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Poésie classique
Cristale : Le sable fauve
 Publié le 03/07/26  -  15 commentaires  -  1371 caractères  -  251 lectures    Autres textes du même auteur


Le sable fauve



Une lune orpheline éclaircit le chemin
Quand le soleil s’endort dans les reflets carmin
De son jour éphémère ;
Nul ne saura jamais les secrets de son cœur
Sans aucun battement, son halo de blancheur
A bleui l’atmosphère.

Une étoile étincelle et, traversant les cieux,
La comète aux confins d’au-delà merveilleux
Nous offre son augure ;
Le sable fauve écume à fleur de nos pieds nus
Et ton rire emplit l’air de ces lieux inconnus
l’aube s’aventure.

Le brasier de l’aurore enflammant l’horizon
Prédit la douce ivresse – à perdre la raison –
Vénus nous convie ;
Dès le petit matin, nimbé de rayons verts,
L’océan suit le vent sous nos yeux entrouverts,
Amoureux de la vie.

Seuls sur la dune ambrée, à tes lèvres j’apprends
L’accent des mers du Sud, de tes baisers charmants
Le goût du thym sauvage ;
De ton désir de nous, j’ai partagé la faim
Et soulagé la soif, laissant frémir enfin
Ta main sur mon corsage.


___________________________________
Texte avec un mot changé avant publication.


 
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   Passant75   
16/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Là où souvent la poésie part d’une expérience personnelle, voire intime, pour s’ouvrir à l’universel, ce poème a choisi une trajectoire inverse. Le récit part de la lune, du soleil, d’une étoile, d’une comète, pour revenir vers l’océan, le sable, la dune et l’odeur du thym, jusqu’à atteindre le corps humain.

J’ai été très sensible à ce choix de l’auteure, ce n’est plus l’humain qui s’élève vers le cosmos, mais l’univers qui se rétracte vers le personnel et l’intime. Cette idée fait du corps humain un aboutissement et je me suis senti conduit du lointain de l’infini vers une proximité d’autant plus sensible qu’elle en devient charnelle.

Par le choix des vers et celui des rimes, la forme rejoint le fond et cette condensation du vaste vers le concret le plus proche est une réussite que je salue.

   Polza   
16/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Voilà un poème d’une plume aguerrie, me suis-je dit après avoir lu votre poème.
Après « Les nuits fauves », « Le sable fauve »…

Par contre, vous allez être dégoûté (dégoûtée) parce que selon moi, vous avez commis deux petites fautes. L’une est sans conséquence et sera corrigée par les gentilles correctrices :

« Le sable fauve écume à fleur de nos pieds nus
Et ton rire empli l’air de ces lieux inconnus »

Je pense que vous vouliez écrire : « Et ton rire emplit l’air de ces lieux inconnus ».

Par contre, pour la deuxième, c’est plus fâcheux, ça vous ferme les portes de la catégorie classique, rien que ça, dura lex, sed lex !

« Une lune orpheline éclaircit les chemins
Quand le soleil s’endort dans les reflets carmins »

Carmin employé en tant qu’adjectif est invariable, ce qui donne malheureusement :

« Une lune orpheline éclaircit les chemins
Quand le soleil s’endort dans les reflets carmin »

En même temps, ce poème est super bien écrit quand même, ça ne change pas vraiment grand-chose pour moi, pour vous je ne sais pas…

Le rythme 12/12/6/12/12/6 est maîtrisé à la perfection, c’est vraiment agréable à lire.

Franchement, c’est superbement écrit, j’imagine que cette poésie provient d’une plume exigeante, aussi, j’imagine que vous allez vous en vouloir pour « carmins », je compatis d’avance à votre déception…

Le groupe Niagara a chanté « C’est l’amour à la plage », mais vous, vous sublimez cet amour à la plage, attention toutefois au sable qui se glisse partout :-)

   Lebarde   
4/7/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Que sont quelques menues broutilles "graphiques" facilement récupérables, peanuts, dans cette évocation céleste aux soupçons métaphoriques du plus bel effet, invitant nos astres familiers à participer aux scènes et tableaux naturels grandioses du "petit matin", toujours d'une sublime beauté:

"Une lune orpheline éclaircit le chemin
Quand le soleil s’endort dans les reflets carmin
De son jour éphémère ";
ou
"Une étoile étincelle et, traversant les cieux,
La comète aux confins d’au-delà merveilleux"

réveillant chez l'auteur(e), la "douce ivresse – à perdre la raison –", des pensées voluptueuses et des désirs chargés d'une chaude sensualité au " goût du thym sauvage ;"

Voilà bien un charmant poème classique dont l'écriture élégamment poétique, d'une belle délicatesse me comble.

Bravo et merci

En EL

Lebarde

Ed: J'y suis revenu à plusieurs reprises sur mon Iphone en vain, sous le chaud soleil marseillais à so zénith! Il m’a fallu attendre la brune pour agrandir mon enthousiasme.

   LeChevalier   
3/7/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
C'est un poème tout en sensualité, parfaitement bien mesurée : aucun excès ni en audace, ni en pudeur. Je crois que tous les sens sont évoqués : la vue (par les couleurs dans la première et dans la troisième strophes), le toucher (dans le vers final), l'odorat (« le thym sauvage »), l'ouïe (« l'accent des mers du Sud »), le goût (dans la dernière strophe). De même pour les quatre éléments : terre, eau, air, feu : l'auteur a choisi de situer l'émotion entre terre, mer et astres -- il y a un double sens dans l'évocation de Vénus dans la troisième strophe (la planète et la déesse : c'est très habile).

Il y a un grand travail sur les sonorités, surtout au niveau des allitérations que je trouve très agréables dans la première strophe, où les L sont bien nombreux. Les voyelles sont très bien réparties dans tout le texte, il n'y aucune accumulation de consonnes qui ralentirait ou gênerait.

Les phrases sont harmonieuses sans pour autant tomber dans la platitude : on les comprend du premier coup mais elles ont une belle étendue (en fait, chacune couvre une strophe entière).

En bilan, je salue un poème tout en harmonie, en parfait accord avec l'état émotionnel des heureux amants qu'il décrit !

Ajout après publication.

Que je suis heureux de lire un poème au rythme aussi exquis et ample ! Les deux alexandrins à rimes masculines sont comme un tremplin dont le troisième vers, égal en longueur à un hémistiche, rebondit superbement, laissant languir, comme un panache de poussière d'or, sa rime féminine ; la voix se hausse spontanément sur la dernière syllabe de ces vers courts et se perd dans un chant. La syntaxe épouse merveilleusement les contours de ces strophes élégantes, la poésie devient chant et le lecteur en est... enchanté. Merci.

   Provencao   
3/7/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Bonjour chère poétesse,

"Seuls sur la dune ambrée, à tes lèvres j’apprends
L’accent des mers du Sud, de tes baisers charmants
Le goût du thym sauvage ;
De ton désir de nous, j’ai partagé la faim
Et soulagé la soif, laissant frémir enfin
Ta main sur mon corsage"

En certain accent des mers du Sud , l’intime et la confidence sont les refuges de frissons câlins.
L’intime s'offre résonance du désir. En rêves solitaires ou non, où les caresses deviennent fantaisistes, juste douces et romantiques.

J'ai adoré ce goût du thym sauvage!

Au plaisir de vous lire,
Cordialement

   AMitizix   
3/7/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime bien
J’aime bien ce poème, et cette nuit décrite d’un crépuscule à l’autre !

Après une première lecture un peu difficile, la progression du texte se révèle en effet très claire et limpide, du coucher au lever du soleil ; et l’histoire amoureuse de la narratrice se mêle peu à peu délicatement à ce tableau nocturne, jusqu’à prendre le dessus quand le jour revient, dans la dernière strophe. Cet équilibre (entre peinture et aventure, si on veut), peu à peu renversé d’un extrême à l’autre, m’a paru très bien maîtrisé, et s’inscrire harmonieusement dans l’avancée générale de la poésie vers l’aube. En un mot, j’ai été sensible à la composition d’ensemble, que j’ai appréciée.
Et ce, d’autant plus que j’ai été touché par les images et la musicalité du poème, très bien servie par la strophe choisie, dont les effets de rythme sont joliment prolongés par quelques rejets, donnant un ton bien frappé et harmonieux à tout le texte. Pour en revenir aux images, j’aime beaucoup l’évocation de la lune dans la première strophe, ma préférée sans doute ; de même que ces baisers de la première moitié de la dernière strophe. En revanche, l’image des vers 22/23 (faim/soif) m’a semblé un peu trop triviale, reposant plus sur le jeu de mot que sur l’imaginaire onirique qui précède ; et, si le calembour en poésie me plaît tout à fait, j’ai l’impression que celui-ci tombe un peu à contretemps, rompant avec l’atmosphère du reste du texte sans lui apporter de piment particulier. Mais le vers qui clôt le poème le fait, à mon avis, en renouant élégamment avec l’ambiance plus délicate de ce qui précède.

Comme je l’ai dit, ma première lecture n’a cependant pas été aisée : manque de concentration, certainement, pour une part ; mais il me semble, après relecture donc, que la ponctuation de la première strophe est aussi partiellement coupable. Je m’explique : le rejet de « sans aucun battement » surprenant le lecteur, en accélérant quelque peu sa lecture, la simple virgule pour séparer les deux hémistiches du vers 5 me semble un peu faible : un tiret ou un point-virgule m’aurait aidé à mieux reprendre pied dans le poème. De plus, en lisant cette strophe à voix haute, marquer la pause entre « battement » et « son halo » me semble à la fois plus clair pour le sens et plus harmonieux musicalement. J’espère ne pas paraître trop tatillon, ou ne pas, tout simplement, manquer la respiration que l’auteur voulait donner à ce passage : c’est simplement que cet inconfort a failli me faire passer à côté de la strophe pour une simple question de compréhension littérale (je ne comprenais plus que le « son » du « halo de blancheur » renvoyait à la lune du vers 1), ce qui aurait été dommage puisque, maintenant que cette légère difficulté est écartée, je l’apprécie beaucoup, comme je le disais tout à l’heure. Inversement, l’usage des tirets pour isoler « à perdre la raison » au vers 14 m’a paru un peu brutal : j’aurais peut-être employé des virgules ou des parenthèses, même si, pour le coup, j'ai l'impression qu'il s'agit surtout ici d'une affaire de goût.

Bien sûr, ces détails ne m’ont pas empêché d’apprécier beaucoup cette lecture : merci !

   BlaseSaintLuc   
4/7/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Très aboutie, j'aime beaucoup, voilà, voilà, vous dire pourquoi ?
Dire que c'est beau serait un peu court ; ici, on examine le jour qui tombe et la lune orpheline.
Pas de sélènes alors ?
Blancs, bleus et carmins, que de couleurs gaies pour un joli tableau.
On a même le droit à la visite d'une comète ; que l'écume nous emporte vers des îles plus bleues !
Bon, on est bien dans l'ambiance, l'incendie vient de la mer et le ciel, sans raison, nous baigne de passion.
Le soir sur les dunes, on y voit plusieurs lunes ; si ce n'est Cupidon, c'est la flèche des sens !😉

   Mokhtar   
4/7/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
« Accent des mers du Sud, sable fauve », je verrais bien la scène se situer dans l’Océan indien, Réunion ou Maurice ? Terres d’éruptions…de minéralité.

Ce que j’aime bien dans ce poème, c’est la cohabitation entre l’évocation très classique de l’immensité cosmique, et celle, discrète, d’une intimité amoureuse et charnelle. Cela développe comme une complicité affective entre la nature et le couple, les astres se voyant attribuer des adjectifs sentimentaux.

Le passage de la nuit à l’aurore peut se lire comme le passage entre une période d’attente froide à la naissance du jour , éveil amoureux, et sa chaleur. On y sent la nature complice, et le « patronage » de Vénus.

Les alexandrins parfaitement "césurés", conclus par un sizain, donnent un effet de progression déroulant le propos. Je n’insisterai pas sur la musicalité du vocabulaire, caractéristique du style de l’auteure dont je me suis souvent demandé s’il était spontané ou travaillé.

Une petite réserve sur le pluriel « seuls », premier mot de la dernière strophe, suivi d’un « je » (j’apprends). Certes, on finit par deviner qu’il concerne implicitement le couple, mais l’interrogation initiale ralentit la lecture. Un aveugle à qui l’on dirait le poème serait surpris par cette voix solitaire succombant « aux baisers charmants ».

En digressant un peu, on peut s’amuser à remarquer que « Seuls » est en soi un pluriel bien singulier, qui dénature la solitude. « D’aucuns » fait pire encore, qui additionne…rien du tout. « Les uns » insulte la mathématique, qui hésite elle-même sur le nombre grammatical à adopter. « Ils sont uniques » frise le ridicule. Enfin si je me laisse aller à opposer poésie et logique, c’est que je suis plusieurs.

Merci en tous cas pour ce très beau texte : le voyage, de la lune au sable et du sable au corsage, m’a réellement enchanté.

   Damy Cantarrieu   
4/7/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Que dire d’autre qui n’a pas été déjà dit.
Je retiens l’inversion du classicisme : « de l’universel à l’intime » mentionné par Passant75 ; cette « évocation céleste aux soupçons métaphoriques » de Lebarde ; le « salue » de LeChevalier ; tout comme Provençao « j’ai adoré ce goût de thym sauvage » ; tout comme Amitizix, « j’ai été touché par les images et la musicalité du poème », je rajouterai « par l’élégante sensualité » ; j’aime aussi, comme BlaiseSaintLuc « que l’écume nous emporte vers des îles bleues » ; et enfin je cite Mokhtar « le voyage de le lune au sable et du sable au corsage m’a enchanté ».

Toujours ravi de te lire, ô Maîtresse.

"J'aime beaucoup" est un euphémisme. J'adore !

   Boutet   
4/7/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
Un sable fauve tout en délicatesse comme d'habitude chez l'autrice. Cette forme romantique ne se voit que trop rarement sur le site. Juste la rime j'apprends/charmants même si elle est suffisante aurait du être un peu plus riche.
Un beau texte.

   Myndie   
5/7/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime bien
Bonjour Cristale,
On commence dans la fraîcheur d'une nuit solitaire pour finir dans la chaleur d'un matin partagé, où tout , le vent, l'océan, l'aurore, vient célébrer l'union des deux personnages. C'est un très beau poème au romantisme assumé et à et à la musicalité enchanteresse.
J'ai particulièrement apprécié toute la palette des couleurs éployées, chaudes et riches comme le jour et le sable ou au contraire fraîches comme la nuit et l'océan (carmin, fauve, ambrée, blancheur qui a«bleui l’atmosphère »).
Certaines formulations me semblent un peu plus convenues, comme «  les secrets de son cœur », « nos yeux entrouverts, Amoureux de la vie. » ou «  tes baisers charmants » (un peu trop fades comparés au«  goût du thym sauvage »)
Mais tout cela est vite rattrapé par la dernière strophe, la plus réussie selon moi, avec toutes les senteurs qu'elle porte en elle et toute la fièvre qu'elle annonce.
Parce qu'il y a toujours une Cristale sensuelle cachée derrière la Cristale romantique!^^

   Lariviere   
6/7/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime bien
Bonjour Cristale,

N'y voyez aucun retour de manivelle, mais plutôt un heureux hasard, me voilà pour commenter votre dernier texte.

Je l'ai bien aimé et ainsi je n'ai pas passé mon chemin après ma lecture, comme je le fais d'ordinaire, pour ne pas vous faire perdre quelques éléments de votre épais et flamboyant plumage... ;)

Ce que j'ai apprécié ici, en plus de votre écriture ample et complètement aboutie comme à son habitude et de votre maitrise incontestable de la dimension prosodique, ce sont deux choses essentielles :

J'ai trouvé le rythme "original", moins ronronnant et plus entrainant, avec ses alexandrins qui laissent place au troisième vers de chaque strophe à un sizain.

Je n'ai pas été saturé par des images trop lourdes et appuyées jusqu'à l'excès en terme d'érotisme. Celui-ci ici est juste suggéré, ca reste fin, assez subtil et délicat.

Sinon, j'ai bien aimé aussi que vous vous serviez de cette métrique sautillante pour glisser un rejet au troisième vers. J'affectionne rejet et enjambement qui cassent de facto la monotonie de lecture à mon oreille, mais je sais que la plupart ici trouve que leur emploi heurte la lecture.

Enfin, j'ai trouvé sur l'ensemble les images très belles. Et les sonorités présentes et agréables.

Merci pour cette lecture et bonne continuation sur votre chemin (de sable fauve) poétique !

   Cristale   
14/7/2026

   Heloise   
16/7/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Quelle atmosphère étrange... À première lecture, un grand contraste entre le cosmos froid, impersonnel, impassible, et l'union passionnée, chaude et vivante du couple. Il me semble que le cosmos et le couple se communiquent l'un à l'autre leurs états et s'influencent réciproquement. Je crois entendre l'écho du vide et sentir le souffle du néant. C'est très grand et impressionnant.
À deuxième lecture, je comprends que différents éléments de l'espace représentent les différents stades par où passe le couple. Est-ce que le vouple se laisse guider par les signes celestes ou fixe sont attention sur ce qui représente le mieux son état du moment ? La lune pour froids réservés, puis l'étoile pour l'étincelle qui annonce "augure" une relation intime possible, puis l'aurore enflammée ça devient chaud bouillant (pardonnez-moi l'expression), et là, ils arrêtent de rêver la tête dans les etoiles et finissent par se voir et se regarder l'un l'autre. Ils prennent corps. Ça devient sensuel : les cinq sens sont présents, le désir est orienté vers l'autre, c'est la naissance d'une grande chose.

Un debut de parallélisme : une + nom
"Une lune orpheline éclaircit le chemin"
"Une étoile étincelle et, traversant les cieux,"
...vite brisé par la suite de la phrase, adjectif verbe d'une phrase simple en v1 et verbe d'une phrase complexe en v2. C'est amusant, c'est comme un petit piège, on croit savoir comment ça va se dérouler et hop ! les mots prennent une direction inattendue.

Très beaux vers, qui coulent de soi, qui donnent une idée de l'infiniment grand, et une idée de la grande puissance de l'amour. Merci, Cristale.
.

   Pussicat   
16/7/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Je n'ai pas les mots : le rythme, l'élan, la fraîcheur de l'ouverture, la chaleur des images, la pudeur du désir, la musique, je prends tout et plonge dans cette dune ambrée, dans l'océan, tout !


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