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| Passant75
16/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Là où souvent la poésie part d’une expérience personnelle, voire intime, pour s’ouvrir à l’universel, ce poème a choisi une trajectoire inverse. Le récit part de la lune, du soleil, d’une étoile, d’une comète, pour revenir vers l’océan, le sable, la dune et l’odeur du thym, jusqu’à atteindre le corps humain.
J’ai été très sensible à ce choix de l’auteure, ce n’est plus l’humain qui s’élève vers le cosmos, mais l’univers qui se rétracte vers le personnel et l’intime. Cette idée fait du corps humain un aboutissement et je me suis senti conduit du lointain de l’infini vers une proximité d’autant plus sensible qu’elle en devient charnelle. Par le choix des vers et celui des rimes, la forme rejoint le fond et cette condensation du vaste vers le concret le plus proche est une réussite que je salue. |
| Polza
16/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Voilà un poème d’une plume aguerrie, me suis-je dit après avoir lu votre poème.
Après « Les nuits fauves », « Le sable fauve »… Par contre, vous allez être dégoûté (dégoûtée) parce que selon moi, vous avez commis deux petites fautes. L’une est sans conséquence et sera corrigée par les gentilles correctrices : « Le sable fauve écume à fleur de nos pieds nus Et ton rire empli l’air de ces lieux inconnus » Je pense que vous vouliez écrire : « Et ton rire emplit l’air de ces lieux inconnus ». Par contre, pour la deuxième, c’est plus fâcheux, ça vous ferme les portes de la catégorie classique, rien que ça, dura lex, sed lex ! « Une lune orpheline éclaircit les chemins Quand le soleil s’endort dans les reflets carmins » Carmin employé en tant qu’adjectif est invariable, ce qui donne malheureusement : « Une lune orpheline éclaircit les chemins Quand le soleil s’endort dans les reflets carmin » En même temps, ce poème est super bien écrit quand même, ça ne change pas vraiment grand-chose pour moi, pour vous je ne sais pas… Le rythme 12/12/6/12/12/6 est maîtrisé à la perfection, c’est vraiment agréable à lire. Franchement, c’est superbement écrit, j’imagine que cette poésie provient d’une plume exigeante, aussi, j’imagine que vous allez vous en vouloir pour « carmins », je compatis d’avance à votre déception… Le groupe Niagara a chanté « C’est l’amour à la plage », mais vous, vous sublimez cet amour à la plage, attention toutefois au sable qui se glisse partout :-) |
| Lebarde
3/7/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Que sont quelques menues broutilles "graphiques" facilement récupérables, peanuts, dans cette évocation céleste aux soupçons métaphoriques du plus bel effet, invitant nos astres familiers à participer aux scènes et tableaux naturels grandioses du "petit matin", toujours d'une sublime beauté:
"Une lune orpheline éclaircit le chemin Quand le soleil s’endort dans les reflets carmin De son jour éphémère "; ou "Une étoile étincelle et, traversant les cieux, La comète aux confins d’au-delà merveilleux" réveillant chez l'auteur(e), la "douce ivresse – à perdre la raison –", des pensées voluptueuses et des désirs chargés d'une chaude sensualité au " goût du thym sauvage ;" Voilà bien un charmant poème classique dont l'écriture élégamment poétique, d'une belle délicatesse me comble. Bravo et merci En EL Lebarde Ed: J'y suis revenu à plusieurs reprises sur mon Iphone sous le chaud soleil marseillais à so zénith! |
| LeChevalier
3/7/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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C'est un poème tout en sensualité, parfaitement bien mesurée : aucun excès ni en audace, ni en pudeur. Je crois que tous les sens sont évoqués : la vue (par les couleurs dans la première et dans la troisième strophes), le toucher (dans le vers final), l'odorat (« le thym sauvage »), l'ouïe (« l'accent des mers du Sud »), le goût (dans la dernière strophe). De même pour les quatre éléments : terre, eau, air, feu : l'auteur a choisi de situer l'émotion entre terre, mer et astres -- il y a un double sens dans l'évocation de Vénus dans la troisième strophe (la planète et la déesse : c'est très habile).
Il y a un grand travail sur les sonorités, surtout au niveau des allitérations que je trouve très agréables dans la première strophe, où les L sont bien nombreux. Les voyelles sont très bien réparties dans tout le texte, il n'y aucune accumulation de consonnes qui ralentirait ou gênerait. Les phrases sont harmonieuses sans pour autant tomber dans la platitude : on les comprend du premier coup mais elles ont une belle étendue (en fait, chacune couvre une strophe entière). En bilan, je salue un poème tout en harmonie, en parfait accord avec l'état émotionnel des heureux amants qu'il décrit ! Ajout après publication. Que je suis heureux de lire un poème au rythme aussi exquis et ample ! Les deux alexandrins à rimes masculines sont comme un tremplin dont le troisième vers, égal en longueur à un hémistiche, rebondit superbement, laissant languir, comme un panache de poussière d'or, sa rime féminine ; la voix se hausse spontanément sur la dernière syllabe de ces vers courts et se perd dans un chant. La syntaxe épouse merveilleusement les contours de ces strophes élégantes, la poésie devient chant et le lecteur en est... enchanté. Merci. |
| Provencao
3/7/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour chère poétesse,
"Seuls sur la dune ambrée, à tes lèvres j’apprends L’accent des mers du Sud, de tes baisers charmants Le goût du thym sauvage ; De ton désir de nous, j’ai partagé la faim Et soulagé la soif, laissant frémir enfin Ta main sur mon corsage" En certain accent des mers du Sud , l’intime et la confidence sont les refuges de frissons câlins. L’intime s'offre résonance du désir. En rêves solitaires ou non, où les caresses deviennent fantaisistes, juste douces et romantiques. J'ai adoré ce goût du thym sauvage! Au plaisir de vous lire, Cordialement |
| AMitizix
3/7/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime bien
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J’aime bien ce poème, et cette nuit décrite d’un crépuscule à l’autre !
Après une première lecture un peu difficile, la progression du texte se révèle en effet très claire et limpide, du coucher au lever du soleil ; et l’histoire amoureuse de la narratrice se mêle peu à peu délicatement à ce tableau nocturne, jusqu’à prendre le dessus quand le jour revient, dans la dernière strophe. Cet équilibre (entre peinture et aventure, si on veut), peu à peu renversé d’un extrême à l’autre, m’a paru très bien maîtrisé, et s’inscrire harmonieusement dans l’avancée générale de la poésie vers l’aube. En un mot, j’ai été sensible à la composition d’ensemble, que j’ai appréciée. Et ce, d’autant plus que j’ai été touché par les images et la musicalité du poème, très bien servie par la strophe choisie, dont les effets de rythme sont joliment prolongés par quelques rejets, donnant un ton bien frappé et harmonieux à tout le texte. Pour en revenir aux images, j’aime beaucoup l’évocation de la lune dans la première strophe, ma préférée sans doute ; de même que ces baisers de la première moitié de la dernière strophe. En revanche, l’image des vers 22/23 (faim/soif) m’a semblé un peu trop triviale, reposant plus sur le jeu de mot que sur l’imaginaire onirique qui précède ; et, si le calembour en poésie me plaît tout à fait, j’ai l’impression que celui-ci tombe un peu à contretemps, rompant avec l’atmosphère du reste du texte sans lui apporter de piment particulier. Mais le vers qui clôt le poème le fait, à mon avis, en renouant élégamment avec l’ambiance plus délicate de ce qui précède. Comme je l’ai dit, ma première lecture n’a cependant pas été aisée : manque de concentration, certainement, pour une part ; mais il me semble, après relecture donc, que la ponctuation de la première strophe est aussi partiellement coupable. Je m’explique : le rejet de « sans aucun battement » surprenant le lecteur, en accélérant quelque peu sa lecture, la simple virgule pour séparer les deux hémistiches du vers 5 me semble un peu faible : un tiret ou un point-virgule m’aurait aidé à mieux reprendre pied dans le poème. De plus, en lisant cette strophe à voix haute, marquer la pause entre « battement » et « son halo » me semble à la fois plus clair pour le sens et plus harmonieux musicalement. J’espère ne pas paraître trop tatillon, ou ne pas, tout simplement, manquer la respiration que l’auteur voulait donner à ce passage : c’est simplement que cet inconfort a failli me faire passer à côté de la strophe pour une simple question de compréhension littérale (je ne comprenais plus que le « son » du « halo de blancheur » renvoyait à la lune du vers 1), ce qui aurait été dommage puisque, maintenant que cette légère difficulté est écartée, je l’apprécie beaucoup, comme je le disais tout à l’heure. Inversement, l’usage des tirets pour isoler « à perdre la raison » au vers 14 m’a paru un peu brutal : j’aurais peut-être employé des virgules ou des parenthèses, même si, pour le coup, j'ai l'impression qu'il s'agit surtout ici d'une affaire de goût. Bien sûr, ces détails ne m’ont pas empêché d’apprécier beaucoup cette lecture : merci ! |
| BlaseSaintLuc
4/7/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Très aboutie, j'aime beaucoup, voilà, voilà, vous dire pourquoi ?
Dire que c'est beau serait un peu court ; ici, on examine le jour qui tombe et la lune orpheline. Pas de sélènes alors ? Blancs, bleus et carmins, que de couleurs gaies pour un joli tableau. On a même le droit à la visite d'une comète ; que l'écume nous emporte vers des îles plus bleues ! Bon, on est bien dans l'ambiance, l'incendie vient de la mer et le ciel, sans raison, nous baigne de passion. Le soir sur les dunes, on y voit plusieurs lunes ; si ce n'est Cupidon, c'est la flèche des sens !😉 |




