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| BlaseSaintLuc
17/5/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Mais c'est de cette fin connue dès le début, que l'on tire la sève du tout petit rien, de tous ces jours, de tous ces soleils, de toutes ces nuits, de ces "absurdités !
Le pire ne serait il pas d'être immortel ? Le regret de partir fait il partis du voyage ? carpe diem , plus facile à dire qu'à faire , il est un moment dans l'existence où l'on sait "l'absurdité". Alors seulement , on sait que rien n'a d'importance, oui, le vertige nous prend, mais l'on est debout. Tout cela est bien d'autres choses est vraiment bien amené dans ce texte. Vive la vie, et vive la poésie! |
| Passant75
17/5/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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On pourrait résumer le thème par « À quoi sert-il de vivre puisque l’on doit mourir ? ». Dès les premiers vers, l’existence est présentée comme un « songe fugace », fragile et éphémère. Le temps détruit tout ; les souvenirs, l’amour, la beauté et même l’enfance disparaissent peu à peu.
Cette vision pessimiste fait ressentir l’angoisse de l’auteur face à une vie condamnée à l’oubli. Les questions posées dans le poème montrent son désarroi ; comment vivre sereinement quand la mort « tient le bout de la chaîne » ? Cette réflexion rappelle la pensée de Albert Camus sur l’absurde, selon laquelle l’homme cherche un sens dans un monde qui semble n’en avoir aucun. Pourtant, le dernier quatrain laisse entrevoir une forme de résistance grâce à la foi et à la création artistique ; encore que ! Malgré tout, le poème reste dominé par cette interrogation essentielle, à quoi bon vivre si l’on sait que tout finit par disparaître ? |
| LeChevalier
18/5/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Voici un poème que j'ai bien aimé et que je lis comme un rappel du caractère passager et répétitif de l'existence humaine. Le titre se réfère sans doute à se paradoxe : tout ce que nous faisons est voué à la mort (pas de « quelque durable trace »). Pourtant, la dernière strophe indique trois « solutions » au problème qu'il nous est proposé de résoudre quand nous naissons : la foi, le désir, la création artistique.
J'ai trouvé que la circularité de la vie se marie bien avec les rimes embrassées des quatrains. Cette forme, généralement détestable, est ici pleinement motivée. Voici quelques remarques sur les strophes : 1ere : très réussie, consice et claire, avec une référence peut-être à Pénélope ? 2e : le premier vers est maladroit, tout comme la répétition de « fugace » (il ne faut pas donner l'impression qu'on manque de mots). 3e : l'image de la mort au bout de la chaîne est très réussie ! Mais l'adjectif « prochaine » est superflu. Belle rime riche « absurdité -- médité ». 4e strophe : j'aime l'allusion à la foi mais je pense que la strophe doit se terminer par un point d'interrogation. Le dernier vers me rappelle celui-ci de Théophile Gautier : « naître, c'est seulement commencer à mourir ». Bravo pour ce beau travail ! |
| Cyrill
26/5/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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On peut le redire sur tous les tons. La vie, la mort, et quelque chose entre les deux qui vaut pinotte, voilà de quoi ensoleiller mon petit matin de mai. Tout d’un coup je me prends un coup de vieux sur le coin de la guoule. Vous au moins, auteur, laissez cette petite trace sur le net qui viendra s’ajouter à bien d’autres du même tonneau. Il n’empêche, vous m’avez cueilli dans mon pessimisme intrinsèque. Je ne vous félicite pas pour ça mais pour quelques formules bien tournées qui donnent du cachet à ces questions existentielles. Merci pour le partage.
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| Boutet
4/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Bien non justement, heureusement que l'homme n'y pense pas à la mort et se pense plutôt éternel, autrement la vie serait invivable.
Un bon poème philosophique qui nous renvoie à notre triste sort alors que nous faisons tout pour l'oublier. |
| Provencao
4/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour Curwwod,
J'ai aimé ce cours de vie avec cette configuration dérobée digne de foi poétique que j'ai eu grand plaisir à lire, en découvrant votre poésie semblable à un acte de foi absolu. Au plaisir de vous lire, Cordialement |
| Polza
4/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Ce n’est pas très sympa d’écrire des choses comme ça.
Je veux dire, vous parlez à un éternel angoissé qui a une peur bleue de passer de vie à trépas depuis qu’il a conscience de ce qu’est la mort, un néant total. Limite, le néant, ce n’est pas si grave, on n’a pas conscience du néant, ce que je redoute le plus, ce sont les dernières secondes de mon existence, quand je me rendrai compte que plus jamais je ne pourrai profiter de toutes ces belles choses qui font le sel de la vie… Le titre est très bien trouvé en tout cas, au vu de ce poème. J’ai bien aimé l’ensemble, c’est bien écrit et le sujet est bien traité je trouve. Quelques répétitions pourraient éventuellement être évitées : « un songe fugace,La fugace beauté » « Sans souci de laisser/qui nous laisse étonnés ; » (très proche) « On pense :/il faut penser mourir ? » « Un jour encor,Chaque jour, » (cette répétition n’est pas si gênante que cela dans le contexte) « bout de la chaîne/bout du crayon, » « Puisqu’à peine est-on né, il faut penser mourir ? » Personnellement, j’aurais conclu sur un point final et non sur un point d’interrogation, comme pour souligner une certitude (ayant pourtant conscience que tout le monde ne pense pas à la mort). J’ai pensé à plusieurs choses en vous lisant, à Cioran en premier, que j’ai cité dans un commentaire en EL hier, car une personne avait écrit « cîme » au lieu de « cime »… « Une constatation que je peux vérifier, à mon grand regret, à chaque instant : seuls sont heureux ceux qui ne pensent jamais, autrement dit ceux qui ne pensent que le strict minimum nécessaire pour vivre. La vraie pensée ressemble, elle, à un démon qui trouble les sources de la vie, ou bien à une maladie qui en affecte les racines mêmes. Penser à tout moment, se poser des problèmes capitaux à tout bout de champ et éprouver un doute permanent quant à son destin ; être fatigué de vivre, épuisé par ses pensées et par sa propre existence au-delà de toute limite ; laisser derrière soi une traînée de sang et de fumée comme symbole du drame et de la mort de son être — c’est être malheureux au point que le problème de la pensée vous donne envie de vomir et que la réflexion vous apparaît comme une damnation. » Emil Cioran, « Sur les cimes du désespoir »… Pour faire plus léger, j’ai également pensé à « Nous sommes tous morts » de Jean-Luc Coudray et Lewis Trondheim, aux éditions L’Association, collection patte de mouche… Je vais prendre la peine de recopier le texte parce que c’est vraiment hilarant, mais pour le prix, je vous conseille de vous le procurer, vous aurez les dessins en plus ! (Dialogue entre la mort et un petit bonhomme tout rond, dans l’ordre d’apparition et de dialogue) « - Bonjour ça va ? – Non – Pourquoi ? – Jai peur de mourir ! – Absurde, vivre est un pari que vous gagnez chaque seconde, c’est-à-dire 86 400 fois par jour durant environ 29 200 jours… alors que vous ne perdez qu’une fois ! Mais ce n’est pas tout réfléchissez… Si on considère l’éternité comme éternelle et la durée de votre vie comme étant de 80 ans… – Oui… – Et que l’on compare les deux… la probabilité que vous soyez justement dans la tranche de temps où vous êtes vivant est nulle… or, vous y êtes ! De la même manière, il y a infiniment plus de morts que de vivants si on compte les morts depuis la nuit des temps ! La probabilité d’être parmi les vivants est donc négligeable. Or, vous y êtes ! En fait, il est impossible d’être mort ! – Mais enfin ! Les morts sont bien morts ! – Oui ! Mais ce sont toujours les autres ! Or, être un autre n’arrive qu’aux autres ! – Mais enfin ! La mort est une certitude ! – Ce n’est donc pas un évènement ! – Je vais perdre ma vie ! – Parce que vous considérez la vie comme un tout ! Mais si vous vivez au jour le jour, la mort ne vous enlèvera qu’un jour ! – Cependant je ne serai plus vivant ! – Votre moi non plus ! La vie pour le moi ou la non-vie pour le non-moi… quelle différence ? – Mais parce que je risque de mourir, je suis un être vulnérable ! – Bien au contraire ! Si vous étiez immortel, le calcul des probabilités révèle qu’après des milliards d’années de conduite automobile… vous seriez forcément accidenté, donc invalide, borgne, manchot ou cul-de-jatte… alors que la mort vous permet de garder vos chances de rester sain et sauf ! – La mort nous fait perdre des êtres chers. – Tout à fait ! C’est la mort qui donne leur valeur aux êtres chers ! – Après ma mort, tout s’arrête ! – Non ! Il reste les autres ! – Mais les autres ne sont pas moi ! – Uniquement parce que vous êtes en vie ! – Comment ça ? – Pour ne pas être un autre, il faut bien être un individu vivant qui s’en distingue… quand vous serez mort, plus rien ne vous distinguera des autres en vie. – Ce qui m’angoisse, c’est que la philosophie n’est arrivée à rien !… – Faux ! Simplement, quand la philosophie arrive à quelque chose, elle perd son nom ! – Comment ça ? – Quand elle réussit, on l’appelle mathématiques, sciences de la nature, psychanalyse… – Oui, mais quand elle n’arrive à rien ? – Elle perd son nom aussi ! On l’appelle astrologie, alchimie, numérologie, cartomancie, psychomorphologie, etc. – De toutes façons la mort est une chose stérile ! – Absurdité ! Vous étiez mort avant de naître, et ça ne vous a pas empêché de naître ! – Mais enfin ! La mort avant ma vie n’est pas la même que la mort après ma vie ! – Stupidité ! Le temps étant lié à la vie… la mort est hors du temps. Aucun repère ne peut donc distinguer la mort avant votre vie… de votre mort après votre vie !… De toutes façons, la mort étant hors du temps… Votre mort n’est pas dans l’avenir, mais maintenant ! En réalité, nous sommes tous morts ! Mais c’est camouflé par la vie !… » Bon bah, sur ce, je vais me prendre un petit Xanax !!! |




