros lapin ?" – L'amour lamine !
On sait même plus si ça chagrine…

Satin rouge qui dégouline,
Un surin, là, dans ta poitrine :
Le grand frisson d'hémoglobine.


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Bidis   
17/2/2016
 a aimé ce texte 
Bien
C’est un texte qui interpelle. Mais la Saint Valentin fait partie du décor, ce pourrait être la Noël ou le carnaval tout aussi bien. Autre chose serait si un Jack l’éventreur présentant bien offrait, à cette occasion, des fleurs à celles dont l’auteur parle, parce qu’on sait que plus elles sont malheureuses, plus elles aiment les romans à l’eau de rose et rêvent qu’on vienne les tirer de leur existence sordide. Toute l’année d'ailleurs… Mais ici, il n'est même pas question de cela.
Sinon, l’écriture emporte la lecture ; mais donc pour moi, c'est hors sujet. En espace lecture, il faut mettre une appréciation, sinon je n'en mettrais pas.

   Arielle   
1/3/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un tourbillon rouge satin pour cette Valentine tout en mouvements qui danse avec les mots, leurs allitérations et leurs assonances. On se laisse emporter par un bonheur de langue, on en oublierait presque le sujet qui surgit, in extremis, bien planté au coeur du dernier tercet

Beaucoup d'allure dans cet univers glauque auquel le rouge insuffle sa belle énergie. Un bon coup de pinceau pour réveiller l'hiver (peinture Valentine, bien entendu !)

   Pussicat   
1/3/2016
un texte qui me renvoie au temps de la Belle époque, le langage peut-être, et la forme aussi comme les élisions que tu utilises : "v'là Saint-Valentin", "r'font la mine.", "tu m'payes une bibine".
je n'ai pas regardé les consignes du concours, aussi pourrais-je revenir faire un tour avec l'Edition...
l'ambiance est bien rendue ( le décor et le personnage ), le rouge omniprésent : habit, lèvres, sang ), et cette opposition au thème de la Saint-Valentin que l'on nous vend comme une date joyeuse et aimante...
j'ai l'impression de découvrir les coulisses d'une profession, avec la prostituée comme personnage principal de la saynète.
J'aime ce rejet maîtrisé :
"Eh, Machin, tu m'payes une bibine,
Mon gros lapin ?" –
les expressions collent au sujet, le lange aussi, les rimes sont travaillées, et je lis de belles trouvailles qui arrivent comme une gifle : "L'amour lamine !"
c'est la routine du quotidien, une Saint-Valentin recommencée, et cette fin macabre en fait divers...
"Le grand frisson d'hémoglobine.", comme si la mort seule lui apportait enfin ce qui lui manquait...
et puis "Le grand frisson..." c'est aussi l'interrogation universelle sur la fin qui nous attend tous, mais laquelle ?

j'ai bien aimé,
à bientôt de te lire

   luciole   
1/3/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,

C'est vrai qu'il y a une ambiance fin 19éme dans cette saynète. La répétition de la rime crée un effet de ritournelle populaire bienvenu.
C'est assez visuel, il y a aussi des allitérations qui sonnent bien ( café cafard, l'amour lamine)
Par contre la fin me semble un peu brutale, non ? Je ne saisis pas bien la progression jusqu'au final sanglant.
Ce petit bémol mis à part, je trouve cette chanson ou ce poème ( enfin cet écrit ) intéressant.
Merci

   PIZZICATO   
1/3/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
" Le rouge satin qui dégouline " excitant.

plus tard : " Satin rouge qui dégouline,
Un surin, là, dans ta poitrine "

Un " tapin " qui se fait refroidir par un quidam en mal d'amour un soir de St Valentin.
Eh oui ! Juste un fait divers qui n'intéresse pas les bonnes gens ....


Le sax ténor, on l'imagine. Ca peut faire effectivement un bon blues, noir.

   LeopoldPartisan   
1/3/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
texte pour moi dans le thème surtout avec en mémoire une citation de Bernard Lavillier qui en substance disait qu'il n'y a que les protituées qui savent aimer. Alors à la Saint-Valentin, pourquoi elles ne donneraient pas du plaisir à leur pire client ?

Pour l'écriture un peu moins convaincu par l'argot très dépotoir, mais si avec un peu d'imagination et une visite au musée du docteur Spitzner pour bien se mettre en tête les ravages de la siphilis au 19ème, alors why not my dear Jack.

en fait après une seconde lecture, le seul écueil qui pour moi ne fasse pas trop 19ème c'est lorsque la demi-mondaine, devrai-je plutôt du la très quart-monde mondaine appelle son client "mon gros lapin". Je ne suis pas sûr qu'à cette époque le quadrupède attirait autant la sympathie, mais là je pinaille, je pinaille là où d'autres canailles entaillent, entaillent...

   Pimpette   
1/3/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
ça fonctionne superbe!
de la musique et du rythme dans un texte qui virevolte!
belle recherche de vocabulaire et poésie à foison pour cette Saint Valentin un peu jazzy...

"C'est la période où les tapins
Au ripolin se r'font la mine."

très chouette!

   Francis   
1/3/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
L'ambiance du texte m'a fait penser à l'Assommoir de Zola. La musicalité présente par les allitérations (tapin, ripolin, Valentin, vitrine, lapin, lamine...) atténue la brutalité des derniers vers. L'amour ne se manifeste pas partout de la même manière ! "surin " a enrichi mon vocabulaire.

   Pouet   
3/3/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Avec toutes ces rimes en "ine" et vu le thème du poème je m'attendais à voir apparaître un terme que je n'ai point vu... :)

Bien sympathique, simple et efficace.
Me suis senti sur la place d'la Gallepi.

"L'amour lamine, on sait même plus si ça chagrine..."

   Pepito   
1/3/2016
Bon, je suis pas spécialiste, mais c'te poème m'a fait marrer. Je l'imaginais dit façon "Atmosphère, atmosphère, est-ce que j’ai une gueule d’atmosphère !"...
Puis vient le coup d'surin et le raisiné qui coule (Raoul) dans l'caniveau... d'un coup comme ça...
J'essai d'imaginer :
Un "frisson d’hémoglobine"...
Ta gueule, c'est pour la rime...
Ha ben là, bien sûr... ;=)

Sympatoche lecture, merci !

Pepito

   Ananas   
2/3/2016
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonsoir,

Si le sujet me plait beaucoup son traitement me laisse de marbre. Encore une poésie en argot (mais vous souffrez de 2 publications du même genre avant la vôtre qui gâchent l'effet de surprise et le côté original de l'exercice), et qui plus est suffisamment (ou pas assez) universelle pour coller au thème ou à tout autre.
Ce qui en soi, et en poésie n'est pas une mauvaise chose...

Le souci, en ce qui me concerne, mes excuses à l'auteur, c'est que le champ lexical, ici une fois de plus, nuit à mon appréciation de l'image, de la musicalité, du rythme qui pourtant ponctue l'oeuvre...

Un coup dans l'eau en ce qui me concerne, mais une écriture intéressante à n'en pas douter, que je lirai volontiers dans d'autres circonstances.

Merci.
Bonne chance pour le concours !

   jfmoods   
2/3/2016
La variété de la ponctuation (points de suspension, points virgules, points d'exclamation, guillemets, tiret, point d'interrogation, deux points) assure un maximum d'expressivité à l'ensemble du poème. Le lecteur regretterait presque l'absence de parenthèses. Les présentatifs ("C'est... où", "c'est"), les interjections ("tiens", "Allez", "Eh") ainsi que l'adverbe de lieu ("là") appuient sur ce constat premier. Les éléments constitutifs d'une langue oralisée rendent l'évocation particulièrement vivante (formes relâchées : "v'la" , "se r'font", "tu m' payes", lexique familier : "ça" x 2, "radinent", "tapins", "taf", "débinent", "Machin", "bibine", "surin"). Le regard, sans concession, entérine l'usure et la solitude abyssale des coeurs (détournement lexical d'une marque : "Au ripolin", groupe nominal péjoratif : "Un sourire fripé", terme soulignant l'indifférenciation : "Machin", périphrase dépréciative : "Mon gros lapin", jeu des assonances et allitérations : "période... tapins... ripolin", "Café cafard... crachine", "l'amour lamine", "sait... plus si ça"). L'assimilation implicite du vêtement sensuel qui attire l'oeil à celui qui suscite le crime, crime sans doute métaphorique du coup de canif dans le contrat des promesses (jeu anaphorique : " Le rouge satin qui dégouline…", "Satin rouge qui dégouline"), signe l'échec patent, le jeu de dupes de la relation amoureuse (titre : "Valentine's red blues").

Merci pour ce partage !

   Robot   
2/3/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Je trouve la rédaction efficace et l'argot ajouté à ce que je ressens de désespéré et de tragique dans ce texte. Si on passe outre le langage et le thème il y a comme un choeur pour tragédie grecque.
J'ai lu et dit avec plaisir.

   hersen   
2/3/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ce poème est écrit comme on dessinerait un BD, je vois chaque vignette, le rouge est la couleur prédominante. Et la vignette de la fin, le sang qui dégouline et le manche du couteau. Et les bulles, avec le texte.
Du coup, je suis plongée dans l'ambiance x2 !

Joli coup de crayon !

   LenineBosquet   
4/3/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Oui, j'aime cette langue, les mots choisis mais aussi le thème. Marrant d'ailleurs qu'on ai choisi tous deux d'aborder cette St Valentin sous l'angle de la prostituée et de l'argot! La comparaison s'arrête là.
J'ai un peu de mal avec cette sur-abondance de rimes en "...ine", qui reviennent même à l'intérieur des vers, tout comme les rimes en "..in" d'ailleurs.
Mais le fond me parle, j'y ressent une écriture toute féminine qui me touche.
Je trouve toutefois que le thème de la St valentin est survolé, à peine esquissé, ne servant que de prétexte. Heureusement que le sang coule, ça nous donnera du gore!
Merci pour cette lecture.

   MissNeko   
12/8/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
"Atmosphère, atmosphère, est ce que j'ai une gueule d'atmosphère?" Ça pourrait être rajouté à ce poème très titi parigot.
Un belle ambiance pour ce texte un poil glauque mais c est plaisant.


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