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Poésie néo-classique
craone : Transsubstantiation
 Publié le 18/03/09  -  8 commentaires  -  859 caractères  -  98 lectures    Autres textes du même auteur

Et pourtant ce n'est pas l'automne.


Transsubstantiation



Autour de nous, les feuilles meurent.
Celles qu'on connaît, celles qu'on ignore,
Ne s'accrochent plus, quittent leur demeure.
Elles étaient vie, ne sont plus qu'or.

Et puis l'interminable envol,
Où elles regrettent leurs mille sœurs.
Le bruit du vent, les longues heures
Où le soleil les rendait folles.

Alors elles rencontrent enfin le sol.
L'étranger flou qu'elles ignoraient,
Qu'elles méprisaient, qu'elles abhorraient.
Et qu'il est doux et qu'il est mol.

Et elles s'y perdent et elles s'y lovent
Dans cette sombre et tendre alcôve,
Où les attendent la mutation,
La pourriture, la partition.

Et dès qu'enfin, elles ne sont plus,
En cessant d'être, elles touchent au but.
La suite les appelle sans férir,
À devenir un à venir.


 
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   Anonyme   
18/3/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Saint Compost priez pour nous !

C'est une belle image de la vie qui passe. Poussière, tu n'es que poussière. C'est une leçon d'impermanence sur un mode humoristique.

Mais ici, dans cette séquence :
"Qu'elles méprisaient, qu'elles abhorraient.
Et qu'il est doux et qu'il est mol.

Et elles s'y perdent et elles s'y lovent"
je trouve que ces allitérations finissent par freiner le rythme... à moins que ce ne soit une image des feuilles qui tournoient, et hésitent avant de toucher le sol.

En tout j'ai quand même bien aimé ma lecture.

   Anonyme   
18/3/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Une illustration à travers ces feuilles, du cycle de la vie.
Comme le remarque Impolitis, de l'impermanence des choses.
J'ai apprécié.
Juste la troisième strophe qui me gêne un peu :
"Alors elles rencontrent enfin le sol/L'étranger flou qu'elles ignoraient/Qu'elles méprisaient, qu'elles abhorraient."
Pourquoi alors, le touchaient elles ENFIN ce sol ? Si elles l'abhorraient.
Peut-être écrire un vers du genre : Et puis elles rencontrent le sol aurait mieux passé (enfin pour moi).
Je chipote sur un mot mais du coup je trouve qu'il dénature cette strophe.
Autrement il y a un bon rythme et une bonne musicalité.

   marimay   
18/3/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour craone,
Le mouvement des feuilles qui tombent est joliment rendu dans votre poème. On les sent voler dans ces verbes qui se succèdent.
"À devenir un à venir" : très bien pensé ! Ce n'est plus l'automne mais le printemps à venir se nourrira de ces feuilles qui ne sont plus.

   FABIO   
18/3/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Je ne peux pas rester indifférent a votre poème car je suis moi même très inspiré par la nature et le a métamorphose des feuilles.
Quoi dire sinon que c'est très bien imaginé par vos mots, ça chante
, le rythme est bon. Juste la répétition de "elles"parfois un peu trop.
Mais rien de flagrant. Bon courage pour la suite

   Faolan   
19/3/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Un thème classique mais j'ai trouvé le poème bien écrit, très visuel.
Un agréable moment de lecture. Merci.

   PetiteMarie   
23/4/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai beaucoup aimé : le sujet est bien rendu, d'une longueur idéale, très agréable à lire.

   Raoul   
21/10/2010
En plongée dans l'Oniris profond, envie de commenter celui-ci.
J'aime l'écriture, les nuances, la musicalité et puis le sens qui n'est jamais rendu pesamment ou pesant.
Si je chipotais un brin je dirais que la première strophe est un peu en dessous des autres (l'"Autour de nous" ne me parait pas indispensable, de même le "quittent leur demeure" un peu trop redite à mon goût), mais bon… Un plaisir de lire un texte de cette justesse et de cette délicatesse.
Merci pour cette lecture.

   Anonyme   
17/10/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Incipit "Et pourtant ce n'est pas l'automne", mais cependant quelle étonnante ressemblance avec cette saison, il faut sans doute pousser plus loin ...

Vous m'interpelez " Celles qu'on connaît, celles qu'on ignore, " et " La suite les appelle sans férir, A devenir un à venir ", avec ce petit côté déroutant au travers de vos mots.

Le cycle de la vie, la nature nous ouvre le chemin, nous montre ce perpétuel recommençant. Votre poème est très représentatif de cet état de fait.

La "transsubstantiation", une réflexion en devenir pour moi, après avoir lu votre écrit, qui présente beaucoup d'intérêt.


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