Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Forums 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie contemporaine
Laurent-Paul : Troupeaux
 Publié le 03/07/26  -  3 commentaires  -  2689 caractères  -  31 lectures    Autres textes du même auteur


Troupeaux



les moutons les chiens ….............................. les vaches qui passent
adorent les liens …;;;;;............................;;;;; lentement se lassent
que le berger leur …....................................... de passer et laissent
impose le coeur ...........................................… leurs têtes épaisses
heureux le troupeau ...............................… choir dans l’herbe verte
se sent fort et beau …............................................. ce désir inerte
être seul rend laid ….......................................... me fait plus envie
si faible incomplet ..............................................… qu’aucune folie

......................................… trop civilisé
...................................… pour oser briser
...................................… les tables de loi
................................… les modes d’emploi
…................................. et les prospectus
…................................ je suis donc les us
…............................... qui font mon confort
...........................… tout comme un veau dort

les vaches qui paissent .....................................… je suis ce mouton
jamais ne se laissent ......................................… noir qui ne se fond
distraire et quand lasses ….............................. pas dans le troupeau
de paître elles passent …....................................... car j’ai ce défaut
le temps qui s’étire ….............................................. banal de rester
à ruminer lire ….................................................... seul et d’insister
dans leurs yeux le vide …...................................... sans être apeuré
me laisse languide ............................................… pour le demeurer


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Curwwod   
14/6/2026
trouve l'écriture
convenable
et
n'aime pas
Je crois avoir déjà vu ce poème présenté différemment. Je ne me souviens pas l'avoir vraiment aimé sous sa forme continue et cette nouvelle présentation en dé à jouer (5) ne modifie pas mon impression. La recherche obstinée par tous les moyens de l'originalité est plus souvent nuisible à la poésie que le contraire. Cette évocation du panurgisme où certaines affirmations tiennent plus du calembour ( tout comme un veau dort) que de l'image construite et où l'on distingue un mépris pour ceux ( les hommes bien entendu) qui ont la faiblesse de se conformer à une vie que vous jugez médiocre mais à laquelle ils n'ont pas forcément les moyens d'échapper. Une allusion à la société consommatrice ( trop civilisé / pour oser briser /les tables de loi / les modes d’emploi / et les prospectus) est présentée sans doute abusivement comme une religion (les tables de (la) loi). Au total cette métaphore filée n'est guère convaincante et manque de force. Vous vous affirmez différent, c'est bien, mais le mépris sous jacent me heurte.

Curwwod en EL.

   Passant75   
17/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
L'absence de ponctuation et la forme en cinq blocs disposés comme les cinq points du chiffre cinq sur un dé, tout cela avait déjà de quoi m’interroger sur le message que l’auteur voulait faire passer.

Sans surprise, les moutons (chers à Panurge) et les vaches (comme les veaux chers au général de Gaulle) doivent symboliser le conformisme et la vie en groupe. Par ailleurs, dans le bloc central, l’auteur se dit trop civilisé pour s’affranchir des normes de la société ; logique, puisqu’il se positionne au centre, donc au milieu d’elle !

Mais il se positionne aussi en marge dans le cinquième bloc. Il se pense différent tel un « mouton noir ». Pas facile à saisir, étant « civilisé » il s’intègre à la société, mais ne veut pas se fondre « dans le troupeau », revendiquant ainsi une pensée singulière. Il n’est pas rebelle, mais se considère indépendant. Cela pourrait apparaître plutôt paradoxal. Pas si simple d’être en même temps et dedans et dehors !

Sur la forme comme sur le fond, le poème met ainsi en évidence une opposition entre appartenance et singularité, qui constitue le cœur de sa réflexion. À titre personnel, j’y ai retrouvé l’éternelle tension entre le collectif et l’individu. Mon évaluation tient compte de l'originalité de la présentation.

   LeChevalier   
3/7/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime un peu
Pour ma part, je n'avais pas vu le 5 du dé à jouer, je m'étais imaginé que les groupements de lignes représentent des troupeaux, vus d'en haut, dans un champ. Dans la mesure où les vers sont des pentasyllabes, il apparaît logique de lire ce 5 dans la disposition typographique. Ç'aurait été drôle que les troupes de vers comptent 5 ou 10 vers mais l'auteur s'est tenu aux quatrains conformistes du troupeau des poètes, n'est-ce pas ?

L'absence de ponctuation... on y perd la facilité de la lecture. On y gagne, du point de vue de l'auteur, l'assurance de ne pas avoir fait d'erreurs. Eh oui, la virgule omise paraît plus remplie de sens que la virgule mal mise ! Mais je crois bien que l'absence de ponctuation ici apporte aussi un aspect plus grégaire, au coup d'oeil.

J'espérais que plusieurs parcours de lectures soient possibles. En réalité, il n'y a que le parcours en Z. Pas de parcours en G, par exemple (faire le tour et finir avec le bloc central).

Pour le fond, je n'ai trouvé rien de particulièrement profond dans ce texte, rien de particulièrement personnel non plus. Just un texte d'affirmation de soi, une posture assez commune de nos jours.


Oniris Copyright © 2007-2025